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Bye bye Blair ! Ce qui va changer avec Gordon Brown

Tony Blair et Gordon Brown (Toby Melville/Reuters)

(De Manchester) Dimanche, devant un parterre de 2000 militants à Manchester, l'ancien chancelier de l'Échiquier (ministre des Finances) a finalement succédé à Tony Blair, son éternel rival, à la tête du Parti travailliste, dernière étape de son long parcours vers le poste de Premier ministre et le 10 Downing Street, où il s'installera mercredi.

Certains, à la gauche du parti, s'accrochent encore à l'espoir que l'austère écossais rompra avec la troisième voie mise en pratique par Tony Blair. Pour défier un Premier ministre en chute de popularité, Gordon Brown s'est en effet, par le passé, présenté devant le parti comme un défenseur d'un travaillisme plus traditionnel. Mais la « vieille garde » ne devrait pas se faire d'illusions.

Gordon Brown est avant tout l'un des co-architectes du New labour (nouveau travaillisme) et il a « dominé ce gouvernement comme aucun autre chancelier de l'après-guerre », écrit Martin Ivens, journaliste au Sunday Times. Il pourrait donc difficilement créer la rupture avec des politiques qu'il a souvent impulsées. Malgré tout, Gordon Brown a profité des longs adieux de Tony Blair pour prononcer plusieurs discours en forme de programme qui laissent entrevoir quelques perspectives de changement, notamment dans le style de gouvernement.

Si certains députés espéraient encore, il y a quelques mois, que Gordon Brown opérerait un retrait des troupes d'Irak immédiat, à la Zapatero, il a douché leurs illusions ces dernières semaines en laissant entendre qu'il respecterait le calendrier actuel, prévoyant que les troupes britanniques commencent à quitter le pays à la fin de l'année. « Nous avons pris cette décision [partir en guerre, ndlr] et j'en assume la responsabilité », a-t-il, en outre, martelé à plusieurs reprises.

Il a tout de même apporté une critique à peine masquée aux pratiques de son prédécesseur, en promettant que les rapports des services secrets seront désormais totalement hermétiques à toute influence politique, en référence au fameux dossier polémique concernant les supposées armes de destruction massive du régime de Saddam Hussein. Le droit de manifester devant le Parlement pourrait également être restauré.

Les partisans d'une Europe encore plus intégrée ne verront pas non plus d'un bon œil l'arrivée aux commandes de celui qui a sans cesse freiné les velléités européennes de Tony Blair, en bloquant notamment l'adoption de l'euro outre-Manche. Gordon Brown est avant tout un grand admirateur des Etats-Unis, où il est bien perçu autant par l'administration Bush que par les démocrates.

Sensible aux problèmes internationaux, il n'a pas hésité à dépasser son mandat de ministre des Finances pour s'impliquer personnellement dans des campagnes d'aide à l'Afrique et de lutte contre le réchauffement climatique. Pendant son discours d'investiture, il est en outre revenu sur l'une de ses plus anciennes préoccupations, le conflit entre Israël et la Palestine, en affirmant son soutien à la création de deux Etats.

Mais c'est sans doute sur le plan national que ceux qui, à gauche, espéraient une sortie de la « troisième voie », risquent d'être les plus déçus. Outre la continuité des politiques économiques qu'il a mises en place pendant dix ans, ses dernières déclarations laissent entendre qu'il continuera d'encourager l'investissement du secteur privé dans l'éducation et poursuivra, en substance, les mêmes réformes du système de santé.

Le changement de style à la tête du gouvernement, lui, devrait être spectaculaire. Même ses plus ardents critiques reconnaissent à Tony Blair un talent incomparable face aux médias. Gordon Brown souffre d'une personnalité plus taciturne, mais aussi de ses origines écossaises. Certains députés anglais se plaignent, en effet, qu'alors qu'une nouvelle autonomie bloque l'influence de Londres sur l'Ecosse, les hommes politiques écossais, eux, peuvent continuer de gouverner l'Angleterre.

Comme pour répondre à ses détracteurs, Gordon Brown s'est récemment lancé dans une campagne pour favoriser le sentiment d'appartenance au Royaume-Uni, qui inclut l'Angleterre et l'Ecosse, ainsi que le Pays de Galles et l'Irlande du Nord.

Quant aux attaques sur sa personne, aggravées par l'arrivée à la tête des conservateurs du très télégénique David Cameron, Gordon Brown les écarte en critiquant le règne de « l'image ». Il déclarait ainsi en 2006 : « Certains voient la politique comme un simple spectacle. Je la vois comme un service (…) qui permet d'aider les hommes à changer de vie. » Un sondage lui donnait ce week-end une avance de 18 points de popularité sur le conservateur parmi les électeurs. Mais continueront-ils à lui donner raison d'ici aux prochaines élections, prévues, au maximum, pour dans trois ans ? ► Addendum, lundi 19 : 30 Blair serait bien confirmé mardi comme envoyé du quartet au Proche-Orient Le Financial Times reprend une source affirmant que sa nomination a été « confirmée à 150% » et sera annoncée demain à Jérusalem.



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A lire :
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Photo : Tony Blair et Gordon Brown (Toby Melville/Reuters)

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Portrait de Eric citoyen

De Eric citoyen

"Casse ta tv" c'est ta seule chance... | 22H20 | 24/06/2007 | Permalien

Bonjour à toutes et tous,

Tony BLAIR, c'est la guerre en IRAK !

Des millions de pauvres .

Plusieurs mois pour se faire soigner .

C'est un Etat à la solde des USA .

Tony BLAIR, la honte de l'Europe, Bravo à lui.

Bientôt notre tour.

Luttons .

Eric bloggeur

monmulhouse.canalblog.com/

PS : « CASSE TA TV“C'est ta seule chance !

Portrait de Courageux anonyme

De

08H40 | 25/06/2007 | Permalien

La succession d'un atlantiste à un autre. En gros mis a part le droit de manifester devant le parlement, rien ne va changer dans le royaume. C'était donc bien la peine de démissioner Blair, qui mine de rien a fait avancer le dossier Anglais ces dix dernières années et plutot dans le bon sens.

Portrait de Courageux anonyme

De

10H28 | 25/06/2007 | Permalien

bonne route et bon vent lapaille au c.. et le feu……… un pseudo socialiste anglais bientôt converti catho quitte le pouvoir remplacé par un faux socialiste anglais

Portrait de Courageux anonyme

De

09H07 | 26/06/2007 | Permalien

Mais qu'est-ce qu'un vrai socialiste Anglais d'après vous ?
Alviano

Portrait de Courageux anonyme

De

13H09 | 25/06/2007 | Permalien

Au revoir M. Blair et merci infiniment pour avoir montré la voie de la modernité aux socialistes du monde entier. Une vraie politique de ce que doit être la gauche a été lancée sous votre impulsion au Royaume-Uni et le sentiment d'acceptation de l'Europe a un peu progressé, c'est ce qui est inquiétant avec Gordon Brown, son manque d'enthousiasme européen. Heureusement, le président français a sécurisé un accord à temps !

http://mitterrand.2007.over-blog.com/

Portrait de Courageux anonyme

De

13H28 | 25/06/2007 | Permalien

Salut Mitterrand 2007,

Tu ne serais pas un peu, un fayot…toi ?

mdr.

Portrait de Courageux anonyme

De

13H41 | 25/06/2007 | Permalien

Tu s'rais pas un peu lèche cul ?

Portrait de Alexad

De Alexad 8145

15H05 | 25/06/2007 | Permalien

Oui, bye bye Blair !

Portrait de Sehb

De Sehb

16H39 | 25/06/2007 | Permalien

Un des seuls dirigeants un tant soit peu libéral d'Europe s'en va. Esperons que Brown aura lui aussi les yeux en face des trous.

Portrait de Courageux anonyme

De

21H26 | 27/06/2007 | Permalien

Gordon Brown ressemble helas fortement a un John Major travailliste, qui remplace son maitre dechu en attendant la deculottee que lui infligera Cameron aux prochaines elections…