Profs: à l'esprit d'entreprise, opposez "l'esprit de vacance"

Comment peut-on être enseignant de nos jours, alors qu’on ne cesse d’entendre qu’il s’agit là d’un métier impossible (quoique… Freud le disait déjà, paraît-il), d’un métier qui rend fou à force d’humiliations subies?

Pourquoi, en tout cas, persiste-t-on après quelques années d’une telle souffrance, puisqu’il semble bien qu’il y ait souffrance? Pour les vacances? Qui sait?

Chacun se rencogne dans l’institution pour des raisons mystérieuses et personnelles, chacun s’accroche à son poste malgré les colères éclatées en salle des professeurs à la sortie d’une « séquence » particulièrement agitée, malgré les découragements, les abattements, les larmes et les dépressions…

Et puis, peut-être, parce que l’on goûte fort peu ce qui sévit ailleurs, le fameux « esprit d’entreprise » dont on sait bien qu’il n’est rien, sinon une figure de rhétorique qui voudrait idéaliser un monde dont la réalité est celle de la compétition d’airain, cette guerre de chaque instant qui aboutit nécessairement, et pas toujours symboliquement, à la mort du faible.

Enfin, on demeure dans l’institution parce que l’on ne veut tout simplement pas « démissionner », fuir. Parce que consciemment ou confusément, on éprouve le sentiment de participer à un acte d’importance, de l’ordre de la vie, de l’ordre de l’humain, et l’on se sentirait peut-être flétri d’abandonner ainsi, de fuir cette humanité. Il n’en demeure pas moins la gêne, celle que l’on éprouve quand il se trouve quelqu’un pour souligner, le reproche à fleur de lèvres, l’étendue de nos vacances, plus encore, l’étendue de notre temps libre tout au long de l’année.

De sorte que l’on tente de fournir des explications, de s’excuser pour ainsi dire, et que l’on convie, parfois, l’interlocuteur à mesurer ce qu’il en coûte de temps pour corriger une copie, temps, alors, qu’il faut multiplier par trente, cinquante, cent… Et que l’on convie le même interlocuteur à prendre conscience de ce qu’exige la préparation d’un cours, sans compter les réunions de toutes sortes, les conseils de classe et bien d’autres choses encore. On triche un peu, même, parfois, à vouloir ainsi se justifier plus qu’il ne faudrait. Comment pourrait-il en être autrement? Les enseignants ne relèvent pas d’une essence particulière d’humanité.

Pour autant il est important, plus que jamais, de ne pas avoir honte de « nos vacances ». Il convient au contraire, me semble-t-il, de les revendiquer et de les préserver. Ne pas avoir honte de cette liberté mais au contraire la brandir en tant que modèle de vie, et ne pas en rougir quand on doit faire face aux sourires entendus et aux sarcasmes amers, aux sous-entendus trop explicites, mais faire front, revendiquer ce temps libre, offert, pour faire ce qu’il plaît de faire, pour choisir, c’est à dire vivre.

Et, si ce qu’il plaît de faire consiste à prendre connaissance du monde et à progresser dans cette connaissance pour en mettre la substance à la disposition d’enfants, alors cette « vacance » prend sens.

Et aller plus loin, opposer cette liberté, ce mode de vie libéré à l’idéologie du travailler plus, à l’idéologie de la production de l’inutile, à l’idéologie de l’insensé car cette idéologie de la production de l’inutile dans les pays développés est celle qui pose l’entreprise comme modèle de société et la consommation comme sens en ultime instance pour la multitude des producteurs de l’inutile.

A ce modèle, les enseignants peuvent, s’ils le souhaitent, opposer leur propre mode de vie, celui du travailler autrement pour vivre mieux, celui du travailler en liberté. Mais pour cela ils doivent, depuis cette position privilégiée, pour ainsi dire stratégique qu’ils occupent dans la société, veiller à ce que nulle politique ne tende à transformer l’école en entreprise. Et qu’à l’esprit d’entreprise ils soient toujours prêts à opposer l’esprit de « vacance », c’est-à-dire l’esprit de liberté, celui qui permet et produit la connaissance par la liberté. Ce à quoi nous reviendrons un de ces jours. Bonnes vacances.


En notant les commentaires pour leur pertinence, vous en facilitez la lecture. Les moins bien notés se replient d'eux-même mais peuvent s'ouvrir d'un clic. Pour pouvoir commenter et noter, merci de vous inscrire. Les commentaires sont fermés après sept jours. Pour en savoir plus, lire la charte des commentaires.

 
Courageux anonyme
12H17 09/07/2007

Je sens une petite larme poindre.
Et avec ce temps dégueulasse, de quoi regretter le boulot…

 
12H31 09/07/2007

Je ne suis pas sûr que le bon angle d’attaque, quand on veut attirer l’attention sur les enseignants, soit de parler de leur vacances.
Mais qui sait ? Ca fera peut-être pleurer plein de gens !
http://ehim.over-blog.com

 
Courageux anonyme
16H43 27/07/2007

justement, »quand on veut attirer l’attention sur les enseignants » pas l indulgence !
quel sournois ce roméro..
 :)

toktomi

 
Courageux anonyme
12H39 09/07/2007

Merci Nestor , tu nous remontes un peu le moral !

Il est vrai qu’il faut des gens pour réfléchir, que c’est même nécessaire à la survie de l’espèce.

Il y a des gens qui veulent tout supprimer :
- les vacances des enseignants,
- la grâce présidentielle
- etc …

Et après, un peu d’imagination, que va-t-il se passer ?
Un peu de réflexion, svp.

 
12H47 09/07/2007

Il faudrait que nos députés prennent un peu de vacances pour réfléchir.
Ah, oui j’oubliais.
Sarkosy pense pour eux !

 
13H01 09/07/2007

« Le fameux ‘esprit d’entreprise’ dont on sait bien qu’il n’est rien. »

« Dont on sait bien. »

L’ignorance et l’arrogance de certains professeurs est tout de même inimaginable. Il faut vraiment avoir vécu toute sa vie dans une bulle étanche à l’abri du monde réel pour oser écrire de telles bêtises en public.

Le fameux esprit d’entreprise qui n’est rien, Monsieur Romero, c’est ce qui permet à la collectivité de vous payer votre salaire, qui provient de cette activité économique que vous semblez tant haïr, de ce travail que vous semblez tant mépriser.

Par quel miracle croyez-vous que sont payés les 1,3 million de fonctionnaires de l’Education nationale, sinon grâce à l’esprit d’entreprise de tous les chefs d’entreprise qui produisent des richesses, qui permettent d’employer des gens, qui peuvent alors payer les impôts sans lesquels vous ne pourriez pas étaler vos tourments existentiels dans les colonnes de Rue 89?

On tremble à l’idée que de tels « professeurs » puissent inculquer leurs fantasmes maladifs à des générations d’élèves, et les plomber pour la vie.

Une bonne psychothérapie, voilà ce qu’il vous faut.

 
r_v
13H37 09/07/2007

J’ai pas l’impression que ce soit l’esprit d’entreprise qui paye les impots, tout comme j’ai pas l’impression que ce soit « l’esprit d’entreprise de tous les chefs d’entreprise_ qui produisent des richesses » mais plutot les petites mains que ces chefs d’entreprises exploitent (le plus souvent).

Vous tremblez a « l’idee que de tels « professeurs » puissent inculquer leurs fantasmes maladifs à des générations d’élèves, et les plomber pour la vie ».
Moi je suis heureux que vous ne soyez pas profs et que vous ne fassiez pas a la jeunesse une propagande sur le theme de l »esprit d’entreprise »!

 
Courageux anonyme
14H14 09/07/2007

Je rêve!!

Vous semblez être du genre: « s’il n’y avait pas d’employé, il n’y aurait pas de patron », c’est ce genre de propos débile que vous semblez prôner.

De là à écrire un truc aussi énorme: « …ces chefs d’entreprises exploitent (le plus souvent) » Alors là on touche le fond!

Mon pauvre, vous faites preuve d’un esprit plutôt étriqué, votre combat est un combat d’arrière garde. le grand capital bla bla, les méchants patrons bla bla, les gentils ouvriers exploités bla bla…

évidemment on ne peut qu’être scandalisé par des attitudes types parachutes dorés, ou délocalisation à outrance. Mais c’est fait abstraction de tous ces gens qui bossent et qui créent des emplois en prenant (ne vous en déplaise) de vrais risques, que de vouloir faire un amalgame digne d’un comptoir de bistrot!

Ce qui est sûr c’est que vu le niveau, vous n’êtes pas prof, du moins j’espère….j’ai froid dans le dos.

 
Courageux anonyme
19H38 09/07/2007

Pardonnez mon ignorance, mes question sont sincères :

- Vous dites que les chefs d’entreprises qui produisent des richesses. Pourquoi eux davantage que les employés ? Pourquoi pas l’entreprise dans sa globalité ?

- De quels « vrais » risques parlez-vous qui sont pris par les chefs d’entreprise ? le risque de tout perdre, qui suggère qu’au moins l’on possède quelque chose ? Le risque de s’endetter lourdement, ce qui est déjà le cas de la majorité de la population ? Le risque de la précarité, qui est également le quotidien de la majorité de la population ?

Quant aux impôts, l’essentiel est qu’ils soient payés ; s’il n’y avait pas assez de salariés pour cela, ils serait payés par n’importe qui d’autre qui en a les moyens. Votre argument a plus de valeur pour la question du chômage.

 
00H22 10/07/2007

Je pense que vous n’avez jamais créé d’entreprise, c’est pour ça que vous n’avez pas la moindre idée de ce dont vous parlez.

J’ai personnellement été co-fondateur d’une entreprise dans les années 2000 au moment de la bulle Internet. Projet qui s’est étalé sur environ 2 ans. Une petite levée de fonds qui nous a permis de vivoter pendant ce temps. 9 personnes impliquées.
Bilan des courses :
- Pour moi, perte seche d’environ 10 000 Euros. Entre le capital investi, les frais que j’ai pris à ma charge et la non rémunération sur toute une période… M’enfin bon, à la limite ce n’est que de l’argent, donc c’est pas trop grave.
- Le commercial : divorce (ben oui il a bouffé toutes les économies familiale…)
- Pour le porteur de projet : Des sommes considérables englouties pour au bout du compte, une mise en faillite personnelle, une petite période d’innactivité professionnelle de 2 ans et surtout une grosse dépression

Ce que vous ne réalisez pas, c’est que la création d’entreprise c’est chercher à mener à bien un projet qui nécessite non seulement du capital, mais également un investissement personnel énorme.
En tant que porteur de projet on assume un risque financier qui est certes compensé par son espérance de gain en cas de réussite, mais qui peut également aboutir à des situations personnelles assez délicates pour ne pas dire désastreuses. Sur le plan psychologique, le rapport risque/gain est le même : Autant la réussite du projet peut procurer un sentiment de réalisation de soi autant l’echec est vécu de façon tragique. Et oui, c’est pas qu’une histoire de sous l’esprit d’entreprise…

Après sur l’article en lui-même, si toute l’aspiration de Nestor est d’avoir des vacances, je pense qu’il a choisi le bon boulot (tant mieux pour lui:))

 
Courageux anonyme
09H34 10/07/2007

Alors imaginons ce qui se serait passé si ton business avait décollé. des salariés payés à faire 10h par jour pour au final revendre ta boite à un grand groupe, empocher le pactole et que les autres aillent se faire pendre.
C’est ce qui s’est passé au moment de la bulle internet, pas de bol, je suis dans l’informatique et pas de bol je suis passé par de multiples sociétés qui n’ont de sociétés que le nom. Centre de profit serait plus exact avec en ligne de mire les primes annuelles des chefs d’agence , la valorisation des actions pour les stocks de la direction , culture d’entreprise à zéro , déresponsabilisation.
Arrête de nous raconter des histoires sur l’esprit d’entreprise. Les employeurs qui ne se considèrent pas comme des négriers et font de leur salariés des vrais partenaire ils se comptent sur les doigts de la main.

 
Courageux anonyme
09H47 10/07/2007

.

« si toute l’aspiration de Nestor est d’avoir des vacances, je pense qu’il a choisi le bon boulot (tant mieux pour lui:)) »

T k1 quON.

.

 
Courageux anonyme
17H17 09/07/2007

Bonjour

c’est génial, à une certaine forme de cliché vous répondez par le cliché inverse : avec ça, on va aller loin.
Vivement le jour où les non-fonctionnaires ne prendront pas les fonctionnaires pour des fainéants et le jour (le même ?) où les fonctionnaires ne prendront plus les non-fonctionnaires pour des exploitants/exploités
J’ai eu dans le temps un doctorat, j’ai même préparé très sérieusement l’agrégation, j’ai juste fait demi-tour devant la maison des examens d’Arcueil car au fond de moi je savais que je ne pourrais pas être professeur (difficulté du métier d’enseigner), et que ma liberté me ferait vite choisir le domaine privé (envie de changer, de progresser rapidement). Je n’en veux pour autant à aucune de ces deux voies. Et aussi merci aux nombreux professeurs qui m’ont permis de ne pas l’être (professeur)

 
Courageux anonyme
18H34 09/07/2007

Si tu l’avait passée, l’agrégation, au lieu de faire demi-tour comme un rat mort devant la maison des examens, et qu’ensuite, tu avais démissionné, alors, là, je dirai bravo pour ton choix. mais là, franchement…

 
10H26 10/07/2007

Ca lui a évité de passer par ce que j’ai connu, il a été sage. Si sa seule possibilité d’être méritant à vos yeux ça avait été le geste de mettre à la corbeille une situation confortable (en apparence), ben laissez—moi vous dire que vous avez une vision assez étroite de l’épanouissement personnel.
J’ai pas tenté l’agreg, même si je pense que c’était jouable, alors à vos yeux je suis un pauvre type parce que j’ai pas essayé ? M’en foutais déjà alors, autant vous dire que maintenant…

On ne se défini pas que par ce que l’on a ou ce que l’on a perdu, mais aussi parce que l’on a pas voulu prendre.

 
10H41 10/07/2007

Bonjour et merci , j’en arrivais à penser que je n’étais pas compréhensible, si choisir est maintenant un acte de lâcheté, je me demande bien, à regarder certains commentaires, quel mot leur attribuer.
Bonne journée à vous

 
10H43 10/07/2007

Surtout qu’à l’époque, le seul débouché en Arts plastiques était justement l’enseignement, alors pour ce qui est d’une situation confortable…..

 
10H00 11/07/2007

En quoi, l’enseignement des arts plastiques serait-il un mauvais débouché? Il permet une reflexion sur ce qu’est l’expression plastique, et se rendre compte qu’il (le prof d’arts plastiques) est le seul intéressé par cette discipline. Le niveau scolaire actuel dans cette matière est une catastrophe!

 
11H30 10/07/2007

Ouf enfin un commentaire non partisan… Car enfin, il y en a, des fonctionnaires qui vivent au ralenti et dans l’obsession de ne pas trop en faire, des fonctionnaires sur qui on peut compter et qui ont une vraie vocation de service public, comme d’ailleurs des non-fonctionnaires exploités, mais aussi des non-fonctionnaires qui aiment leur boulot et ne comptent pas leurs heures - dont je fais partie. Non le travail ce n’est pas l’exploitation, le travail c’est bien aussi une manière de se réaliser et si ça ne convient pas eh bien il faut retrouver ses manches pour changer des choses, arrêtons les lamentations et prenons-nous en main ! oui je vous envie vos vacances, oui ce temps de vacance me serait délicieux et utile pour réfléchir un peu, mais non ces vacances ne sont pas plus un dû pour vous que pour les autres…

 
Courageux anonyme
17H29 10/07/2007

Nos vacances SONT un dû vu que notre salaire est annualisé et que l’on gagne beaucoup moins qu’un salairé avec le même niveau qualification dans le privé!!! donc nos vacances nous nous les payons!!!!

 
Courageux anonyme
11H41 10/07/2007

de rien !!!

 
Courageux anonyme
10H04 10/07/2007

Monsieur Romero, si vous souhaitez aider notre profession à redorer son blason, commencez par respecter la grammaire française et évitez « d’avoir pas l’impression  » qu’il y ait une vie en dehors de l’éducation nationale. Tout individu a droit au respect, y compris celui qui travaille avec conscience et compétence à vous fournir les biens de consommation dont vous et les votres avez besoin. Nous enseignants ne sommes pas des martyrs. Nous exerçons un métier difficile, et avons des conditions de travail largement moins pires que bien d’autres catégories sociales. Nous manquons de reconnaissance, vos arguments éculés ne nous ferons rien gagner. Mes respects aux lecteurs de rue89 non enseignants

 
Courageux anonyme
11H01 10/07/2007

Dites donc vous sortez d’où vous?
Je ne suis pas enseignant, et je partage totalement votre opinion.
Mais comme vous pourrez le lire dans tous les commentaires ici, vous faites figure d’extraterrestre!
A la critique est systématiquement opposé le corporatisme, sans que souvent la prose de l’auteur, ne soit passée par le cerveau avant d’appuyer sur le clavier!!
Et malheureusement pour redorer votre blason, ce n’est pas avec votre brochette de collègues ici présents que les préjugés seront combattus!

En tout cas si vous exercez votre sacerdoce avec le discernement et l’objectivité dont vous faites preuve ici, j’aurai bien vous avoir comme prof!!!

 
Courageux anonyme
13H44 09/07/2007

M.Marchenoir je pense que nous parlons à un monde dont les clefs nous échappent… l’esprit d’entreprise est difficile à concevoir pour qui prône « l’esprit de vacance ».

Monsieur Romero, après cet essai je vous propose de nous évoquer prochainement « la vacance de l’esprit ».

 
Courageux anonyme
14H20 09/07/2007

Monsieur, ou bien Madame (votre message étant anonyme)

Je ne partage pas l’avis de l’auteur, mais ;
Enseignant je paye des impôts pour NOS routes, l’éducation de NOS enfants, pour NOTRE sécurité, pour NOS transports, pour NOTRE énergie, pour NOTRE santé, alors de grâce éviter de penser que VOUS nous payez car par NOS dépenses dans VOS entreprises nous participons tout autant à la collectivité.
79 % des enseignants payent des impôts sur le revenue quand 50% de la population en paye, et de plus n’oubliez pas que la TVA (plus de la moitié des recettes de l’état) TOUT le monde la paye.
Éviter VOTRE raccourci ridicule qui renvoi sans doute à une ignorance économique (cette lacune est sans doute, encore une fois, la faute à un enseignant..)

 
Courageux anonyme
14H24 09/07/2007

Monsieur,

Je ne partage pas l’avis de l’auteur, mais encore moins le votre ;
Enseignant je paye des impôts pour NOS routes, l’éducation de NOS enfants, pour NOTRE sécurité, pour NOS transports, pour NOTRE énergie, pour NOTRE santé, alors de grâce éviter de penser que VOUS nous payez car par NOS dépenses dans VOS entreprises nous participons tout autant à la collectivité.
79 % des enseignants payent des impôts sur le revenue quand 50% de la population en paye, et de plus, n’oubliez pas que la TVA (plus de la moitié des recettes de l’état) TOUT le monde la paye.
Éviter VOTRE raccourci ridicule qui renvoi sans doute à une ignorance économique (cette lacune est sans doute, encore une fois, la faute à un enseignant..)

Serge Préon

 
Courageux anonyme
15H13 09/07/2007

Monsieur,

Je ne partage pas non plus le point de vue de l’auteur.
Je partage en quelque sorte le votre.

Cependant pourquoi faut-il toujours que souffle un esprit corporatiste outrancier lorsque l’on tape sur les doigts d’un « collègue ».
Tout à fait honnêtement je ne pense pas que ce que vous nommez « un raccourci ridicule » vous soit personnellement adressé, ni bien sûr adressé au « corps » enseignant dans son ensemble.
Tout le monde est d’accord pour dire que, comme tout un chacun, les fonctionnaires participent à l’économie du pays.
Il n’est pas question, du moins je le ressens comme ça, de faire de l’anti prof primaire.
Et n’oubliez pas comme vous le signalez « 79% des enseignants […] contre 50% paye des impôts » c’est aussi que le métier d’enseignant dont on voudrait nous dire qu’il est extrêmement dévalorisé, ne le serait peut-être finalement pas tant.

J.M LEPREUX

 
Courageux anonyme
20H24 09/07/2007

« un esprit corporatiste outrancier », pas le moins du monde, j’aime simplement donner un complément aux raccourcis qui sont souvent l’apanage des slogans qui « claquent » sans aucunes réalités ni politiques, ni économiques, ou encore moins sociales. Et les raccourcis intellectuels, ou leurs modestes compléments, s’adressent ici à ceux qui les lisent sans connaitre leurs corporations.

Pour information (une nouvelle) vous payez en France des impots à partir de 1050 euros par mois, vous parlez de valorisation (!!!)

Bien à vous, Mr J.M Lepreux

Serge Préon

 
Courageux anonyme
00H34 10/07/2007

Voilà ne pas voir plus loin que le bout de son nez!!

Quand on espère que la corporation, puisqu’il faille lâcher le mot, le corps professoral qui devrait se soucier plus de l’avenir de nos enfants que de leur nombril nous renvoie à une cinglante réalité voire vérité -même si aucun d’entre nous ne la détienne, évidement- ne se soucie guère que de son bien être…
Vous nous ramenez à la triste réalité, et oui soyez en conscient Monsieur, 50% de la population française ne gagne pas 1050 euros par mois…
Et après vous voudriez que nous pleurions sur votre sort?
Bonnes vacances et pensez à ceux qui demain se lèveront…Monsieur PREON, et qui à cette heure-ci (00h27) rentrent du travail…

 
Courageux anonyme
08H36 10/07/2007

Monsieur,

Si le ridicule devait être palmé, je vous décernerai la palme d’or.
Car si je vous suis, nous devons nous satisfaire de nos conditions vis à vis de ce qui ont moins, donc tirer la couverture vers le bas. Dans ce cas je pourrai, suivant votre raisonnement vous rétorquer « soyez heureux de rentrer à 00h27 du travail » car vous avez un travail alors que d’autres en non pas. Ou que vous mangez quand d’autres meurent de faim etc…
Non monsieur je ne m’en satisfait pas et estime qu’il vaut mieux tirer la couverture vers le haut que vers le bas, au risque de vous décevoir une nouvelle fois.

Salutations,

Serge Préon

 
Courageux anonyme
10H45 10/07/2007

Il semble que vous fassiez du cliché de comptoir, votre spécialité!
Il n’est pas question de tirer la couverture vers le bas, il est juste temps de réaliser que, loin d’être un privilégié j’en conviens, vous n’êtes pas parmi les plus malheureux.
Pourquoi faut-il toujours que rameniez tout à votre condition, ouvrez les yeux vous n’êtes pas seul!

 
Courageux anonyme
10H59 10/07/2007

Ai-je un seul instant parler de « malheureux », je vous serai grè de bien vouloir ne pas travestir mes mots pour servir vos réponses.

Serge Préon

 
Courageux anonyme
15H13 09/07/2007

tiens revoilà monsieur marchenoir qui continue de broyer du noir.
mais non, bob, t’inquiètes pas les gens comme nestor ne vont pas marcher sur tes plates bandes de chefaillon, tu peux camper tranquille…
non, ils se mettent chaque jour debout devant le tableau (noir) le corps entièrement présent, face à 30 autres que soi même, avides, rétifs, anxieux, pour leur donner la gourmandise du savoir. sais tu ce qu’est cette fatigue-là, la maitrise des nerfs, l’arêne de la classe, le combat de chaque minute pour instaurer la confiance et l’appétit de connaître …
non, bob, aparement tu ne connais pas, tu ne sais pas la joie de ce sacerdoce et ses servitudes. tu ne sais pas servir des intérêts plus grands que les tiens. tu es ignorant. tu devrais retourner en classe, pour peu que quelqu’un veuilles de toi …
y’a des volontaires????

 
Courageux anonyme
17H44 09/07/2007

Yesss!
Sauf que M. Marchénoir broie du rouge et du rose! Et pour en finir avec ce troll, je lui conseille de se présenter au CAPES ou à l’Agreg! C’est un concours et s’il est admis, il pourra parler d’un boulot qu’il ne connait pas, sauf par son « expérience » d’élève!

 
Courageux anonyme
13H02 10/07/2007

C’est la première fois que je viens jeter un oeil sur ce site qui me semblait devoir être novateur…mais je suis plutôt consterné de voir qu’un enseignant lui-même arrive à produire autant de fautes d’orthographe en si peu de lignes, indépendamment du contenu: autant se tirer une balle dans le pied, rien de tel pour discréditer l’Education Nationale … Etait-ce vraiment le but recherché? Il pourrait vite être atteint (un collègue affligé de constater qu’il faudrait reprendre de volée un autre prof comme un de ses élèves!!)

 
Courageux anonyme
16H21 09/07/2007

Il faut arrêter de croire que les fonctionnaires sont des oisifs improductifs, surtout que cela fait des dizaines d’années que l’on est dans une société de services (le fameux secteur quaternaire).
Le jour où l’état ne pairea plus de fonctionnaires, il faudra que chacun paye les services administratifs dont il a besoin : il faudra payer pour rouler sur la route qui a été goudronnée par telle entreprise, il faudra payer pour que nos enfants fassent des études (mêmes maternelles !), il faudra payer pour que l’on intervienne pour te sauver la vie, mais chacun ne paiera que ce su’il doit. Et là, il faudra mieux être riche et en bonne santé que pauvre et malade.
Je suppose que ceux qui sont contre les fonctionnaires sont riches et/ou en bonne santé.

 
Courageux anonyme
21H09 09/07/2007

J’aime beaucoup ce que vous dites là :)

 
Courageux anonyme
16H43 09/07/2007

Si nous sommes payés, cher Monsieur, ce n’est pas pour nous faire plaisir, mais pour que vous ayez du personnel à broyer dans votre machine à entreprendre. Nous dépendons de vous? Oui, tout comme vous dépendez de nous. Merci de le reconnaître, on pourra alors peut-être débattre plus sérieusement.

 
ada
16H46 09/07/2007

précision sur le message précédent : s’il n’est pas signé, c’est par inadvertance, et il s’adresse à M. Marchenoir!

 
17H02 09/07/2007

Yo, ça l’a mis en colère Robert !
A cré vingt diou d’bande d’fainéants d’anarchistes qui veulent plus rien fout’ !
Quand j’pense qui faut que j’paye pour des zigomarts pareils !
Dans des camps tout ça ma bonne dame, dans des camps !

Mais, on peut aussi réfléchir sur l’idée de faire moins, mais mieux.

On peut aussi penser que l’esprit d’entreprise existe peut-être chez l’employeur, beaucoup moins chez les employés, surtout avec la vaporisation des entreprises que l’on vit de nos jours.

On peut aussi penser qu’il est bien que des professeurs essaient de contrebalancer le pouvoir de la publicité et d’une consommation qui elle surtout mériterait peut-être une psychothérapie

 
Courageux anonyme
17H12 09/07/2007

y’en a qui n’en ont vraiment jamais marre de taper sur le crâne de ceux qui ont passé des années leur transmettre les instruments sans lesquels ils ne seraient rien aujourd’hui. ingrats!
mais c’est par esprit de vengeance sans doute, parce qu’ils représentent justement, c’est assez net à vous lire, monsieur, quelques cas d’échec du corps professoral.

 
Courageux anonyme
17H41 09/07/2007

Supprimons les profs et y aura plus d’entreprises!
Plus de profs, plus d’éducation, plus de matière grise à nourrir.
Retour à la case départ de la préhistoire… et exploitation primitive de l’homme par l’homme.

 
Courageux anonyme
18H09 09/07/2007

Et s’ils n’étaient pas là les profs… Comment feriez-vous pour écrire vos propres inepties dans Rue 89?

Et si ils sont capables « d’inculquer leurs fantasmes maladifs à des générations d’élèves, et les plomber pour la vie », j’espère que vos enfants, si vous en avez ne sont pas dans un de ces horribles établissements publics où ils pourraient être en contact avec ces monstres !

Bref… la discussion pourrait être longue. Le fait est que vous êtes certainement jaloux des professeurs. Mais ça, c’est inavouable pour un ouineur comme vous… « être au service des élèves ? et puis quoi encore ! »

C’est grâce à des gens comme vous que les profs ont perdu tout autorité sur leurs élèves et ne peuvent plus assurer leur mission d’éducateurs…
Les premières victimes en sont, bien sûr, vos enfants.

Le pire dans tout cela est que je ne suis pas professeur et que je me destine à être un ouineur comme vous… Mais moi, j’ai l’honnêteté de reconnaitre que sans mes profs, je n’en serais pas là !

PAD

 
Courageux anonyme
19H10 09/07/2007

L’esprit d’entreprise, ce n’est pas là le problème.

Le travail reste une aliénation dont chaque salarié ressent les effets (stress, angoisse face au risque de précarité ou de licenciement, fatigue, démotivation après des années de stagnation des salaires), à l’exception bien sûr de quelques cadres supérieurs rémunérés en bonus et stock-options (CE, jetez donc un coup d’oeil aux bénéficiaires du plan d’épargne entreprise de votre société…), professions libérales habituées à ne déclarer que la moitié - pour les plus citoyens de leurs représentants - de ce qu’elles empochent, et habitués des jetons de présence des CA.

Ceux-là ont plus l’habitude de faire travailler les autres qu’eux-même, et se permettent de donner des leçons d’économie, de productivisme, d’efficacité, ou que sais-je encore, au reste du monde, feignant d’ignorer que la durée moyenne de travail hebdomadaire est de 39h en France, contre 34 aux USA et 32 en Grande-Bretagne*. Comme Alain Minc dans son jet privé, ils refusent de reconnaître que les richesses produites par la nation le sont par la collectivité dans son ensemble, et non par quelques individus frappés par la grâce de Saint-Adam Smith.

A ce propos d’ailleurs, un fonctionnaire (d’Etat, des collectivités locales, des établissements publics) est également un consommateur et un contribuable, dont les dépenses de Français moyen assujetties à la TVA (achat de l’habitation principale, caddie rempli chaque semaine à Auchan ou Carrefour, une nouvelle voiture tous les 5-7 ans, une deuxième voiture pour madame qui travaille également, frais d’éducation, loisirs et culture), les cotisations sociales (CSG), les versements mensualisés d’impôt sur le revenu, de taxe foncière et de taxe d’habitation constituent autant de bonnes raisons pour que le marché et l’état n’aient aucun intérêt à faire disparaître ce redoutable agent économique !

Pour finir, rappelons aux tristes sires éructant, comme en 36, contre les « congés payés », que les vacances restent un moment amplement mérité pour le salariat qui ne doit certainement pas être culpabilisé pour ce à quoi il a droit : que son patron lui foute la paix pendant trois à cinq semaines !

*Sources : statistiques britanniques : www.statistics.gov.uk - françaises : www.insee.fr - USA :
ftp://ftp.bls.gov/pub/suppl/empsit.ceseeb1.txt - B-1. Employees, nonfarm, by sector et ftp://ftp.bls.gov/pub/suppl/empsit.ceseeb2.txt - B-2. Weekly hours, nonfarm, by sector

 
Courageux anonyme
00H48 10/07/2007

Whaooo!!
La vache j’avais pas autant rit depuis un moment!!
Ah bon ce n’était pas de l’humour? vous êtes sérieux?
Mais au fait vous venez de quelle planète?
Tiens je vais prendre quelques vacances, c’est d’actualité, et c’est bien mérité. Autant de conneries d’un coup, ça épuise…

 
Courageux anonyme
14H35 10/07/2007

Mais que c’est terre à terre tout cela.
En résumé, une armée de laborieux trime nuit et jour pour se payer le luxe de 1.3 millions de fonctionnaires de l’éducation nationale.
Pourquoi tant de haine dans vos propos à l’égard d’un homme qui n’exprime que l’idée d’une société différente de votre schéma habituel: travail, création de richesses, consommation.
La vie ne doit-elle se résumer qu’à ce triptyque ?
Ne sont-ce pas plutôt les malades du travail, les obsédés de la richesse, les compulsifs de la consommation qui mériteraient une bonne psychothérapie ?
Allez, un petit effort de reflexion pour élever un peu le débat.

 
Courageux anonyme
14H35 10/07/2007

Mais que c’est terre à terre tout cela.
En résumé, une armée de laborieux trime nuit et jour pour se payer le luxe de 1.3 millions de fonctionnaires de l’éducation nationale.
Pourquoi tant de haine dans vos propos à l’égard d’un homme qui n’exprime que l’idée d’une société différente de votre schéma habituel: travail, création de richesses, consommation.
La vie ne doit-elle se résumer qu’à ce triptyque ?
Ne sont-ce pas plutôt les malades du travail, les obsédés de la richesse, les compulsifs de la consommation qui mériteraient une bonne psychothérapie ?
Allez, un petit effort de reflexion pour élever un peu le débat.

 
Courageux anonyme
11H36 11/07/2007

Vous parlez d’arrogance en montrant du doigt ce professeur ?! Vous avez oublié de balayer devant votre porte, d’autant plus que vous ne vous remettez aucunement en question pour vous permettre de prendre la place du psychothérapeute en recommandant une thérapie et en jouant à votre jeux je me permets d’écrire que c’est peut être un acte manqué de votre part pour vous mener vous-même à cette thérapie, tant votre métier capitalisant vous fait perdre la tête ! lol Allez un peu d’humour que vous ne semblez pas avoir. Psycho -rigidité ? lol Non je ne prétends pas faire de diagnostic professionnel. La perche railleuse était tendue lol

Cela dit, vous parlez des entreprises qui payent des impôts et qui payent les acteurs de l’Education Nationale par cet intermédiaire, certes, mais n’oubliez pas que les professeurs payent aussi leurs impôts, et qu’ils n’ont pas de treizième mois, eux. :)

Il n’y a pas à mon sens à se mettre en confrontation belliqueuse entre entreprise et école, elles sont complémentaires, sauf bien sûr quand l’une cherche à dominer et exploiter l’autre en utilisant les plus naïves âmes des scolaires pour les transférer au plus vite au travail professionnel, avec petite qualification, et surtout le moins possible de culture générale (et oui hein, ces petites mains ne doivent pas penser de trop sinon il y a un risque de refus du travail lequel est le plus souvent dévalorisant et/ou sans possibilité d’évolution et/ou sous payé - sisi souvent ! d’autant plus que des élèves en apprentissage permettent à l’employeur pendant deux ans de ne payer aucune charge sociale, et de donner un salaire de 50 % du SmiG à son jeune apprenti…autant dire que le nombre de « salariés » va diminuer à l’avenir…je vous laisse le soin de prendre conscience de l’éthique des acteurs d’entreprise et de celle des acteurs de l’école.

 
Courageux anonyme
11H37 11/07/2007

Vous parlez d’arrogance en montrant du doigt ce professeur ?! Vous avez oublié de balayer devant votre porte, d’autant plus que vous ne vous remettez aucunement en question pour vous permettre de prendre la place du psychothérapeute en recommandant une thérapie et en jouant à votre jeux je me permets d’écrire que c’est peut être un acte manqué de votre part pour vous mener vous-même à cette thérapie, tant votre métier capitalisant vous fait perdre la tête ! lol Allez un peu d’humour que vous ne semblez pas avoir. Psycho -rigidité ? lol Non je ne prétends pas faire de diagnostic professionnel. La perche railleuse était tendue lol

Cela dit, vous parlez des entreprises qui payent des impôts et qui payent les acteurs de l’Education Nationale par cet intermédiaire, certes, mais n’oubliez pas que les professeurs payent aussi leurs impôts, et qu’ils n’ont pas de treizième mois, eux. :)

Il n’y a pas à mon sens à se mettre en confrontation belliqueuse entre entreprise et école, elles sont complémentaires, sauf bien sûr quand l’une cherche à dominer et exploiter l’autre en utilisant les plus naïves âmes des scolaires pour les transférer au plus vite au travail professionnel, avec petite qualification, et surtout le moins possible de culture générale (et oui hein, ces petites mains ne doivent pas penser de trop sinon il y a un risque de refus du travail lequel est le plus souvent dévalorisant et/ou sans possibilité d’évolution et/ou sous payé - sisi souvent ! d’autant plus que des élèves en apprentissage permettent à l’employeur pendant deux ans de ne payer aucune charge sociale, et de donner un salaire de 50 % du SmiG à son jeune apprenti…autant dire que le nombre de « salariés » va diminuer à l’avenir…je vous laisse le soin de prendre conscience de l’éthique des acteurs d’entreprise et de celle des acteurs de l’école.

 
Courageux anonyme
19H59 09/08/2007

Les impôts paye ton patrons et les nantis de riches fait prof et premièrement tu verras les conditions de travails qu’ils ont et les salaires désastreux dont ils (soit disant) profitent !!!

Allez !!! au boulot !!! tu as voté pour çà, faignant !!!