Il y a un an, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, décidait d’examiner la situation des enfants sans papiers scolarisés et de leurs familles. Stéphane Maugendre, vice-président du Gisti, revient sur les critères « arbitraires » de régularisation qui ont prévalu, et décrit la situation des familles déboutées.
Parmi les éléments examinés par les préfectures: la maîtrise de la langue française, l’absence de lien avec le pays d’origine, et la scolarisation des enfants depuis au moins deux ans. Les familles disposaient de deux mois pour déposer leur dossier à une administration vite débordée, tant les critères semblaient s’appliquer à des milliers d’entre elles. Sur environ 30000 dossiers déposés, il y a eu 7000 régularisations. Que deviennent les familles déboutées? Questions à Stéphane Maugendre, vice-président du Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigrés).
Quel bilan peut-on tirer de la circulaire du 13 juin 2006?
Elle a permis de régulariser des familles, dans le plus grand arbitraire, puisque des situations identiques ont reçu des réponses opposées, selon les préfectures et l’interprétation du texte. Du coup, des dizaines de milliers de personnes sont sorties du bois. Elles sont désormais fichées avec l’imprimatur d’Arno Klarsfeld. Ce qui fait un vivier considérable de gens facilement interpellables. Ces fichiers pourront servir pour respecter les chiffres de 25000 éloignements et 130000 mises en cause dans des affaires de séjour irrégulier, par an, annoncés par M. Hortefeux. De fait, le traitement informatique des dossiers permet de classer les sans-papiers selon les nationalités. Ce qui est un moyen simple de préparer des charters.
Quelles sont les conséquences juridiques d’une "mise en cause"?
C’est un terme très vague sans réelle consistance juridique, utilisé pour englober les employeurs et les réseaux mafieux, et les soutiens aux sans-papiers. Selon Hortefeux, les seconds sont les alliés objectifs des premiers. On sait qu’apporter de l’aide à un sans-papier est un délit, mais de là à le punir d’une peine de prison… On observe cependant que les mises en examen de soutien sont de plus en plus nombreuses.
Comment vivent les familles sorties de l’ombre?
Dans la terreur. Le réflexe, c’est de retourner à la clandestinité. Elles déménagent quand elles le peuvent. Ce qui les oblige à rompre les liens qu’elles avaient tissés au moment de la constitution de leur dossier. La mobilisation a provoqué la rencontre entre des mondes étanches, et pour certaines familles exclues, c’était les prémisses d’une insertion, ne serait-ce que dans la vie de l’école. Aujourd’hui, elles sont dans la méfiance. Une simple visite médicale devient un drame. Elles sont à la merci de n’importe quel employeur.
Comment mener une vie clandestine quand on a des enfants scolarisés?
C’est impossible et c’est le paradoxe de certaines familles refoulées par la circulaire, qui parlent le français et sont si "intégrées", qu’elles ne peuvent se volatiliser du jour au lendemain. Leur intégration même les transforme en cibles pour la police. Mais en même temps, leur arrestation provoque à chaque fois une mobilisation énorme. À l’inverse, un célibataire sans papiers logeant dans un foyer est plus aisément invisible et mobile, mais lorsqu’il est sur le point d’être expulsé, ça ne provoque aucun remous. Dans ce contexte, l’établissement scolaire est devenu un lieu particulier, le seul où les parents sans papiers peuvent se sentir en sécurité. La loi interdit qu’on demande aux parents qui y inscrivent leurs enfants leurs papiers. Elle tient un rôle d’asile. Mais les parents qui viennent chercher leurs enfants à la sortie peuvent être interceptés en famille. En centre de rétention, ils n’ont plus que 48 heures pour trouver un avocat et faire un recours. Sauf exception, ils en sortent à condition de laisser leur passeport et sont alors assignés à résidence, en attendant qu’une place dans un avion leur soit trouvée. Deux solutions: soit ils acceptent de quitter la France, soit ils disparaissent dans la nature.
Comment explique-t-on que ces derniers mois, plusieurs couples aientt été incarcérés tandis que les enfants étaient sans nouvelles d’eux, parfois pendant plusieurs jours?
Certaines familles ont donné l’adresse de leur employeur dans le dossier qu’elles ont déposé l’été dernier. Fourni en preuves d’intégration, il contenait des attestations de travail ou des promesses d’embauche, parfois des avis d’imposition, car même lorsqu’on travaille au noir, on doit déclarer ses revenus. D’autres part, le mode d’arrestation a changé, notamment à Belleville. Après quelques scandales médiatisés, elles se font moins au faciès, dans la rue, mais plus discrètement dans les ateliers ou restaurants où les parents travaillent souvent ensemble. Du coup, ils sont également embarqués ensemble. Le comble, ce sont les familles cueillies le 13 juin dernier à la sortie du métro Belleville. Elles revenaient du dépôt collectif de demandes de rendez-vous organisé symboliquement par RESF, un an après la parution de la circulaire.
Étant donné l’absence d’issue et le peu de régularisations, ne serait-ce pas normal que les soutiens se découragent?
Si les étrangers ont toujours intérêt à conserver précieusement les preuves de leur présence en France, il est impossible aujourd’hui de donner de véritable conseil sur l’intérêt de déposer un dossier, même aux personnes qui entrent dans le cadre du Cesa. Cependant, les populations d’un quartier ou d’une école, qui peuvent sembler endormies, surprennent toujours par la force de leur réaction lorsqu’une personne est en danger.
Il y a une semaine, une grève a été votée dans une école du XXe pour protester contre la "mise en rétention" d’une mère chinoise, expulsable à tout moment. Lorsque les parents Pan ont été mis en centre de rétention, laissant pendant quatre jours sans nouvelles leurs enfants en maternelle, deux cent cinquante parisiens ont fait le trajet jusqu’à Rouen, pour être présents lors de l’audience. Une salle pleine, ça impressionne, et non seulement les Pan ont été relâchés, mais l’arrêté de reconduite à la frontière a été levé.
Non seulement la mobilisation reste forte, mais elle s’étend bien au-delà du militantisme habituel. Il n’est pas rare que les salles d’audience des tribunaux administratifs soient pleines. Le gouvernement est dans une position intenable. Selon un rapport parlementaire, il y a entre 400000 et 500000 sans-papiers en France. À supposer que ce chiffre reste stable, il lui faudrait vingt ans pour expulser tout ce monde.
En 2006, alors qu’il était ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy a dû, sous la pression des associations, régulariser deux fois plus de monde qu’en 2005. Rien ne dit que malgré ses discours, Hortefeux ne soit pas obligé de mener une politique plus souple que celle qu’il promet. De fait, grâce à la vigilance de RESF.
A lire:
A Paris, une école du XXe mobilisée contre une expulsion
La mère thaïlandaise d’un jeune garçon tente un ultime recours.





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De plus en plus de français s’opposent aux arrestations, à l’envoi de familles entières en centres de rétention et aux expulsions.
D’une part, ils se rendent compte du racisme de telles mesures, de l’injustice qu’elles représentent.
D’autre part, les parents d’élèves sont aussi traumatisés par le traumatisme subi par leurs enfants qui ont vu les arrestations et les disparitions de leurs copains/copines d’école.
Le gouvernement aurait tout intérêt à revoir sa copie, s’il ne veut pas qu’une génération entière d’enfants ne devienne des révoltés.
Certaines personnes au gouvernement devraient se souvenir qu’elles ne sont françaises que parce que les lois de l’époque l’ont permis pour leurs parents …
Monsieur le Ministre, vous êtes perçu comme un humaniste et vous avez fait le choix de servir la France dans un autre camp que le vôtre. Homme d’action cofondateur avec entre autres le Docteur Xavier Emmanuelli, de Médecin Sans Frontières, vous prônez haut et fort un idéal d’ »Ingérence Humanitaire » partout dans le monde.
C’est dans l’optique de toujours servir que vous prétendez avoir répondu « Oui » à la participation d’un gouvernement dit d’ouverture, afin semble-t-il de rester en accord avec votre vision d’un monde plus juste. Votre action en faveur du Darfour peut par certain côté nous laisser à penser que vous commencez à réconcilier notre pays avec une politique étrangère volontariste et humanitaire !
Cimetière marin Franco-comorien
Paradoxalement, alors que vous parcourez le monde pour éteindre les incendies, alors que sur les traces de notre Président de la République vous vous voulez hyper médiatique et très actif sur la scène internationale, dans un canal (Le canal du Mozambique) qui sépare l’Afrique de Madagascar, un immense cimetière marin improvisé se remplit chaque semaine de victimes innocentes de l’immigration sociale. Cette situation est l’héritage dû aux inconséquences de la France qui a cru bon, dans les années soixante-dix, de séparer des femmes, des hommes et des enfants en plusieurs entités. La France a agi avec légèreté dans l’affaire de l’Indépendance de l’Archipel Comorien, (après de nombreuses interventions plus que douteuses) semble abandonner cette nation à son triste sort.
L’archipel des Comores se trouve séparé en deux mondes aux antipodes l’un de l’autre. Les Comores continuent à revendiquer Mayotte, mais ce garde de toute revendication excessive pour pouvoir bénéficier de l’aide financière de la France. L’Archipel des Comores s’articule principalement autour de trois Iles : Grande Comore, Anjouan et Mayotte. Trois îles historiquement et géographiqment soeurs. La quatrième, Moëli, trop petite, ne semble pas intéresser grand monde. Trois îles, trois objectifs radicalement opposés :
Moroni, capitale théorique de cet ensemble se bat pour retrouver sa suprématie sur un archipel en lambeaux qui va poursuivre sa route dans un climat de corruption, menée par une équipe d’incompétents toujours à l’affût de pouvoir, Anjouan qui continue de revendiquer son « indépendance », une revendication illusoire et pas véritablement sérieuse, avec à sa tête un petit dictateur qui poursuit un long travail de sape de toutes solutions qui permettraient à ses habitants de voir le bout du tunnel et surtout d’arrêter l’hémorragie « immigrationelle » et enfin Mayotte avec une population viscéralement attachée à la France, mais qui submergée par l’immigration n’en peut plus de se retenir et risque, si ce n’est pas déjà le cas, de verser dans une hystérie social-xénophobe.
Vous, Monsieur le Ministre, qui voulez que partout on puisse agir dès que l’intégrité des Hommes est menacée, vous qui prétendez qu’aucun territoire dans le monde ne doit être interdit pour les artisans de la paix, vous qui enfin, prétendez jouer les redresseurs de torts, pensez vous intervenir pour que cesse l’échouage d’une politique incongrue qui relève de votre ministère, mais aussi de l’ensemble des responsables politiques français ?
L’île française de Mayotte est gangrenée par l’immigration massive, résultante d’un gâchis politique sans nom, perpétré par des néocolonialistes de bazar qui n’ont pas voulu ou pas su ouvrir les yeux lorsqu’ils ont commis l’irréparable. Si l’on ne peut revenir en arrière, la France doit trouver les solutions pour que dans la zone s’exerce un développement harmonieux à la fois de la fédération des Comores et de l’île de Mayotte, comme quoi ce dossier ne regarde pas seulement votre ministère. La recherche de solutions n’est pas seulement un devoir moral c’est un du à la communauté internationale. La France doit mettre en place un plan qui puisse à la fois voir la fédération des Comores retrouver des conditions humaines de vie et à Mayotte la possibilité de trouver une voie originale aux côtés de sa Métropole puisqu’elle a choisi de lier son sort à ce pays.
Mais si le chantier est immense, il doit être démarré au plus tôt pour que cesse ce massacre permanent, pour que les « Kwassas Kwassas » ne soient plus des cercueils pour des milliers de Comoriens en quête d’un avenir meilleur ou tout du moins en quête de conditions décentes de vie. Le canal du Mozambique est en passe de devenir le plus grand des cimetières français, alors si l’on peut comprendre, Monsieur le Ministre, que le Darfour soit comme vous le prétendez une priorité, il en existe bien d’autres et s’il facile d’approuver votre démarche, il le serait tout autant dans l’Océan Indien et peut être même plus facile puisque cela touche directement la France.
Signer un appel pour le Darfour bien sûr, mais que la France assume d’abord ses responsabilités dans le canal du Mozambique !
Alors je vous retourne votre appel ! !
Monsieur le ministre, il faut sauver les Comoriens qui chaque jour s’entassent dans des « Kwassas Kwassas » pour finir noyés si proches de la terre promise !
Monsieur le Ministre, n’entendez-vous pas ces milliers d’hommes de femmes et d’enfants qui crient leur misère parce que la France s’est trompée !
Pouvons-nous, sans rien faire, laisser mourir les hommes, les femmes, les enfants comoriens ?
Pouvons-nous, sans rien dire, nous résoudre à l’intransigeance du président Français qui répond par la force et fait venir tous les trois mois des troupes fraîches de métropole avec force primes pour renvoyer ceux qui ne sont pas morts de la misère ? Non ! nous ne le pouvons pas. Non ! nous ne le voulons pas. Nombreux sont les volontaires, les bénévoles qui sur le terrain, dénoncent les conditions inhumaines des expulsions de citoyens comoriens qui n’ont fait que débarquer sur une île qui a été pendant des siècles la leur et qui du jour au lendemain ne l’est plus !
Il faut Monsieur le Ministre, demander d toute urgence une conférence internationale sur les Comores et en parallèle trouver une solution pérenne entre les îles souveraines de Grande Comore, Anjouan, Moëli et Mayotte pour que se développe une vie harmonieuse dans le canal du Mozambique.
Il faut demander aux États membres de l’ONU et en priorité à la France, de prendre en son nom, les mesures nécessaires pour que cette région du monde ne voit plus périr en mer ces milliers de gens qui ne font, somme toute, que se rendre dans leurs familles.
Nous avons les moyens de sauver des centaines de milliers de vies aujourd’hui, ne perdons plus de temps. Ensemble, sauvons-les !
Philippe Tesseron
http://tesseron.blogspace.fr/
Sous le titre « Régulariser les immigrés peut rapporter gros. » Le Figaro (et ailleurs Le Monde) relaient les conclusions d’un « think-tank » britanique en faveur d’une régularisation massive en GB.
C’est ici : http://www.educationsansfrontieres.org/?article7147
hycare
« Certaines personnes au gouvernement devraient se souvenir qu’elles ne sont françaises que parce que les lois de l’époque l’ont permis pour leurs parents … »
En effet et souvenons nous aussi qu’un français sur quatre a AU MOINS un grand parent d’origine étrangère : c’est mon cas, le cas de mon compagnon, le cas de nombre de mes amis et connaissances.
Sommes nous voués à oublier qui nous sommes, nous, français, si nombreux avec des racines d’ailleurs.
Marionze
Tout çà pour de la démagogie électoraliste et des idées douteuses. Scandaleux, inhumain, révoltant, il faut être tordu pour en arriver là…
Combien de fois faudra t-il rappeler que la très grande majorité du peuple de France est un mélange hétérogène de multiples composantes et que sans l’apport de l’extérieur on meurt? asphyxié…L’immigration n’est que l’air qui nous permet de vivre et de nous développer.
Et que pense le MEDEF de ces patrons peu scrupuleux (voir l’affaire de Buffalo Grill) qui exploitent ces pauvres gens sans papiers en échappant aux cotisations sociales, mais comme il est dit dans l’article les malheureux sans-papiers, eux paient des impôts?
Il faut virer ces gens gênants, pourquoi? Parce que ces patrons les font venir clandestinement?
Comment vivraient les français s’il n’avaient pas des gens de ‘couleurs’ pour ramasser leurs poubelles, pour fabriquer leurs voitures, … bref! effectuer toutes les basses besognes pour leur confort.
Le pire dans cette France, comme dit Caro, est, qu’il y a beaucoup de français qui ont oublié leur passé d’immigrés!!!!!!!!!!!
Faut faire la part des choses… que les délires de communistes révolutionnaires anti-capitalistes ne se mélangent pas à un tel sujet…
Je n’oublie pas mon passé d’immigrée, mais TOUS les accepter, est-ce une bonne idée? Pour les mettre où? Dans des logements sociaux où ils seront entassés les uns sur les autres, à finir délinquants? Pour en attirer encore d’autres qui veront qu’on les accèpte tous?
Je ne suis pas raciste, loin de là. Et la seule solution est de régler le problème à la base : faire en sorte que les pays d’origine de ces immigrés ne les fassent pas fuir. C’est ce qu’à promis le gouvernement, laissons lui le temps de nous faire ces preuves…
c’est plus compliqué que ça : la plupart occupe un emploi qui ne serait pas pourvu si les sans papier n’étaient pas là. On a besoin d’eux. Il s’agit d’arrêter l’hypocrisie et de reconnaître cet état de fait. Tout ceux qui ont fait un dossier aurait du être régularisés.
Complètement d’accord
Au delà des considérations sociétales et de la richesse que représente l’étranger qui, justement par sa différence, parfois peut faire peur (comme le malade, le handicapé,… comme l’autre tout simplement) cet article illustre parfaitement une autre peur : celle de la méthode.
En d’autres temps, que personnellement je n’ais pas connu (car trop jeune), « On » invitait des êtres humains pas tout à fait comme les autres à venir se déclarer comme tels. En toute confiance, car se croyant intégrés, ils sont venus (en masse).
« On » en a profité pour les répertorier, les critériser,… et pire les marquer. Pour plus tard mieux les exterminer.
Ici, la méthode est en gros même, bien que sans doute les objectifs ne sont pas similaires.
A l’époque, beaucoup de gens ne pouvaient savoir ce qui ce tramait. Aujourd’hui, au moins Rue89 diffuse cette information : nous savons, nous pouvons savoir.
Pour ma part, n’étant ni un sur-homme, ni un donneur de leçon, dans un premier temps je vais diffuser cet article autour de moi (l’affficher dans l’entreprise où je travaille, par exemple) [1].
Une simple action de fourmi dont on a encore la liberté…
… et plus si affinité.
[1] J’espère que j’en ai le droit ?
merci rue 89 pour cet article, il permet de nous tenir informer et de voir qu’on peut faire
merci pour la pertinence de votre article.
Je me rends compte aujourd’hui, que l’ensemble des médias télévisuels (pas que la première chaine) sont sous totale controle.
Je ne sais pas si c’est une coincidence, mais la nouvelle loi sur l’immigration pondu par le ministre catholique integriste responsable du ministère immigration et integration, nous a été présenté sur les chaines publiques comme claire, efficace et tolèrente, rendant même les gens soumis a cette nouvelle loi, heureux d’y faire frond.
Ainsi dormez tranquille bonne gens la loi hortefeux est quazi sociale, humaine, respectable.
Mais de qui se moque t’on?
Je viens de finir de regarder « Good bye and good luck » de george clooney sur le controle de la chaine CBS par le sénat américain durant la guerre froide. L’histoire se répète mes amis.
Merci RUE 89
Je cite l’article :
« Ces fichiers pourront servir pour respecter les chiffres de 25000 éloignements et 130000 mises en cause dans des affaires de séjour irrégulier, par an, annoncés par M. Hortefeux. »
Je regrette de voir rue89 utiliser la nov’langue du gouvernement pour parler des expulsions.
La politique mise en oeuvre par Nicolas Sarkozy a besoin de la passivité du « citoyen ». J’entends par là que les actions telles que l’expulsion mécanique d’individus tendent à ne plus être jugées à leur juste valeur, mais que l’activité de ce gouvernement consiste justement à intégrer ces pratiques dans les consciences du plus grand nombre de sortes à ce qu’elles apparaissent comme habituelles, d’usage, donc normales.
C’est pourquoi la mobilisation autour des sans-papier me semble illustrer l’espoir d’un pays qui parvient à dire « non » face à une situation détestable, un espoir destiné à élargir ces pratiques de resistance, d’activité citoyenne à un champ de l’habitude déjà courtisé par les mesures gouvernementales.
Ne nous laissons pas endormir…
Est ce qu’on ne pourrait pas arreter de les appeller les « sans papiers »
Je veux dire ce ne sont pas des « sans papiers » qu’on expulse. Ce sont des Hommes, Des Femmes, Des Enfants, Des Meres Des Peres Des grands Parents…
Le fait de les reduires à leur statut administratif permet à mon gout de mieux faire accepter l’arbitraire, les expulsions, la repression, les methodes policieres douteuses…
oui on pourrait leur donner leur vrai nom et les appeler des clandestins !
de l’article:
[Parmi les éléments examinés par les préfectures: la maîtrise de la langue française, l’absence de lien avec le pays d’origine, et la scolarisation des enfants depuis au moins deux ans.]
maîtrise du français?
on la demande pas aux français de « souche »
de Courageux anonyme 23H58
[Je n’oublie pas mon passé d’immigrée, mais TOUS les accepter, est-ce une bonne idée? Pour les mettre où?]
ça te plairait à toi qu’on te dise « retourne dans ton pays » ?
et tu oses te dire non raciste en prime :-D
adepte de l’immigration choisie peut-être ?
Chaussette
« demande pas aux français de « souche »
sarko a prévu le coup:
Pour recycler la populace louche parlant et écrivant de travers (tirez pas ça se li pa bien mé chui français), il crée un service civil de coopération.
offre standart obligatoire: echange nos zonards à 500 bals contre vos grosses têtes diplomées payées moitié moins que les françaouis même niveau.
ceux qui réussissent labas peuvent rentrer ceux qui merde ici sont virés.
programme de bon sens,Sélection naturelle,respect du méritant de la loi et de la tradition des droits de l homme avec papier
A une question;dans « qui veut gagner des millions »L’homme a 4 canines;incisives;prémolaires ou molaires ;le candidat est vite édenté,tâtonne;compte et recompte ses dents, se ridiculise,appele un ami,l’ami ne sait pas ;on change la question:on revient à l’immigration choisie qui doit apprendre à parler le Francais…A mon avis on devrait commencer par balayer devant sa porte;créer la C.P.O.F/ Culture primaire obligatoire Francaise pour les Francais de souche.Que mes amis Francais ne se sentent pas offensés :il s’agit juste d’un vaccin genre « vache folle ».Respectez HUGO qi doit sûrement se retourner sur sa tombe……UPPERCUT
Les Pays Bas, régularisent 30000 sans papiers !
Bonjour à toutes et tous,
Un grand merci à Rue 89 pour cet article.
En réalité il faut rebaptiser le ministère de l’intégration, ministère de l’expulsion …
http://premier-ministre.gouv.fr/iminidco/
Sortons de la nov-langue !
Et du racisme…
Bises à toutes et tous.
Eric bloggeur Mulhousiens citoyen-résistant
PS : « CASSE TA TV » C’est ta seule chance !
http://monmulhouse.canalblog.com/
Je souhaite de tout mon coeur que les autorités française reviennent à de meilleurs sentiments vis-à-vis de l’immigration. L’immigration est une véritable chance pour la France et il serait temps qu’on le comprenne.
Un peu de compassion et d’empathie envers les immigrés (qui sont des êtres qui souffrent) ne ferait pas de mal. Qu’on les laisse donc vivre tranquillement leur vie… et surtout qu’on arrête d’embêter les enfants !!!
Toutes ces reconduites à la frontière sont une honte pour la France… qui ne s’est pas gênée à une certaine période d’utiliser les immigrés lors de la seconde guerre mondiale et après parce qu’il y avait besoin de « bras » pour reconstruire le pays.
Très bon article. Merci. Ce qu’il se prépare pour les « immigrés » (sans papier et autres) ne peut qu’apporter la haine et la guerre. Rien d’autre. La france récoltera demain ce qu’elle sème aujourd’hui, à savoir l’arrogance raciale, l’abus d’autorité, le rejet de l’autre (à coups de charters). Mais n’est-ce pas la volonté de nos gouvernants actuels?… Jamais je n’adhèrerai à ce « ministère pour le racisme », qui ne devrait pas faire parti de l’identité française…
C’est une forme de déportation d’expulser des familles déjà installées ici, avec des enfants scolarisés.
D’ailleurs, les sans-papiers ne viennent pas s’installer à l’insu des autorités.
Les autorités savent et laissent faire parce que ça donne de la main d’oeuvre exploitable à merci.
Il s’agit donc de traite d’êtres humains sans droits, avec l’assentiment temporaire du gouvernement.
C’est du crime à plusieurs fonds !
Et cet article est l’un des rares à traiter dignement sur rue89 d’un réel problème humain et sociétal.
La FRance se metisse trop….les francais sont des blancs, c’est l’image que le monde a des francais….jamais un arabe ou un noir ne pourra etre francais….enfin vous imaginez un chinois noir, ou un senegalais lations oui chnois….ca ferait vraiment marrer toutle monde…non serieusement des footballers ok, mais rien de plus….les francas seront toujours des blancs et rien n’y changera…heureusement….quant aux sans papiers, on a qu’à les renvoyer systematiquement chez eux, avec les bobos gooochistes qui les défendent..:)
vous êtes super drôle :-)) « les français sont des blancs » ? Bin, certains français seront super contents : les Guyanais, Martiniquais, Guadeoupéens, Réunionais etc etc etc, qu’ils vivent en métropole ou dans leur département.
Que vous le vouliez ou non, la France est déjà métissée, elle est belle ainsi et un peu de métissage supplémentaire ne l’enlaidirait pas, si, malgré vous, tout le monde vivait en bonne intelligence.
J viens dme rendre compte en vous lisant d un truc assez moche:
J’ suis intégriste de la diversité (j exagère mais on dit que) passke pas envi de voir qu une seule bobine partout ou jvai,la mienne.
Logiquement jtablerai caucaso-négroide
(ça se dit ça ? hop google: http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/negroide/ ) d ici, 50 000 ans,vendu.
Bon,là à moins de remettre des quotas de sélection pour la procréation et le maintien d une race diversifiée (l etre humain) on dépérit non ?un microbe de daube et zou une humanité à la poubelle. :o !
Zallez dire kesski fume lui encore,à la seconde où vous le pensez ya qq milliards de collègues qui crèvent la dalle.Ben c est kif kif,ya bzoin comme l air et l eau.
Mfaire lyncher comme facho moi :)
Démerdez vous jvous balance la patate chaude ;)
Pour l instant c est pas prioritaire de chartériser à tous va mais ces histoires dde quotas on va pas y couper,et sûrement rapidement not bon président a ça dans ses cartons msemble.qu en pense l opposition ? vous battez pas tous en même temps bande de gaulois (de toutes couleurs :)
toktomi,fouteur de zones a,b et c.
c était la minute nécéssaire de contre proposition réaliste au gouvernement.
bonne nuit.
J’avoue ne pas comprendre les gens qui défendent des sans-papiers. Et j’irais même plus loin en affirmant que ce genre de combats, profondément irresponsables, me révolte.
On se demande parfois ce qui peut pousser ces hommes et ces femmes à perpétuellement défier la loi, allant même jusqu’à manipuler ceux qu’ils sont censés défendre. Comme à Cachan, ou des associations d’extrême-gauche (RESF) ont pourri la situation avec leur absolutisme de mauvais aloi et la confusion qu’ils entretenaient entre squatters immigres et sqatters sans-papiers.
Derrière le sentimentalisme, pour ne pas dire la mièvrerie, de ces associations se cache une idéologie qui refuse de considérer que la question de l’immigration tend a devenir un enjeu majeur de nombreux pays occidentaux. La pression démographique et la pauvreté des pays du Sud offrent un réservoir sans cesse renouvelé de candidats a l’immigration.
Mr henry de Nice (célibataire)
Ahurissant, non, que personne ne vous réponde. Vous auriez le dernier mot, donc? Rha non, pas possible, donc je vais vous répondre en musique:
Bienvenue en France (mp3 du groupe Godon)
Voilà qui devrait vous donner des ailes, non?
a bon entendeur :) …
« …la pauvreté des pays du Sud offrent un réservoir «
bien pour ça qu on doit arranger nos bidon pour équilibrer l offre et la demande dans des conditions correctes
salaires,logement,légalité,visas,etc
_toktomi
Le respect de la loi n’est pas un argument recevable en la matière. Quand la loi est mal faite, et que son application est dangereuse pour la cohésion sociale, la désobéissance civile devient un devoir. C’est selon ce principe que, par exemple, le mouvement initié par Gandhi a permis à l’Inde de se libérer de l’exploitation coloniale ou bien que l’Afrique du Sud est sortie de l’apartheid. Et si la police et l’administration française avaient appliqué ce même principe sous l’Occupation, au lieu de « respecter la loi », des centaines de milliers de juifs auraient échappé à la mort.
Ceci dit, il y a bien une « question de l’immigration » en Europe. Mais encore faut-il bien la poser. Des grands pays d’Europe (Royaume-uni, Allemagne, Italie, Espagne, France), la France est le pays qui « accueille » le moins d’immigrés depuis bien des années. M. Sarkozy, dans le but évident de récupérer l’electorat du Front National, a décidé de faire de l’Immigré un bouc émissaire. En jouant (tout comme Le Pen), sur l’assimilation démagogique et totalement irresponsable entre sans papiers, clandestins (ce n’est pas la même chose), français d’origine africaine, et… insécurité.
La question de l’immigration, c’est d’un côté que les inégalités entre riches et pauvres (entre pays comme à l’intérieur de chaque pays) se creusent de plus en plus - dans ces conditions, prétendre qu’on peut fermer les frontières à l’immigration des pays pauvres est une ineptie ; et de l’autre, que l’Europe vieillit. L’arrivée d’immigrants, par nature des gens jeunes et dynamiques, est en soi un bienfait pour nos populations repliées sur elles-mêmes et qui s’angoissent pour le paiement de leurs retraites.
Donc plutôt qu’un danger pour la France et l’Europe (qui à moyen et long terme, ne peuvent qu’en bénéficier si elles se donnent les moyens d’accueillir et d’intégrer ces nouveaux arrivants), l’immigration est un danger pour les pays d’origine, qui perdent là une part importante et dynamique de leur population.
Si il y a une solution globale à trouver, elle est dans un rééquilibrage de l’économie mondiale en faveur des laissés pour compte de la globalisation économique et financière.
La lutte pour la défense des sans-papiers n’est pas une position idéologique, c’est seulement une réaction à des injustices criantes.
Plusieurs remarques: RESF n’est pas une association, mais un réseau informel de citoyens, de parents d’élèves, d’enseignants et d’organisations (syndicats, ONG, associations, partis politiques, etc.).
RESF n’est pas d’extrême-gauche! Nous venons tous d’horizons différents, nous avons tous des sensibilités différentes… il existe même des membres de RESF de droite! comme il existe des membres de RESF d’extrême-gauche (accessoirement, ce n’est pas honteux d’être d’extrême-gauche!)
Aucun de nous ne fait de sentimentalisme. Nous nous référons tous aux traités et déclarations internationales relatifs aux droits de l’homme, que la France a signés et qu’elle se doit de respecter. En revanche, nous avons fait le choix de l’humanité…
De nombreuses arrestations et expulsions se font dans l’illégalité plus totale, au mépris même des lois promulguées à l’initiative de N. Sarkozy, du temps qu’il était ministre de l’intérieur.
Je défie quiconque de faire la preuve de la manipulation dont nous nous serions rendus coupables à l’égard de personnes sans papiers. La vraie manipulation a été celle d’un pouvoir et d’un ministre qui ont suscité un espoir sans borgne lors de la publication de la circulaire du 13 juin 2006, qui appelait les familles sans papiers d’enfants scolarisés à déposer des dossiers de demande de régularisation dans les préfectures. Non seulement, ces régularisations ont donné lieu à une loterie, mais pire encore, elle a permis aux autorités de recenser les malheureux qui ont cru à la parole de l’Etat, pour mieux procéder à leur expulsion. Cela ne rappelle-t-il pas d’autres jours et une autre époque?
Des arrestations collectives au faciès, (strictement interdites par la loi) ont lieu tous les jours notamment dans les arrondissements populaires du Nord-Est de Paris, dans des conditions de violence sans nom. Ce sont des rafles.
Enfin, cessons l’hypocrisie: la majorité de ces immigrants illégaux travaillent et participent au développement économique de notre pays. Quand ils sont imposables, ils paient leurs impôts … et Bercy ne se pose alors pas la question de savoir s’ils travaillent au noir ou s’ils sont entrés illégalement sur le territoire.
Leurs enfants sont scolarisés dans nos écoles, l’Etat investit sur eux (pour mieux les renvoyer???), ce sont les copains de nos enfants, nos voisins, la maman qui vient chercher son pain à la boulangerie, avec laquelle vous discutez tous les jours. Alors oui, LAISSEZ LES GRANDIR ICI … laissez leurs familles s’installer, vivre et travailler ici. Ils sont une richesse pour notre pays, leurs enfants sont notre avenir comme le sont nos enfants.
L’Europe, la France, ne sont pas des citadelles assiégées par des hordes de barbares. Une France rance et recroquevillée sur elle-même mourra de son égoisme et de son indifférence, et avant cela, se sclérosera intellectuellement et culturellement.
Si elle ne peut accueillir toute la misère du monde, elle doit en prendre plus que sa part.
Cent pour cent OK avec le « courageux anonyme » de 22H22.Cent pour cent OK. Rien à ajouter car tout est dit et bien dit. Merci.
Je m’associe à vous pour dire merci pour le post de 22h 22. Tout est dit, effectivement.
Si vous n’arrivez pas à comprendre que des gens veulent eviter à des personnes qui vivent en france, on des attaches dans notre beau pays, et tiennent beaucoup à rester en france, et à surtout pas être « renvoyé » dans « leurs » pays, parcequ’ils vont y mourir, de faim, de maladie, ou qu’ils y sont attendu par l’armée ou la milice de leur pays « democratique »
Si vous n’arrivez pas à comprendre qu’il es hors de question qu’on laisse des gens raciste virer de son pays qu’est la france le piti negre parcequ’il a été viré de son taff d’eboueur/serveur à buffalo grill… c’est que vous avez un probleme avec l’humanité, l’altruisme, la conscience, et la raison.
Et au passage les Gauchistes ils vous merdes :)
Je ne suis pas d’accord avec ce concert de bonnes âmes qui veulent régulariser tous les sans papiers.Je voudrais savoir d’abord où vivent toutes ces personnes.Certainement pas en banlieue pauvre parisienne.Elles changeraient d’avis.Je ne suis pas d’accord non plus pour que nos écoles deviennent des »églises »en terme de refuge.Ce n’est pas leur mission.Le regroupement familial a montré ses échecs flagrants dans sa forme actuelle.Qu’est ce qu’accueillir des immigrants?Voila la vraie question?Voir modèle canadien.Là nous avons de très sérieuses leçons à prendre.On ne doit accueillir des personnes que dignement,en les respectant.Quelle vie ont ils chez nous?Une vie de misère en se cachant et en étant exploités.Le pire de tout c’est que ces personnes ne racontent pas la vérité à leur famille et aux amis restés au pays.Ils ont honte de dire quelle est leur vie et après on n’en finit pas.Il faut aider ces personnes à rester dans leur pays en cessant la FranceAfrique avec ces lâches compromissions en tout premier.Cesser de soutenir des gouvernements corrompus jusqu’à la moelle et aider les nouvelles initiatives justes qui existent labas.Et de plus en plus.
Par contre,je trouve que vous n’insistez pas assez sur le sort fait aux patrons de ces malheureux.Il n’est pas assez sévère,loin de là.Des amendes quand ils sont pris,peu souvent.Il faut de lourdes amendes attribuées à leurs employés pour qu’ils puissent s’installer chez eux avec des moyens ET de la Prison ferme.S’ils n’étaient pas employés,ces gens ne pourraient survivre.Or,soit ils doivent être employés légalement avec tous les droits dus à un salarié lamda,soit il n’y a pas de boulot et ils restent dans leurs pays.Les patrons sont complices de cet état de fait,on ne le souligne pas assez.
Soit dit en passant il y a de nombreux concitoyens dans les patrons qui les embauchent.Acceptez de voir la réalité en face.Non,l’homme n’est pas bon de nature,il cherche toujours à exploiter plus faible que lui même si la personne appartient à la même nationalité ou origine.Ce
ci est valable partout,sur tous les continents.
L’angélisme dont les beauxparleurs plus haut font preuve me parait très simpliste.Et dédouanne de réfléchir vraiment sur le vrai problème:pourquopi ces gens partent ils et quelle est notre responsabilité et notre domaine d’action; s’ils sont chez nous:comment les accueillir dignement pour combien d’entre eux peut on Réellemen le faire
Merci :-) Vous avez dit la cause exacte de toutes les demandes de régularisation : « Quelle vie ont ils chez nous?Une vie de misère en se cachant et en étant exploités. »
Oui, tous ces travailleurs (car la majorité travaille et vous avez raison de souligner le rôle des employeurs de sans paps) ne demandent qu’une chose : continuer à travailler au grand jour, comme tous les citoyens avec papiers, avec enfants scolarisés.
Croyez-vous régler le problème par les quotas d’expulsions (25 000 pour 2007) ?
Vous êtes-vous demandé combien coûtent à la collectivité (à nos impôts) ces expulsions ? combien d’emplois auraient pu être créés et de richesses produites ? Les calculs ont été faits :
http://www.mouvements.asso.fr/spip.php?article26
Ce sont des chiffres tellement énormes, que le gouvernement ne risque pas de les produire, préférant continuer à monter la population contre les sans paps pour qu’elle ne s’oppose pas aux expulsions. Ca marche parfois, comme pour vous, mais ça marche de moins en moins, ne serait-ce que sur un plan humain.
Le préfet de l’Essonne vient de régulariser les 20 Maliens du Buffalo Gril, nous nous sommes toujours dans l’attente depuis 487 jours d’une réponse au courrier que nous avons transmis à Monsieur le Préfet il y a plus d’un an déjà ! S’il est encore temps avant son départ de bien vouloir régulariser notre ami et collègue Sara Camara, c’est tout à son honneur et nous aussi nous le regretterons…
Cordialement,
A l’attention de Monsieur Jean-François Cordet
Préfet de la Seine-Saint-Denis,
Voilà maintenant plus de 487 jours que notre ami et collègue Sara Camara est volontairement exclu et précarisé par l’administration française !
Il n’a plus le droit de travailler alors que le poste qu’il occupait depuis plus de 13 ans à la Conciergerie de Paris, en tant qu’agent chargé de l’entretien du monument, l’attend !
Quel crime a-t-il commis pour mériter cette punition ? Il a eu l’honnêteté de révéler lui-même auprès de vos services la vérité sur sa situation. Il a fuit la misère de son pays (le Mali) il y a plus de 16 ans pour essayer de vivre et faire vivre sa famille de façon digne, avec un espoir de vie meilleure. Quand il a eu l’opportunité de travailler pour le Ministère de la Culture, il a fourni les papiers de son oncle (qui porte les mêmes noms et prénoms que lui) pour saisir cette chance.
Depuis, il a largement démontré qu’il était quelqu’un de sérieux, 13 années sans le moindre problème ! Il s’est parfaitement intégré et il fait l’unanimité autour de lui. Et au moment où il a le courage d’essayer de sortir de la spirale de l’immigration clandestine, vous vous montrez impitoyable avec lui ! Vous l’avez condamné sans le juger malgré l’énorme élan de solidarité que sa situation a généré. Vous opposez le silence et l’indifférence à toutes les demandes que vous ont adressé ses collègues et ses amis.
Vous répondez invariablement la même chose à toutes les interventions d’hommes politiques sensibilisés par ce dossier : « il y a eu usurpation d’identité, il n’y aura donc pas de régularisation »…mais tout le monde le sait qu’il y a eu usurpation d’identité il y a plus de 13 ans puisque c’est Sara Camara lui-même qui l’a divulgué !!!
Nous étions à l’Assemblée Nationale au moment de la discussion concernant le nouveau projet de loi immigration, avec Sara Camara, le jour où Julien Dray a évoqué dans l’hémicycle son histoire devant le Ministre d’état, Nicolas Sarkozy. Ce même jour, le ministre de l’intérieur a affirmé « que les critères humanitaires et sociaux devaient être pris en compte dans le traitement des dossiers de demande de régularisation ».
Si tel était le cas, Sara Camara devrait déjà être régularisé et il aurait déjà dû retrouver son travail. Alors pourquoi n’est-ce pas le cas ? Pourquoi les droits élémentaires des êtres humains sont-ils ainsi bafoués ?
En agissant ainsi, vous faites le jeu des filières clandestines et des marchands de sommeil en incitant les gens à rester cachés dans l’irrégularité !
Sara aime la France, il l’a prouvé depuis toutes ces années, en ayant fait le choix d’y venir pour travailler. Il aime la France et ne veut pas la quitter !
Pour toutes ces raisons nous, signataires de la présente pétition, vous demandons de bien vouloir régulariser Sara Camara et de mettre fin à cette situation ubuesque et humiliante qui ne fait pas la gloire de notre pays, connu dans le monde comme étant le pays des Droits de l’Homme.
Merci d’avance, Monsieur le Préfet, pour ce geste d’humanité.
http://soutien-sara.camara.over-blog.com/
Comité de soutien Sara Camara