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BNP-Paribas accusée de financer une centrale bulgare dangereuse

Belene
Pour financer le projet de centrale nucléaire à Belene, dont le coût est estimé à 4 milliards d'euros, la compagnie d'électricité bulgare NEK a dû solliciter les investisseurs étrangers. Douze banques internationales, parmi lesquelles la Société Générale ou City Group, ont refusé de participer au financement. Elles se sont pliées aux arguments des ONG Greenpeace, Urgewald, Coalition Belene et les Amis de la Terre, qui affirment que Belene se situe en zone sismique, et que le prototype nucléaire russe, jamais expérimenté, comporte de nombreux dangers.

Pour l'heure, NEK n'a réussi à obtenir qu'un crédit syndiqué de 250 millions d'euros d'un groupe de banques coordonnées par la BNP-Paribas.

Antoine Sire, directeur de la communication de la BNP-Paribas, explique la nature de ce prêt :

Sébastien Godinot, en charge du dossier pour les Amis de la Terre, estime au contraire que le projet est déjà bien lancé, et que ces études ne parviendront pas à le stopper :

Le 13 juin dernier, le directeur général de BNP-Paribas, Baudouin Prot, en réunion avec les représentants des ONG, s'est engagé à ne pas faire « de financement de projet », ce qui ne signifie pas nécessairement que les sommes alouées par la BNP se limiteront à ce prêt. Antoine Fire affirme qu'ils pourraient participer à des étapes ponctuelles de la construction de la centrale. Cela dépendra de l'avis de la Commission européenne qui devrait donner un avis sur le projet dans les prochains mois.

La Bulgarie pourrait par ailleurs solliciter un financement de Bruxelles, si elle ne parvient pas à trouver suffisamment d'investisseurs privés.

Le origines du projet remontent à 1981, lorsque le gouvernement communiste a décidé d'installer dans la ville de Belene six centrales nucléaires, dont les premières pierres furent posées en 1985. Après la chute du régime communiste et une mise en garde de l'Académie bulgare des Sciences, le projet fut mis de côté en 1992.

En 2003, le gouvernement bulgare a décidé de relancer le projet afin d'augmenter la production d'énergie et de fermer les quatre réacteurs nucléaires de Koslodui, comme le souhaite l'Union européenne.

Mis à jour le 22/6 à 20h : titre modifié.

2 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de Ehim

De Ehim

ehim.over-blog.com | 18H05 | 22/06/2007 | Permalien

¨Pas « dangeureux »,non, mais « dangereux »

Portrait de Courageux anonyme

De

18H42 | 22/06/2007 | Permalien

Un peu breduoillant Antoine Sire…
Oû comment montrer patte blanche…



Il faudra bien l'accepter un jour : Le nucléaire est une corde que nous tous , avons autour du cou , prête à serrer à la premiere explosion.

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