Duflot, Hammadi, Coppel, les fumeurs: le film du 18 joint

« Moi, j'ai bien envie de me fumer un joint... » Rien de particulier a priori en ce 18 juin au parc de La Villette, à Paris. Sauf que cette quadra plutôt sympathique s'adrese à un représentant des forces de l'ordre. Membre de la brigade des stupéfiants de surcroît. Et que ce dernier ne réagit pas le moins du monde.

Bienvenue à la 31e célébration de L'Appel du 18 joint, lancé en 1976 dans les colonnes de Libération et repris depuis 1993 par le Circ contre la prohibition du cannabis.

Musique, discours politiques et bronzing entre deux pétards, l'ambiance est décontractée. La foule clairsemée, comme chaque année. La police veille, surveille, mais n'intervient jamais.


Côté politique, outre la désormais traditionnelle présence d'Olivier Besancenot (LCR), l'intervention de la secrétaire nationale des Verts a été particulièrement remarquée. Très à l'aise sur un sujet dont elle semble maîtriser l'ensemble des enjeux, Cécile Duflot appelle à un débat ouvert et à la fin de « l'hypocrisie française » :


Egalement présent, Razzye Hammadi, leader du Mouvement des jeunes socialistes, qui rappelle l'engagement de son parti sur cette question :


Enfin, la sociologue Anne Coppel, figure de proue du secteur de la réduction des risques liés à l'usage de drogues, est venue rappeler les enjeux de société derrière la question de la prohibition :



A lire :
« Pas d'usager en prison »
L'interview de Jean-Pierre Galland, porte-parole du Circ


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chantemanche
18H19 20/06/2007

La légalisation du cannabis penaliserait les trafiquants de drogue , les maffias,affaiblirait les cartels des drogues renflouerait les caisses de l’état ,permettrait un contrôle sur la qualité et sur les usagers du cannabis .Libererait des policiers pour effectuer d’autres tâches;Que des choses positives et Je ne crois pas que cela inciterait des gens à en consommer au contraire le tabou etant enlevé,plus de petits frissons à enfreindre la loi : non?

 
olivier p
18H40 20/06/2007

Le journal Politis relate aussi l’évènement, c’est peut-être bien de le préciser, vu la rareté actuelle : http://www.politis.fr/Fumeurs-en-petard,1409.html

Le comble est quand même atteint quand c’est la ministre de l’Intérieur, gaulliste traditionnelle, qui fait la une en matière de drogues, les fameux tests salivaires, un jour de 18joint !

 
Sebly | Intermittent de la recherche
22H21 26/06/2007

Alors dans ces cas là prohibons aussi l’alcool.
Et justement le problème que vous soulevez est bien celui de la consommation de produits coupés/frelatés vendus sans aucun contrôle ! Une dépénalisation pourrait régler ce type de problème. Encore pour rappel, la répression n’a fait qu’augmenter les possibilités de trouver d’autres substances bien plus dangereuses (cocaine) ! Ce que vous évoquez pourrait se révéler encore bien pire !

 
LowLeveLiQ
17H20 23/07/2007

Certes, certes… Fumeur régulier, j’ai pourtant cessé de verser dans l’angélisme sur le sujet (les bienfaits de l’age). Donc oui : troubles mémoriels, respiratoires (jusqu’à preuve du contraire, j’ai toujours besoin de ma Morlbara pour fumer mon splif, mais aussi risques sur le plan « social », notamment pour les jeunes, lycéens etc…
Mais un peu de logique : on peut appliquer EXACTEMENT le même raisonnement si on parle d’abus d’alcool, de médicaments, de jeux videos, de TF1 (sauf pour les rapports sociaux, là ca aide plutot…)
Le problèmes de nos politiques toujours inefficaces et souvent criminelles c’est le « focus » : on lutte contre la « drogue », pas contre la « toxicomanie ». C’est tres différent et ca dépasse dailleurs tres largement le seul cas du cannabis. Quel est le probleme principal qui est posé par la consommation d héroine par exemple? Oui, je sais, le consommateur reduit considérablement son espérance de vie… Mais est ce vraiment ca qui rend cette pratique inacceptable? Ou n est ce pas plutot lmes probleme qui découle des conduites toxicomaniaques? Délinquence pour pouvoir payer sa consommation, desociabilisation, marginalisation, problemes de santé publique et diffusion du HIV
Elle est là l’hypocrisie : dire qu il faut continuer à lutter contre le « produit car c’est mal » empeche du reste toute action pédagogique intélligente. Envoyer des flics dans les collèges pour dire « fumer pas, c’est pas bien » c’est super… Envoyer quelqu’un qui va leur dire : « je sais bien que bcp d’entre vous fument, je sais que c’est pas tres grave… Je sais aussi quels effets ca peut avoir sur vos etudes si vous abusez » à mon avis c’est mieux.
L’autre aspect tres tres important c’est les politiques à l’echelle mondiale : vouloir a tout prix éradiquer le pavot d’un pays comme le Laos par exemple, c’est cautionner les actions criminelles d’un des régimes les pires de la planète (cf un papier dans libé il y a un moment)

 
Leclere gérald
08H28 21/06/2007

Dépénaliser daccord, mais surtout ne pas banaliser la consomation qui est, au mème titre que l’alcool, nocive.
Un joint, c’est bien. Plusieurs joints, la gueule dans le foin.

 
olivier p
12H12 21/06/2007

Les législations concernant les drogues sont mises en oeuvre, quoiqu’on en pense.

En 1991, 34 311 « usagers simples » de produits illicites ont été interpellés. En 2006, ces « usagers simples » auront été 112 224, deux sur cinq ont été en garde à vue. En 2006, le nombre total de personnes mises en causes directement pour Infractions à la Législation sur les Stupéfiants est de 152 124 (usages simples, usages reventes, trafics sans usages, autres). Le cannabis est mis en cause à hauteur de 90%. La part des usagers de cannabis est donc considérable, vue la culture des résultats statistiques, le fait d’atteindre des objectifs sans autre réflexion à moyen terme et sur les usages humains de substances.

Concernant les alcools (parfois associés aux médicaments), la moyenne des interpellations pour ivresse publique et manifeste (IPM) en France sur la période 2001-2004 est de 65 552 par an.

En 2005, sur 11 387 829 contrôles d’alcoolémies au volant, 359 229 ont été positifs, 80 622 étaient supérieurs à o,8 g/l de sang. Il faut également savoir que 21 035 tests de stupéfiants ont été faits, 7 973 ont été positifs.

En outre, la prise d’un médicament susceptible d’altérer l’aptitude à la conduite est retrouvée chez environ 10 % des accidentés de la route. 80 969 délits de conduite sans permis ont été constatés.

La question de l’harmonistation, d’un équilibre des droits et des obligations des usagers de produits psychoactifs se pose concrètement. Elle se pose globalement (tous les produits, les polyconsommations…), et en remettant à leur juste place l’influence des produits, le comportement des citoyens et l’environnement contextuel des usages. Liberté, égalité, fraternité.

Il convient, au delà des législations et des réglementations d’insister sur la recherche, la diffusion des informations et le principe d’éducation, les responsabilités intergénérationnelles… le savoir vivre avec des usages de drogues quelque soit l’âge, le sexe, l’ancrage social et territorial…

Est-ce que les drogues, légales ou non, sont des produits comme les autres ? Je ne suis ni partisan d’un monople d’État (quid de ceux des alcools et tabacs ?), ni d’une tolérance  » type Pays Bas » concernant le cannabis. Il me semble qu’un système à but non lucratif, réglementé mais associatif, certains proposent des « clubs sociaux de cannabis » (http://www.uncc.comips.org/lecsc.htm), soit plus raisonnable pour un pays comme la france ; et ce, en attendant une révision des conventions internationales, revendiquée par des pays comme la Bolivie ou des fondations (http://www.idpc.info/principles.html). C’est également une manière d’aborder ce qui pourrait faire émerger une cohabitation, une régulation, des différences européennes.

Pacifier, laïciser les guerres aux drogues… c’est aussi rompre avec une duplicité que la France incarne assez bien, les résistances sont tenaces.

Si nous prenons en compte la situation des prisons, du VIH et du VHC, de la peine de mort dans le monde, alors nous pouvons considérer que le changement de la politique des drogues concerne non seulement du sens (il n’y a pas que les drogues dans la vie) sur l’humanité, mais elle est aussi une urgence humanitaire qu’il faut prendre au sérieux.

 
Dany-de-montreuil
19H09 24/06/2007

Bravo Olivier, rien à ajouter !

 
Sebly | Intermittent de la recherche
22H31 26/06/2007

Si, une chose à rajouter: une loi qui est enfreinte par plus de 100000 personnes / an est-elle encore juste ?

 
maxfoxx
00H11 17/07/2007

Le cannabis, aujourd’hui rentrée dans les meurs en Europe, mais aussi en France devrait soulever un débat. Mais les politiques, peureux comme ils sont, ne veulent surtout pas se mouiller à ce sujet, croyant peut être que Napoléon (celui qui avait dit non, préférant faire la guerre) risquerait de se lever de sa tombe pour fouetter nos dirigeants politiques en s’écriant : « Bande d’hashichins !! ».
Arrêtons un peut ! Napoléon est bien mort et nous sommes au 21ème siècle. Allons nous attendre de laisser mourir nos enfants dans l’avenir avec des drogues beaucoup plus nocives (tel que l’héroïne) en ne les informant pas, en les laissant aux mains de dealeurs qui proposent d’autres drogues bien plus nocifs ?
Nous sommes un des pays (voir le pays)qui consomme le plus de cannabis (cette drogue que vous aviez voulus nous cacher messieurs du gouvernement)!
BIENVENUE EN FRANCE, BIENVENUE DANS LA PROHIBITION, BIENVENUE AU 21ÈME SIÈCLE !Ce n’est qu’un début…
MAX FOXX.

 
toktomi | , les "abderhamane, martin, david" . . .
00H29 17/07/2007

tiens jvai voir si rachida et roselyne ont trouvé un dossier de réformes de la part de sarko.
shit ET alcool,bien sur.et médocs dans les prisons :)

j ai cru entendre l ot jour que ce serait 0 gr au volant (normal)

 
Amanyte
11H02 26/09/2007

Euh … quelqu’un aurait des feuilles ?