La guéguerre socialiste fait rage au sommet de la Butte aux Cailles, à Paris. Le 27 juin au soir, lors d’une réunion tout ce qu’il y a de plus habituelle de la section ouest de l'arrondissement, le député maire, Serge Blisko, fabiusien, annonce sa démission en faveur de son premier adjoint Jerôme Coumet (strausskhanien), pour se consacrer pleinement à son rôle de député. Ce choix de ne pas cumuler les mandats, annoncé dans son journal de campagne, n’a rien d’exceptionnel, et semble même louable, mais certains militants de la section voient rouge.
A l'annonce du scoop , une partie de la salle, surtout des ségolénistes , préfère quitter la réunion, se sentant trahie par la décision d’apparatchik » . Regrettant que les militants n’aient pas été consultés par le député, ils dénoncent un accord entre fabiusiens et strausskhaniens pour garder la main mise sur la mairie.
On nous dit qu'on a beaucoup de pouvoir, mais tout se décide au-dessus... , déplore un militant, désabusé. Si Blisko soutient la candidature de Coumet, qui, d'après lui connaît parfaitement tous les dossiers , les ségolénistes auraient, eux, préféré voir le secrétaire de la section Philippe Moine –ancien fabusien rallié à Royal– prendre la mairie du XIIIe.
Le choix de Blisko de mettre fin à son mandat court-circuite la nomination du candidat PS à la mairie, prévue pour l'automne prochain. Si l'élection par les adhérents PS aura bien lieu, le soutien du député sera d'une grande aide pour Jérôme Coumet.
Au risque de désavantager d'autres candidats potentiels, comme Philippe Lemoine. Certains estiment que le député-maire aurait dû attendre la fin de son mandat pour se retirer. Un cumulard depuis six ans se réveillant de son amnésie » , d'après un militant.
Ce même militant blogueur, présent lors de la réunion, estime que le parti veut empêcher l’ascension des ségolénistes partout ou cela est possible . Pour lui, ça sent fort les vieilles pratiques politiques, où finalement on se refilait les mandats, au-delà de réelles convictions et de différences de courant, mais sur la seule base d'arrangements temporaires . De son côté, Serge Blisko qualifie les militants-quitteurs-de-salle » de sectaires absolus .
Sur son blog, le député annonce que son successeur sera élu le 12 juillet lors d'un conseil municipal extraordinaire. A peine sorti de la bataille socialo-socialiste des législatives, les affrontements pour les municipales ont déjà débuté.
A lire :
Le PS et Ségolène : que reste-t-il de leur amour ?
Militants et éléphants dans l'incertitude.













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Lire cet article me confirme qu’il est heureux d’être loin des tripatouillages de chapelles. Je ne suis pas choquée qu’un député cède sa place à son 1er adjoint, étant moi-même pour le non cumul des mandats. Les militants, dans leur ensemble, peuvent oeuvrer pour que le futur candidat en 2008 à cette mairie soient désigné par la base…à eux d’être persuasifs !
Désolée, ce n’est pas du tout désopilant.
Traiter par le mépris les militants, c’est le meilleur moyen de décourager les moins arrivistes d’ente eux, ceux qui entrent dans un parti pour les idées, pas pour faire carrière.
Après plaignez-vous de la déconnection entre les partis et les citoyens.
je crois qu’il est temps que les adhérents de désirs d’avenir adhèrent au PS! comme ils sont plus jeunes et avec d’autres pratiques in verra peut-être enfin évoluer ce parti…bien verrouillé par les éléphants!c’est d’ailleurs pour celà que je l’ai quitté.
Je milite dans la section 13e ouest depuis 1998, j’ai fait la campagne des municipales, j’étais même la trésorière adjointe de Blisko, j’ai fait les deux campagnes législatives, 2002 et 2007.
Serge nous a bien passé la brosse à reluire avant de nous annoncer sa démission mercredi dernier.
Alors nous traiter « sectaires absolus » quand nous dénonçons une alliance fabiusiens - strausskahniens qui partagent très très peu sur le plan des idées, mais beaucoup quand il s’agit de se partager les postes…
Sans compter que cette manœuvre veut s’opposer à la démocratie interne du parti, qui n’est pas favorable aux strausskahniens et aux fabiusiens en ce moment.
On boucle avec les attitudes nationales et les craintes sur les possibilités d’un vrai renouvellement du parti.
Courageux Anonyme…
Militant et Rénovateur (A.Montebourg) de la 13éme ouest, j’ai évoqué cette « démission » sur mon blog personnel..car elle évoquait, pour moi, le maintien d’anciennes pratiques qui ne devraient plus avoir cours..la crédibilité de notre parti, elle passera aussi par des gestes, du concret là dessus aussi.
Il n’y a pas lien d’introniser plus l’un ou l’autre, surtout en fonction de quoi et sur quels critères ?
Le fauteuil de maire serait il comme un titre que l’on se repasse de l’un à l’autre, dans l’opacité ?
Ces passages de témoin (sans consultation militante et en brusquant le calendrier), comme les divers parachutages ou choix de circo..ont été de tout temps, la plaie du PS…maintenant, il est temps de tourner la page et de passer à d’autres pratiques politiques.
Les fabusiens et les strauss se réclament de la rénovation, du changement politique au sein du PS…chiche..qu’il l’applique au quotidien.
Les insultes, les provocations, les spams politiques, les assimilations délirantes « DA=secte » ou propos tel que « socialistes sectaires » à l’égard..des membres PS/Désirs d’avenir et des rénovateurs ou militants « ouverts », de toutes sensibilités, de la section..quelque part celà démontre toute la faiblesse d’une argumentation polique, et la réussite du mouvement initié autour de Ségolène qui commence à porter ses fruits…à faire bouger un parti, un brin trop schlérosé et dans ses petites habitudes ronronnantes.
Maintenant, justement le PS a changé..plus aucun militant, à 20 euros ou à un autre tarif, ne se laissera intimider….alors oui revenons à la réflexion politique « constructive » (quelque part si DA l’a faite « en dehors », c’est qu’au PS ça tournait en rond depuis longtemps..non ?) et ouvrons les portes, les fenetres de Solférino et d’ailleurs, les listes..et discutons pour être dignes de la confiance des citoyens de gauche, plutôt que de sombrer dans les luttes/arrangements de courants et les tactiques d’écuries présidentielles.
Facile…avec l’anonymat, bien des militants ou des responsables PS présents dans cette AG…sortent « couverts », bien plus aisé…tristounet tout celà, à l’image du PS actuel.
Bientôt dénoncer une pratique inavouable..reviendra à la mettre en place soi même, curieux tout celà, mais finalement une « défense » on ne peut plus classique.
Je connais une autre défense socialiste, dire que de tout façon..celà se passe comme celà depuis la nuit des temps, et qu’il ne faut rien changer..cqfd !
On pourrait faire un dico de dialectique socialiste et d’appareil..ça ressemblerait à une partie d’échecs, et pendant ce temps là nos concitoyens doutent de la gauche ezt de nous mêmes.
J’espère que nous reviendrons à des lendemains qui chanteront, à des réflexions politiques pour nos c itoyens, à rénover enfin nos pratiques et à dynamiser la gauche…y a du boulot !
Heureusement il reste quand même des responsables politiques PS qui s’interrogent sur la rénovation, nos statuts..tel Valls, Peillon, Montebourg..arrêtez de vous accrocher aux fenetres, il est temps d’ouvrir la « maison » socialiste !
Cher amis, chers camarades,
Essayons de poser les faits.
Serge Blisko a annoncé depuis longtemps qu’il ne souhaitait pas continuer à cumuler les deux mandats, pour des raisons politiques, certes, mais aussi pour des raisons personnelles.
Il a choisit de partir une fois réélu Député, cela ne plait pas aux Royaliste.
S’il partait au mois d’octobre, cela ne plaisait pas aux Strausskhaniens, s’il restait jusqu’aux municipales cela ne plaisait à personne…
Il a choisi de démissionner maintenant, et de laisser la place, non pas à « 1 strausskhanien » mais à Jérôme Coumet qui est avant tout le premier adjoint de la mairie depuis plus de 5 ans, ce qui lui donne, reconnaissons le, un certain crédit.
Le secrétaire d’une des sections du 13ème râle car cela ne l’arrange pas.
On explique qu’il veut être maire et que du coup on le plombe, qu’on assassine la république, qu’on égorge les militants.
Plus prosaïquement, je doute qu’il veuille être maire, il sait que le rapport de force est Très largement en faveur de Jérôme Coumet, par contre faire du vote d’octobre une démonstration de son poids et négocier un poste, du type conseiller de Paris, serait peut-être tentant ;-))
C’est de bonne guerre et légitime ; souhaiter progresser dans le parti et prendre des postes de responsabilité pour défendre ses idées ne me choque pas.
Par contre, cessons la dialectique, la rhétorique et les cours de moral à deux sous pour se donner l’apparence d’une vierge effarouchée.
Le souci est simple, deux candidats et un poste.
Inutile de régler de vieux comptes a peu de frais sur le dos d’un maire qui a été plutôt efficace et courageux durant ces dernières années et qui a permis d’implanter durablement le socialisme dans le 13ème.
Amitiés
Pour parler effectivement plus des idées, et du changement indispensable au sein du PS…
Des réflexions sont en cours, et méritent une grande attention, car elles pourraient permettre un rassemblement pluraliste et contribuer au renouveau du PS.
http://nouvellevoix.unblog.fr/2007/07/04/rien-ne-peut-plus-etre-comme-av…
« Rien ne peut plus être comme avant !
Les Français n’ont pas voulu que la gauche disparaisse. Lors du second tour des élections législatives, ils ont été des millions à nous donner encore une chance.
Ce sursaut ne peut toutefois en rien dissimuler l’ampleur de la tâche exigée de notre parti. Son potentiel est immense, ses adhérents plus nombreux que jamais et pourtant, l’immobilisme demeure la tentation dominante. Riche de multiples talents, de plusieurs générations de militants et d’élus, le Parti du mouvement ne doit pas devenir aujourd’hui une machine à broyer les énergies neuves, comme l’issue du dernier Conseil national, plus que décevant, peut le laisser craindre.
Pour combattre les idées claires de la droite dure, le PS ne saurait se contenter d’idées floues, de vieilles recettes. Pour mener une opposition combative, l’emporter aux élections locales en 2008 et 2010 et gagner en 2012, notre Parti n’a d’autres choix que d’engager une transformation profonde, une rénovation exigeante et sincère. Disons le tout net : le processus proposé par la direction n’est pas à la hauteur de l’enjeu. Il constitue la réplique pure et simple de la méthode déjà proposée en 2002. Comment dans ces conditions empêcher que 2012 ne connaisse les mêmes funestes résultats que 2007 ?
C’est d’un changement beaucoup plus radical et beaucoup plus profond que nous avons besoin ! Et si cette exigence a été différée, elle finira pas s’imposer. La condition en est simple : que toutes celles et tous ceux qui en ont assez des querelles de personnes, des luttes de clans et des ambitions présidentielles se rassemblent, non pour fonder un énième courant ou une énième sensibilité, mais pour ouvrir un dialogue franc, approfondi, sans tabou ni a priori, sur les causes de nos défaites et sur les moyens d’y répondre ; que toutes celles et tous ceux qui veulent d’abord répondre à la crise des idées, rebâtir un projet, réinventer un parti et une gauche modernes, oublient leurs différends, tirent partie de leurs désaccords, inventent un nouvel espace politique …
Venant d’horizons différents, assumant nos itinéraires, mais soucieux de leur confrontation créative, nous prenons nos responsabilités en décidant de travailler ensemble.
A la différence de ceux qui s’expriment en fonction d’intérêts trop visibles ou d’ambitions trop prévisibles, nous annonçons aujourd’hui notre volonté d’entamer au service de la Gauche et du Parti socialiste, sans leader ni présupposés, un véritable travail de rénovation, sans lequel l’avenir du Parti socialiste serait déjà écrit.
Nous invitons celles et ceux sui se reconnaissent dans cette démarche à un premier rendez-vous, le vendredi 20 juillet 2007 à Evry.
Signataires : Patricia Adam, Patrick Bloche, Christophe Caresche, Guillaume Garot, Louis Gautier, Jean-Patrick Gille, Gaëtan Gorce, Christophe Masse, Arnaud Montebourg, Pierre-Alain Muet, Christian Paul, Gilbert Roger, Marisol Touraine, Manuel Valls, Philippe Vuilque.
Hello courageux anonyme qui ne dit pas son nom, quelle bravoure…
Dans les élus « Sego », il y en a 2: Philippe Moine et Eric Taver.
Aucun des 2 n’a signé en faveur le soutien à J. Coumet dans la mesure où la méthode leur semble peu démocratique et qu’ils souhaite (comme moi) d’abord un débat sur les idées et le projet municipal.
Sinon j’espère que tous seront prêt à la rénovation y compris les amis de DSK mais il faut aussi se dire qu’on ne fait pas une rénovation en conservant toujours les mêmes.
Or mécaniquement, les amis de DSK et Fabius sont fort nombreux dans les exécutifs car F. Hollande leur avait accordé une large place pour préserver son leadership. A méditer…
A courageux anonyme..l’OVNI…
Voilà le résultat des courses :
- vote massif 29 voix sur 29 !
J.Coumet Maire d’arrondissement
S.Blisko 1er adjoint
+ le reste des élu sans changement
L’unanimité dans un parti m’a toujours semblé d’une tristesse…enfin c’est comme celà mais on progressera pas ainsi, maintenant que je pars sous d’autres cieux..j’espère juste que le dialogue aura lieu finalement entre « socialistes » car les « ségolénistes », comme les autres sensibilités, méritent une juste représentation et non d’être diabolisés.
Utilisons dans notre parti les compétences, pensons à la rénovation, mais soyons aussi conscient de la necessité de maintenir une unité indispensable…
Mais oui Mais oui…nos camarades strauss seront de parfaits rénovateurs de notre parti, alors que depuis bien des années..ils font partie (y a pas de honte mais il faut le reconnaitre..) de la direction du PS, autour de F.Hollande !
Y a pas une petite contradiction là dedans ?
Alors effectivement, on attend les idées novatrices « strauss » pour le PS..
On en a besoin au PS ! ça urge camarades…
Bien sûr le vote interne à la présidentielle ne voulait rien dire c’est évident..tout est la faute des militants à 20 balles, et Ségo a jeté un sort à tous les militants PS lorsqu’ils sont arrivés devant l’urne…reste à attendre le prochain vote et à espérer que les petits nouveaux se soient « barrés », en un an y a encore de l’espoir.
On est là au PS (statu quo et ras circulez !)et puis pour l’orientation du parti…Le Mans 2005 nous a pas beaucoup éclairé, alors espérons que le prochain congrés sera pas dans la même veine !