Des phrases hallucinantes exhibées aux portes d'un hôpital. Gravées avec rage, telle une mystérieuse prophétie. Depuis une semaine, » Le Plancher de Jeannot » interpelle les passants devant l'hôpital Sainte-Anne à Paris. Installée sur le trottoir, cette pièce unique évoque les délires d'un jeune homme au destin incroyable. En l'exposant pour la première fois au public, l'hôpital espère aussi changer notre regard sur la folie et la souffrance.
» LA RELIGION A INVENTE DES MACHINES A COMMANDER LE CERVEAU DES GENS ET DES BETES (…) »
C'est par ces mots que démarre l'étrange et long message posthume de Jeannot, présenté sur le trottoir de la rue Cabanis à Paris. Evoquant des terreurs secrètes et la hantise d'une obscure persécution, les phrases, gravées dans un plancher en chêne de 16m2, s'enchaînent, souvent sans cohérence apparente.
» Imaginez un jeune type, tout seul à quatre pattes dans sa piaule, en train de graver ses délires dans le sol : Jeannot s'est crucifié lui-même sur ce plancher » , souligne le professeur Jean-Pierre Olier.
Aujourd'hui encore, le chef du service hospitalo-universitaire à Sainte-Anne reste fasciné par cette œuvre inclassable, un temps convoitée par la Collection de l'art brut de Lausanne. C'est grâce à Jean-Pierre Olier que » Le Plancher de Jeannot » est désormais installé en permanence devant l'hôpital. Découpé en trois panneaux tels des totems géants, l'œ uvre raconte une histoire de souffrances et de folie. Celle d'un jeune paysan du Béarn à la fin des années 60.
Jeannot s'enferme, grave sa souffrance et se laisse mourir de faim
En 1959, Jeannot a 20 ans et s'enrôle pour l'Algérie. Quand il rentre chez lui, son père, réputé homme violent, s'est pendu. Jeannot reprend alors la ferme avec sa mère et sa sœur Paule. Mais peu à peu, la petite cellule familiale s'isole du monde. Abandonne les cultures. Chasse les visiteurs à coups de fusil. En 1971, la mère meurt. Jeannot et sa sœur la gardent plusieurs jours devant la cheminée » pour la réchauffer » . Puis l'enterrent dans la maison, sous l'escalier.
Jeannot s'enferme ensuite dans sa chambre. Pendant des mois, il va graver sa souffrance dans le plancher. Et se laisser mourir de faim. Il avait alors 33 ans. Sa sœur Paule, restée seule, s'isolera encore plus. On la retrouvera morte dans la porcherie quelques années plus tard.
Le cri de douleur de Jeannot aurait pu rester totalement inconnu. Mais le plancher est découvert par hasard lors de la vente de la ferme, par une jeune antiquaire. Son père, le docteur Roux, est un psychiatre connu pour collectionner » l'art des fous » . L'œil aiguisé par les passions paternelles, l'antiquaire comprend immédiatement l'intérêt de ce sol atypique recouvert de mots. Le docteur Roux en fait l'acquisition en 1993 puis le revend au laboratoire pharmaceutique Bristol-Myers-Squibb (BMS) en 2002.
Et c'est dans le hall de BMS à Rueil, où le plancher est exposé, que le professeur Olier aura sa propre révélation : » Il faut le mettre à Sainte-Anne ! » . Il circulera d'abord dans différentes expositions de la halle Saint-Pierre, à la Bibliothèque nationale et à la Collection de l'art brut de Lausanne. Mais, sensible à l'insistance d'Olier, BMS accepte de le céder à l'hôpital.
» Les maladies psychiatriques ne doivent plus passer pour honteuses »
Aujourd'hui, Olier espère que l'œuvre ainsi montrée au public permettra » d'abattre des murs » : » Montrer que l'institution a changé. Qu'est-ce qu'un asile aujourd'hui ? 80% des 30000 personnes soignées chaque année à Sainte-Anne viennent désormais uniquement en consultation. Les maladies psychiatriques ne doivent plus passer pour honteuses. »
A Sainte-Anne, l'expression artistique a aussi une place particulière. Des ateliers d'art-thérapie y sont organisés depuis les années 50, et l'institution possède une collection unique d'œuvres artistiques composées par ses patients.
Mais alors, » Le Plancher de Jeannot » : œuvre d »art brut comme on l'a dit parfois ? Ou bien témoignage clinique d'un jeune schizophrène, victime d'hallucinations et de délires de persécution ? » Les deux. C'est à la fois une œuvre artistique par sa beauté et un témoignage personnel par son contenu » , tranche le docteur Anne-Marie Dubois, qui dirige le Centre d'étude de l'expression à Sainte-Anne. Mais il faut se méfier de toute analyse, ajoute t-elle, ce que quelqu'un produit n'est pas forcément ce qu'il est. » Quarante ans après, les souffrances de Jeannot gardent encore une part de mystère.
► Hôpital Sainte-Anne, 7, rue Cabanis, Paris XIVe - plan.
► De l'art des fous à l'œuvre d'art (tome 1), Introduction à la collection, par le docteur Anne-Marie Dubois - éditions E-dite - 300p., 39€ - A paraître en septembre.
Photos : Audrey Cerdan (Rue89).



















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De
21H33 | 09/07/2007 |
Dommage qu'il soit mort, il avait ce qu'il fallait pour écrire sur rue89.com ; op
De MdSL
21H35 | 09/07/2007 |
« LA RELIGION A INVENTE DES MACHINES A COMMANDER LE CERVEAU DES GENS ET DES BETES… »
Sommes-nous sûrs qu'il était fou ce Jeannot ? N'est-ce finalement pas nous ?
à MdSL
De
23H23 | 09/07/2007 |
on peut remplacer « religion » par « politique »…
à MdSL
De
20H47 | 10/07/2007 |
Décidément l'asile tient à tout garder de la folie. Et le pauvre Jeannot (notons que son patronyme est bien évidemment squizzé)servira d'alibi. On le dépossède une fois encore de son oeuvre, celle-ci servira de signalétique à l'asile et nom et oeuvre confisqués, il se fondra dans les murs de l'asile. Questions, 1) Pourquoi n'avoir pas cédé cette oeuvre au musée de l'art brut ou à un FRAC ou au FNAC. 2) Comment se sont faits les transactions financières, qui paye à qui ?
De
23H49 | 10/07/2007 |
A lire Jeannot on sait qu'il s'appelle Jean et sa soeur Paule…comme les Papes auxquels il fait référence…
Je ne crois pas que la question de « céder l'oeuvre » ait été posée : savez vous combien de « pauvres fous » écrivent, dessinent, créent…savez-vous combien de non - fous écrivent, dessinent, créent : les Fonds Régionaux D'Art Contemporain, ne se laissent rien céder… ils préfèrent acheter ce qui (un jour) se vendra.
Je suis désolée de vous l'apprendre, mais les mots de Jeannot n'ont rien de « transcendant », ce sont les mots d'un malade schizophrène, ce ne sont pas les mots d'une poésie choisie, ce ne sont pas les mots d'un visionnaire éclairé… ce sont les mots d'un homme qui exprime sa souffrance et sa réalité, ses croyances et ses délires, sa perception des choses…perception (dans son cas) altérée…parce-qu'il est véritablement « fou ».
De
01H57 | 18/07/2007 |
les laboratoires pharmaceutiques ont été sollicités par les médecins qui ont eu vent de l'existence de cette oeuvre (puisqu'il s'agit d'une ouevre, avant d'être un objet clinique). Le plancher de jeannot a été ensuite offert à l'hôpital sainte anne
De
21H36 | 09/07/2007 |
J'aime les félés ils laissent passer la lumière. Un inconnu.
De chauve THIERRY
21H41 | 09/07/2007 |
J'aime les félés car ils laissent passer la lumière. Audiard
De chauve THIERRY
21H42 | 09/07/2007 |
J'aime bien les fêlés, car ils laissent passer la lumière.
Michel Audiard
De
21H52 | 09/07/2007 |
le texte complet sur wp :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Plancher_de_Jeannot
Effectivement, il avait l'Eglise dans l'oeil, Jeannot.
De JMV62
21H54 | 09/07/2007 |
je n'y comprends rien à la religion, est-ce la même idéologie ou autre que la politique, c'est une histoire drôle, hi hi hi hi et en religion tout est possible, st nicolas penses à nous les impis ! ! ! !
De
22H22 | 09/07/2007 |
Je pensais que Rue89 se voulait un site d'information alternatif ! ? …
Vous ne vous posez aucune question…
Vous n'utilisez jamais votre esprit critique…
Jamais vous ne mettez en question l'avis « commun » officiel qui est de considérer Jeannot comme un débile mental…
Alors que ce Jeannot crie la vérité, les vérités que personne ne veut entendre car elles remettraient en question les pouvoirs établis.
C'est parce qu'il n'aligne pas ses mots et ses pensées de la même façon que vous, c'est parce qu'il est différent que c'est un fou ? …
La manière dont vous traitez ce sujet d'information fait froid dans le dos.
Arnaud.
De Matmat
22H50 | 09/07/2007 |
« Alors que ce Jeannot crie la vérité, les vérités que personne ne veut entendre car elles remettraient en question les pouvoirs établis. »
Personnellement je ne pense pas que l'église a inventée des machines électroniques pour diriger nos cerveaux…….(il faut lire le texte complet sur wikipédia par exemple).
Et personne ne considère Jeannot comme un débile mentale, mais comme un fou , ça n'est pas la même chose. Un fou peut faire preuve de lucidité, il évalue juste le monde qui nous entoure avec des répères qui sont à des unités astronomiques des notres. Ce qui soit dit en passant, ne veut pas dire qu'il est dans le vrai.
De Antoine 92
23H59 | 09/07/2007 |
Jeannot n'est pas le seul à avoir des hallucination :
L'article de Rue 89 est là pour mettre en avant le travail des psychiatres de Saint Anne qui souhaitent faire connaître la maladie mentale. En effet, ce n'est pas le pouvoir établi qui met une barrière entre les gens et les « fous » (même si je n'aime pas trop ce mot) ce sont les gens qui ne connaissent pas la maladie mentale qui en ont peur. Et ce genre de manifestation permet de casser les murs pour que Jeannot soit lu et que l'on s'aperçoive justement que même s'ils ont des problèmes d'ordre psychique ce qu'ils disent, écrivent ou créent (dans des œuvres d'art par exemple) ne sont pas dénués de sens et touche souvent la vérité. Vous ne pouvez donc pas dire qu'on essaie de taire ce que Jeannot dit, alors que ses écrits s'affichent dans Paris ! ! !
De plus, dans votre message, vous ramenez la folie au fait de ne pas « aligner ses mots de la même façon ». C'est un propos lourd de sens : il nie la maladie mentale. Or pensez-vous qu'il est normal de se lisser mourir de faim ? Pensez vous que les écrits de Jeannot ne reflète pas une douleur et une angoisse insupportable ? Perso, je pense que la pathologie n'est pas dans ce que dit Jeannot, mais dans la souffrance qui s'en dégage. Ce n'est pas parce qu'il est différent qu'il est malade, c'est parce qu'il souffre.
Sur terre, chacun vit comme il peut. Perso, je ne suis pas croyant, et je pense comme Jeannot que l'Eglise a utilisé, dès qu'elle l'a pu des moyens de pression sur les personnes (culpabilisation par exemple) pour accroître son pouvoir. Mais j'arrive à vivre avec et ce n'est pas pour moi une raison suffisante de me laisser mourir. C'est la différence entre le normal et le pathologique : ma folie a moi ne me fait pas souffrir ! ! !
Je pourrais en écrire beaucoup en réponse à votre message (différence entre folie et maladie mentale que vous mélangez, différence entre débilité et folie…) mais je pense que l'essentiel est dit !
à Antoine 92
De Amir Michel
Ultramarin | 09H31 | 11/07/2007 |
Presque intégralement en accord avec vous sauf sur la souffrance. Vous dites que « ma folie à moi ne me fait pas souffrir. » La souffrance fait partie de chacun mais nous n'en sommes pas tous conscients.
C'est la conscience qui fait l'acuité de la souffrance.
De Jean-Jacques Louis
08H14 | 10/07/2007 |
Les questions, c'est à nous de les poser et de tenter d'y répondre.
L'esprit critique, c'est aux lecteurs qu'il doit appartenir.
C'est çà, l'esprit de Rue89.
Ceux qui veulent que les journalistes pensent à leur place n'ont qu'à regarder TF1.
De
09H46 | 10/07/2007 |
Arnaud,
personne n'a dit que Jeannot était un débile mental, c'est sa souffrance qu'il donne à voir. L'histoire même de Jeannot montre qu'il a du subir des épreuves affectives terribles. Et personne ne se moque de lui. Reste que la schizophrenie existe et que justement elle n'est pas une tare. C'est ce que dit le professeur Ollié : les maladies psychiatriques ne sont pas honteuses »..En montrant le « plancher de jeannot », Sainte Anne veut justement changer notre regard sur la folie, les maladies psychiatriques qui se traduisent aussi par une immense souffrance.
De Valdo Lydeker
journaliste, auteur | 00H12 | 10/07/2007 |
Ce que je trouve compliqué, c'est le regard sur l'oeuvre de Jeannot (ou plus généralement sur les oeuvres des gens étiquetés comme « fous »). Les percevons nous comme des œuvres d'art, ou regardons nous la souffrance psychique de l'autre en voyeurs ?
L'histoire de l'art brut, celle d'Artaud, de Nerval ou de Van Gogh nous le prouve : l'art a souvent à faire avec la « folie » en tout cas la souffrance psychique (ce qui ne signifie pas que tout délire soit créatif.) Mais aujourd'hui, vraisemblablement, Jeannot serait sous médicaments, souffrirait infiniment moins, mais n'écrirait probablement pas non plus…Siante-Anne n'est plus un asile, mais c'est au prix de cette thérapie médicamenteuse. Cette médicalisation de la « folie » pose aussi un problème : comment soigner, soulager la souffrance, sans pour autant « normaliser » ?
Les expériences de psychiatrie « alternative » des années soixante dix sont bien oubliées…
De
05H48 | 10/07/2007 |
Choix de Réponses :
AUJOURD'HUI JEANNO SERAIT
a) Dans un Squat pourri.
b) Dormirait aux abords du Canal St-Martin.
c) Aurait sa première rétrospective au Grand Palais.
d) Dans la fosse commune avec Basquiat.
e) Fumeur de crack sous anxiolitiques.
De
07H34 | 10/07/2007 |
il manque :
* serait a l'elysee…
De
12H09 | 08/08/2007 |
m
De
05H51 | 10/07/2007 |
« Oeuvre d'art » malgré soi, ce plancher n'était destiné à personne… qui nous entrouve vertigineusement à ce que c'est que le désespoir absolu.
De Spin-H
musicien à Bégard | 06H22 | 10/07/2007 |
« LA RELIGION A INVENTE DES MACHINES A COMMANDER LE CERVEAU DES GENS ET DES BETES…
la religion est un pouvoir politique comme un autre
allumez la télé, regardez la télé…
graver votre parquet…
ou écrivez sur RUE89, ça évite les échardes et on n'attend pas vingts ans pour vous publier…
mourir comme des chiens, dans l'indifference, tel était le systeme psychiatrique il y a 40 ans… et maintenant ? une bonne camisole chimique ! ça tiens chaud !
Spin-H le rock psychiatrique
http : \\spin-h.monsite.wanadoo.fr
De all
07H42 | 10/07/2007 |
La malédiction continue : un paysan du Béarn orphelin de père dans les années 60 a cru qu'il serait président de la République (et y croit encore), n'importe quoi.
De
09H03 | 10/07/2007 |
« fou », « malade mental », « cinglé », « fracassé »…
Jeannot, comme nous,est avant tout un être humain.
Considéré autrement les personnes atteintes de troubles du comportement et de la personnalité que comme des êtres singuliers et différents, relève de la classification « négative » et sans issue…
L'art, dans le domaine de la psychiatrie est souvent présent.
Là où j'exerce le métier passionnant d'infirmière psychiatrique, quelques patients fréquentent l'atelier d'arthérapie et s'en porte bien, ils y expriment leurs rêves ou cauchemars…qu'en sait-on ?
Bien des peintres ne peuvent « expliquer » ou « analyser » leurs oeuvres, ce n'est pas le but…
Sublimer reste un des meilleurs moyens de résister et la création fait partie de la résistance…
Ici, l'art des personnes qui fréquentent ces ateliers est exposé dans le centre ville comme n'importe quel « Autre » artiste.
Quant à Jeannot,ce travail sur le plancher devait lui être nécessaire pour s'exprimer puisque apparemment la conversation, la communication picturale dans ce repli sur soi de la cellule familiale devait être un exutoire à l'omniprésence de la mort (de sa mère, sous l'escalier) et la présence de cette soeur qui a aussi succombé…seule dans la porcherie…
Pour ce qui est de la représentation des « fous » dans cette société, elle est souvent caricaturale, toujours ressentie comme dangereuse (ce qui est PARFOIS vrai, cf les évènements de Pau) ; mais la plupart sont des personnes atteints de différents maux allant de l'anorexie,la dépression, la psychose, l'autisme,personne en « inadéquation » avec les règles de notre société.
Tant mieux si cette exposition à Paris amène un autre regard, des réflexions…
Nombre de familles en France ont un de leur membre atteint par une maladie dites « psychiatrique »,personne n'est exempt d'un séjour dans ce milieu,même les croyants…
hycare
De
09H18 | 10/07/2007 |
La folie, la débilité, …
Comment un psy peut-il se permettre de « jauger » qu'une personne est « folle », alors que nous sommes à ce jour, malgré toutes les technologies avancées et les neurosciences, incapables de savoir quels sont tous les facteurs (paramètres trangénérationnel, foetal, social, culturel, professionnel, alimentaire (ex, manque sévère de magnésium) …) qui poussent une personne à agir, entre autres, tentative de suicide, se laisser mourir de faim, ou blessures volontaires…
De soit-disant « experts » feraient bien de regarder le « sens de la Vie », avant d'invoquer un tel diagnostic… à savoir que de nos jous, il est encore possible d'être « interné », uniquement par les désir et accord de deux personnes de la même famille ! ….
(Il suffit que vous « dérangiez » par vos opinions, ou par un acte « maladroit », pour vous retrouver enfermé à vie ! )… Allez prouver ensuite que vous êtes « sain de corps et d'esprit », une fois à l'intérieur ?
à ce jour, il existe la camisole de force (linge),la camisole chimique (et là, il y aurait de quoi faire une encyclopédie), internement sans consentement, et parfois… les traitements par chocs électriques… et LOBOTOMIE, et STERILISATION ! … Malgré tout ce que nous en disons, nous sommes bien - encore - dans le schéma « Vol au-dessus d'un nid de coucou ».
Tous les fous, déments, aliénés, débiles …. ont des capacités artistiques… Certains n'ont jamais eu l'occasion de les exprimer… Encore faut-il tomber sur un thérapeute enclin à « écouter » et « entendre » ce que le patient a (aurait) à dire ! …
Combien d'autistes, d'anorexiques, d'artistes, d'Alzheimer, … (des génies, et parfois, des personnels de haut-niveau social, cadres …), reconnus comme tels de nos jours, ont été « enfermés », uniquement parce que les médecin et famille n'arrivaient pas à « gérer la situation » ou tout bêtement, à comprendre ?
Voici quelques liens (liste non exhaustive) qui en disent long sur nos pratiques « barbares » du 21ème siècle
http://noelpecout.blog.lemonde.fr/2007/03/
http://eduardo.mahieu.free.fr/Cercle%20Ey/Seminaire/talbot.htm
http://www.serpsy.org/actualites/jl_roelandt.html
http://audio.bbby.fr/camilleclaudel.doc
http://perso.orange.fr/maupassantiana/Documents/articles_bio_Gaulois.htm…
http://perso.orange.fr/maupassantiana/Documents/articles_de_dictionnaire…
http://www.puq.ca/produits/D1259/D-1259_INTRO.pdf
http://www.psychiatriemed.com/fabrice_lorin_psychiatrie_et_ruse.php
http://www.voir.ca/cinema/fichefilm.aspx ? iIDFilm=6576
http://www.agoravox.fr/article.php3 ? id_article=14193
http://www.nova-cinema.org/index.php ? page=archives/2004/76/07films.fr.ht…
http://aleski.is.free.fr/folie.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hospitalisation_sans_consentement
http://www.reds.msh-paris.fr/publications/revue/pdf/ds03/003-07.pdf
http://1libertaire.free.fr/Foucault56.html
http://www.geocities.com/droitbut/Cours/1/Drtprive.htm
http://minilien.com/ ? eWpBw1yVpV
http://perso.orange.fr/psycause/031_032/031_032_entre_theorie_juridique_…
http://perso.orange.fr/alzheimer-ac94/Alzheiac3.htm
De Blatelli
09H27 | 10/07/2007 |
Ce plancher était destiné à tout le monde bien au contraire. C'est une oeuvre d'art au même titre que les mémoires d'Outre tombe ou les mosaiques byzantines, la forme est plus simple c'est tout. Jeannot dans sa folie a probablement espéré que sa « clairvoyance » soit reconnue. Graver son plancher était la meilleure option pour s'assurer que le message perdurerait.
Très malin ce Jeannot : la preuve on parle de lui comme jamais et certains adhèrent en partie à ses propos !
De dogood
rien | 10H32 | 10/07/2007 |
Le texte du plancher :
« La religion a inventé des machines à commander le cerveau des gens et bêtes et avec une invention à voir notre vue à partir de rétine de l'image de l'œil abuse de nous santé idées de famille matériel biens pendant sommeil nous font toutes crapulerie l'Eglise après avoir fait tuer les juifs à Hitler a voulu inventer un procès type et diable afin prendre le pouvoir du monde et imposer la paix aux guerres l'Eglise a fait les crimes et abusant de nous par électronique nous faisant croire des histoires et par ce truquage abuser de nos idées innocentes religion a pu nous faire accuser en truquant postes écoute écrit et inventer toutes choses qu'ils ont voulu et depuis 10 ans et abusant de nous par leur invention a commandé cerveau et à voir notre vue a partir image rétine de l'œil nous faire accuser de ce qu'il nous font à notre insu c'est la religion qui a fait tous les crimes et dégâts et crapulerie nous en a inventé un programme inconnu et par machine à commander cerveau et voir notre vue image rétine œil… nous faire accuser nous tous sommes innocent de tout crime tort à autrui nous Jean Paule sommes innocents nous n'avons ni tué ni détruit ni porte du tort à autrui c'est la religion qui a inventé un procès avec des machines électroniques à commander le cerveau sommeil pensées maladies bêtes travail toutes fonctions du cerveau nous fait accuser de crimes que nous n'avons pas commis la preuve les papes s'appellent Jean XXIII au lieu de XXIV pour moi et Paul VI pour Paule l'Eglise a voulu inventer un procès et couvrir les maquis des voisins avec machine à commander le cerveau du monde et à voir la vue image de l'œil fait tuer les juifs à Hitler ont inventé »
je ne sais pas vous, mais au-delà de la folie (on a cherché, en son temps, à faire passer orwell pour fou aussi), c'est une magnifique description de l'outil « Télévision ». Quelle rage de lucidité, dans les années soixante. Jeannot prévient, mets les mots sur les choses : la télé, ou le télécran, est effectivement une « machine électronique à commander les cerveaux », dixit Le Lay ! !
à dogood
De
23H38 | 10/07/2007 |
Je ne pense pas que Jeannot veuille parler de Télévision, celle-ci exsistait à son époque et il avait à sa disposition les mots pour la décrire de façon plus claire.Il voulait probablement parler de « Mind Control », quand a voir notre vue à partir de image rétine oeil, cela veut dire que certains peuvent capter ce que nous (ou certains parmis nous) voyons, dans ce cas nous servons de mouchards. Il a surement été ammené a faire certaines découvertes, soit par intuition, soit par analyse en observant des faits sous un angle different et en les recoupant, le problème est que cela l'a perturbé et déstabilisé. Aujourd'hui grace au progrès de la pharmacie chimique, on pourrait l'inviter a se réendormir doucement, à se réaliter pour ne plus voir que la réalité qu'on nous désigne. Il accuse la religion et l'église, pourtant, tout comme la politique, ils sont également victimes de ce qu'il dénonce.
J.P.
De
11H05 | 10/07/2007 |
Il était peut être lucide, mais surtout malheureux.
Ca me désole cette idéalisation de la folie et ces envolées lyriques sur un soi disant visionnaire. C'était un malade, n'y voyez rien de négatif, (au même titre qu'un leucémique ou un diabétique est malade)et même si les traitements médicamenteux ont bcp d'effets secondaires, il souffrirait certainement moins aujourd'hui que dans les années 60…