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La présidence du groupe PS enjeu d'une guerre des courants

L'hémicycle du Palais-Bourbon (Benoit Tessier/Reuters).

Six députés sont en lice pour la présidence du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, dont l’élection aura lieu lundi. Aux quatre poids lourds –Montebourg, Ayrault, Glavany et Emmanuelli– se sont ajoutés deux candidats inattendus : Marylise Lebranchu et Philippe Martin. Tous se placent en rénovateurs ou rassembleurs, alors même que chacun d’entre eux est fortement rattaché à l’un de ces fameux “courants”, aujourd’hui fustigé par tous.

Cette élection intervient au moment où semble s’organiser au sein du Parti socialiste un front “Tout Sauf Ségolène”. Les militants n’hésitent pas à parler d’une éventuelle alliance contre-nature entre fabiusiens et strausskahniens, pour contrer la candidate socialiste qui a d’ores et déjà affiché ses ambitions : la tête du parti et l’investiture pour la présidentielle de 2012. Les candidatures seront confirmées à l’issue du Conseil national du 23 juin. Des désistements sont encore possibles, notamment celui de Philippe Martin en faveur de Laurent Fabius.




Photo: Charles Platiau/Reuters.
Le président sortant du groupe socialiste à l’Assemblée nationale cumule au moins deux handicaps. En place depuis dix ans, le maire de Nantes avait annoncé en 2006 qu’il ne se représenterait pas cette année. Le 18 juin, le député-maire de Nantes avait reconnu, sur RTL, la forte demande de renouvellement notamment de génération au sein du PS. La partie s’annonce également serrée en raison de son engagement en faveur de Ségolène Royal. En cas d’alliance entre fabiusiens et strausskhaniens, il risque de payer au prix fort son soutien à l’ex-candidate. Bruno Le Roux, qui avait annoncé sa candidature vendredi matin, s’est finalement desisté en sa faveur.




Photo: Romain Clercq-Roques/Wikimedia Commons.
Le député de Saône-et-Loire n’en est pas à son coup d’essai. En 2002, sa candidature face à Jean-Marc Ayrault n’avait pas convaincu (35 voix contre 85 pour le député-maire de Nantes). Aujourd’hui, celui qui déclarait au soir de sa victoire au second tour des législatives que le temps était venu pour les éléphants de laisser la place aux “jeunes lions, sereins, puissants et capables des meilleurs combats” est jugé excessif et impétueux par beaucoup de ses camarades. En se présentant face à Jean-Marc Ayrault, autre proche de Royal et président du groupe depuis dix ans, Arnaud Montebourg veut se poser en figure du renouvellement.




Photo: Jean-Paul Pelissier/Reuters.
Le député des Landes est, sans conteste, le plus expérimenté. Ancien président de l’Assemblée nationale et ancien président de la commission des finances, Henri Emmanuelli a laissé un excellent souvenir de son passage au perchoir auprès des députés et des journalistes parlementaires. Benoît Hamon, député européen proche d’Emmanuelli, a motivé la candidature de ce dernier auprès de l’AFP, en déclarant qu’il n’appartenait à aucune famille de présidentiables.” Dans les rangs socialistes, beaucoup soulignent que cette candidature est peut-être celle qui se rapproche le plus proche du consensus... si tant est qu'un consensus est encore possible au parti socialiste.




Photo: Reuters.
Ce partisan de Lionel Jospin est l’un des députés les plus hostiles à Ségolène Royal. Député des Hautes-Pyrénées depuis 1993, Jean Glavany a débuté sa carrière auprès de François Mitterrand, dont il a été chef de cabinet à l’Elysée dès 1988. L’ancien ministre de l’agriculture, fort de son expérience à l’Assemblée, a déclaré à l’AFP que sa candidature n’avait de sens que si elle s’inscrivait dans une “démarche collective de rassemblement et de renouvellement”.




Photo: DR.
Ce fabiusien, réputé chaleureux et ponderé, est l’un des candidats surprise de cette élection. Le député du Gers, qui devra affronter ceux qui ne veulent pas d’un président de groupe émanant de l'écurie d'un présidentiable, a reconnu lui-même être moins capé que les autres » . Il se présente toutefois comme un candidat du renouvellement, a promis de travailler de manière “non sectaire” et de “dénicher les pépites dans toutes les sensibilités du PS”. Son désistement est prévu en cas de candidature de Laurent Fabius.




Photo: Reuters.
L’ancienne Garde des Sceaux, proche de Lionel Jospin, avait apporté en novembre 2006 son soutien à Dominique Strauss-Kahn. Seule femme en lice, ce serait une première si elle venait à être élue présidente du groupe socialiste de l’Assemblée nationale. Députée depuis 1997, Marylise Lebranchu est présidente, depuis le congrès du Mans (2005), de la Maison des élus. Quelques jours avant le second tour, celle qu'on surnomme La Branche pour ses nombreux lapsus quand elle était ministre de la Justice, avait appelé les responsables socialistes à plus de calme : “Qu'ils se taisent, maintenant ça suffit.

Les candidatures au poste de président de la Commission des finances ont également été présentées vendredi. En lice, trois candidats : Jean-Marie Le Guen (Partisan de Strauss-Kahn), Didier Migaud (fabiusien) et Michel Sapin (proche de François Hollande).

A lire :
Le PS adresse un carton rouge à Ségolène Royal
La motion de Hollande adoptée au conseil national


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Franz | ingénieur stagiaire
11H54 23/06/2007

Digne des tontons flingueurs. Que de luttes internes!! Elles est loin la majorité plurielle de Lionel Jospin. Entre les Fabiusiens, les Jospinistes, le Strauss-Kahniens, les Ségolistes, le PS est pas sorti de l’auberge…
Bien que chacun des ces courants aient des différences d’opinions sur certains sujets, il faut vriement être à fond dans le PS pour comprendre les subtiles différences idéologiques entre certaines de ces « factions », ce qui n’est pas forcément intéressant étant données que ces idées ne seront pas mises en application avant au moins 5 ans.
Il pourraient limite tenter l’ouverture à droite, ce serait pas plus le bordel.
Pendant que les dirigeant s’étripent, les miliotants se perdent. Idéologiquement on en est où? Ok, révolu le « pacte présidentiel » de ségo mais qu’y a-t-il à la place?
Et que dit la gauche sur le traité européen pendant ce temps là pas? Pas grand chose à part critiquer son manque de contenu d’ambition (pour une fois que Hollande et Royal sont à peu près d’accord). Sachant qu’il va probablement falloir réunir le parlement pour réviser notre constitution, ce serait bien qu’ils s’expriment plus clairement sur les positions qu’ils vont défendre en cas de vote au 3/5…

 
JMV62
11H55 23/06/2007

Si les jeunes démolisseurs avec chevilles gonglées suite élections peu reluisantes dans leurs circonscriptions, je leur conseille d’abord de mettre des chaussettes de contention et de boire un peu plus d’eau. Ils vont finir par faire partir des créateurs du PS vers une gauche moins modérée….Au fait, la Maîtresse d’école, ne veut pas se présenter face aux députés PS, à défaut de les convoquer comme Sarkozy l’a fait pour l’UMP, pour les mettre au pas et montrer ainsi qu’ils veulent être les Maîtres à penser en matière de politique……La France est belle, nous vivons dans un beau pays……continuons à avoir des désirs d’avenir……..

 
harpo59130
12H18 23/06/2007

Ouais ! C’est chouette !

On peut être sondé ?

 
Vingtras | Membre des 47%
12H35 23/06/2007

Seront jamais prêts pour 2012… 2017 et encore…
Pays de m************************************ !

 
FREDERIC 67
13H48 23/06/2007

ils sont dans leur luttes intestines et se « foutent complètement tous autant qu’ils sont des citoyens

quand je vois ce qui se passe au PS je me déclare alter socialiste

 
pointenoire
13H57 23/06/2007

Tout ceci est affligeant et nous promet 10 ans de Sarko assuré !!! Lui en attendant il agit. Le PS se déchire et dit non à tout sans rien proposer.
Comment dans ces conditions rétablir la confiance?

 
Morse
14H24 23/06/2007

je viens de m’inscrire et suis le courageux anonyme pantois ci dessus

 
brezoneh
15H11 23/06/2007

Je plussoie ce commentaire! La droite a moins ce genre de problème de personnes dans la mesure où l’idée d’ordre et d’obéissance au chef est plus ancrée. A gauche, c’est plus démocratique et on débat (cf. les Verts aussi). De plus, l’UMP n’a présentée que deux candidats pour son chef de groupe, mais il me semble que les luttes intestines ont bien lieu pour la présidence des commissions, surtout que celle des finances devrait leur échapper.

Pour les socialistes, le débat jeunes contre vieux n’est pas le plus productif: il me semble qu’il faudrait écouter et promouvoir ceux qui ont appelé à une rénovation depuis 2002 (les plus clairvoyants donc et qui se trouvent être les plus « jeunes » même si tout est relatif). A priori ce sont ceux qui ont le plus réfléchi à la question et qui ont des choses à proposer. Après tout, s’ils se sont en priorité rangés derrière Royal, c’est qu’ils ont enfin trouvé quelqu’un qui pouvait leur ouvrir une brèche dans l’édifice du PS. Hollande a choisi de faire taire cette génération, Royal s’est appuyée sur eux…
Donc pour la présidence du groupe, pourquoi pas Montebourg, qui sous l’apparence « grande et belle gueule » a quand même des convictions et des compétences. Lui donner des responsabilités pourrait lu faire acquérir plus de diplomatie et accepter le compromis. C’est prendre un petit risque, mais ça pourrait redonner un vrai élan au parti.

Quant à faire des prévisions sur le résultat de l’élection de 2012, ça a autant d’intérêt que de connaître la couleur du caleçon de Hollande lors du bureau national.

 
gaebus
21H51 23/06/2007

Il est vrai que Ségolène n’a pas su se faire entendre. Et ce n’est pas une lapalissade.

Parce que c’est une femme, d’office on ne l’a pas cru crédible et on l’a même taxée d’incompétente (malgré ses innonmbrables surformations dont elle ne s’est jamais vantée). De plus ses promesses tenables et ses propos réalistes n’ont pas été entendu comme l’ont été des propos flatteurs qui font rêver : mais attention au lendemain.

Moi je n’ai pas voulu voter Sarko pour un rêve qui devient chauchemard au lever, ni Hollande pour un sommeil dont on ne se relève pas