Libraires, chroniqueurs et journalistes de Rue89 confient les trois lectures qu'ils conseillent à leurs amis pour les vacances.

Trois livres seulement, pour que chacun choisisse seulement ceux qu'il adore. Avec une palette largement ouverte : des histoires, des plumes, des classiques, des jeunes pousses, des conspués, des encensés, des ignorés…
Riverains de Rue89, participez à la construction de cette page, partagez vos trois lectures coups de cœur. Envoyez les ici, nous publierons les meilleures contributions.

Voilà de quoi nous rafraîchir un peu sur la plage… Le Roman de Bergen est une saga venue du froid comme les Scandinaves savent si bien en faire ! Six volumes au total, qui nous entraînent d'un bout à l'autre du XXe siècle, mêlant chronique sociale et fresque familiale –le tout teinté d'un savant suspense ménagé par l'auteur. Et les fidèles lecteurs des polars du Norvégien Staalesen verront à la fin réapparaître leur détective bien aimé : Varg Veum…
? Gaïa Editions, 596p., 21€.
L'héroïne d'A moi pour toujours est une Madame Bovary américaine… Maison cossue, mari aimant, poste de professeur estimé à l'université, Sherry Seymour a tout pour être heureuse. Mais bientôt le quotidien se fissure : son fils part étudier au loin et un étrange billet anonyme lui parvient pour la Saint-Valentin, » Sois à moi pour toujours » . Kasischke sait l'art de distiller l'étrange et cogne à grands coups dans le rêve américain. Un roman qu'on ne lâche pas de la nuit !
► Ed. Christian Bourgois, 406p., 25€.
Direction l'Afrique du Sud : Bloemfontein, petite bourgade coloniale qui vit repliée sur elle-même en cette fin de XIXe siècle. Un dandy hollandais atteint de tuberculose s'y installe sur ordre de ses médecins et peu à peu découvre les mille facettes de ces colons à l'identité vacillante, perdus entre une Europe lointaine qui les obsède et une Afrique que beaucoup persistent encore à nier. En étrange pays est une sublime découverte, grâce au style incroyablement doux et sensible de Karel Schoeman.
► Ed. Phébus, 416p., 20€.

La Comédie des menteurs , polar raconté à l'envers, n'est pas qu'une prouesse technique et narrative signée David Ellis. C'est aussi et surtout un suspense brillant et complexe, où le plus menteur n'est pas forcément celui que l'on croit. Un coup de maître !
► Ed. Gallimard, coll. Série noire, 442p., 22,50€.
Seul sur la terre, dernier survivant ? Qu'importe ! Jaume Roiq Stevens va sillonner la planète, embarquant avec lui quelques alter ego chimériques, et on ne s'ennuiera pas ! Levée d'une armée de porcs nettoyeurs, libération des grands fleuves par explosion systématique des barrages… Le Dernier Monde, fiction survoltée et cinématographique de Céline Minard, vous embarquera et vous découvrirez la puissance littéraire et les talents d'écriture d'une jeune auteure. Jouissif !
► Ed. Denoël, 514p., 25€.
Dérapages non contrôlés : que vous souhaitiez explorer les affres de l'adolescence dans un camp de vacances de pom-pom girls (Rêves de garçons) ou que vous préfériez vous embarquer dans une liaison adultérine aux côtés d'une femme d'une cinquantaine d'années, universitaire, dans une petite ville des Etats-Unis (A moi pour toujours), vous ne serez pas déçus. Avec un vrai sens du suspens, Laura Kasischke ne vous emmène jamais là où vous croyez aller et observe avec brio les failles de ces univers apparemment lisses et brillants.
► Ed. Christian Bourgois, 252p., 25€.

Bazar Magyar ou comment renouer avec le pays de ses parents, la Hongrie, quand ces derniers sont réfugiés politiques en France. Viviane Chocas commence par les odeurs, les saveurs, le goût de la cuisine, qui restent rivés aux souvenirs d'enfance du pays lointain.
► Ed. Héloïse d'Ormesson, 128p., 16€.
A la frontière de la Norvège et la Suède, Pas facile de voler des chevaux, de Per Petterson, narre la rencontre entre un père et son fils sur un lieu de vacances. Quand un voisin lui révèle que ce dernier a été un membre actif de la Résistance pendant l'occupation de la Norvège, il ne se doute pas encore que les événements dramatiques survenus pendant la seconde guerre mondiale vont jeter leur ombre sur sa propre famille et lui ravir son père.
► Ed. Gallimard, 256p., 16,50€.
Dans sa maison, une fillette de 8 ans, mal aimée de ses parents, se réfugie sur la marche de l'escalier, et rêve, s'évade, imagine une famille idéale dans La Première Marche, d'Isabelle Minière.
► Ed. Le Dilettante, 192p., 15€.

Indalecio est un splendide roman dans lequel Bernard Collet dresse le portrait de son aïeul. Indalecio est un jeune homme d'Oran, épris d'idées libertaires au début du XXe siècle, il ira à Paris rejoindre la bande à Bonnot. Condamné ensuite au bagne, il s'en échappera et se reconstruira une vie sous une autre identité au Venezuela.
► Ed. La Fosse aux ours, 224p., 19€.
La comédie satirique britannique nous offre un de ses plus beaux fleurons : Pour le meilleur et pour l'empire. James Hawes y flingue en moraliste drôle et noir l'empire, l'armée, la jungle, la politique, la télé réalité, le cynisme, les conservatismes de tous poils et en fin de compte la démission de la plus grande partie de l'humanité, anglaise ou non, prête à toutes les nouvelles formes de dictature. Drôle ? On rit à gorge serrée et déployée !
► Ed. de L'Olivier, 348p., 19,95€.
Dans la Chine actuelle, plusieurs femmes sont assassinées, portant toutes un qipao rouge. Le héros de Qiu Xiaolong, l'inspecteur Chen, toujours féru de poésie et de philosophie traditionnelles, enquête dans une Chine en mutation accélérée vers l'argent tout-puissant. De soie et de sang est le récit d'une investigation dangereuse ponctuée de somptueux festins.
► Ed. Liana Lévi, 380p., 19€.
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Les aventures de Minette Accentievitch, auto-baptisé » court roman de chevalerie » , est un roman multiprises : roman féminin, roman érotique, roman psychologique. La succession de chapitres hyper courts qui bâtissent cet ouvrage, signé Vladan Matijevic, lui donne une dimension sexuellement provocante et littérairement ludique.
C'est une voix qui raconte les faits et les pensées –sur les hommes, sur leur sexe, leur cerveau (logés ici au même endroit), sur ses amants (dont un dénommé Radé Proust, hypercultivé, victime idéale de sa propre naïveté envers ces dames), sur l'époque ; c'est un personnage qui se trouve invoqué par un texte direct et nerveux, mais aussi d'une certaine préciosité très » grand siècle » mâtinée de modernité. C'est un texte en tout point excitant.
► Ed. Les Allusifs, 152p., 14€.
Pourquoi Tsunami mexicain ? Parce qu'entrer dans un livre de Joe Lansdale, c'est suivre des individus dont la morale se résume à ceci : » Le problème, c'est que quoi qu'on fasse, il faut le faire et puis passer à autre chose… »
Parce que les polars » hard boiled » de ce Texan se déroulent justement dans le Texas le plus homophobe et le plus raciste qui soit.
Parce que la doublette de personnages (récurrents, c'est ici leur dernière aventure en date) de Lansdale sont Hap Collins, un Blanc légèrement glandeur, et Leonard Pine, un Black homosexuel. Au Texas, donc.
Parce qu'à lire Lansdale, on croirait que Jim Thompson vit encore. Parce que passer du rire à l'effroi (Lansdale est un orfèvre…) est bon et fait penser à la vie.
Parce que c'est ici du vrai polar d'action, d'émotion, et de baston.
Parce que la vie est courte et que, toujours, les livres l'allongent.
► Ed. Gallimard, coll. Série noire, 152p., 14€.
Le héros de La jambe gauche de Joe Strummer, McCash, n'a pas de prénom. McCash est borgne et a divorcé deux fois de la même femme. C'est un ancien proche de l'IRA exilé en France. Cet Irlando-nietzschéen ne cesse de se dépasser et de faire précéder la théorie par l'action. On lui prédit la cécité, il se découvre une fille. Qui, lorsqu'il la rencontre, se trouve être LE témoin gênant d'une affaire sur laquelle est McCash. Car McCash est, aussi, un ancien flic. Cramé. Et son handicap le force à se surpasser, et à mettre sa vie au même niveau que sa mort. Comme le boiteux (véridique) et majestueux Joe Strummer.
Caryl Férey est, surtout pour ses polars politiques en pays maori, assurément la plus belle découverte du polar français de ces dernières années. Si la série des McCash est moins politique, ils permettent de mesurer la qualité des dialogues de l'auteur, la qualité de l'immersion à l'œuvre dans les pores de l'écriture, la profondeur des obsessions. Avec Férey, on est à chaque ligne entre la vie et la mort : car Férey sait raconter, mais surtout il sait écrire.
► Ed. Gallimard, coll. Folio policier, 234p., 4,10€.

De l'art de prendre la balle au bond, précis de mécanique gestuelle et spirituelle est un bijou d'humour et d'ironie sur tout ce que notre planète compte de toqués de la raquette, qu'il s'agisse du tennis, du squash ou du jeu de paume. J'en fais partie mais on peut apprécier la finesse d'écriture de Denis Grozdanovitch, lui-même champion de ces choses-là, tout en ignorant les règles.
► Ed. Jean-Claude Lattès, 338p., 18€.
La gloire de Bergson, essai sur le magistère philosophique de François Azouvi : un philosophe par un philosophe. Modèle accompli de la biographie intellectuelle, on y assiste à l'extraordinaire engouement public des Français dans le premier quart de siècle pour un intellectuel brillantissime.
► Ed. Gallimard, coll. NRF Essais, 391p., 22,50€.
Istanbul, souvenirs d'une ville, d'Orhan Pamuk, c'est un peu la biographie d'une cité mythique et légendaire à travers l'autobiographie d'un écrivain. Il se souvient de l'enfant qu'il fut dans la ville qui l'a fait écrivain. Le récit est truffé de photos comme dans les livres de W.G. Sebald. On y découvre le » hüzün » , variante turque de la mélancolie.
► Ed. Gallimard, 448p., 22,50€.

A Bonn, en ce tout début du XXIe siècle, une lycéenne surdouée et solitaire rencontre son jumeau maléfique. Signé d'une jeune romancière allemande de 30 ans et des poussières, Juli Zeh, La Fille sans qualités est un roman pleinement contemporain et magistralement maîtrisé, qui est tout à la fois une réflexion sur le nihilisme aujourd'hui et une plongée profonde dans l'univers de l'adolescence.
► Ed. Actes Sud, 472p., 23,80€.
Autour du récit drolatique d'un improbable voyage de Paris à Kinshasa, Jean Rolin orchestre une série de digressions autobiographiques, littéraires et politiques. De tout cela naît L'Explosion de la durite, un livre comme seul Jean Rolin sait en écrire, mélancolique et voyageur, rêveur et précis, poétique et ironique, fantaisiste et grave.
► Ed. P.O.L., 222p., 17€.
Des années 50 aux années 80, à travers le récit de son parcours intellectuel et littéraire (qui passe par le Parti communiste, puis par la participation à l'aventure Tel Quel), Jacques Henric dessine dans Politique le tableau subjectif et passionnant d'une génération tout entière, d'une époque de débats politiques et esthétiques intenses.
► Ed. du Seuil, coll. Fiction & Cie, 298p., 20€.
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Depuis 2001, date de ma première lecture de L'Enfant du Danube, chef-d'œuvre méconnu, je le tiens, mon conseil de lecture ! Ressorti à toutes les occasion : un copain en vacances, à l'hôpital ou frappé d'aboulie devant les rayonnages d'une librairie… Tous ont droit à mon sempiternel » lis « L'Enfant du Danube' » .
Ce roman écrit par le poète hongrois János Székely retrace l'histoire du jeune Béla. Entre la glaciale campagne hongroise des années 20 et la tentaculaire Budapest des années 30, Béla raconte la vie des asservis avec désenchantement et espièglerie. Un grand roman. Dont je vous envie la découverte.
? Conseillé par Zineb Dryef. Ed. 10/18, coll. Domaine étranger, 786p., 11€.
Jeune prodige, Dorota Maslowska a 20 ans lorsque paraît son premier roman. Véritable choc littéraire en Pologne, la jeune femme invente dans Polococktail Party une langue fascinante, celle d'un banlieusard polonais toxicomane. Immersion dans l'univers sous amphèt » de la jeunesse paumée de Pologne.
? Conseillé par Hugo Latreille. Ed. Noir sur blanc, 248p., 17€.
Mal de pierres est un roman troublant, d'une finesse incroyable. La destinée d'une femme étrange, dans une Sardaigne encore marquée par les tremblements de la seconde guerre ; ses secrets racontés par sa petite fille. Le tout servi par l'écriture simple et belle de Milena Agus. Une histoire où tout est sensuel mais rien n'est simple.
? Conseillé par Pascal Riché. Ed. Liana Levi, 124p., 13€.
Dossier préparé par Hugo Latreille, assisté de Jean Morel.
? Pas encore rassasié ? Des libraires indépendants ont sélectionné douze romans passés inaperçus, » parus cet hiver, à lire sans modération tout l'été » .


























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De
00H23 | 08/07/2007 |
Un seul livre est à lire cet été.
Voyons !
C'est …..la première page de Guerre et paix.
Je sais c'est dur.
Vous pouvez vous rabattre sur une demie page de L'éthique de Spinoza n'importe laquelle elles sont toutes bonnes.
Sinon vous avez ce merveilleux livre « Le journal de Mickey ». Un ouvrage remarquable en plusieurs tomes sur l'étude des souris.
De
16H29 | 08/07/2007 |
W. Boyd : La vie aux aguets
H. Murakami : Le passage de la nuit
J-P Dubois : Hommes entre eux
Et faudrait me prouver un jour que ces noms sont ceux de mâles humains.
A l'occasion….
De
19H12 | 09/07/2007 |
UN ÉTÉ SANS MURAKAMI.
C'EST COMME UN PASTIS SANS SOLEIL ! ! ! ! ! ! ! !
Merci
De
17H56 | 08/07/2007 |
oui, merci de rappeler guerre et paix …
et puis
Vivre et penser comme des porcs, gilles châtelet, folio
indispensable à tous les lecteurs de rue89, brillantissime, féroce, visionnaire
La porte, magda szabo, viviane hamy
la vraie élégance du hérisson, pas du prêt tap'
lettres à félician, ingeborg bachmann, actes sud
lu à partir de la monumenta d'anselm kieffer, pour ceux qui l'ont ratée et ceux qui l'ont aimée
…
pia/
De Ehim
20H31 | 08/07/2007 |
Le « Petit cours d'auto-défense intellectuelle » de Normand Baillargeon aux Editions Lux collection « Instinct de liberté ».
Après un survol des outils fondamentaux que doit maîtriser tout penseur critique (le langage, la logique, la rhétorique, les nombres, la probabilité, la statistique, etc) l'auteur nous explique comment les appliquer à trois domaines cruciaux : l'expérience personnelle, la science et les médias.
Ca peut être intéresser les « pigeons » voyageurs.
http://ehim.over-blog.com
De Camarine
15H08 | 09/07/2007 |
Plutôt récents :
Ligne de faille, Nancy Huston : L'histoire d'une famille à travers l'année des six ans de chaque génération : le fils, le père, la grand mère, l'arrière grand mère, entre les Etats-Unis d'aujourd'hui, Israel et le 3e Reich… Une structure de récit originale qui nous amène lentement vers l'aboutissement d'un tableau complet. Magnifique.
L'intérieur de la nuit, Leonora Miano : « L'Afrique profonde »… Comment un petit village perdu vit les conflits ethniques, vus par les yeux d'une native du village émancipée, européanisée.
Perdido Street Station, China Miéville : Science-Fiction mais plutôt bien écrite, pour un genre qui en souffre souvent… Un endroit post-tout ! atomique, cataclysmique, hyperpollué… où se côtoient races étranges, normal et para-normal… où des créatures terrifiques se nourissent de l'esprit des êtres pensants et en répandent le fruit de leur digestion sour forme de cauchermars… Un livre univers qui vaut le détour
à Camarine
De
19H44 | 14/07/2007 |
Je ne peux qu'être attentif à celui qui a lu et apprécié l'intérieur de la nuit de L Miano….
De
02H20 | 08/07/2007 |
Après les élections présidentielles ,deus livres s'imposent :
Sarko 1er dit« Le Grand Tout » ,recommande la relecture du « Prince » de Machiavel
Ségo , pour 20 Euros , la collection des « Martine » avec une préférence pour « Martine fait du vélo à Gauche (mais on n'est pas en Angleterre ! ), et Martine ,les jeunes lions et autres éléphants malades de la peste du pouvoir.
Bonne lecture ….
De
02H54 | 08/07/2007 |
Journal d'un vieux dégueulasse : Charles Bukowski
Ils sont moches : Jean-Marc Reiser
Sonderkommando : Shlomo Venezia, Béatrice Prasquier
Désolé, j'suis qu'un provincial smicard pour qui un bouquin de + de 15 € est trop onéreux et une nouveauté à la bibliothèque-médiathèque impossible d« accès…
Mais, bon ça resterait quand même mes choix avec d'autres comme “L'étranger” Camus, “Les caves du Vatican” André Gide, “zéro et l'infini” Arthur Koestler, “Le Mur” Jean-Paul Sartre, “En attendant Godot” Samuel Beckett, “J'irais cracher sur vos tombes” Vernon Sullivan (Vian), “Ma Moitie d'Orange” Jean-louis Bory, “Le bonheur” Denis Robert, “La métamorphose” Kafka, “Les enfants du bon Dieu” Antoine Blondin, “Bel-Air” Sylvie Caster, Charles Exbrayat, Heinz G. Konsalik, Paroles de Poilus… et tant d'autres. Sans oublier : Battler Britton, Blek le Rock, Kiwi, Rodeo, Zembla, Akim, Sylvain et Sylvette, Astérix, Achille Talon, Rubrique-à-Brac….
Pourquoi 3 en fin de compte ?
Per Jovem !
De
09H15 | 08/07/2007 |
Donne-nous ta méthode de lecture rapide… Arriver à lire tout cela en vacances ? Ou alors tu prends une année sabbatique… Sélectionner c'est choisir ; et choisir c'est surtout savoir renoncer. Dur dur ces vacances !
De
12H14 | 08/07/2007 |
La seule méthode, c'est de mettre la TV à la poubelle.
Tu verras, tu auras plein de temps pour lire.
Et même pour faire un blog.
Je mets quelques critiques littéraires des livres que j'ai aimés, je ne critique que ce que j'aime.
http://anthropia.blogg.org
De
16H50 | 08/07/2007 |
Et surtout : Lire c'est… LIRE.
Un truc du genre associer la forme, le fond, les références, les associer à sa propre sous-culture, assimiler le tout, le replacer dans un contexte plus ou moins global…
Bref, lire c'est travailler.
(Pas uniquement enfiller une suite de mots écrits, s'en souvenir, puis « juger »)
C'que j'en dis…
Bon, ch'te laisse, il est tard et demain : Je bosse !
De Yann Guégan
Rue89 | 11H16 | 08/07/2007 |
Merci pour vos conseils ! Mais pensez à vous inscrire, on devrait faire une deuxième livraison de tiercé de lectures de l'été avec le même genre d'infographies, ce sera plus sympa si on peut mettre les pseudos des « conseilleurs ».
Et prenez le temps de décrire en quelques lignes les livres que vous recommandez, ça aidera les vacanciers à faire leur choix.
à Yann Guégan
De
16H45 | 08/07/2007 |
j'en profite pour vous dire que vous petits calculs pour les questions, ils sont trop fastoches !
J'ai eu 2+1
à Yann Guégan
De
12H29 | 09/07/2007 |
Pourquoi attendre l'été pour lire ? Le métro, le bus et maintenant le tram (ça y est on a le tram à Marseille ! ! ) sont idéales pour lire.
J'aimerais m'appeler autrement que « Courageux anonyme » seulement ça fait des mois que j'essaie de m'inscrire, que j'attends mon mot de passe par mail et qu'il n'arrive pas. Si vous pouvez faire quelque chose pour moi Monsieur Guegan j'en serais heureuse.
Isabelle de Marseille
De
16H40 | 08/07/2007 |
Sache camarade lecteur
Qu'à l'instar de l'industrie du disque
Les éditeurs demandent, dans un premier temps l'établissement d'une taxe sur le livre emprunté.
A terme la suppression de la bibliothèque de service public.
Au nom du marché. Un livre loué n'est pas vendu.
ET SURTOUT : Un livre trop cher est accessible à ces saloperies de prolos par le biais de cette ordure de service public.
Mais bon, c'que j'en dit. On a déjà voté, hein ? .
Et notre proto-démocratie prévoie qu'on ferme notre GL pendant cinq ans.
Pour l'ouvrir au mieux une minute dans 5 ans et pour les 5 années à venir.
Alors profite bien camarade lecteur. Profite.
Passque demain, quand j'entend parler de culture…
Ils sortent leur pistolet.
De
09H15 | 10/07/2007 |
« Les éditeurs demandent, dans un premier temps l'établissement d'une taxe sur le livre emprunté.
A terme la suppression de la bibliothèque de service public.
Au nom du marché. Un livre loué n'est pas vendu. »
Je comprend que ces demandes de la part des éditeurs puissent choquer.
En tant qu'éditeur et anti libéral, je peux tenter d'expliquer cela. Le premier a avoir développer cette idée est M. Lindon, fondateur des éditions de minuit (pas spécialement un ultra libéral acharné) qui citait l'exemple de l'un de ses ouvrages qui ne s'était vendu qu'à quelques dizaines d'exemplaires et qui était sorti plusieurs centaines de fois dans une bibliothèque universitaire parisienne.
Un livre coute très cher à faire, surtout dans des domaines peu prisés du grand public, et sans vente, impossible d'assurer 1° la vie du livre (maintenant et demain), 2° l'indépendance de l'auteur, de l'éditeur et du libraire, 3° d'élargir des lignes de productions, 4° d'ouvrir de nouveaux champs de débats dans des domaines le plus varié possible…
Cependant je suis d'accord avec vous que le livre reste cher, ce que je déplore, mais c'est un fait explicable.
Moins de « grand lecteurs », difficultés d'apporter des ouvrages de qualités au « grand public », omniprésence de groupes financiers (Hachette, La Martinière, etc.) qui tentent de bousculer les statu quo du métier (notamment en essayant de remettre en cause la pub sur le livre à la télé, cf. Loi Lang, uniformisation et « tête de gondolisation » des rayons librairies des grandes surfaces (y compris Fnac).
P.S. : Mes trois propositions :
« Le seigneur des porcheries » dispo en folio, moins de dix euros.
« La Meute », John King, en poche aussi chez l'Olivier.
« De mémoire, Les jours du début : un automne 1970 à Toulouse » Jann-Marc Rouillan chez Agone.
Prolo du Livre.
De
17H12 | 17/07/2007 |
Pour information je travaille en bibliothèque, on ne paye pas de taxe sur les livres empruntés mais on rémunère les auteurs… ce qui est totalement différent… et contrairement à ce que l'on avait pu penser nos budget n'ont pas été grévé par celà.
Il faudrait peut-être savoir de quoi l'on parle. Ce qui risque à terme de tuer les bibliothèques c'est le peu d'interret du public pour ce que nous faisons… et une attitude de pure consommation.
Ma playlist :
- Derniers verres / Andrew McGahan ; trad. de l'anglais (Australie) Pierre Furlan.- Arles : Actes Sud, 2007
- La Bonne grosse montagne en sucre / Wallace Stegner ; trad. de l'anglais (Etats-Unis) Eric Chédaille.- Paris : Phébus, 2002.
- La Valse des affluents / texte et trad. de l'américain Theo Hakola.- Paris : Serpent à Plumes, 2003
Bonnes vacances
De
16H42 | 08/07/2007 |
hourra ! !
Bleck le Roc super, gérant même ! ! ! !
A lire absoluuuuuuuument !
De
03H16 | 08/07/2007 |
le livre de l ete est pour moi, parceque c est celui que je viens de lire, « Le reve de Bolivar, le defi des gauches sud americaines » de Marc Saint-Upery, un excellent ouvrage pour mieux comprendre l emergence du continent latinoamericain
De
04H26 | 08/07/2007 |
En ces temps où l'information indépendante des intérêts économiques et industriels devient un bien de plus en plus rare, je vous conseille un petit livre de poche à emporter pour se laver les méninges. Personnellement, ça m'a fait le plus grand bien (on se dit qu'on n'est pas tout seul à touver qu'il y a qqc qui cloche)
Le bouquin s'appelle « On achète bien les cerveaux », de Marie Bénilde (Raison d'Agir), 6 euros. Le sujet ? Les relations incestueuses entre publicité et médias
De
16H56 | 08/07/2007 |
Reste : Le choix.
On a toujours le choix entre mourir et servire.
Si nous mourrions en masse, il « leur » faudrait trouver autre chose que des serviteurs.
Kant et Molières nous avaient bien averti.
Libre à nous…
De Le Yéti
yetiblog.org | 09H39 | 08/07/2007 |
- Fureur et mystère de René Char (éd. Gallimard poésie) : des textes de vie et de colère à lire à voix très haute, des mots rocailleux à mâcher lentement, à garder longtemps en bouche, qui vous montent à la tête en passant par l'estomac.
- Mémoires de Pierre Vidal-Naquet (éd. Points poche ; 2 tomes) : soixante-dix ans de notre histoire présente vue à travers le prisme d'un intellectuel engagé, d'un homme dont on aurait voulu être l'ami. Une petite lumière de nuit sur notre propre existence, pour ne plus avoir peur du noir.
- Persepolis de Marjane Satrapi (éd. L'Association) : l'itinéraire épique d'une enfant du siècle obstinée, cherchant son chemin entre les soubresauts de son Orient natal et les fumées de l'Occident.
à Le Yéti
De
13H00 | 08/07/2007 |
Lui, Capitaine Alexandre, colt nickel aux hanches, lui, il a résisté. Vous avez raison. Les Feuillets d'Hypnos. Grand texte de guerre que les petits français devraient lire et connaître dès l'âge de raison. Grand texte.
Pendant ce temps-là Breton s'épivardait au Québec…
Un quèbe à Paris.
à Le Yéti
De
14H37 | 09/07/2007 |
Aïe, je vais être complètement hors sujet, mais tant pis (je le ferai plus, peut être)… Coup de coeur : Persepolis, allez aussi voir le film ! ! ! Sublime…
De
08H27 | 10/07/2007 |
vu le film Persepolis hier soir, très très beau
De Philippe Tixier
Citoyen | 08H00 | 08/07/2007 |
La XX siecle expliqué à lon petit-fils
Marc Ferro
seuil
8 euros
je suis né un jour bleu
Daniel Tammet
les arenes
21 euros
un livre pour lire et faire
noeuds de pêche
Geofrey Budworth
Artemis
13 euros
philippe tixier 7 7 7
De
08H35 | 08/07/2007 |
Les aventures d'un gourmand vagabond, éditions 10/18, de Jim Harrison, pour bien vivre et se promener
Les chroniques de la montagne, éditions Bouquins, Alexandre Vialatte, pour bien rigoler
Le vin de longue vie, éditions le serpent à plume (col. motifs), N.C. Cocea, pour réfléchir sur le sens que chacun veut donner à sa vie sans se prendre la tête
De
08H39 | 08/07/2007 |
Les aventures d'un gourmand vagabond, ed. 10/18, pour promener son appétit à la surface du monde
Le vin de longue vie, ed. du serpent à plume, pour réfléchir au sens d sa propre vie sans se prendre la tête
Les chroniques de la monagne, ed. bouquins, pour bien rigoler
De
08H39 | 08/07/2007 |
Un livre que je conseillerais pour les vacances est : le mec de la tombe d'à côté chez Gaia, c'est drôle, bien écrit mais malheureusement vite terminé alors il faut suivre aussi les conseils du dessus !