(De New York) Tout a commencé avec un devoir d'histoire du Japon, lorsqu'une vingtaine d'étudiants ont écrit dans leur copie que des missionnaires jésuites avaient soutenu la révolte de Shimabara au XVIIe siècle au Japon.
C'était ce qu'affirmait, à tort, l'encyclopédie participative Wikipédia. » C'était la confirmation de ce dont on avait l'impression : les étudiants se contentaient de s'appuyer sur Wikipédia telle quelle et ne creusaient pas plus loin » , raconte Don Wyatt, professeur d'histoire à Middlebury College dans le Vermont. » Avec les autres enseignants du département, on s'est réunis pour réfléchir à ce qu'on pouvait faire. »
Après six mois de discussion, le département a établi une nouvelle politique reconnaissant que Wikipédia était un outil » extrêmement pratique » et » extrêmement utile » mais qui interdisait de citer l'encyclopédie online parmi les sources d'une recherche en histoire. » Nous encourageons les étudiants à l'utiliser, mais comme un point de départ de recherches » , explique Don Wyatt. » Les étudiants peuvent commencer leurs recherches avec Wikipédia, notamment parce que les articles donnent toute une série de sources qui, elles, peuvent être consultées » , souligne Sarah Ray, responsable de la communication de l'université.
Le sujet a fait l'objet d'un grand débat (en anglais) sur le campus. Le journal étudiant de l'université a publié un article accusant le département d'histoire de » censure » et les autres filières de Middlebury College ont préféré ne pas adopter cette politique. » On s'est sentis globalement soutenus par les autres universités, raconte Don Wyatt, plusieurs se sont inspirées de cette politique. »
Il y a deux mois, Jim Wales, le fondateur de Wikipedia, rencontrait la presse étrangère à New York. Un journaliste l'a interrogé sur la nouvelle politique de Middlebury College. » Ce qu'ils ont fait d'extrême, c'est de suivre nos recommandations, a-t-il expliqué, on a toujours dit que Wikipédia ne devrait pas être utilisée comme une source de dissertations universitaires, pour les mêmes raisons que [l'encyclopédie] Britannica ne devrait pas l'être. »
Son encyclopédie, reconnaît-il, pose » une question supplémentaire puisque c'est écrit en direct sur Internet, c'est un travail en cours, et n'importe quelle page de Wikipédia peut être fausse à un moment donné » . Effectivement, les jésuites ont aujourd'hui disparu de l'article sur la révolte de Shimabara.


























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De erasoft24
hyperactif du net | 01H21 | 10/07/2007 |
Wikipédia ne doit effectivement pas être une source primaire pour des travaux universitaires.
D'une part, prendre Wikipédia comme source, c'est un signe que Wikipédia n'a pas fourni une source de ce qu'elle avance elle-même. C'est donc qu'il s'agit d'un mauvais article, car il y a un risque de travail personnel (=opinion personnelle du rédacteur, non étayée de sources fiables).
C'est comme les questions que l'on a appris dans le primaire. « Qui est-ce qui » donne le sujet d'une phrase. « Qui est-ce qui dit ceci ? » donne la source. S'il n'y a pas de source, la source est un contributeur anonyme, sans que vous n'ayez aucune preuve de sa compétence. A vos risques et périls.
D'autre part, si les universitaires n'étaient pas « 'déjà' » intelligents et n'avaient pas « 'déjà' » banni Wikipédia de leurs travaux, les articles de Wikipédia pourraient avoir comme sources des documents qui prennent Wikipédia elle-même comme source, en réalisant une mise en abîme assez déplaisante. Quelle est la source de Wikipédia ? Wikipédia ! -_o
Je suis en revanche déconcerté par le fait que des départements de cette même université n'aient pas adopté cette même politique, pourtant raisonnable et intelligente, et, comme le dit Wales lui-même, attendue et souhaitée de la part des Wikipédiens eux-mêmes. Ce n'est pas de la censure que de réfléchir sur des documents de référence, et non sur des fiches de synthèse : si on veut aller plus loin sur un sujet pointu, il faudra bien lire les documents de référence, qu'ils fassent 5 ou 500 pages.
Cet article est réconfortant : on peut pointer les faiblesses de Wikipédia, et on le doit, au vu de la place qu'elle peut prendre. Mais il y en a d'autres, carrément honteuses (http://www.amphi-duguit.com/wordpress/ ? p=150).
à erasoft24
De
12H11 | 10/07/2007 |
http://www.wikipedia-watch.org/
De
01H05 | 10/07/2007 |
Ah ! Wikipédia ! le nouvel os à ronger de nos intellos. Je crois que tout le monde à compris que, comme tout, il faut un mode d'emploi.
Ajoutons que le coeur même de cette encyclopédie est la participation. Ainsi je trouve les remarques assoulinesque un tantinet réac : au lieu d'aller chronometrer combien de temps un boulette reste en ligne, « feraient mieux d'ecrire des articles. Comme les ricains !
Participatif, gratuit, populaire, libre de droits… Moi, ce que je trouve dingue, c'est ce que pourra être Wikipédia dans 10, 50 ou 100 ans.
De loran
08H53 | 10/07/2007 |
Au delà du concept participatif, Wikipédia propose un contenu libre de droit. Il ne s'agit pas uniquement de gratuité mais surtout d'un libre accès au savoir.
La culture libre (musique libre, logiciels libres…etc…) s'appuie sur une notion fondamentale : le savoir n'est pas une marchandise, chacun doit être libre d'accéder au savoir.
Puisqu'il s'agit de réfléchir au bien fondé et aux dérives de Wikipédia, je pense que le concept d'universalité devrait peser dans le débat.
De
10H24 | 10/07/2007 |
Wikipedia dans dix ans ? un outil de contrôle du savoir, c'est à dire ce qu'il est déjà.
« participatif, gratuit, populaire, libre de droits » : ne sont bénévoles que les idiots qu'on laisse écrire dans wikipedia, les propriétaires, eux, savent pourquoi ils sont là. « populaire », tout dépend de qui veut écrire quoi, en tous cas, en phase avec les dirigeants. « libre de droits », mais pas libre de censure, de controles, et de conséquences marchandes.
écrire pour wikipedia, c'est admettre que le travail ne mérite pas salaire, ni controle de celui qui a produit, et que la censure peut s'exercer sans règle précise. écrire pour wikipédia, c'est travailler gratuitement pour google.
Il faut avoir la tête ailleurs pour croire que c'est une bonne nouvelle.
De
13H06 | 10/07/2007 |
« ne sont bénévoles que les idiots qu'on laisse écrire dans wikipedia, les propriétaires, eux, savent pourquoi ils sont là »
Les propriétaires de quoi ? Le contenu de Wikipédia n'appartient à personne, la meilleure preuve étant qu'il est en partie repris mot pour mot par l'embryon de concurrent -propriétaire, lui- récemment créé par un des anciens fondateurs de Wikipédia, dont le nom ne mérite même pas d'être cité ici pour cette même raison…
« écrire pour wikipedia, c'est admettre que le travail ne mérite pas salaire »
C'est comme pour les bénévoles des Restos du coeur, de la Croix-rouge, des centaines d'associations caritatives, comme pour les dizaines de milliers de français qui participent activement et bénévolement tous les week-end à l'encadrement des gamins dans des clubs sportifs de leur patelin, comme les millions de français qui font partie d'associations à but non lucratif et participent -bénévolement- à leurs activités… à mort, le bénévolat !
Pffttt… ce n'est pas le travail qui mérite salaire, c'est le travail *pour réaliser les objectifs d'un autre* qui mérite salaire. Si je veux repeindre mon salon pour me faire plaisir, je ne demande pas à être payé. Si je dois repeindre celui de mon voisin parce qu'il a la flemme, oui, une rémunération sera bienvenue et légitime.
« écrire pour wikipédia, c'est travailler gratuitement pour google. »
Et pour Yahoo. Et pour MSN. Et pour les millions d'étudiants, lycéens et collégiens sur la planète.
Et pour le milliard d'individus ayant accès au réseau. Et pour les archives et la mémoire.
« Il faut avoir la tête ailleurs pour croire que c'est une bonne nouvelle. »
Ahhh, le bon temps de l'obscurantisme, où seul quelques personnes soigneusement sélectionnées avaient accès au savoir et à la connaissance, et où seuls les plus éminents d'entre eux avaient le droit d'en discuter… heureusement qu'on nous annonce le retour de la messe en latin, histoire d'être surs que les chrétiens ne comprennent rien à leur propre messe, l'ignorance est encore le meilleur moyen d'éviter de se brûler les neurones, non ?
De
10H52 | 10/07/2007 |
Libre de droit mais pas libéré de conneries…
Le taux d'erreur dans l'encyclopédie est un réel problème quand ce ne sont pas des débats violents entre contradicteurs au sujet des thèmes politiques qui viennent polluer les contributions.
De
10H52 | 10/07/2007 |
Libre de droit mais pas libéré de conneries…
Le taux d'erreur dans l'encyclopédie est un réel problème quand ce ne sont pas des débats violents entre contradicteurs au sujet des thèmes politiques qui viennent polluer les contributions.
De
18H22 | 10/07/2007 |
Pour info l'accès à Wikipédia est 10 à 100 fois plus cher que l'accès à n'importe quelle encyclopédie papier : Accès à un ordinateur, accès à internet, énergie…
Pour la plupart des grandes encyclopédie : bibliothèque publique gratuite grace à l'impot… evidement il faut bouger ses fesses mais ça, trop dur et puis les impots c'est démodé.
Chers moutons, tout a un prix et le gratuit n'est pas forcement celui qu'on croit. A ce train là dans 100 ans Wiki machin soutiendra que Diderot etait belge qu'il vivait en 28 av JC et qu'il avait inventé le téléphone portable. Et comme il n'y aura plus de bibliothèque parce que plus d'impots, on ne pourra pas vérifier. au fait j'ai pas trouvé « Assoulinesque » dans Wiki Machin
Allez Vive Staline et bonne bourre
De Lebeau
08H08 | 11/07/2007 |
Et le budget de la fondation wikimania est de plusieurs millions. Et seul 42 aticles de Nature ont mérité la comparaison avec 42 articles de Britanica.
Plusieurs millions pour 42 articles…
à Lebeau
De
11H22 | 11/07/2007 |
« seul 42 aticles de Nature ont mérité la comparaison avec 42 articles de Britanica. »
où ? quand ? comment ? par qui ?
svp citez vos sources
De Vingtras
Membre des 47% | 01H45 | 10/07/2007 |
On pourrait imaginer qu'un groupe d'universitaires mette en place un wiki aux droits d'écriture limités, et qu'ils y proposent une série d'articles validés par leurs soins, le tout avec une licence libre. Cette encyclopédie serait naturellement limitée en volume (au moins dans un premier temps) mais elle présenterait des articles aux normes scientifiques. Il serait possible de les placer en référence dans les articles de la wikipedia afin de leur donner une visibilité immédiate.
Il est important que la communauté universitaire française la moins proche du monde de l'informatique rencontre le libre. Je connais beaucoup d'enseignants du supérieur brillants pour qui l'histoire du droit d'auteur s'arrête … à Beaumarchais ! Il est important également de trouver parmi les enseignants-chercheurs des volontaires pour ce type de projet : si la communauté des programmeurs a pu le faire, ils doivent pouvoir le faire aussi. Et si ce ne sont pas les enseignants-chercheurs, alors il faut aller chercher les autres : tous ces agrégés ou ces certifiés brillants qui restent scandaleusement à la porte de l'université par manque de place alors qu'ils ont les compétences, la volonté, la passion et les épaules pour y exercer. Nous disposons dans ce pays d'une grande quantité d'érudits que nous ne soupçonnons même pas !
Si des enseignants nous lisent, pensez-y : un savoir libre est en train de s'élaborer, il serait injuste et imbécile que cela se fasse sans vous. Or la wikipédia, indispensable, ne saurait suffire.
à Vingtras
De Akshell
Branleur | 02H14 | 10/07/2007 |
Ca existe et ça s'appelle Citizendium : http://fr.wikipedia.org/wiki/Citizendium
à Vingtras
De erasoft24
hyperactif du net | 02H20 | 10/07/2007 |
Tu as inventé Nupedia, qui était conçu à l'origine comme une alternative à Wikipédia, l'encyclopédie écrite par tout un chacun. Malheureusement, Nupedia demandant une participation bénévole, et sous une licence libre, beaucoup d'universitaires ont été rétifs. Le projet a capoté.
Tu as également inventé Citizendium, wiki fermé, dont les contributeurs doivent faire le serment de présenter patte blanche, et qui, pour l'essentiel, copie-colle des articles de la Wikipédia anglaise, avec un avertissement (Ceci est un article de la Wikipédia anglaise qui n'a pas été certifié par Citizendium -mais on le recopie quand même pour meubler et pour donner une base de travail).
Des wiki universitaires et thématiques, il en existe également. Je connais particulièrement jurispedia (http://fr.jurispedia.org/index.php/Accueil), dans le domaine du droit.
Tous ces projets sont intéressants, et ont une place dans l'éco-système numérique post-Wikipédia. Mais ils ne rencontrent pas le même succès, ce qui fait qu'encore moins de monde est là pour améliorer des articles - où alors on les copie depuis Wikipédia. Améliorer Wikipédia, c'est pas mal non plus : D
à erasoft24
De Vingtras
Membre des 47% | 02H59 | 10/07/2007 |
Améliorer wikipedia oui bien sûr et j'y participe régulièrement, avec de modestes contributions.
Il ne s'agit pas ici d'« inventer » à mon sens : wikipedia a tout inventé ; -) En revanche il faut absolument aller chercher les compétences : or à ce jour le libre est encore trop étranger aux enseignants.
Anecdote : cette année je parle de wikipedia a une enseignante (littérature dans le supérieur). Elle me dit « je vais regarder » : la semaine suivante elle me dit j'ai consulté l'article Diderot, il y a telle et telle erreur. Elle n'a pas un instant songé à corriger.
Il faut utiliser la manne des enseignants, mais pour cela, encore faut-il qu'ils soient informés, séduits, impliqués. Les mandarins ne lâcheront jamais un article sans quelque chose en échange. Mais tous les autres qui sont infiniment plus nombreux ?
à Vingtras
De pikasso02
09H13 | 10/07/2007 |
Bonjour Vingtras
Je crois que Wikipedia ira en s'améliorant car il n'y a pas que des bêtises qui sont ajoutées à cette encyclopédie. Des idées nouvelles peuvent y voir le jour. Tout dépend de la personne qui exprime ces idées nouvelles. Et surtout, si celle ou celui qui les lit, n'a pas de préjugés tenaces sur les idées developpées. Tout chercheur, qui trouve peut laisser sur Wikipedia ce qu'il a trouvé. Merci à ceux qui auraient l'idée d'ôter ce que le chercheur a trouvé, de vérifier que ce qu'ils viennent de lire pour la première fois, (normal ! puisque c'est une trouvaille) est juste ou faux. S'ils pensent que c'est faux, qu'ils laissent une démonstration. Les lecteurs feront la part des choses en acceptant de lire les preuves apportées par le chercheur qui a trouvé, et celui qui les conteste.
à Vingtras
De pikasso02
09H19 | 10/07/2007 |
Petit complément, à ce qui précéde : Si certains d'entre vous veulent connaître des idées nouvelles lisibles uniquement sur Wikipedia, je pourrai leur en faire part.
à Vingtras
De
12H11 | 10/07/2007 |
« les mandarins ne lacheront jamais un article sans quelque chose en échange ». les cons , ils veulent être rénumérés pour un travail, ou quoi ? quels cons avides !
vivement qu'on travaille tous gratuitement pour engraisser les propriétaires de la toile…
à erasoft24
De
12H01 | 10/07/2007 |
Wikipedia ne rencontre pas un grand succès par hasard. Son partenariat avec google est efficace, wikipedia c'est comme le prochain film de Spielberg, qu'on le veuille ou non ou va tomber dessus, mais ça n'est pas un gage de qualité, d'intêret ni de sérieux.
http://www.reddog-marketing.com/articles/wikipedia.php
De
18H38 | 10/07/2007 |
Wikipedia n'a absolument aucun partenariat avec google, wikipedia arrive souvent dans le peloton de tête des résultats tout simplement parce que le site est énormément linké (sans tricherie débile).
Votre lien est trés rigolo, même s'il rapporte, nimporte comment, des critiques tout a fait légitime, on voit bien que ce qui les dérange, c'est le pagerank de wikipedia et le fait qu'ils ne puissent pas le pomper à cause de l'attribue nofollow des liens. Ce paragraphe est excellent, « Par un mécanisme auto-entretenu, Wikipédia accroît ses pages de façon parfois parasitaire par le pillage de contenus tandis que les sites originaux végètent en pages secondaires des moteurs. »
Cette phrase est a peu près vide de sens, et on n'a toujours pas compris ou se trouve le magique « mécanisme auto-entretenu ». Du grand n'importe quoi en somme, qui s'adresse aux gogos qui ne comprennent rien aux techniques de classement des moteurs de recherche. On comprends beaucoup mieux cette critique quand on constate que ça vient d'une boite dont le business est d'augmenter artificiellement le pagerank des sites par des systèmes d'affiliation.
De
18H46 | 10/07/2007 |
Wikipedia n'a absolument aucun partenariat avec google, wikipedia arrive souvent dans le peloton de tête des résultats tout simplement parce que le site est énormément linké (sans tricherie débile).
Votre lien est trés rigolo, même s'il rapporte, nimporte comment, des critiques tout a fait légitime, on voit bien que ce qui les dérange, c'est le pagerank de wikipedia et le fait qu'ils ne puissent pas le pomper à cause de l'attribue nofollow des liens. Ce paragraphe est excellent, « Par un mécanisme auto-entretenu, Wikipédia accroît ses pages de façon parfois parasitaire par le pillage de contenus tandis que les sites originaux végètent en pages secondaires des moteurs. »
Cette phrase est a peu près vide de sens, et on n'a toujours pas compris ou se trouve le magique « mécanisme auto-entretenu ». Du grand n'importe quoi en somme, qui s'adresse aux gogos qui ne comprennent rien aux techniques de classement des moteurs de recherche. On comprends beaucoup mieux cette critique quand on constate que ça vient d'une boite dont le business est d'augmenter artificiellement le pagerank des sites par des systèmes d'affiliation.
De Lebeau
07H58 | 11/07/2007 |
Je crois que personne ne connaît complètement le pagerank qui est un algorithme aussi secret que la formule du coca-cola.
Avec ce nofollow, les infos parfois pillées sur d'autres sites et les sources données dans wikipedia ne servent pas les auteurs qui se retrouvent relégués en bas des moteurs. Tant pis pour eux, ils n'avaient qu'à contribuer à wikipédia ces ânes !
…
De
01H57 | 10/07/2007 |
L'interdiction de citer une source, quelle qu'elle soit, s'apparente en effet à un acte de censure. À tous les niveaux de la connaissance, une information peut se révéler fausse, qu'elle provienne d'un journal sérieux, d'un ouvrage érudit, de wikipedia, ou de n'importe quelle encyclopédie, sans que cela remette nécessairement en cause la fiabilité générale de la source. C'est au professeur de dénoncer la fausseté d'une information contenue dans un travail. Le fait d'en interdire la source l'exempte de sa fonction pédagogique.
De
08H54 | 10/07/2007 |
Il n'empêche que dans le cadre d'un travail universitaire, ce n'est pas de la censure de demander aux étudiants d'avoir recours à certains instruments de travail et pas à d'autres qui peuvent être globalement insuffisants, périmés, obsolètes. Cela ne veut pas dire qu'il n'y a rien de bon dedans, ni qu'il est interdit de les consulter. Mais si l'étudiant répond à la question posée en s'appuyant uniquement sur ces travaux, c'est qu'il n'a pas fait le travail demandé qui consiste à traiter personnellement des données et d'en faire la synthèse.
Un journaliste dont la seule source est Wikipedia serait-il crédible ?
De
09H25 | 10/07/2007 |
Le rôle d'en enseignant à l'université ne se limite pas à juger de la véracité du contenu des devoirs qu'il corrige. Il doit aussi évaluer la méthodologie utilisée par l'étudiant pour arriver à telle ou telle conclusion, produire telle ou telle connaissance. Dans ce cadre, une réflexion sur les sources (qui ne sont pas toutes, loin s'en faut, d'égale légitimité) est incontournable. Il ne s'agit pas de censure mais de poser un minimum de règles déontologiques pour que le travail rendu par l'étudiant ait un sens.
De
11H06 | 10/07/2007 |
…Mais Wikipédia n'est PAS une source, c'est justement là le noeud de l'histoire ! Une source est identifiable : il s'agit d'une personne physique ou morale qui a fourni une information, généralement à l'appui d'un document matériel ; et la fiabilité (mais pas nécessairement la valeur) de cette information est estimée en fonction de la fiabilité de la personne en question. Une source anonyme n'est pas une source, c'est tout… Ce qui n'enlève rien à la valeur possible des informations figurant sur Wikipédia.
Tout ceci pose surtout la question d'une perte de rigueur (et de sens ? ) de la méthodologie universitaire, bien plus que la question de la valeur de Wikipédia. Quand je vois qu'on incite à l'école les enfants à apporter un copié-collé (dont ils ne comprennent généralement pas le sens) en guise de recherche à la maison, au lieu de leur apprendre à sélectionner un livre de niveau adéquat, puis à en extraire les idées utiles…
De
13H00 | 10/07/2007 |
Attention, ne vous mélangez pas les pinceaux.
L'université en question considère que Wikipédia n'est pas une source primaire, et par conséquent, ne peut pas être utilisée pour étayer quoi que ce soit.
Wikipédia, c'est des résumés, les bons articles sont munis de références pour chaque affirmation, et c'est ça le but : si tu veux avoir une idée du sujet, tu lis l'article. Si tu veux savoir comment évolue le sujet, tu lis la discussion entre les rédacteurs de l'article et si tu veux vraiment maitriser ton sujet, tu lis les références, et c'est ça qu'est censé faire un étudiant qui écrit un papier.
Cette université, en fait, apprend à ses étudiants à travailler, il n'y a rien à dire de plus.
De Pharisien
Pas bien situé | 06H53 | 10/07/2007 |
Ah, la campagne boutiquière de Pierre Assouline ! Et maintenant le complot clearstreamesque de sciences po…
Tout cela n'empêche pas Wikipedia d'être un outil fantastique quoiqu'en disent les philistins.
à Pharisien
De
09H56 | 12/07/2007 |
la campagne de ce Assouline n'était pas seulement boutiquière : elle était tout simplement très surfaite. Certes il a eu beau jeu de dénoncer la présence en bibliographie, assortie d'un commentaire complaisant, d'un livre qui est la bible des antidreyfusards. Mais il y aurait eu bien d'autres choses à reprocher, à la notice concernée. D'abord elle était -et en sa forme actuelle elle reste encore- très prisonnière de la vision juridique qui était celle de Joseph Reinach (auteur de la première grande synthèse sur l'Affaire) ; or s'il est clair que l'Affaire fut largement rythmée par le calendrier de la procédure, ce ne fut pas seulement, une affaire juridique ; et cette notice restitue mal, ce que fut un pays « partagé-en-deux ». De plus, et surtout, cette notice est imprégnée d'un ton triomphaliste qui n'est pas de mise. Car cette affaire, n'en déplaise aux légalistes impénitents, constitua une défaite dont aujourd'hui encore la France continue de porter le poids : et ce par la preuve qui fut apportée, à travers le scandaleux procès de Rennes de 1899 (où on recondamna Dreyfus, tout en le sachant innocent), qu'en France l'Etat ne se déjuge pas si facilement. Que pour le reste elle aît prouvée qu'en France parfois le bon droit FINIT par triompher : c'est là, peu contestable.
L. Nemeth, Docteur en Histoire contemporaine
De Philippe Tixier
Citoyen | 08H55 | 10/07/2007 |
wiki ou se servir de wiki, là est la question !
Est ce une pierre de plus dans le jardin d'Assouline ? ce jardin est pavé de mauvaise foi car wiki a toujours dit qu'il ne devait être source d'inf mais plutôt source de recherche d'info, il ne faut toujours pas confondre l'arrivée et le chemin qui y mène ! Les étudiants le savent mais de temps en temps il faut le leurs redire, comme à Monsieur Assouline je pense.
philippe tixier
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