
Pour la première fois, une vaste enquête nationale s’intéresse aux dommages collatéraux de la chasse aux enfants de clandestins. Ces victimes indirectes , témoins de violences aux portes des écoles ou de menaces pesant sur des enfants étrangers. Interview de Miguel Benasayag, philosophe et psychanalyste, à l’origine du projet soutenu par Réseau éducation sans frontières (RESF).
Pourquoi s’intéresser aux victimes indirectes » des expulsions d’enfants de sans-papiers, quand l’urgence ce sont les victimes directes ?
Parce qu’en réalité, c’est la société tout entière qui est traumatisée. L’objectif de notre enquête est de montrer que les menaces sur les enfants sans-papiers bouleversent l’ensemble du corps social. Ce qui nous intéresse, c’est l’effet miroir de cette politique répressive. Moi aussi je suis parti des victimes directes : à l’automne dernier, on m’a sollicité pour recevoir en consultation des petits Congolais, choqués après la tentative d’expulsion de leurs parents. Le plus jeune, âgé de 4 ans, avait été menotté. La mère, enceinte, bousculée par les policiers. Les voisins sont intervenus.
J’ai alors décidé d’organiser une réunion publique et là, j’ai soudain réalisé l’ampleur du malaise : les enfants de sans-papiers vivent un drame. Mais autour d’eux, des milliers de Français ordinaires sont confrontés à une violence institutionnelle inédite. Des mômes dont les copains vivent dans une insécurité permanente, des parents déboussolés, des profs qui ont banalisé le fait de cacher des enfants, de les faire sortir par des portes dérobées pour éviter la police à la sortie de l’école. Tous ces gens seront au cœur de l’enquête nationale lancée avec l’aide de médecins, de sociologues, de psys et d’enseignants.
Dans ces cas précis, la solidarité a pourtant souvent bien fonctionné... Comme en témoigne l’émergence de RESF, né il y a trois ans du refus d’expulser ces enfants…
On a effectivement une mobilisation sans précédent, qui dépasse les clivages politiques. Ce qui prouve bien que ce combat n’est pas idéologique. Mais on appréhende encore la solidarité de façon militante, à sens unique. On oublie qu’elle est d’abord un lien entre plusieurs personnes. Et que celui qui reste sera lui aussi traumatisé quand des petits Kosovars disparaissent de la classe ou du quartier. C’est ce qui nous intéresse : Dites-moi comment, vous qui restez ici, vous vivez ces expulsions, ces menaces ? .
Lors de notre pré-enquête, on s’est rendu compte que les gens vivaient très mal ces situations. La société est une unité, qu’on le veuille ou non. Quand un enfant disparaît de la classe, c’est toute la communauté qui est amputée... Il n’y a pas de passivité possible. On est touché malgré soi. Vous pouvez bien dire que vous ne vous intéressez pas à la pollution, ça n’empêche pas que vous êtes affecté par l’air pollué que vous respirez...
Le fait qu’il s’agisse d’enfants a été déterminant dans cette mobilisation…
Oui mais pas au sens où on l’entend d’habitude. Si le sort de ces enfants a touché les gens, c’est parce qu’on a franchi une ligne rouge : un clandestin choisit le risque de venir en France illégalement. Mais un enfant qui grandit ici, il est juste coupable d’être né de parents sans papiers. Il est d’abord condamné pour ce qu’il est. Ce qui rappelle évidemment de mauvais souvenirs dans l’Histoire.
Et comment expliquer ça aux autres enfants ? Quand la maîtresse s’oppose aux policiers, ce sont soudain deux autorités de référence qui s’affrontent. Pour un enfant, c’est très déstructurant. Et puis les enfants sont très corporatistes, l’Autre n’est jamais tout à fait autre. La disparition du copain, c’est l’image de l’ogre qui ressurgit. Et dans ce cas-là, l’ogre c’est l’Etat.
Comment allez-vous mener votre enquête ?
Nous avons distingué trois cercles : le premier concerne les victimes directes de violences. Comme cette école de Belleville, à Paris, où les policiers sont intervenus pour arrêter un grand-père chinois à la sortie des classes. Et puis il y a un deuxième cercle, pour tous les établissements où il existe des enfants sans papiers menacés mais où, pour l’instant, il ne se passe rien. Enfin, un troisième cercle concerne les établissements qui ne sont pas touchés mais qui ont peut-être entendu parlé de ces problèmes.
En septembre, grâce aux relais de RESF, nous allons envoyer des questionnaires, établis pour chacune de ces cibles. C’est une enquête sociale, pas de santé publique. Mais déjà dans l’immédiat, une cellule psychologique sera bientôt créée au sein de RESF, pour permettre à tous ces gens, des parents, des enfants, des profs, de venir parler et peut-être de trouver le moyen de se sentir moins démunis. Ils sont des milliers à avoir perdu leurs repères à cause de ces situations inédites. Personne n’en sort indemne.














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Bonjour,
C’est le chiffre objectif pour 2007 , une mesure d’éloignement - sic - annoncé par M HORTEFEUX.
Combien d’enfants ?
Dans un pays qui a été collaborateur entre 40 & 44, il n’y a rien d’anormal.
Sauf que moi j’ai honte, je ne suis pas seul, encore heureux, mais nous ne sommes pas nombreux.
Encore 5 ans
Eric Bloggeur Mulhousien
PS : « CASSE TA TV » C’est ta seule chance !
http://monmulhouse.canalblog.com/
belle initiative, partir d’un autre point de vue pour montrer le trauma de la société française dans ces actes qu’on voudrait banalisés
surtout rendez nous compte du résultat
merci rue 89
CQFD !
Informons nous et ouvrons les yeux!
comme le dirait le philosophe E Macias « malheur à celui qui touche un enfant « !
Et la Marianne Mathieu » offrez leur mille colombes »
C’est un peu cynique ,mais c’est pour ne pas gerber !!!
je pense que oui, ca se faisait déjà dans les tribunaux. En tout cas il y en a dans tous les établissements scolaires et les mairies. Ce n’est pas juste lié à Sarkozy, il y a eu Chirac, et Mitterand avant lui.
Vous ne savez pas encore que les français demandent un salaire trop élevé (selon les patrons)C’est la raison pour laquelle à mon avis les entreprises du batiment font croire à une pénurie de main ‘ouvre en refusant de former des chomeurs (qui le demandent) Cela leur permet d’obtenir du gouvernement le droit de faire venir des travailleurs des pays de l’est qui eux acceptent de travailler plus pour des salaires moins élevés.Laurence Parisot s’est réjoui que le smic n’ait pas eu de coup de pouce et aimerait qu’on supprime tout simplement le salaire minimum Vous verrez que notre présidebnt lui fera ce plaisir
Actuellement dans les écoles le portrait du Président n’etait pas affiché Le dernier homme d’état à avoir été affiché dans les écoles était Pétain. Tout un symbole. Je suis à peu près sur de cela J’ai fait des recherches sur internet et jusqu’ ce jour le portrait des presidents n’était affiché que dans les mairies et les préfectures mais pas dans les écoles. Cette exposition risque d’exiter les jeunes. C’est de la provocation
. Il devrat plutôt l’afficher dans les maisons de retraite car ce sont les plus de 65 qui on élu ce Président qui a promis de débarrasser la France de la « racaille »
Contre les actions musclées des forces de police, la désobéissance civique s’impose : prendre le relais des enseignants, accueillir des enfants pour des vacances au calme, loin de leur quartier. Je veux bien prendre des risques pour m’élever contre ces façons de sauvage qui ne respecte pas l’homme.
La grande richesse de cette enquête est de renverser la perspective habituelle en considérant l’ensemble du corps social (et non pas simplement l’Autre - le Noir, l’Asiatique, le métèque) comme une victime potentielle. Comme le disait Benasayag lors du lancement de l’enquête: « Il ne faut pas dire « Regarde ce qu’ils LUI font », mais bel et bien « Regarde ce qu’ils NOUS font »« .
http://immigrances.blogs.courrierinternational.com/
Première question de ma fille (8 ans) à la sortie de l’école en juin 2006 : est-ce que mes copains sans-papiers seront là à la rentrée ? Première question de la même avec un an de plus à l’annonce de l’élection du fasciste : Qu’est-ce qui va se passer pour mes copains sans -papiers ?
Merci de ne pas oublier que oui c’est toute la société qui est touchée par les mesures d’ »éloignement ».
Faire circuler la chanson Si tu m’aimais, Iam, Saison 5.
Le problème c’est qu’on ne croit plus vraiment à l’impartialité de la loi.
Alors on choisit son camp et pour moi c’est souvent celui du plus faible.
Et la violence des interventions renforce encore la défiance envers la loi.
Une loi juste et bien expliquée devrait limiter voire supprimer ces excès.
« Expulsions d’enfants: ‘C’est toute la société qui est traumatisée’ »
Non. Moi, je ne suis pas traumatisé. Ce qui me traumatise, c’est l’insupportable prétention de ce genre de psychanalyste de salon de parler au nom de l’ensemble du peuple sans lui demander son avis.
Il va faire une enquête, prétend-il. Mais il nous en donne les résultats avant même de l’avoir commencée! De qui se moque-t-on?
Ce qui me traumatise, c’est l’insupportable prétention de ces pseudo-défenseurs des droits de l’homme qui défendent en réalité le mépris de la loi.
Ce qui me traumatise, c’est que l’on feint de se scandaliser du sort de ces pauvres petits n’enfants, en oubliant soigneusement de se scandaliser que leurs parents aient délibérement choisi de les mettre dans cette situation, de leur faire risquer le « traumatisme », si traumatisme il y a, de l’arrestation et de l’expulsion.
Les responsabilités sont claires: si des enfants sont retirés de l’école et expulsés, c’est la faute de leurs parents clandestins, et nullement celle de la police ou du gouvernement.
Ces révolutionnaires des quartiers bobos oublient soigneusement de demdander à ces parents de dire au moins merci, merci à cette France et à ce gouvernement qui, dans leur grande mansuétude, autorisent les clandestins à inscrire leurs enfants à l’école, et gratuitement, encore.
Si ce privilège devait s’arrêter à un moment donné, pour cause d’expulsion, il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’un privilège, et nullement d’un dû.
Mais la mentalité du gauchiste est ainsi faite qu’un avantage accordé et pas forcément mérité est aussitôt oublié, et devient… un avantage acquis; un dû, justement.
Finalement, en jouant ce jeu stupide, les gauchistes donnent raison à l’extrême-droite: mieux vaudrait refuser l’inscription à l’école des enfants de clandestins. On n’aurait pas, alors, sur les bras, le spectacle répugnant de gens exploitant des enfants pour mieux subvertir la loi et la justice.
Amusant comme point de vue (enfin, si on s’arrête au point de vue et pas aux conséquences)
Déjà, j’ai du mal à comprendre où vous situez la « prétention » des défenseurs.
Donc, les « clandestins » font exprès de mettre les enfants en situation difficile.
Et se sont eux qui les retirent de l’école et les expulsent, pas la police aux ordres du gouvernement ?
Et en plus, ils oublient même de dire merci pour ces expulsions, preuve d’une grande mansuétude ?
Donc, il faut être gauchiste pour s’inquiéter des traumatismes et de l’avenir des enfants ? A droite, on ne s’inquiète pas ? On les met au boulot ?
C’est vrai que c’est répugnant tous ces gens qui s’inquiètent pour ces enfants, au lieu de les faire travailler (c’est vrai quoi, on avait des mines en France).
Bon, je suppose que cela risque de ne pas être facile de vous convaincre que ce type de comportement, qui rappelle étrangement un période noire de l’histoire de France, n’est pas digne d’un pays dit « civilisé ».
Le problème est assez complexe, je vous l’accorde.
Mais, déjà, la méthode a quelque chose, qui satisfait peut-être ceux qui pensent que les immigrés sont responsables de tous leurs maux, mais en même temps risque de choquer leurs enfants(voir même les parents, si par malchance, ils se trouvent sur le chemin).
On pourrait peut-être envisager quelque chose, certes moins médiatique, mais peut-être plus humain ?
Ce qui me traumatise, c’est de lire en 2007 les mots outranciers de quelqu’un qui pense apparemment sérieusement que la société française serait sapée par des « gauchistes », dont l’unique objectif serait « d’exploiter des enfants » pour « subvertir la loi et la justice ».
Eh oh, Robert Broiedunoir, on se réveille, Nicolas Sarkozy a été élu, vos idées sont au pouvoir, vos amis sont à l’Assemblée nationale, largement majoritaires, Brice Hortefeux veille au grain pour défendre l’identité de notre grande Nation (qui en a vu d’autres, heureusement pour elle), Madame Dati s’appliquera à expulser tous ces va-nu-pieds aux noms imprononçables (de toute façon, ils n’ont pas de noms, puisqu’ils n’ont pas de papier, n’est-ce pas monsieur Noircenoir ?), et les rafles peuvent continuer dans l’assourdissant silence d’une France paisiblement endormie, qui rêve de yachts à Malte et de nuits au Fouquet’s.
Allez Robert Danslenoir, tombez le masque Fantomas ! On se doute que derrière ce pseudo ridicule se cache le fantôme revenu d’entre les morts de ce bon vieux Marcellin (qui lui aussi voyait des « gauchistes » partout) !
Je ne sais pas de quelle gauche vous parlez, mais je n’ai jamais lu un programme prônant l’ouverture totale des frontières.
L’immigration a certes des bienfaits, qu’on oublie assez souvent, mais je n’ai jamais entendu (ou lu) quelqu’un ajouter « en général » (ce qui d’ailleurs manque de clarté).
Pour ce qui est des réseaux d’esclavage et de travail (sous-payé) au noir, sans vouloir nier un lien avec le « manque de papiers », c’est un problème différent. On ne peut pas traiter tous les problèmes en même temps. Surtout, que cela ne concerne pas uniquement les « illégaux » .
Je ne pense pas que ce soit le discours « irréaliste » de la gauche qui nourrisse le discours des extrémistes de droite, mais la tolérance inadmissible de discours racistes tenus par des élus, ainsi que des manipulations médiatiques, inadmissibles elles aussi.
Je vous remercie, malgré vos positions politiques, de vous inquiétez du sort des enfants.
On peut même considérer que l’asile politique n’existe plus en France ;je suis tellement dégouté que je ne sais plus quoi faire !! Mettre des menottes à des gosses de 4 ans !!!
ces méthodes sont tellement dégueulasses que la droite chrétienne comme on en voit ici ( ille et vilaine )n’a pas voté pour ce pourri; ils ont été traumatisés effectivement de ce qui s’est passé à Montfort. De plus, la France a écrit, voté, ratifié la déclaration des droits de l’homme, tout ce qui n’est pas en accord avec elle n’a pas à être respecté, ce ne sont pas cette bande de morts-vivants qui vont me dire ce qui est bien et ce qui est mal ! Activez vos consciences en attendant et soyez prêts, on va tout péter !!!
L’idéal se serait même de pouvoir les jeter une fois le boulot fini.
Peut-être qu’un jour on va aussi se poser la question pour les vieux ?
C’est vrai quoi, les gens y bossent. Bon. Mais après y restent comme vieux et faut payer pour leurs retraites alors qu’ils ne servent plus à rien. Que déjà les caisses, elles sont vides.
j préfrère les voirs trainer dans nos bahuts que revenir dans 15 ans un crucifix islamik ou sino-panarabisant entre les dents.
apres on les exporteras,pour la gloire du PIB occidental :)))
Et ta raison c est relou et ça rake de s’ encadrer des keums qu’ont depuis toujours l exemple des « égalités sociales » assurées par nos décideurs (honnetes ou pas,encagoulés en col blanc ).
On rote pas sur son voisin kiss lève tot,alors on traite pas son voisin lève tard au karcher.
les 2 sont d accord c est du respect parait.