Le PS s'enlise dans ses batailles internes : l'ex-Premier ministre annonce son départ immédiat du bureau national.

Après Dominique Strauss-Kahn, c'est au tour de Laurent Fabius de claquer la porte du bureau national du Parti socialiste. Pour « laisser la place aux jeunes », affirme-t-il. Et comme pour DSK encore, c'est sur le blog de Jean-Michel Apathie qu'est parue l'information.
L'ancien Premier ministre sera remplacé mardi prochain par Guillaume Bachelay, 32 ans, sa « plume » depuis une dizaine d'années et qui s'apprête à devenir son « conseiller spécial » à l'Assemblée nationale. « Je vais essayer de travailler différemment, de prendre un peu de temps pour réfléchir, consulter », a expliqué Laurent Fabius, cité par Apathie. Celui qui se décrit comme un « sage actif » ne veut « plus être impliqué, comme cela, dans la vie quotidienne du Parti socialiste. Il faut laisser cela aux jeunes, il faut leur faire de la place pour qu'ils puissent se préparer à la suite. »
Après Gaëtan Gorce la semaine dernière (voir la vidéo ci-dessous) et DSK, les défections se multiplient donc au sein du navire amiral du PS, où l'ambiance est de plus en plus tendue. Sur RTL, Strauss-Kahn avait fait le procès de ses camarades socialistes : « Ils ne disent pas aux Français ce qu'ils veulent entendre, c'est-à-dire que nous n'apportons pas de réponses aux problèmes qui sont les leurs. » Des réponses que lui dit avoir, sans pouvoir les exprimer : « Mon problème, c'est que je ne réussis pas à faire passer des idées qui, je crois, sont des idées de gauche moderne. »
Quant à Fabius, dans un entretien accordé au Monde daté du 28 juin, il se disait préoccupé par « l'atmosphère délétère qui règne parmi les dirigeants socialistes », soulignant que les électeurs et militants « en sont furieux ». Il s'en prenait ensuite à Ségolène Royal, dénonçant son « triple déficit » pendant la campagne présidentielle : « présidentialité, crédibilité, collégialité ». Il regrettait notamment d'avoir été tenu à l'écart de la campagne : « Notre candidate a plutôt choisi de tenir à l'écart les principaux responsables socialistes. »
Samedi, le conseil national du PS avait déjà donné lieu à un véritable jeu de massacre anti-Royal, qui n'avait pas jugé utile de s'y rendre. Mais le premier secrétaire du parti avait également fait les frais de la colère de la nouvelle génération socialiste. François Hollande est accusé par ses détracteurs d'avoir sclérosé les instances dirigeantes du PS. Après dix années passées à la tête du parti, il a pourtant profité du conseil national pour confirmer qu'il ne se représentera pas à sa propre succession lors du congrès de 2008, mais les rancœurs sont tenaces. A l'image des critiques adressées par le député socialiste Gaëtan Gorce, même si ce dernier se défend de viser expressément le premier secrétaire :
Volonté de paraître à l'écart des jeux d'appareil ou réelles divergences avec les idées du parti ? Strauss-Kahn et maintenant Fabius entendent en tout cas se démarquer de leurs camarades en se plaçant au-dessus de la mêlée. Mais ils marchent en même temps sur les pas de Ségolène Royal dont se démarquer du Parti socialiste a été la ligne durant toute la campagne présidentielle.
Les trois ex-prétendants à l'investiture en dehors de l'organe décisionnel, un premier secrétaire sur le départ, quatre ministres socialistes recrutés par Sarkozy, le délitement du PS se poursuit. A moins que le renouvellement tant espéré commence enfin à prendre corps… C'est notamment l'avis de Christophe Borgel, 44 ans, l'homme des réseaux politiques de DSK, qui prend sa place au Bureau national :
Toute autre est l'analyse de Julien Dray. Pour le porte-parole du PS, « Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn prennent de la distance car ils sentent qu'ils doivent se mettre au-dessus de la lutte interne ». Mais surtout, poursuit ce proche de Ségolène Royal joint par Rue89, « l'un et l'autre n'ont toujours pas digéré la bataille de la désignation [du candidat socialiste pour la présidentielle, ndlr], cela se voit dans leurs interviews et leurs petites phrases ».
► Mis à jour le 28/06/2007 à 18h55, après les réactions de Christophe Borgel et Julien Dray.
Arnaud Aubron et Julien Martin



















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De
11H33 | 28/06/2007 |
Ah, ils se sont ENFIN rendus compte que le problème du PS venait d'eux ? Je voote droite mais ils ont raison : place aux jeunes.
De olivier p
face à la mer | 13H40 | 28/06/2007 |
À la différence d'autres partis, le PS a un principe d'élections internes. Ces élus ont un mandat fondé sur un projet et un bilan d'activité, qui dépasse les individus. Les « nouveaux » adhérents ont mis de l'oxygène dans un partis qui était surtout devenu celui de ses élus, de leurs supporters et des courants traumatisés par le congrès de rennes (beaucoup sont partis, ou pas venus, à la suite du vol plané de certaines chaises -« musicales » ou non).
Il me semble que ségolène royal ne soit pas non plus au bureau national, dit autrement, au conseil d'administration de cette association. Drôle d'évolution d'une démocratie interne, fondée sur la représentation. Drôle de choix au moment où la « participation » des militants se pose en dehors des débats médiatiques. Il faut quand même souligner que le PS a démultiplié les débats internes depuis 2002, et vu les combinaisons de pouvoir, telles qu'elles ont évolués, il semble qu'ils ou elles soient faiblement fondés à les critiquer ou les déserter, après les avoir décidé, en ayant participé et les avoir encensé ou instrumentalisé. Ou alors, cela veut dire que certains devraient aussi démissionner du conseil national, vu que celui-ci a décidé d'un calendrier qui a fixé les conditions et les échéances de travail de chacun.
Toutes et tous ont des collaborateurs, eux-aussi parfois responsables politiques. Toutes et tous sont des têtes de réseaux de conflits idéologiques liés, et parfois dépassés ou artificiels, à l'histoire d'unification du PS au début des années 1970, puis des années de gouvernements. Ces années 70 et 80, structurantes, sont aussi l'éclosion des élus locaux, autres barons du PS, parce que souvent cumulards de mandats et de fonctions dans le temps (hors défaites électorales). Ces cumuls ont pu s'expliquer pour battre des droites locales, par la notoriété acquise par ailleurs ( c'est + facile de devenir député ou sénateur quand on est maire ou conseiller général). Et tout cela dans un contexte où le financement public de la démocratie (partis politiques, syndicats, économie sociale-solidaire) reste à débattre, à approfondir. Et ce sans compter la configuration constitutionnelle. Et puis il y a la « jeune » génération devaquet, et la génération jospin (1997). Ah, le droit d'inventaire…
Ce premier moment d'après campagne électorale me fait penser au bal des hypocrites et des lâches d'après 2002 : surtout rebondir, à faire n'importe quoi et accuser le premier ou la première en vue, même si, voire surtout, on a participé soi-même à la campagne présidentielle, aux différents moments.
Remplacer un apparatichik par un jeune autre… entièrement dévoué ne change rien, dilue encore plus les responsabilités. D'un autre point de vue, il ne faut faire pas un pack dénigrant systématiquement celles et ceux qui sont porteurs d'une expérience politique et d'une éthique, une autre réalité dans le PS, ni tout rose, ni tout pourri.
Il semble bien que l'équipe dirigeante sortante, globalement unie sur un consensus de congrès, n'ait pas su organiser une campagne collective par aigreurs (pour certains) et ambitions (pour d'autres), mais aussi sur des fondements politiques. La démocratie participative s'est limitée à de l'écoute ( ! ) et la démocratie représentative à l'imposition de lignes politiques par le haut, souvent faiblement transparentes et en fonction du courant hégémonique au bon endroit et au bon moment. Certaines et certains ne savent pas non plus partager leur pouvoir acquis.
Et vu le traitement et la dévalorisation médiatique du fonctionnement interne au PS, ce genre de bordel n'a fait que s'accentuer (petites phrases, conflits internes qui devrait le rester un maximum tant que le mépris n'est pas avéré, etc.).
L'UMP avec son chef et sa ligne politique standardisée comme un pitch de show n'est pas un modèle, mais s'est révélé opérationnelle.
Bon nombre de journalistes et de citoyens (de gauche ou de droite) n'ont jamais lu les documents internes publiquement disponibles (par exemple produits au moment du congrès du PS, les bilans d'activités, les contributions). Il y a je ne sais combien de personnes qui me disait pendant la campagne qu'ils ne s'intéressait à la politique que depuis deux mois…
Du coup, ce sont les instances légitimes et la participation politique qui sont dévalorisées, mais aussi le débat politique de la diversité, bien réel dans ce parti politique au combien critiquable par ailleurs, et quand même bien loin aussi des imageries animalières, même si on aime la nature et la démocratie.
à olivier p
De
23H03 | 28/06/2007 |
Il était particulièrement intéressant de regarder, ce soir, sur la chaîne parlementaire, les coulisses d'avant élection, édifiantes de sincérité des représentants de la « vraie gauche ».
Je passerai sous silence dédaigneux la suffisance des vainqueurs, qui n'ont jamais douté d'eux, ils sont les meilleurs (mais on le savait et c'est pour celà qu'ils ont été élus.
Je m'arrèterai à cette action de foi de Mr Charasse parlant de son parti et de l'UNITE des années de campagne de Mr Miterrand, de son parler vrai, de ses discours improvisés par lui, toutes les « notes » qui lui étaient transmises, et qu'il LISAIT(allusion direct à celles que Ségolène n'a jamais lues), son écoute(réciproque) de tout le staf du parti, des réunions(dixit : pas des réunions tupperware) dans des communes avec 10 participants.Tout le parti participait comme un seul homme,et avait la Foi dans son candidat.
Dès septembre, le « parti » à été aimablement prié de se faire petit, l'équipe du 2 8 2 s'est construite de bric et de broc, allant de gens super compétents aux branquignols(dixit), les engagements au nom de Miterrand le faisait souffrir car souvent faux,aucuns conseils ou contradictions des vieux n'étaient écoutés. J'ai ressenti de la tristesse lorsqu'il a dit qu'elle n'était ni prête, ni apte à jouer dans la cour des grands(présidentielle). Il a rappeler ce que Miterrand disait : pour la présidentielle, il faut d'abord rassembler « ton » camp(le parti d'avant les 20€) avant de vouloir réunir les autres.
Ou je l'ai écouté, car celà me rappelle ce que d'autre avait exprimer avant lui, c'est quand il a parlé de l'absence de Ségolène à JARNAC(elle avait'préféré » la Chine, ce qu'elle a réitéré le wend dernier), c'est que la subvention accordée au musé de Jarnac, (dont c'était l'inauguration, avec la présence de tous)par la région Poitou-Charente, dont elle est présidente, avait été très faible, ce dont elle aurait eu à rougir à un moment ou à un autre. Il en a profité pour remercier le gouvernement de l'époque(MrCopé ministre)pour l'aide apportée.
Là ou j'ai apprécié son ouverture d'esprit (comme le font certain ps pour des actions de gouvernement ponctuelles), c'est son appréciation TRES positive des périodes de coabitation à travailler au coté de M.Sarkosy,en 97. Déniant s'il en était besoin, le tableau TSS dressé ces18 derniers mois…
De
14H29 | 28/06/2007 |
Drole de pseudo…
courageux ET anonyme ne vont pas de pair pour moi…
De
17H42 | 28/06/2007 |
Ce n'est pas par choix, mais par obligation d'espace…Que l'on reste Anonymes , mais Courageux(car on participe modestement ! ! ! ! !
Lorsque l'on prend part, « ponctuellement » à un nodule, on souhaiterais , comme partout , l'identification par le pseudo et l'adresse, et non remplir tout le questionnaire plus fait pour les « animateurs-connaisseurs » des débats en questions et nous les en remercions.
Peut-être verrons nous ce changement comme la fait « 20 M.. »
De
21H52 | 28/06/2007 |
T'as tout compris, c'est une blague…
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 11H54 | 29/06/2007 |
Bravo pour ce « pseudo ».
L'ANONYMAT sur Internet me paraît être un problème plus grave
pour la citoyenneté
que les odeurs qui émanent dit-on des cimetières d'éléphant ou de tout autre mammifère bipède doté d'un lagnage et d'un pouce opposable.
EUH !
et bravo à Rue89 pour ce pseudo courageux …
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 11H47 | 29/06/2007 |
< LE problème vient des éléphants. >
---> ÇA c'est l'idée que tous les médias enfoncent comme des clous. ON ferait bien de se méfier ……… même de cette idée ! ESSAYONS de penser que ce n'est peut-être pas cela.
(Je ne suis ni un éléphant ni un éléphanteau ni un cornac)
De
11H50 | 28/06/2007 |
Bonjour
Fabius et DSK sont de mauvais camarade de jeux et le font savoir. Aucun ne veut assumer sa part de responsabilité dans la défaite de Ségolène Royal et ils lui mettent tout sur le dos en créant et entretenant ainsi ce fameux « climat délétère » Ils oublient qu'elle a dû faire avec un programme qu'elle n'avait pas élaboré dans la totalité (notamment les 35h et le SMIC) et la quand même défendu tout en y croyant pas. En quittant le conseil national ils doivent penser avoir les mains plus libres et pouvoir mieux tirer les ficelles mais je ne pense pas que cela soit suffisant car Mme Royal a l'air de possèder un caractère bien trempé et qu'elle choisit ses combats. De plus « laisser la place aux jeunes » est une formule bien hypocrite quand il rajoute qu'il veut consulter c'est à dire préparer une offensive et non laisser la place aux jeunes. Si il avait vraiment cette volonté ses attaques contre Mme Royal seraient moins violentes. Qui croit il trompé ?
De cardamome
14H33 | 28/06/2007 |
Royal n'a pas daigné faire appel aux éléphants, et elle n'a toujours pas admis avoir perdu -- avec un très mauvais score -- une élection qui aurait dû être facile… ; elle ne croit pas au programme du PS ; ne serait-ce pas elle la mauvaise camarade, qui crée un climat délétère en n'osant ou en ne daignant pas même venir au Conseil national ?
Pas très bon signe pour l'avenir ! !
à cardamome
De brezoneh
15H07 | 28/06/2007 |
« une élection qui aurait dû être facile » Ah oui ? sérieusement ? avec Fabius le PS l'aurait emporté haut la main selon vous ? A moins que vous ne l'ayez lu dans des tripes de porc.
Sérieusement, je pense que les torts sont partagés dans cette histoire : les éléphants l'ont bien toprillée en campagne interne (comment voulez-vous affronter Sarko quand votre propre camp vous a collé l'étiquette « non-crédible » ? ) et elle n'a pas su choisir entre être à fond indépendante ou à fond dans le parti. Il y a eu un flottement néfaste.
Quant à la mauvaise ambiance du CN, elle ne fait que la cristaliser sur son nom : il n'y a qu'à voir l'attitude hargneuse et agressive de Mélenchon ! Elle sert de bouc-émissaire commode : si Royal n'existait pas, ce serait un autre. C'ets l'idéal pour éviter de réfléchir sérieusement.
à brezoneh
De
19H26 | 28/06/2007 |
Sans le PS = pas de Royal !
Bouc émissaire, dites-vous ,non responsable !
à brezoneh
De sujetduprince
07H52 | 29/06/2007 |
l'election aurait du etre facile : le PS était largement en avance sur Sarko….avant l'entrée réelle en campagne de Ségolène, avant qu'elle ne parle, avant que ne s'exprime la nature réelle de son socialisme
Segolene en l'espace de deux phrases à liquidé l'électorat de gauche avec ses vues sur l'enseignement et l'éducation …plus réactionnaire tu meurs.
on a très vite compris que le socialiseme elle s'en fout comme de sa premièce culotte ; elle voulait etre présidente de la republique et si ce n'est que Sarko chassait depuis longtemps sur les terres du FN elle y serait allée elle aussi.
quand aux militants qui l'ont portée au pinacle …voter pour quelqu'un dont on ne connaissait pas la ligne directrice est-ce bien responsable ? …
l'entourage de Segolène … julien Dray , Montebourg… les matamores du PS …comme idées nouvelles on fait mieux ; je n'aime ni Strass kahn ni Fabius mais c'est d'un autre niveau intellectuellement parlant .
le PS est en liquidation : plus d'idées (ou des idées de droite), plus de leaders et bientot plus de militants
Mitterand a voulu un grand parti unique de gauche …c'est reussi !
à sujetduprince
De brezoneh
11H03 | 29/06/2007 |
Paradoxalement, j'ai l'impression que vous vous contredisez. Pour affirmer que l'élection aurait dû être gagnée, vous vous fondez sur des sondages, enquêtes d'opinion… qui mettaient le PS en tête à la fin de l'année 2006.
Mais dans le même temps, vous reprochez aux militants d'avoir investi Royal, alors qu'ils ont eu le même réflexe que vous : ils ont investi la candidate qui avait, selon les sondages, le plus de chance d'être élue face à Sarkozy. Il est difficile de leur en vouloir sur ce point : ils n'ont fait que choisir celle qui semblait avoir le plus de chances !
Là où est l'erreur, dans les deux cas, c'est d'accorder aux sondages plus de valeur qu'ils n'en ont : ils ne reflètent que l'opinion du moment et n'ont aucune valeur prophétique. Se fonder sur eux pour dire que le parti avait des chances de l'emporter en mai 2007 est absurde : ils montraient juste que si l'élection avait eu lieu fin 2006, le PS aurait gagné.
Personnellement, je n'ai jamais cru que cette élection était gagnable, pour la bone et simple raison que Sarkozy s'y préparait depuis 2002 (voire avant). Royal a perdu pour des raisons internes et externes au parti, elle a des tort, mais affirmer que n'importe qui d'autre au parti auait fait mieux, c'est ne pas voir plus loin que le bout de son nez.
à sujetduprince
De
08H09 | 30/06/2007 |
tu te plante total, désolé.
Cà n'est pas parce que 53% des Français on voté tcherkovitch qu'il ont raison, on verra, on a 5 ans, pour çà ! ! !
à brezoneh
De
16H33 | 29/06/2007 |
PAR BILLUCHE
On ne peut quand même pas passer sous silence sa lamentable campagne où chaque semaine sa priorité « si je suis élue », changeait en fonction des eprsonnes qu'elle rencontrait .
Mais de remise en cause de sa part, non ! ! !
Ce sont ces idiots d'électeurs qui n'ont rien compris, bien évidemment .
Alors, salut Ségolène, et bienvenue au cimetière des éléphants, dont elle fait partie depuis 25 ans .
Ne l'oublions pas .
à cardamome
De
17H59 | 28/06/2007 |
Vu la manière dont ils l'ont soutenu, faire plus appel à eux relèvaient de la gageure. N'oublions pas que chaque sortie de SR était commentée négativement par les 2nds couteaux de nos éléphants. Pour info, en 2002, Lionel Jospin n'a pas atteint le 2nd tour et SR a recueilli 2 millions de voix supplémentaires par rapport à 1995.
Elle a sa part de responsabilité dans cet échec, mais, nous ne devons pas oublier que le PS a fait montre d'un manque patent de soutien de sa candidate.
De plus, pourquoi venir pour être jugée par des gends qui n'ont eu de cesse de la dénigrer. Elle savait très bienn à quoi s'en tenir ; de plus, la messe était dire depuis quelques jours.
De vintage
19H43 | 28/06/2007 |
Oh la,restons dans le réel.
Royal voulait devenir présidente : elle s'est servie du PS pour avoir l'investiture,ensuite elle s'est mise en dehors du parti avec ses propres partisans et opportunistes et ils ont pondu le« pacte présidentiel »,puis vient cette campagne affligeante et le résultat que tout ça méritait. Alors,rendons à Cléopatre et à sa cour ce qui n'est pas à Cesar
à vintage
De
14H50 | 29/06/2007 |
oui Vintage, vous avez bien raison. Sachez que la campagne d'adhésion est lancée a Désir d'avenir, dont Ségolène a osé dire : ici ce n'est pas un lieu de pouvoir, on ne se bat pas pour le prendre » évidemment c'est elle qui l'a le pouvoir ! mais la connaissant un peu, le jour où l'un ou l'une voudra le lui contester il ou elle aura bien du souci à se faire. Cette bonne petite madonne sait être autoritaire et même méchante.
De
15H01 | 28/06/2007 |
ouf heureusement que ségoléne n'a pas été élue Cela aurait été un scandale
De brigitte celerier
20H34 | 28/06/2007 |
pour ceux qui ne voulaient pas de Ségolène Royal et qui ne sont pas tous des éléphants loin de là, qui ont cependant essayé malgré elle et ses partisans de faire la campagne, la responsabilité dans la défaite ça fait un peu beaucoup vous ne croyez pas ?
De
21H53 | 28/06/2007 |
vive Ségolène ! ! ! !
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 13H50 | 29/06/2007 |
-> Vous avez écrit ( Auteur Anonyme du Message de 12H50 ) :
<< Ils oublient qu'elle a dû faire avec un programme qu'elle n'avait pas élaboré dans la totalité (notamment les 35h et le SMIC)…………… et l « a quand même défendu tout en n “ y croyant pas. >>
Si on approfondit votre pensée, on se rend compte que vous inversez le rapport entre ‘CANDIDAT D'UNE FORMATION’ & ‘FORMATION POLITIQUE’. Ségolène Royal aurait dû être la candidate du P.S. ; choisie dans le cadre du parti ; et donc porteuse des projets & programmes de ce parti (sinon à pourquoi ces militants se fatigueraient-il à en élaborer ? ).
Que dirfe du lien CANDIDAT et FORMATION ?
Le Parti Socialiste est une organisation politique de taille importante et historiquement marquée à gauche. Il regroupe un ensemble de militants qui sont suffisamment motivés pour donner de leur temps, mutualiser leur compétence et apporter une contribution financière (Quand on est militant d'ailleurs, on est prêt à donner bien plus que 20€). Ils diversifient leurs activités en fonction de mobilisations (campagne pour tel ou tel sujet) et d'instances différentes (mairie, département, région, Europe et République) et à partir de valeurs.
Comme les adhérents sont très nombreux il faut un ‘appareil’. Ce sont des militants, donc ils désirent maintenir la pérennité de leurs valeurs et garantir l'efficacité de leur action, un système de REPRÉSENTATION INTERNE est nécessaire. Ce système est régulé par une loi interne, un règlement. Appartenir à une formation politique c'est accepter ces contraintes nécessaires. Les militants de base élisent des représentants pour répercuter leurs idées à différents échelons, et cela jusqu'au niveau national.
Normalement on est élu parce qu'on a défendu un certain nombre d'idées. Le tout fonctionne comme une pyramide. A priori, si les idées de la base sont médiocres, elles sont répercutées jusqu'au sommet de l'édifice, c'est ça la démocratie me semble-t-il. C'est c… mais on n'a pas trouvé mieux. Et si la base dispose des moyens pour évaluer les modifications et pour adapter ses vues, ce système pyramidal assure la transmission de propositions géniales jusqu'au sommet de l'appareil.
Certes des grains de sable peuvent gripper ces mécanismes mais il est faux d'imaginer que les éléphants sont complètement indépendants des militants (dits de base). C'est une idée simpliste qu'une bonne partie des médias nous fourre dans la tête. Incompétence, paresse ou malveillance, peut-être un peu des trois. C'est humain n'est-il pas ? C'est quand même plus facile de focaliser sa caméra sur une personnalité que sur un processus peu photogénique.
Le règlement interne du PS pourrait s'améliorer, on pourrait limiter le nombre de mandats consécutifs pour assurer un meilleur renouvellement dans les instances qui réprésentent la base. Les énérations se rafraichiraint plus vite. Mais cela n'améliorerait pas forcément la qualité des idées et le pragmatisme des solutions.
Voilà. Je ne suis pas au PS. Je l'observe. J'ai voté Ségo. Au début j'étais séduit par le personnage, emporté par la Ségolomania de fin d'année 2006. Après avoir voté en 2002 pour Mme Taubira : une femme et une femme noire. J'avais apprécié l'habileté de la formule ‘ordre juste’ qui stigmatisait l'ordre injuste de son adversaire. C'était pour moi une façon originale de présenter le projet de son organisation. Par la suite ses prestations m'ont un peu troublé, inquiété. C'est une autre histoire. Et j'espère qu'on aura droit à un inventaire rigoureux ……
Mme Royal a reçu un mandat pour être candidate de l'organisation PS. Les Présidentielles seront terminées après le bilan de cette période. Si elle veut continuer à jouer un rôle socialiste, il faudra qu'elle soit une militante, ni plus ni moins que les autres milliers d'adhérents qui militent, qui se prêtent au fonctionnement de l'organisation.
Pour en revenir à Votre message, j'espère que vous comprendrez que la candidate (ou le candidat) ne peut pas invoquer ‘ne pas avoir élaborer’ certaines mesures placées dans la ‘corbeille de mariage’.
Par contre, en entamant le ‘bilan’ de cette période, elle peut constater que telle ou telle mesure n'a pas reçu l'accueil escompté. -(Mais Mme Royal a-t-elle dit cela ? Je ne sais pas.)-
Cette appréciation sur le manque de crédibilité me semble tout à fait recevable. Même si elle a tort, la candidate en a le droit. Avec une nuance : cette appréciation d'une militante aurait dû être réservée aux militants socialistes. Pourquoi les ignorer, ces pauvres militants ? Et pourquoi utiliser un média (on connaît et on déplore le caractère réducteur des médias) à la place d'un moyen de communication interne à l'organisation.
à Claude PELLETIER
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 05H59 | 30/06/2007 |
Il semble que l'on va vers une politique à l'Américaine. Il faudra s'y faire, sans doute… mais on pardonne plus facilement à des constructions opportunistes type UMP, qu'à des partis présumés porteurs d'une tradition, comme le Parti Socialiste, de devenir de simples machines à faire élire. On pardonne donc aussi plus difficilement à ceux comme Segolene qui les instrumentalisent et l'on ne pardonne pas du tout au PS de ne plus rien avoir à offrir. On va vers uns situation assez navrante ou la politique française se limitera à être ou ne pas être sarkozyste.
http://www.nouvellesociete.org/5024.html
Pierre JC Allard
De
11H54 | 28/06/2007 |
Bonjour
Fabius et DSK sont de mauvais camarade de jeux et le font savoir. Aucun ne veut assumer sa part de responsabilité dans la défaite de Ségolène Royal et ils lui mettent tout sur le dos en créant et entretenant ainsi ce fameux « climat délétère » Ils oublient qu'elle a dû faire avec un programme qu'elle n'avait pas élaboré dans la totalité (notamment les 35h et le SMIC) et la quand même défendu tout en y croyant pas. En quittant le conseil national ils doivent penser avoir les mains plus libres et pouvoir mieux tirer les ficelles mais je ne pense pas que cela soit suffisant car Mme Royal a l'air de possèder un caractère bien trempé et qu'elle choisit ses combats. De plus « laisser la place aux jeunes » est une formule bien hypocrite quand il rajoute qu'il veut consulter c'est à dire préparer une offensive et non laisser la place aux jeunes. Si il avait vraiment cette volonté ses attaques contre Mme Royal seraient moins violentes. Qui croit il trompé ?
De brezoneh
15H11 | 28/06/2007 |
C'est vrai que ce qu'il y a de très intéressant c'est que Royal qui ne vient pas au CN c'est un scandale car elle veut contourner le parti. Mais DSK et Fabius qui démissionnent, tout en ayant toujours des vues sur le parti, là c'est de al philanthropie ! Deux poids, deux mesures, non ?
De
11H56 | 28/06/2007 |
Bonjour
Fabius et DSK sont de mauvais camarade de jeux et le font savoir. Aucun ne veut assumer sa part de responsabilité dans la défaite de Ségolène Royal et ils lui mettent tout sur le dos en créant et entretenant ainsi ce fameux « climat délétère » Ils oublient qu'elle a dû faire avec un programme qu'elle n'avait pas élaboré dans la totalité (notamment les 35h et le SMIC) et la quand même défendu tout en y croyant pas. En quittant le conseil national ils doivent penser avoir les mains plus libres et pouvoir mieux tirer les ficelles mais je ne pense pas que cela soit suffisant car Mme Royal a l'air de possèder un caractère bien trempé et qu'elle choisit ses combats. De plus « laisser la place aux jeunes » est une formule bien hypocrite quand il rajoute qu'il veut consulter c'est à dire préparer une offensive et non laisser la place aux jeunes. Si il avait vraiment cette volonté ses attaques contre Mme Royal seraient moins violentes. Qui croit il trompé ?
De
11H57 | 28/06/2007 |
Si seuleument Mme Royal pouvais en faire de même !
De
12H18 | 28/06/2007 |
Si seulement ! ! !
Malheureusement, je pense qu'elle n'a pas fini de faire beaucoup de mal & avec en seule ligne de mire son propre profit. Ce ne sont pas des défences d'éléphant qu'elle dévoile, mais des dents de requin ! ! !
MT
De
11H58 | 28/06/2007 |
Place au jeunes ? OK. Alors exit Royal, parce qu'elle est déjà plus âgée que Sarkozy et qu'elle aura 60 ans en 2012.