Le 7 juillet, les associations et les artistes des voûtes 56 à 70 du quai de l'Oise, au bord du canal de l'Ourcq dans le XIXe arrondissement de Paris, seront expulsés. Et leurs espaces, qui accueillent des ateliers de peinture, sculpture, studios de musique, seraient murés. Le 28 juin, le préfet de police menait déjà des actions pour accélérer le processus.
C'est un passage très surprenant. Sous le pont d'une voie ferrée à l'abandon, des jeunes ont décidé il y a plusieurs années d'aménager les voûtes formées par les arceaux du pont. Le mouvement aurait démarré il y a dix ans, et il s'est intensifié au fil des ans.
Des murs ont émergé du sol, des portes ont été encastrées pour individualiser ces petits locaux. Puis chaque voûte s'est dotée d'un faux-plafond, d'électricité, et a mis un numéro devant sa porte. L'une sert de studio d'enregistrement, l'autre d'atelier de sculpture, ou de peinture. Il paraît qu'au numéro 65 se joueraient des bœufs magiques les vendredis soirs.
De l'avis de ceux que l'on y croise, l'endroit était autrefois un coupe-gorge, jonché de seringues. Depuis, le passage a été nettoyé, les jeunes y affluent à la sortie de l'école, et les jardins aménagés par Sylviane Borie lui donnent une allure accueillante. « C'est surtout grâce aux jeunes, qui ont construit pierre par pierre ces voûtes pour en faire des studios de répétition », explique un des musiciens présent. « Eux, ils méritent tout notre respect. » Chacun évoque la vie du passage avec fierté :
Les associations et les artistes des voûtes sont locataires du Réseau ferré de France (RFF), et versent un loyer. Ils payent également leur consommation d'électricité à EDF. Pourtant, ce passage ne vivra plus très longtemps. La raison de cette expulsion et du murage des voûtes est une dette, d'un montant de 15000 euros, contractée par d'anciens occupants –condamnés depuis–, que RFF demande aux associations et artistes de payer. Ces derniers ont perdu leur procès, et la décision d'expulsion a été rendue officielle il y a six mois. Il y a aussi les plaintes pour nuisance sonore déposées par des résidents d'immeubles situés en face des voûtes.
Jeudi 29 juin, la procédure s'est emballée. Sur un ordre du préfet de police lancé la veille au soir, des policiers sont intervenus le jeudi matin, ont percé les serrures des voûtes pour en expulser les résidents. Ils ont trouvé un peintre, qu'ils ont emmené au commissariat, puis relâché.
Le soir, un télégramme du même préfet de police ordonnait de faire murer le passage dès le lendemain. Une décision prise dans la précipitation et qui n'a pas pu être appliquée. Selon les personnes présentes, huissier et policiers étaient eux-mêmes surpris d'une telle exécution de la procédure :
Depuis, la plupart des voûtes ont été vidées de leur matériel ou des œuvres qui y étaient stockées, pour éviter les vols. L'hôtel Ibis, à côté du passage, accueille les peintures de Thierry Suivant, le peintre emmené au commissariat, et a accepté de le loger pour la nuit. Beaucoup de projets en cours sont actuellement interrompus :
La majorité des artistes a décidé de placarder affiches et banderoles, a proposé aux voisins de se rencontrer, dans l'espoir de faire plier la mairie. Ils déclarent ne pas comprendre ce geste, « alors que ce passage apporte une telle vie au quartier ». Ils sont déterminés à rester dans les voûtes tant que ces dernières n'auront pas été intégralement murées.





















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De Blatelli
11H17 | 02/07/2007 |
Au lieu de gaver les FRAC de subventions pharaoniques engandrant un art contemporain élitiste, maniériste, nombriliste et superficiel, l'Etat ferait mieux d'aider ce genre d'initiatives qui, à défaut de faire du fric fait de l'art avec et pour tout le monde ! !
De poppy S
11H37 | 02/07/2007 |
residents des voutes, proposez nous aujourd'hui même une petition à faire signer dans les 24 heures.
Cabinet Delanoe et adjoint à la culture, bouger vous vite si vous ne voulez pas que la critique souvent formulée que vous souhaitez une ville aseptisée et à la création encadrée, ne se confirme.
Merde, ils paient un loyer, ils ont animé un lieu paumé, et fait vivre un quartier. Les nuisances sonores ? cela doit se gerer avec les voisins et un peu d'intelligence.
à poppy S
De
21H35 | 03/07/2007 |
Complètement d'accord.
à poppy S
De
17H53 | 04/07/2007 |
je soutiens l'action des artistes des voutes, pour le
beau projet qu'ils ont réalisés, qui redonnait vie a un lieu abandonné. En quoi peuvent-ils gener ? ? ? ? ?
Rosita et Vera
De
11H40 | 02/07/2007 |
On fustige la délinquance et les « racailles », et on ferme des lieux qui permettent aux jeunes de s'exprimer, de vivre et d'espérer, d'exister dans la société, donc de ne pas devenir des délinquants. Le tout dans la précipitation et la confusion la plus totales. Logique !
En effet, c'est logique : il ne s'agit pas de peindre ou de composer pour s'exprimer, il s'agit de travailler plus pour gagner plus. Ceux qui refusent de le comprendre ne sont que de la racaille qu'il faut nettoyer au kärcher.
Le message est clair : la création, c'est l'expression, et l'expression c'est le libre-arbitre. On ne veut pas que ces jeunes aient une vie et un avenir, on veut qu'ils restent des délinquants PARCE QU'ON N'IMAGINE PAS QU'ILS PUISSENT ÊTRE AUTRE CHOSE. Nous voilà ramenés à une mentalité DU DIX-NEUVIEME SIECLE, quand les classes bourgeoises avaient peur de ce qu'ils appelaient les « classes dangereuses ». Comme s'en est indigné Lammenais : « Silence aux pauvres ».
Un régime qui veut devenir dictature s'en prend d'abord à la culture. Surtout à la culture populaire.
Thomas GREDAT
De Valdo Lydeker
journaliste, auteur | 11H48 | 02/07/2007 |
Je ne défends pas la politique culturelle trés bobo de la Ville de paris, mais ici, il semblerait qu'elle n'ait pas tellement son mot à dire puisque les voûtes appartiennent à RFF et que la décision d'expulsion vient de la préfecture (qui prend un malin plaisir à saccager tout ce qui reste de culture populaire à Paris sous divers prétexte de troubles à l'ordre public : elle a ainsi menacé le lavoir moderne parisien de fermeture) . Cela dit, la Ville pourrait intervenir, et il est urgent qu'elle le fasse : des initiatives de ce genre sont autrement importante pour le bien vivre que les nuits blanche sou paris plage !
De demba
rebelle | 11H53 | 02/07/2007 |
M'enfin, c'est évident en regardant les petites vidéos : il s'agit d'un espace mul ti culturel, donc sans doute même d'un repair de sans-papiers ! Nettoyez-moi ça au Karcher vite fait. Des fois que des initiatives semblables donnent des idées qu'il est possible de contourner le système et de créer d'autres formes de vie… Et que font les gens du voisinage, qui devraient se solidariser ? Rester assis devant leur télé en disant que tout cela c'est de la merde, mais que faire ?
De
12H37 | 02/07/2007 |
« La raison de cette expulsion et du murage des voûtes est une dette, d'un montant de 15000 euros, contractée par d'anciens occupants -condamnés depuis-, que RFF demande aux associations et artistes de payer. Ces derniers ont perdu leur procès… »
Est-il donc possible d'être condamné pour les dettes de quelqu'un d'autre ?
De
13H29 | 02/07/2007 |
« Quand on veut noyer son chien, on dit qu'il a la rage. »
Thomas GREDAT
De joyeuseb
14H43 | 02/07/2007 |
Effectivement ça ne tient pas debout. Ces « artistes » prennent bien souvent des libertés avec la réalité, pour mieux se poser en victimes.
De Vingtras
Membre des 47% | 13H34 | 02/07/2007 |
Et ça fait même pas deux mois que l'autre nain est au pouvoir…
Que c'est long mais que c'est long…
à Vingtras
De
17H44 | 02/07/2007 |
Mais, c'est nunuche, ça. Il fallait être dans les 53% pas dans les perdants.
à Vingtras
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 02H28 | 03/07/2007 |
Ici, vous avez tort. D'abord, il n'y est evidemment pour rien, mais, surtout, c'est justement dans la logique d'un Prince-President d'intervenir dans ce genre de situation, quand il est clair que l'opinion publique est indignée de cette décision, pour décider magnanimement de remettre les choses en ordre. Si j'étais parmi les évincés, je penserais à lui adresser une supplique… Arbitraire ? probablement, mais ne crachez pas sur les avantages qu'offre parfois un régime « personnalisé ». L'art est plus heureux avec un roi mécène que mis à la poubelle par la démocratie. Vive l'art populaire.
http://www.nouvellesociete.org/112.html
Pierre JC Allard
à pierrejcallard
De
09H29 | 03/07/2007 |
« L'art est parfois plus heureux avec un roi mécène ». A la condition de faire l'éloge de la grandeur du souverain (cf : Molière à l'égard de Louis XIV ou Horace et Virgile envers Auguste) et de ne surtout pas l'égratigner. Quant au « Prince-Président dont vous parlez », il s'e^st vanté lui-même en ces termes : « Je ne suis pas un intellectel ». Venant de quelqu'un pour qui il y a la France qui se lève tôt et la France des assistés, on le croit sur parole !
Thomas GREDAT
à Vingtras
De
09H48 | 03/07/2007 |
le nain préfère le foot et le fric les casinos. Laporte est son copain.
De Michel-Ange
13H59 | 02/07/2007 |
Mefiance, méfiance : les lieux culturels ferment, les journalistes sont déboutés, les livres frappés de censure.En ce qui me concerne, je travaill…ais dans un centre de formation pour adultes (surtout des RMIstes) : il est en liquidation judiciaire…
Oh le bel avenir qui se profile… On nous l'a dit et répété, il faut travailler plus pour gagner plus (d'argent.Ceux qui sont le moins payés devront travailler BEAUCOUP plus pour gagner les 39h au prix des 35h)et surtout, surtout, penser moins. Seuls ceux qui auront des idées aussi brillantes pour soutenir la censure et l'obligation de travailler plus pourront penser.
à Michel-Ange
De
14H23 | 02/07/2007 |
Et pendant ce temps, la suppression d'« Arrêt sur images » est maintenue, et Daniel Schneidermann licencié pour « faute grave ». Au mépris des 150.000 personnes qui ont signé la pétition en faveur du maintien de l'émission. J'ai bien dit « mépris ».
Ca fait beaucoup, tout ça. La culture, c'est la vie, et on nous ôte la possibilité d'accéder à la culture. Et la culture, c'est aussi l'autre, l'extérieur. La culture, c'est l'ennemi de la dictature.
« Quand j'entends le mot “culture”, je sors mon revolver ». Ces mots sont de Joseph Goebbels, qui fut le ministre de la Propagande de Hitler…
Thomas GREDAT
De Ferdinand.Bardamu
15H17 | 04/07/2007 |
« Quand j'entends le mot “culture”, je sors mon revolver » : cette citation n'est pas de Goebbels mais de Baldur von Schirach et a été prononcée lors d'une réunion publique filmée, reprise dans le documentaire (entre autres) « De Nuremberg à Nurenberg ». Mais bon, c'est anecdotique, je vous l'accorde.
à Ferdinand.Bardamu
De
16H37 | 04/07/2007 |
Cher Ferdinand (je suppose que c'est un pseudonyme, ce qui laisse supposer que vous avez des lettres),
Vous êtes bien bon de m'accorder que c'est anecdotique. En ce qui me concerne, ça ne l'est pas : cela fait plus de quinze ans que je crois que cette phrase est de Goebbels, et que j'induis en erreur les personnes auxquelles je la cite. Je vous suis donc le plus obligé du monde de m'avoir détrompé.
Pour le reste, je crois que nous sommes d'accord sur le sens de cette phrase.
Comme il m'arrive de croiser votre signature au hasard des forums, je vous dis : à bientôt.
Thomas GREDAT
De
15H27 | 02/07/2007 |
C'est bien triste … et visiblement il semble y avoir magouilles la dessous d'autant plus si l'on sait que tout à coup les voies ferrées de la petite ceinture semble intéresser pas mal de monde !
Maintenant il faudrait aussi que les artistes soient aussi plus réalistes ! ! ! ils savaient depuis longtemps ou se situaient les problèmes :
une dette qui n'est pas la leur … ok … mais qu'est ce qui empêchait de se mobiliser pour trouver 15 000 malheureux € alors même qu'un collectif peut très bien se mobiliser par exemple pour une demande de subvention en se constituant association si ce n'est déjà fait … et mobiliser tous ses proches pour qu'ils utilisent leurs réductions d'impots pour les dons aux associations pour financer cette créance histoire au moins de ne pas avoir de problème de ce coté la ! ! en plus ce sont les impots qui payent dans ce cas car il y a moyen très legal de donner et avoir des réductions sans avoir a sortir un centime de sa poche ! ! !
les nuisances sonores … idem … si on peu faire des cloisons pour des séparations on est aussi capable de faire des cloisons antibruit … quitte encore a faire financer par les impôts ; )
Mais c'est maintenant … visiblement trop tard … mais rien n'empêche d'utiliser ces moyens pour acheter/louer un autre endroit ; )
J'ai tenté de proposer la même chose au collectif installé dans l'ancien « Palace » … jamais eu de suites …
Il est vrai aussi que le mythe de l'artiste maudit persiste en France ! ! ! tssss …
Que de gâchis ! ! !
De
15H29 | 02/07/2007 |
« Je ferai ce que j'ai dit ». Il fait même ce dont il n'a surtout pas parlé. Il faut dire qu'en matière de culture…
De
17H27 | 02/07/2007 |
on a construit des nouvelles prisons, c'estdéjà pas mal, vu l'endettement de la france on ne peut pas à la fois financer des belles prisons et des taudis pour artistes. il faut choisir.
Comme dit un collègue plus ça ne fait que 2 mois et c'est très long.
De
17H44 | 02/07/2007 |
La culture n'est pasle point fort de notre gouvernement, il est prêt a mettre des millions dans le chateaux de versailles, mais aider les petits artistes,non, franchement ça ne rapparte pas assez.
Comment les Français ont pu élire ce gnome.Bordel.
De
19H07 | 02/07/2007 |
C'est très simple : Nicolas Sarkozy de Nagy Bocsa, descendant d'une famile de l'aristocratie hongroise (un immigré, donc ! ), maire de Neuilly et ami de patrons du CAC 40, a su exploiter les phantasmes du peuple en parlant le langage du peuple. En bref, il a fait de la démagogie. Et il a beaucoup promis, particulièrement à une foule de courtisans qui, pour reprendre le mot de Victor Hugo, « n'ont qu'une envie : devenir esclaves ».
Et j'ai bien peur que ce ne soit la volonté de ses électeurs. C'est tellement facile de laisser quelqu'un s'occuper de tout…
Quant à la culture, elle n'a pas grand'chose à attendre d'un individu qui se vante, selon ses propres termes, de ne pas être un intellectuel. En soi, ce n'est pas une tare. Mais quand on n'est pas un intellectuel, on ne se mêle pas de culture : on laisse ça aux gens compétents !
Thomas GREDAT
De
18H00 | 02/07/2007 |
une petite question :
qui à Rue 89 choisit l'image qui s'affiche pour la vidéo ?
je remarque depuis 20min que je lis les articles
que les images choisies sont souvent les pires
le meilleur exemple est cette femme artiste qui nous explique comment ils ont tenté de murer le passage :
on a choisit le moment où elle se gratte le nez dans une grimace…
il y a beaucoup d'autres moments possibles vous savez…
De Ophélie Neiman (auteur)
Rue89 | 18H30 | 02/07/2007 |
Malheureusement, personne ne choisit l'image qui s'affiche ! Nos vidéos sont hébergées par Dailymotion qui sélectionne automatiquement l'image qui se trouve exactement au milieu de la vidéo. D'où certains résultats fâcheux.
Je suis bien d'accord avec vous, c'est désolant, mais nous n'avons pour l'instant pas d'autres solutions.
Je précise que j'ai prévenu l'intéressée que vous évoquez pour lui présenter mes excuses.
à Ophélie Neiman
De
19H20 | 02/07/2007 |
Astuce : Il faut juste rajouter quelques secondes de noir à la fin de la vidéo pour décaler le milieu du film.
De pikasso02
18H03 | 02/07/2007 |
Les occupants de ces lieux doivent tout faire pour que le Réseau férré de France accepte le dialogue. Il n'y a pas d'autres solutions ! Si le RFF a une âme, les affaires devraient s'arranger. Difficile d'être différent aujourd'hui. Je croise les doigts !
à pikasso02
De
18H56 | 02/07/2007 |
Le dialogue ?
Malheureusement, il est difficile de pousser au dialogue quelqu'un qui ne connaît que le rapport de force. A moins d'être plus fort que lui. Et dans cette histoire, les gens de RFF et de la Préfecture de Police ont montré qu'ils ne connaissaient que la force.
C'est absolument lamentable, mais Sarkozy (car, bien entendu, il y a sa main dans cette affaire) a la force pour lui, et il s'en sert pour imposer SA vision des choses. Dialoguer ? Pourquoi faire, quand on est le plus fort et que l'autre n'a qu'à s'écraser ?
Ma seule consolation, c'est que la roue tourne toujours. Sarko est le plus fort… pour l'instant. Mais il ne le sera pas toujours. Il l'est parce qu'il a des appuis, et qu'il est entouré d'une cour d'esclaves. Mais lui aussi sera trahi, abandonné. Vous ne me croyez pas ? Attendez la suite…
En attendant, il faut limiter la casse, sur le plan culturel comme ailleurs. Comment sauver les ateliers comme ceux du canal de l'Ourcq ?
Avant tout, en créer d'autres. S'exprimer artistiquement. Et surtout NE PAS AVOIR PEUR. N'oubliez jamais que CE SONT EUX QUI ONT PEUR, eux qui ont le pouvoir et qui vivront désormais dans la crainte de le perdre. Et qui, pour cette raison, le perdront.
Thomas GREDAT
De
01H18 | 03/07/2007 |
Ayant sqatté dans ma jeunesse, je peux dire que en prenant contact directement avec le responsable de la rrf et en montrant ce qui se fait sous les voutes, il n'est pas impossible de négocier un arrangement, en tout cas retarder l'expulsion. Derriere la RRf, il y a des hommes qu'il faut arriver à rencontrer. De plus, quand on sqatte, il faut toujours jouer avec le temps, envoyer un courrier, retarder un murage en étant présent à ce moment la,ce sont des pressions infimes mais efficaces malheureusement, il arrive un moment ou le rapport de force (physique)se concretise serieusement, et la il vaut mieux etre nombreux, au moins pour faire du bruit et que cela ne se passe pas dans l'indifférence