Changement de ton radical entre les organisations syndicales étudiantes et la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Valérie Pécresse a mis un coup d'arrêt à l'enthousiasme qui entourait les négociations, en présentant son avant-projet de loi sur la réforme des universités. Président de l'Unef (Union national des étudiants de France), Bruno Julliard fait part de sa « déception » de ne pas avoir été entendu. Et n'est pas très optimiste quant à une inflexion de la position de la ministre, ce vendredi après-midi, à l'occasion de la réunion du Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche (Cneser).
Quelle a été votre réaction à la découverte de l'avant-projet de loi ?
De la déception et de la colère. De la déception parce que le texte est très éloigné de toutes les discussions que nous avons eues lors des concertations ces trois dernières semaines. Et puis surtout de la colère sur le fond parce que c'est un texte dangereux pour notre service public de l'enseignement supérieur. C'est une douche froide ! Au vu de l'investissement qui a été le nôtre, on s'attendait à toute autre chose.
Ne regrettez-vous pas votre enthousiasme manifesté très tôt dans ces négociations ?
On dit avant tout qu'il y a besoin d'une réforme de l'enseignement supérieur dans notre pays, pour améliorer la visibilité des diplômes, pour lutter contre les inégalités, pour accroître l'efficacité des universités… Nous avions décidé de faire des propositions, d'avoir une attitude très constructive, et maintenant l'avant-projet de loi qui nous est présenté n'est pas acceptable. On ne regrette pas d'avoir joué le jeu, on regrette surtout que le gouvernement ne saisisse pas une chance quasi unique de voir la totalité de la communauté universitaire favorable à une réforme des universités.
Quelles mesures vous paraissent les plus contestables ?
Il y a d'abord le recul démocratique : seules vingt personnes devraient siéger dans les conseils d'administration avec uniquement trois étudiants, alors même qu'on augmente les compétences des universités. Nous sommes également très inquiets quant à l'organisation des inégalités entre les universités avec l'autonomie optionnelle, où chaque université pourra elle-même décider de son degré d'autonomie. On conteste aussi la sélection à l'entrée des masters, et nous n'avions jamais discuté de cela au cours des négociations. Enfin, nous redoutons une précarisation des personnels avec la modification de leur recrutement.
Que comptez-vous faire avant la session parlementaire de cet été ?
La ministre doit annoncer quelques amendements cet après-midi lors du Cneser. D'après la discussion de ce matin entre les organisations syndicales étudiantes, la ministre a l'air très peu ouverte à accepter nos revendications, ce qui est très inquiétant. Mais avant la présentation du texte mercredi en Conseil des ministres, l'ensemble des organisations syndicales étudiantes rencontrera le président de la République, mardi à 18 heures.
Le risque de manifestations étudiantes est-il important ?
En tout cas, c'est une évidence qu'il existe des risques d'opposition au texte. Mais on ne sait pas encore quelle forme prendra cette opposition. On est bientôt au mois de juillet et il n'y a plus d'étudiants dans les facs, c'est donc difficile d'organiser une mobilisation. Mais, en l'état actuel des choses, ce texte est totalement inacceptable et nécessitera certainement des mobilisations étudiantes.
► Mis à jour le 23/06/2007 à 8h45 : Après huit heures de négociations, le texte a finalement été rejeté dans la nuit de vendredi à samedi par le Cneser, instance consultative, par 19 voix contre, 12 pour et 4 abstentions. Les quelques amendements consentis par Valérie Pécresse n'ont pas convaincu les représentants de la communauté universitaire présents. Pour démontrer leur opposition totale, la FSU suivie par le Sgen-CFDT et la CGT, ainsi que les étudiants de l'Unef et de la Fage, ont même quitté la salle avant le vote.





















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De
15H40 | 22/06/2007 |
qu'en pensent les jeunes étudiants sarkozistes ?
gou-rou ! gou-rou !
De pene-r
15H46 | 22/06/2007 |
L'Etat de grâce est finit pour tout le monde alors ? ?
Ils se sont bien fait … rouler dans la farine ! ! … Enfin les prochains sont prévenus.
à pene-r
De
05H50 | 23/06/2007 |
Quand je lis ce que M.JULLIARD dit de Mme Pécresse je m'étrangle de rire. Venant d'un professionnel, d'un fonctionnaire de la contestation, d'un syndicaliste prompt à lever les foules contre le CPE mais étrangement silencieux lorsque mme Royal faisait la même proposition je crie à l'imposture. Que vous le vouliez ou non cette réforme sera mise en place : 53% des français la veulent et l'auront. Tous les mouvements qui prendront cette réforme pour prétexté à blocage des rues seront plus qu'impopulaires. La réforme passe aussi par la réforme de l'UNEF-ID : Active contre les gouvernements de Droite, silencieuse,complice source d'emplois fictifs pour les hiérarques de gauche : Fini vos pseudos-AG à main levée : Tout devra se faire à bulletin secret. Au fait je ne suis pas courageux anonyme comme écrit dans l'intitulé mais ne désire pas perdre mon temps à m'inscrire sur ce site partisan et écervelé ! ! !
Reliez directement votre site à celui du PX et du PCF cela sera plus rapide pour juger de votre honnêté intellectuelle et de votre objectivité LOL
Le Corsaire
De
07H33 | 23/06/2007 |
En tout cas il y a encore du boulot à faire puisqu'au lieu de
« prendront cette réforme pour prétexté à blocage »
il eut été mieux de mettre « prétexter à blocage »
C'est là que ça bloque…
Le vengeur masqué
De
08H09 | 23/06/2007 |
pas 53 pour cent des francais, mais plutôt 35 à 40 pour cents tout au plus
BBZ
De
15H47 | 22/06/2007 |
Et bien Mr Julliard n'a pas changé depuis le CPE… Toujours aussi rétrograde et manipulateur !
Espérons que le gouvernement arrive à appliquer ce pourquoi il a été élu, ce n'est pas à un groupuscule comme l'UNEF de diriger la politique universitaire française ! Ils font assez de dégats comme ça au quotidien !
La qualité ne peut venir que de la sélectivité, ne pas comprendre ça, c'est condamner des générations de plus à l'échec !
http://mitterrand.2007.over-blog.com
De
16H31 | 22/06/2007 |
« la qualité ne peut venir que de la sélectivité »… hum, soit mon cher, mais de quelle sélection s'agit-il ?
des gens rentables financièrement ?
de la loi du plus fort ?
de la capacité à s'adapter ?
ou encore… d'être un bon bachoteur ?
« ne pas comprendre ça, c'est condamner des générations de plus à l'échec »…
Ne pas comprendre que l'intérêt d'une société est de favoriser les différentes formes d'intelligences et non pas de sélectionner l'« élite » sur des critères normalisés, c'est condamner un système à la stagnation conservatrice.
merci de me diffuser…
De
21H00 | 22/06/2007 |
Et si pendant la campagne nous étions passé dans la 4éme dimension et qu'en fait rien n'avait changé ?
http://www.notregeneration.com
De
15H55 | 22/06/2007 |
il parle de trois étudiants tout aussi ionquiétant sion plus que dire des 8 enseignants chercheurs en tout sur 20 personnes dans ce conseil instance dirigeante d'une Universitré qui peut couvrir 40 000 étudiants ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
qui doit diriger l'Université des communiquants ? des extérieurs sans aucune connaissance de ce qui se passe en terme de formation et de recherche ?
c'est effrayant cette conception
De Penchour
16H50 | 22/06/2007 |
Hé bien voilà un des textes que ce gouvernement fera passer en catimini pendant les vacances (avec d'autres), histoire de ne pas faire de vague. Cette façon de procéder me fait penser à ces entreprises qui déménage leur matériel le W.E., laissant leurs (ex) employés decouvrir des locaux vides le lundi matin. Le problème, c'est que ce qui est déjà criticable dans le cadre d'une entreprise l'est encore plus dans l'exercie de la « démocratie » (moins démo que cratie pour le coup ..). Si c'est tout ce que la droite a retenu du mouvement anti-CPE, il doit pas y avoir beaucoup d'aînés parmi eux …
De
16H09 | 22/06/2007 |
Complètement incohérent ces gauchos…
Immobilisme
Copier ce qui marche (mieux) ailleurs…il oppose quoi à ça… ?
Nos avantages acquis qui font qu'on est les moins bon !
De GastonLagaffe
flâneur - gastlag.owni.fr | 16H28 | 22/06/2007 |
Ailleurs ça marche mieux parce que il y a deux à trois fois plus de fric par étudiant.
Sarkozy n'est sûrement pas immobiliste, il est réactionnaire.
à GastonLagaffe
De Penchour
16H48 | 22/06/2007 |
Et surtout 10 fois moins d'étudiants (puisque les études sont payantes)
à GastonLagaffe
De
19H42 | 22/06/2007 |
Toujours la même rengaine ! Toujours les mêmes procès d'intention !
De Penchour
11H39 | 26/06/2007 |
Toujours les mêmes commentaires absconts
De pene-r
18H26 | 22/06/2007 |
Et surtout, si vous avez un temps soit peu suivi l'actualité, Julliard était assez content des premières discussions et favorable à la réforme des universités.
Le problème c'est que le texte est différent de ce que proposait la ministre lors des entrevues
Toujours pareil ces droitoss, ils ne regardent que le bout du chemin, pas la route pour y arriver ! !
Et arrêtons d'essayer de copier ce qui se fait ailleurs, dans un autre contexte. Si on pouvait être un peu novateur et en accord avec la situation ici, ça serait déjà bien.
ça commence à me gonfler qu'on veuille toujours (à droite comme à gauche) copier ce qui se fait en Allemagne, Suède, Etats-Unis, etc… On a toujours pas de pétrole, mais on a plus d'idées ou bien ? ?
à pene-r
De
21H36 | 22/06/2007 |
et moi
ça commence à me gonfler qu'on veuille toujours (à gauche surtout) ne pas voir ce qui fonctionne bien ailleurs (Allemagne, Suède, Etats-Unis, etc…) ou du moins beaucoup mieux qu'en France .
Sous prétexte qu'on est plus intelligent et qu'on est les seuls a avoir des idées géniales.
De ce fait ,on est con ,médiocre et toujours en retard de trois combats.(Voir le classement de nos universités dans les palmarés internationaux )
Bien sur ,on dira :
Moins de moyens financiers (mais on fait tout pour ne pas en avoir)
Moins de personnels
les critéres de comparaison sont idiots.
C'est commode pour ne pas avoir à avouer que faute de sélection à l'entrée beaucoup de nos étudiants n'ont pas leur place en université et seraient rejetés ailleurs .
Notre inelligensia est tellement formidable et remplie d'excellentissimes bonnes idées géniales que personne ne veux nous les copier .
De
10H33 | 23/06/2007 |
Nos universités sont peut-être parmi les moins bonnes du monde, mais parce que les meilleurs étudiants sont dans les ENS, l'X et Centrale (et autres écoles d'ingénieurs, etc.). Le système universitaire doit être repensé, mais il y a une grosse différence entre les Lettres et sciences humaines et les sciences. Or les classements portent sur les universités de sciences, autrement dit les parents pauvres de la recherche. De plus, on juge souvent de la performance des universités en terme de nombre de publications. Or, tout le monde le sait, les universités américaines publient énormément mais des contenus très inégaux. Je ne dis pas qu'en France c'est merveilleux, mais qu'il faut se méfier des critères de classement, qui s'ils montrent que la France à des universités médiocres c'st parce que nous formons des chercheurs mais les universités ne sont pas directement des centres de recherches (on a le CNRS pour ça, qui est autrement plus reconnu, par exemple). Les universités françaises ne sont pas du tout à mettre sur le même plan qu'une université américaine : pas les mêmes équipements, ni les mêmes objectifs, ni les mêmes conditions de travail sans parler des budgets…
De Di
mère déchlorurée (papotable) | 16H51 | 23/06/2007 |
Les moins bonnes ? Certainement pas ! Par contre, qu'elles soient les plus pauvres, avec les locaux les plus désuets, les plus mal entretenus, je veux bien le croire ! Si nos impôts allaient en priorité vers l'éducation et la recherche, au lieu de payer des salaires faramineux à nos politiques avec des 60 mois d'indemnité à tous les Députés sortants, par exemple, et des budgets pour le fonctionnement de l'Elysée frisant la folie, ça irait peut être mieux ! Mais non, leur idée, chaque fois, c'est de laisser pourrir la situation, pour mieux faire passer la privatisation comme étant « la seule solution » !
De
13H50 | 23/06/2007 |
Ce qui est amusant, c'est de voir qu'en Allemagne on réfléchit à des réformes basée sur le modèle français ! ! A croire que l'herbe semble toujours plus verte ailleurs !
à pene-r
De
21H46 | 22/06/2007 |
et moi
ça commence à me gonfler qu'on veuille toujours (à gauche surtout) ne pas voir ce qui fonctionne bien ailleurs (Allemagne, Suède, Etats-Unis, etc…) ou du moins beaucoup mieux qu'en France .
Sous prétexte qu'on est plus intelligent et qu'on est les seuls a avoir des idées géniales.
De ce fait ,on est con ,médiocre et toujours en retard de trois combats.(Voir le classement de nos universités dans les palmarés internationaux )
Bien sur ,on dira :
Moins de moyens financiers (mais on fait tout pour ne pas en avoir)
Moins de personnels
les critéres de comparaison sont idiots.
C'est commode pour ne pas avoir à avouer que faute de sélection à l'entrée beaucoup de nos étudiants n'ont pas leur place en université et seraient rejetés ailleurs .
Notre inelligensia est tellement formidable et remplie d'excellentissimes bonnes idées géniales que personne ne veux nous les copier .
De Di
mère déchlorurée (papotable) | 12H01 | 24/06/2007 |
Ridicule ! Notre intelligentsia, au contraire est accueillie à bras ouverts AILLEURS, et surtout aux USA où les têtes pensantes formées içi sont particulièrement appréciées ! ! ! Ca prouve qu'on n'est pas aussi nuls que vous le prétendez ! Ce qui est VRAIMENT NUL, içi, c'est le manque d'opportunités dans le monde du travail et la frilosité des investiseurs lorsqu'il s'agit d'investir dans de nouvelles idées. Notre président devrait en toucher deux mots à ses potes ! Ce qui est vraiment nul içi, aussi, c'est les budgets ridicules pour l'éducation et la recherche.
De
19H12 | 22/06/2007 |
Stupide analyse, déduite certainement d'une pensée unique de la Sarkozie. Gauchos ? Insupportable réflexion. Nous avons le droit de critiquer et de proposer des solutions constructions sans se faire insulter au moindre désaccord.
De
16H20 | 22/06/2007 |
Face à de vrais défis, l'UNEF ne se soucie que de sa place et de la possibilité de placer ses hommes, avec la même logique que les syndicats qui ne représentent qu'une petite minorité de salariés mais ne se soucient pas de l'avenir de l'entreprise dans laquelle ils interviennent mais uniquement de leurs petits avantages. Ce type d'attitude corporatiste et égocentrique n'amène rien de bon. IL faudrait rappeler à Juliard, qui n'a pas du mettre les pieds ailleurs qu'au siège du PS et en tout cas pas en FAC de puis longtemps que la sélection à l'entrée des 3èmes cycles existe depuis vingt ans.
De
17H09 | 22/06/2007 |
un master est composé de deux ans et pour l'instant la selection s'opère au bout de la première année et pas après la licence
De brezoneh
17H21 | 22/06/2007 |
3ème cycle = ancien DEA, DESS.. soit le M2 actuel. Le gouvernement veut instaurer une séletion en M1 !
à brezoneh
De Vingtras
Membre des 47% | 19H57 | 22/06/2007 |
Et après il nous dit que c'est Julliard qui n'a pas mis les pieds dans une fac : )))))))))
De
07H40 | 23/06/2007 |
Je reagis a la non representation des syndicats :
il y a plus d'adherents aux syndicats que d'adherents aux partis politiques
il y a plus de participation aux elections sociales dans les entreprises que dans les elections politiques.
Tout le monde accepte que le petit president represente 53% des votants et non 0,2% des français au vue du nombre d'adherents a l'UMP.
Ou est l'arnaque ?
De
16H23 | 22/06/2007 |
Quand on lit que le PS doit mettre à jour son logiciel, on s'aprçoit que l'UNEF devrait passer de l'âge du boulier à celui de l'informatique. Mai 68 et un odctorat pour tous, çà n'existe pas, quelqu'un pourrait-il lui passer le message, notamment de la part des étudiants non-ma^¨istes qui font des études pour trouver un job et gagner leur vie et qui n'ont pas un siège qui les attend au chaud au PS pour les récompenser de réciter un programme trotskiste dans les facs.
De Alexad
16H24 | 22/06/2007 |
Une lecture assidue du Journal Officiel s'impose cet été sur les plages ! !