Les Echos se mobilisent pour conserver leur indépendance
« C’est la bonne marche de la presse économique qui risque d’être remise en cause. » Pour expliquer l’absence de parution du quotidien économique ce mercredi, les journalistes des Echos ont fait part de leur « surprise » et de leur « colère ». Pearson, l’actuel propriétaire, n’a retenu aucune proposition parmi celles qu’ils ont avancées pour assurer leur indépendance éditoriale. De mauvaise augure à l’aube d’un rachat de plus en plus probable par Bernard Arnault.
L’arrivée de l’industriel français est perçue comme une menace au sein de la rédaction des Echos. Rédaction qui a constitué un catalogue de propositions pour éviter que d’éventuelles pressions n’entravent son travail à l’avenir. Mais le groupe britannique Pearson y a opposé une fin de non recevoir, avançant d’autres mesures loin de satisfaire la Société des journalistes (SDJ) des Echos et son président, Vincent de Féligonde. (Voir la vidéo.)
Point de discorde donc, la nomination de trois administrateurs indépendants au sein du conseil de surveillance. La SDJ déplore que Pearson entende les faire nommer par l’actionnaire lui-même. Et les rumeurs de censures qu’Arnault aurait exercées à La Tribune, l’autre grand quotidien économique français qu’il détient déjà, ne les rassurent pas.
La rédaction des Echos propose, en lieu et place de ces nominations, la création d’un comité éditorial, dont la principale attribution serait un droit de veto sur la désignation du directeur de la rédaction.
Mais surtout, la SDJ proteste contre le comité des réclamations. Proposition de Pearson, ce comité permettrait à un journaliste d’exercer sa clause de conscience à partir de trois réclamations différentes dans une période de 18 mois. « Si chacun des 220 journalistes subit deux pressions, calcule ironiquement Vincent de Féligonde, il pourrait donc y avoir 440 censures en toute impunité en moins d’un an et demi. »
Face à Arnault, d’autres repreneurs auraient pu apparaître. « On a été très choqués d’apprendre que l’on était rentré si vite dans le cadre de négociations exclusives entre LVMH (le groupe de Bernard Arnault, ndlr) et Pearson, s’offusque la SDJ. De nombreuses personnes nous contactent pourtant, mais leurs offres sont balayées d’un revers de main par la direction. »
En attendant que d’autre dossiers soient éventuellement mis en avant, Les Echos vont reparaître jeudi « parce que notre première fonction est tout de même d’informer les lecteurs », argumente Vincent de Féligonde. Des lecteurs qui pourront également découvrir de nouvelles contributions de personnalités qui soutiennent le journal dans sa lutte.
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Foutaises que tout ça ! le président sarko est un ardent défenseur de la liberté de la presse, d’ailleurs il n’arrête pas de le prouver.
les pressions sur la presse en France n’existent pas. Ceux qui osent prétendre le contraire sont des opposants à la Démocartie.
D’ailleurs, qu’avons nous à craindre ? sarko est le GARANT des Libertés en France.
Comment disent ils encore à l’ump ? « les Français ont choisi clairement le changement.... »
je suis un sarkoziste convaincu, car sarko est le Sauveur de notre nation.
D’ailleurs on devrait mettre en prison tous ceux qui oseraient penser le contraire...ils ne respectent pas le choix de la majorité des Français.
aah si on avait pu les détecter, ceux-là, pendant leur enfance, d’après leurs gènes, on aurait pu les mettre à l’écart plus tôt.




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