Pour "l'après-pétrole", les biocarburants sont un leurre

Les industriels commencent à penser à "l'après-pétrole". En effet, s'il est une énergie qui n'est pas renouvelable, c'est bien le pétrole dont les réserves sont estimées, si la consommation mondiale se maintient ainsi, à une cinquantaine d'années tout au plus. Les prix du pétrole flambent et la recherche avance...

Beaucoup croient avoir trouvé la solution miracle: les biocarburants, combustibles renouvelables produits à partir de végétaux tels que la canne à sucre, le soja, le maïs... Comment ne pas y avoir pensé plus tôt? La combustion des huiles et alcools produits dégage du CO2 (dioxyde de carbone) aussitôt utilisé par les végétaux cultivés dans la photosynthèse: bilan pour l'effet de serre: NUL.

Nul? Mais dans quel sens? Regardons-y de plus près, à l'instar d'Eric Holtz-Giménez qui, dans le Monde diplomatique de juin 2007, dresse un bilan sur les mythes des biocarburants. En Europe, il est prévu que les combustibles issus de la biomasse atteignent 20% des besoins en 2020. Pour atteindre cet objectif raisonnable en apparence, il faudrait que l'Europe alloue non moins de 70% de ses terres cultivables pour couvrir ces besoins. Pour les Etats-Unis c'est la totalité des récoltes de soja et de maïs qui devrait être transformée en biocarburant... Impossible à moins de ne plus se nourrir. Ou alors, il faut chercher des terres ailleurs, et comme le suggère l'OCDE, se tourner vers les pays du Sud...

La culture de plantes destinées à la production de biocarburants produit, nous dit-on, 12 emplois pour 100 hectares cultivés. Bonne nouvelle? Pas forcément, car pour cela il faut prendre sur les cultures vivrières familiales. Or, sous les tropiques, 100 hectares dédiés à l'agriculture familiale créent 35 emplois... Les grandes firmes commencent sérieusement à penser à expulser les petits producteurs de leurs terres, au Brésil, en Argentine, au Paraguay et à l'est de la Bolivie.

Selon la FAO (Food and Agriculture Organization), il y a assez de nourriture dans le monde pour alimenter tous les habitants, mais 824 millions d'habitants continuent de souffrir de la faim. Que va-t-il se passer si on alloue des surfaces agricoles des pays du Sud à la culture de plantes à biocarburants? Déjà, le Mexique est obligé aujourd'hui d'importer 30% de son maïs des Etats-Unis, provoquant une montée des prix de cette céréale jamais atteinte jusqu'alors, et du même coup une flambée des prix de la tortilla, plat de base de la population.

Les biocarburants, poursuivent leurs défenseurs, peuvent nous sauver de l'effet de serre: il faut bien trouver des solutions pour continuer à vivre à ce rythme... Pourtant, si l'on considère le bilan global de la production de biocarburants, depuis le défrichage jusqu'à leur utilisation dans les transports, les réductions de gaz à effet de serre sont annulées par les effets, plus importants, de la déforestation, du drainage des cultures, des incendies, des pertes de carbone au sol. Et en réalité, chaque tonne d'huile de palme émet autant de dioxyde de carbone que le pétrole!

Les cultures intensives, les épandages d'engrais ont eu pour conséquence de faire doubler le niveau d'azote biologiquement disponible sur Terre, contribuant aux émissions d'oxyde nitreux, gaz à effet de serre 300 fois plus puissant que le CO2. De plus, dans les zones tropicales, où les projets de culture de plantes à biocarburants sont les plus importants, les engrais ont 10 à 100 fois plus d'impact que dans les régions tempérées. Un litre d'éthanol requiert 3 à 5 litres d'eau pour être produit, et génère jusqu'à 13 litres d'eaux usées nécessitant elles-mêmes 113 litres de gaz naturel pour être traitées...

Le Brésil vient de reclasser 200 millions d'hectares de forêts tropicales, zones humides et prairies, en "terres dégradées" aptes à la culture. En Indonésie et en Bolivie, les plantations de palmiers à huile et de soja sont les principales causes de la déforestation. La Malaisie, premier producteur mondial d'huile de palme, a déjà perdu 87% de ses forêts tropicales et continue de défricher... Effectivement le bilan écologique est NUL. Archinul.


A lire:
Un prix du pétrole élevé signifie aussi moins à manger
Tribune de la présidente du Programme alimentaire mondial à Paris.



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Courageux anonyme
10H19 05/07/2007

Il y a des vérités qu'il est toujours bon de rappeler.
Ainsi parle-t-on de voitures "écologiques" lorsque l'on évoque les véhicules électriques. Il ne faut pas oublier que l'électricité de vient pas de nulle part : elle a été produite. Et si ce n'est en brûlant du pétrole ou du charbon, c'est sans doute en produisant quantité de déchets nucléaires qu'il faudra stocker pour quelques millions d'années.
J'ai même entendu certains parler de véhicules "propres" en évoquant les voitures GPL ou GNV. Tous ces gaz brûlés partent pourtant bien dans l'atmosphère.
Mais bon : tant que ça fait vendre...

 
11H54 05/07/2007

En fait, que nous nous sentions concernés ou non par le réchauffement de la planète, la famine, l'érosion des sols, un problème subsiste : nous ne pouvons pas envisager une seconde de nous passer de notre véhicule!!! Car la société moderne base son fonctionnement sur le transport individuel, que ce soit pour acheter son pain, aller travailler, partir en vacances, il est difficilement pensable de se passer de son automobile.

Il est par contre très urgent que l'on arrête de produire des vehicules de plus en plus lourds, de plus en plus puissants, et de fait de plus en plus polluants.

Certes, les constructeurs rétorqueront qu'à puissance égale, un véhicule d'aujourd'hui pollue 2 x moins qu'un modèle qui a 20 ans.
Mais ce bilan est totalement nul, voire inversé si le véhicule moyen d'aujourd'hui est 2 à trois fois plus puissant que celui d'il y a 20 ans.

Si l'on prend l'exemple de la familiale bourgeoise des années 60, à savoir une Peugeot 403 : celle-ci pèse 900 kg, consomme 10 litres aux 100 km et développe 50 chevaux.
Il serait tout à fait envisageable de produire un véhicule équivalent, pesant moins lourd et consommant 4 litres aux 100 km.

Au lieu de cela, on trouve maintenant chez Peugeot (et chez les autres constructeurs bien entendu) des berlines pesant pas loin de 2 tonnes et développant près de 180 chevaux.

Alors avant de changer son véhicule, c'est au consommateur d'interpeller le concessionnaire automobile à propos de la pollution de son nouveau 4x4 familial", sinon, qui d'autre le fera.

 
Courageux anonyme
18H55 05/07/2007

IL faut se souvenir qu'au dela de la bagnole qui ne compte que pour une partie des emissions de Gaz a effet de serre, il y a le transport routier et aérien, le chauffage des habitations, l'agriculture mécanisée, l'industrie.

C'est tout notre mode de vie qui repose sur le pétrole. On mange pétrole, on boit pétrole, on s'habille pétrole, on s'amuse pétrole. Du matin au soir, chaque geste que nous faisons consomme du pétrole. Même la "sécurité" consomme du pétrole.

Par exemple, le plus gros émetteur de GES au monde est l'armée des états unis.

 
Courageux anonyme
08H42 08/07/2007

Vous perdez de vue un tas de facteurs !

L'énergie électrique, dans de nombreux pays commele Canada, est quasi gratuite et non polluante, dans la mesure où elle provient à 90 % de centrales hydro. C'est le cas partout où le relief est suffisant, ou encore où les marées conviennent à d'autres types de centrales hydro.

Le gaz équipant des voitures, comme celui utilisé pour le chauffage, est non polluant et ne brûle pas de CO2 pour son acheminement (gazoduques).

Le nucléaire de la nouvelle génération consommera infiniment peu, et laissera donc très peu de déchets, et de bien moindre radioactivité.

Bref, faut suivre ... :-)

 
Courageux anonyme
11H13 05/07/2007

La ruée sur les biocarburant a un coût humain et écologique non négligeables et sont loin d'être la panacée annoncée. Il suffit de penser à ce qui arrive au Mexique dont la population la plus pauvre souffre de la hausse du prix du maïs -aliment de base- importé majoritairement des Etats-Unis. Or les Etats-Unis produisent désormais des biocarburants à base de maïs : les cours s'envolent.
Au brésil, c'est aussi la canne à sucre qui est cultivée à cette fin, dans des exploitations dont plusieurs journalistes dénoncent les conditions de travail inhumaines, où l'on reparle d'esclavage. Le tout au nom des biocarburants, de l'écologie et du "rouler-propre".
Heureusement, des personnes altruites m'ont rappelé que grâce à cela, ces journaliers ont du travail !
On marche sur la tête, et on marche sur la vie de beaucoup d'hommes.
Et dire que l'on entend comme argi

 
Courageux anonyme
11H50 05/07/2007

Le pétrole etant aussi fait a partir de vegetaux décomposés, c'est donc aussi un biocarburant.

Une belle arnaque ces biocarbu.

 
Courageux anonyme
17H54 27/08/2007

L’intoxication mentale mondiale

A la fin du 18° siècle et au début du 20°, circulaient des hypothèses farfelues pour expliquer l’incompréhensible. On notera :

- le fluide calorique que les lois de Joule vont anéantir mais qui restera dans les esprits littéraires pour faire croire à la pompe à chaleur aux rendements supérieurs à l’unité.
- Le mouvement perpétuel pour lequel il faudra attendre le début du 20° siècle pour voir refuser les brevets par l’Institut de la propriété industrielle.
- La génération spontanée que seul le grand Pasteur réussit à éradiquer.
- L’effet de serre provoqué par des gaz erratiques particuliers ce qui entraînait la notion de lévitation des gaz lourds par convexion, dilution et courants d’air.

De nos jours ne subsistent de ces ragots d’ignares, que la pompe à chaleur et l’effet de serre.

De ces deux là, seul l’effet de serre connaît une exploitation commerciale en devenir. Cette exploitation est concentrée sur le gaz carbonique qui nourrit nos végétaux, avant de nourrir les hommes et les animaux.

Comment gagner de l’argent avec le gaz carbonique ?

La Société l’Air Liquide, un de nos meilleurs placements boursiers dits « de père de famille », vous communiquera les cours de vente au détail du CO2 comprimé dans des bouteilles d’acier.
Le CO2, sans être rare par rapport à la demande, ne se trouve pas disponible n’importe où. On peut le récupérer, assez propre, dans les cuveries de fermentation. Moins pur, vous le trouvez sortant des sols volcaniques. Alors, direz-vous, pourquoi ne pas le prendre là où il est sensé provoquer le réchauffement climatique en vitrifiant notre atmosphère, par convexion ou dilution ?
Parce que, à raison de trois litres de CO2 pour 10000…litres d’air, ce n’est pas une mince affaire. Rendez vous compte, c’est comme s’il vous fallait trouver trois billes noires insérées dans un tas de neuf mille neuf cent quatre vingt dix sept billes blanches, du même diamètre. C’est ce qu’on appelle chercher une aiguille dans une botte de foin.

« Mais ! Monsieur ! Vous n’allez pas me faire croire qu’il n’y a que trois billes noires dans près de dix mille billes blanches pour changer le climat. Il y en aurait-il le double, soit 200% que cela ne changerait rien à la chose. Donc vous me mentez et les « scientifiques » du GIEC rectifieront vos mensonges »

« Ah bon ! Vous ne voulez pas me croire parce que vous ne voulez pas apprendre les propriétés des gaz ? »

« Non Monsieur ! Je ne vous crois pas parce que vous n’êtes pas le patron du CNRS, ni de l’ADEME. Tous les dirigeants politiques le confirment. C’est même écrit dans les journaux »

« Alors si c’est écrit dans le journaux c’est que c’est vrai. Donc, désormais, vous paierez pour récupérer un gaz que les autres vendront »

« Non Monsieur « ils » ont déjà commencé à le stocker dans la terre et ce n’est pas pour le vendre »

« Ah Bon ! Mais dites-moi : j’ai besoin de l’échelle ; Tenez bien le pinceau.

Des dérives encore plus graves : les biocarburants

« Parfaitement, les journaux le disent : la France est toujours en retard, même sur le Brésil qui roule au sucre de canne. Pardon à l’éthanol »
« Détrompez-vous cher Monsieur et un peu de patriotisme ! Que diable ! En effet, dès 1938 la France carburait à l’alcool et pas seulement dans le pinard et le pastis. Les excédents vinicoles et les marcs des vendanges étaient distillés. Ce n’était pas une mesure économique, mais politique, si on ne voulait pas voir le Sud vinicole se révolter avec violences. C’était déjà arrivé. Cet alcool était additionné à l’essence pour livrer un carburant au rabais appelé CARBURANT NATIONAL. Il était considéré, à juste titre, comme une belle saloperie. La consommation augmentait, le moteur peinait, n’avait plus de reprise, d’autant plus que les véhicules français étaient sous-puissants donc d’un très mauvais rendement, puisqu’il fallait les pousser à leurs limites. Vous voyez qu’on n’a pas attendu les Brésiliens et qu’on en a tiré une leçon qu’ils tireront plus tard à leur tour »

Ce qu’on a fait en 1938 pour nos vignerons, l’Etat moutonnier s’apprête à le refaire pour nos betteraviers, enfants gâtes du blocus continental napoléonien. On va même l’étendre à toute l’agriculture en comblant les jachères imposées par l’EUROPE de Bruxelles.

Intoxications financières

Quand les services de l’Etat prétendent chiffrer leurs projets insensés, la même démarche les conduit à truquer tous les chiffres et de refuser de comparer ce qui est comparable.
Ainsi des biocarburants dont le prix de revient hors taxes est comparé au prix de l’essence à la pompe.
Ainsi des éoliennes qui s’amortissent sur un prix du KWH supérieur aux prix du KWH payé par l’abonné à l’EDF. Ce cadeau qui leur est fait est payé par le consommateur.

Curieuse démarche de la pensée universelle. Nos « Marie Chantale » de l’écologie nous bourrent le mou avec l’appui des médias. Incapables de faire un simple calcul énergétique ou financier ils plaident pour éradiquer la « faim dans le monde » en conseillant aux affamés de produire un mauvais carburant plutôt que de la nourriture.
Il y a quelques années, la presse spécialisée dans le sensationnel, pseudo scientifique, celle qui répand les âneries de l’effet de serre, claironnait qu’on avait réussi à extraire ou synthétiser des protéines à partir du pétrole. Les mêmes plaident, maintenant, pour transformer notre nourriture en carburant. Il faut vraiment que le lecteur ait une toute petite cervelle pour ne pas s’apercevoir qu’on se « paie sa tête ».
Gille de Gennes vient de mourir. Sa grande âme n’aurait pas admis ces supercheries. Mais il n’est pas seul à refuser de suivre les papagalos de l’écologie officielle. Malheureusement, il y a tant de craintifs qu’on n’est pas à la veille de les entendre.

Les Paniquards intéressés

Qui sont-ils ?
On les appelle des « scientologues ». Façonnés à la sauce enseignante de 1968, ils ont été formés aux disciplines abâtardies par les débauches sémantiques des fameuses mathématiques modernes, censées ouvrir à tous l’accès facile aux sciences. On les appelle météorologues, climatologues, astrologues, tous adeptes des sciences divinatoires.
De leurs études, ils ont retenu des formules sans comprendre ni essayé de comprendre les sciences qu’on leur enseignait si mal.
Cela a commencé dès l’école primaire. Il suffit de comparer les vieux livres de « leçons de choses » d’avant et d’après 1968.
A ces ectoplasmes de scientifiques on a donné des chefs formés à Science Po et Normale Sup dans les disciplines littéraires rénovées à l’ENA par un vernis de droit public.
Une campagne gigantesque, mondiale, d’intoxication, a été lancée avec toute la puissance des médias. Que ce soit pour un motif charitable ou salvateur, un seul but : des crédits, du pognon. Pourtant, tout ce qui avait été découvert aux siècles précédents l’a été sans ces fameux crédits.
De CROZEMARIE à nos grands patrons du CNRS jusqu’à ce Ministre surnommé « le docker de Somalie », il n’y a pas loin. L’important n’est pas de posséder mais de disposer. Voyages, voitures, hôtels de luxe Etc.…
Oui ! Mais la recherche a besoin d’argent ? Comment utilise-t-elle cet argent ? Lisez les bilans, ceux des officines de recherche et ceux des professionnels de la charité. Recomptez ce que dépensent les fameux Chefs Chercheurs ou Présidents charitables dans le « tourisme universitaire », dans les « séminaires », « colloques » « voyages d’études ». Ces gens-là se feraient sodomiser pour un billet d’avion, une note de frais, car, ces manifestations se font de préférence dans les hauts lieux du tourisme, le plus loin possible sous les tropiques. Ou alors, on leur paie de beaux bateaux, croisières à la clé.
Déjà, la République, dans le passé, a financé ce type de tourisme scientifique « bidon ». On a encensé Charcot, médecin allergique à la médecine, yachtman refoulé, navigateur approximatif, auto proclamé Commandant, et son inutile POURQUOI-PAS, financé par le contribuable et naufragé avec lui. ESTIENNE a repris le flambeau. L’océanographie est aussi un prétexte à de bien belles croisières.
Pour entretenir la pompe à finances, rien de tel que de flanquer la panique. Quand il a la trouille, le contribuable est bien plus malléable ? Pour cela, on va chercher dans le showbiz, les HULOT, les BARNIER,…. Ils sont légion à courir après la manne électorale et ses prébendes. Sans chercher bien loin, on en trouve aussi à l’Académie des Sciences, de toutes les sciences, de tous les pays du monde.

« Pigeons de tous les pays: unissez-vous…Et payez »

 
Courageux anonyme
14H09 05/07/2007

le pétrole pullule . on se prépare à subventionner une autre forme d'agriculture que Bruxelles ne veut plus subventionner .Pourtant avec les lisiers et les pets aux methanne des vaches on pourrait en faire tourner des centrales thermiques !!!!! et rouler des voitures et chauffer des maisons , sans compter sur la chaleur animale perdue.

 
14H49 05/07/2007

Sans oublier qu'à partir du moment où l'on cultivera une plante hors consommation humaine, les restrictions concernant les pesticides, herbicides, engrais, etc... en fait tout ce qui permettra d'avoir un maximum de rentabilité deviendra légal, et donc induira encore plus de pollution!...

 
FrJ
15H47 05/07/2007

S'il y a bel et bien une arnaque, c'est celle de cet article et des commentaires qui lui sont accolés. Au grand jeu de la confusion, les esprits sont décidément très forts.

Quelques exemples :

Le maïs au Mexique. Encore faut-il savoir que le maïs qui sert à produire les tortillas est un maïs blanc qui n'est en aucun cas importé des USA. La hausse du maïs blanc, tout à fait réelle, est due à la sécheresse qui règne au Mexique. Aucun rapport donc avec les biocarburants produits au nord du Rio Grande.

Les plantations de canne à sucre qui remplaceraient les cultures vivrières au Brésil. Le Brésil ne consacre que 3 millions d'hectares sur les 860 millions de son territoire, dont 400 millions disponibles pour l'agriculture. Curieusement, personne ne critique le fait que 200 millions d'hectares sont consacrés à l'élevage.

L'esclavage dans les plantations de canne. L'esclavage existe au Brésil dans tous les secteurs économiques. Aucun rapport là aussi avec les agrocarburants. C'est lutter contre l'esclavage qui devrait vous motiver et non contre la culture de la canne à sucre.

Signalons que le MST, lors de son dernier congrès, s'est prononcé pour orienter ses adhérents vers la production de biocarburants (éthanol et biodiesel),
La question de l'équilibre entre grands propriétaires et petits propriétaires n´étant en aucune façon liée aux biocarburants.

Les biocarburants ne sont nullement la panacée. Mais ils contribuent et contribueront davantage dans le futur à nous fournir en combustibles, parmi d'autres sources d'énergie.

 
Courageux anonyme
15H56 05/07/2007

Vous dites "nullement la panacée".
En effet, mais c'est un euphémisme. On vient de voir que c'est pareil que les autres, mais avec, en plus, ce "bio" qui veut nous faire croire que c'est écologique... c'est trompeur.
Ce qu'il faut c'est diminuer la consommation de combustible ! pas toujours en trouver des nouveaux qui reviennent au même ou déplacent le problème !

 
Courageux anonyme
12H18 06/07/2007

Merci pour ces précisions. J'ajouterais que :
Ce que j'ai écrit sur les problèmes de production et d'importation du maïs entre EU et Mexique provenait d'un article de Courrier International (par contre, je n'ai pas les références exactes à disposition). Et la sécheresse était loin d'être avancée comme cause unique de cette hausse des prix, mais il me semble bien avoir lu que le Mexique est dépendant alimentairement des Etats-Unis, pour le maïs.
Concernant les conditions de travail au Brésil, effectivement, ce n'est pas le seul secteur économique concerné par l'esclavage "moderne" ni le seul pays, évidemment. Là, je régissais dans le cadre du biocarburant et non dans celui de l'esclavage moderne. Là encore, je lisais dans CI que la canne a sucre cultivée dans l'Etat de Sao Paulo avait été génétiquement modifiée, de manière à diminuer les déchets non nécessaires à la production d'éthanol. Par conséquent chaque canne a un volume moins important or les ouvriers continuent d'être payés au poids récolté. Ils sont donc contraints, pour maintenir leur salaire, d'accroitre les cadences de travail, qui deviennent physiquement insupportables.

 
Courageux anonyme
13H14 06/07/2007

L'arnaque, c'est qu'il faut 1 tonne de pétrole pour produire 2 tonnes de bio carburant et tout les spécialistes le savent. Décidément nos hommes politiques sont toujours à côté de la plaque.

Qui pense à exploiter les tonnes de déchets organiques en décomposition pour récupérer le méthane - biogaz? Les danois, encore eux.

 
17H48 05/07/2007

bien d'accord les bio carburants ne m'ont pas convaincu,certains pensent que l'Afrique pourrait être le terrain qui convient pour semer à tout va des cultures qui pourraient donner ce bio,oui mais pour que cela soit rentable il faut, comme dit ci dessus,beaucoup d'engrais,très chers,occuper le terrain des cultures vivrières,et en fin de compte les B... seraient toujours les Africains,pour que l'occident puisse avoir du carburant qui ne serait de toute façon pas bon marché.
Et si on se penchait sérieusement sur l'hydrogene?la grande question est le stockage,étudions la dessus et peut être sortira-t-il quelque chose de concret.J'ose imaginer une dizaine de litres compressés dans le volume d'une bouteille de un litre.

 
Courageux anonyme
19H36 05/07/2007

A 300 bars, c'est plutot 300 litres dans une bouteille d'un litre.

Mais 300 litres, ça fait pas assez pour avancer.

Et puis, l'hydrogène, on le fait avec quoi ? Avec du charbon et de l'eau, ou avec du méthane, ou avec le nucléaire...

Et si on changeait de mode de vie ?

En France, on se dit que les américains pourraient vivre heureux en étant économes comme les européens. Dans d'autre pays, on se dit que les français pourraient vivre heureux en vivant comme on vit ailleurs. D'ailleurs, la consommation de pétrole a largement augmentée depuis les années 60. Sommes nous aujourd'hui plus heureux que nos parents ? Ne pourrions nous pas aligner notre niveau de consommation de pétrole sur celui de cette époque ? Ce n'est pas juste une question de démographie. Je parle de consommation par tête, et elle augmente sans cesse ! Pourquoi ?

 
Courageux anonyme
21H04 05/07/2007

c'est assez désespérant car on ne voit guère de solution acceptable et la tentation de baisser les bras est grande

 
Courageux anonyme
14H51 06/07/2007

Consommer moins : la SEULE solution !

 
Courageux anonyme
14H58 09/07/2007

Il y a juste une question que je me pose : j'ai entendu parler d'une course ou de jeunes ingénieurs mettent au point un moteur ayant pour objectif de faire le plus de kilomètres avec le moins de carburant possible, j'ai entendu parler de moteur hydrolique....Que font les constructeurs ??? Ils continuent à vendre leurs voitures qui roulent au pétrole, ils tentent d'érradiquer le vélo en Chine, ils construisent une voiture très polluante à bas coup pour vendre aux classe moyenne en Roumanie, ils commercialisent encore et encore de monstrueux 4X4 encore plus puissants et par conséquent gros consommateurs.... ALORS QUE CHAQUE JOUR DES SCIENTIFIQUES NOUS SENSIBILISENT SUR L'AVENIR DE NOTRE PLANETE, NOUS PARLE DE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE, DE POLLUTION, DE LA FONTE DES GLACES, DE SECHERESSE, D'INNONDATION, D'ECONOMIE D'ENERGIE, D'ECONOMIE D'EAU....et de tant d'autres phénomènes liés à l'activité de l'homme...

QUE FONT LES INDUSTRIELS ???? ILS RESTENT ASSIS CONFORTABLEMENT DANS LEUR NOUVEAU CANAPE CUIR, SIROPTANT LEUR PETIT VERRE DE WHISKEY , BOUCHE BEE, CRAPOTANT LEUR HAVANA DEVANT LA FLAMBEE DU PRIX DE LEURS ACTIONS QU'ILS PEUVENT A LEUR CONVENANCE OBSERVER SUR LEUR JOLI ECRAN PLASMA DERNIER CRI.......

ALORS LES BIOCARBURANTS, FRANCHEMENT, C'EST BIEN LE DERNIER DE LEUR SOUCI.......................

 
Courageux anonyme
12H41 11/07/2007

Au passage on ne dit plus "biocarburant" mais agrocarburant :
C'est tout sauf de l'agriculture biologique!!!