Affaire Borrel: Sarkozy s’engage à la vérité


Comme d’habitude, Nicolas Sarkozy a voulu aller vite. Le Président a-t-il senti le danger? Est-ce l’indice d’une "rupture"? Ou bien a-t-il compris le piège d’entretenir une attitude ambiguë de l’Elysée sur une affaire d’Etat? En tout cas, moins d’une semaine après l’appel lancé par Elisabeth Borrel, le Président a reçu la veuve du juge assassiné en 1995 à Djibouti. Au palais de l’Elysée, avec son avocat et son fils Louis-Alexandre, tout juste une heure avant l’annonce du nouveau gouvernement.

L’entrevue a duré une grosse demi-heure, en présence de Patrick Ouart, conseiller pour les affaires judiciaires. Et en sortant, c’est une femme soulagée que l’on a découvert, comme si douze ans d’isolement venaient soudain de se rompre (voir la vidéo). Une fois déjà, Elisabeth Borrel s’est retrouvée sous les ors de la République, lors d’une visite à la Chancellerie. Le temps d’apercevoir le fantôme d’Elisabeth Guigou, ministre de la Justice, passant à ses côtés sans lui jeter un regard. Une blessure. C’était en février 2000, quelques semaines après le premier témoignage d’un Djiboutien, Mohamed Alhoumekhani (ancien lieutenant de la garde présidentielle), remettant en cause la version officielle du suicide.

Depuis, quatre juges d’instruction se sont succédés sur le dossier principal. Deux nouvelles enquêtes pour "subornation de témoin" et "pressions sur la justice" ont multiplié les fronts judiciaires, jusqu’à mettre en évidence le rôle central de l’Elysée de Jacques Chirac dans les manœuvres d’étouffement du scandale.

Voilà pourquoi Elisabeth Borrel est sur un nuage lorsqu’elle redescend le perron où Nicolas Sarkozy vient de lui serrer la main avec un grand sourire. Un signe politique, directement adressé au président djiboutien Guelleh. Désormais, l’exécutif français semble avoir choisi de ne plus entraver le cours des différentes enquêtes sur une affaire d’Etat exemplaire.

D’après Elisabeth Borrel et son avocat Olivier Morice, le président Sarkozy s’est engagé sur deux points: faire en sorte que les notes des services de renseignement français manquantes (de 1994 à 1997) soient déclassifiées et accepter qu’Elisabeth Borrel soit entendue comme témoin par la Cour internationale de justice. La seconde initiative permettra de déjouer la manœuvre judiciaire djiboutienne visant à obtenir une copie du dossier. La première, si elle aboutit, permettrait de comprendre pourquoi et comment Bernard Borrel a été assassiné le 19 octobre.

Addendum, le 20/06 à 11h00: le communiqué de presse du Parquet de Paris qui valide la thèse criminelle.

Projection-débat "L'assassinat du juge Borrel: une affaire française", documentaire de Bernard Nicolas et Jean-Claude Fontan, suivi d'un débat avec Elisabeth Borrel et Bernard Nicolas (voir l'interview de Bernard Nicolas sur Rue89). Le mercredi 27 Juin, 19h00 à AGECA, 177 rue de Charonne, 75011 Paris, M° Alexandre Dumas ou Charonne.


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Courageux anonyme
08H49 20/06/2007

qu'est-ce qu'un "front" judiciaire? il me semble que ce mot revient un peu trop souvent dans vos papier si mes souvenirs sont exacts

 
David Servenay | Rue89
11H25 20/06/2007

Un "front judiciaire" est un angle d'attaque dans une affaire d'Etat comme peut l'être l'affaire Borrel, où un particulier veut faire respecter ses droits de citoyen face à ce qu'on appelle habituellement la "raison" d'Etat.
Autrement dit, sur les trois informations judiciaires qui traitent de l'affaire Borrel, deux sont périphériques par rapport aux faits (l'assassinat d'un magistrat détaché en coopération), mais très utiles pour démêler les fils emberlificoteurs qui se tricotent en coulisse. Comme l'actualité de ces derniers jours en fait la démonstration.
Tout cela est une vraie bataille, d'où la métaphore du "front", courageux anonyme. Est-ce plus clair?

 
Faucon | Ancien
16H20 26/06/2007

Après ce raz de marée d’informations dans le cadre de l’affaire dite « Borrel » il est quand même surprenant de ne rien voir sur les célébrations du 30éme anniversaire de l’indépendance de la République de Djibouti.
En effet le Territoire Français des Afars et des Issas prenait son indépendance le 27 juin 1977.
Grand comme Israël la République de Djibouti occupe une position privilégiée au débouché de la Mer Rouge sur le Détroit de Bab El Mandeb.
Paysages grandioses pour les uns, apocalyptiques pour les autres…

Cette indépendance est le résultat d’un grand courage de la part des autorités françaises de l’époque. Il faut se rappeler quand même de l’environnement régional incroyable au début des années 70.
La France a su reconnaître l’importance de cette région depuis bien longtemps, mais elle a su également anticiper avec une grande intelligence, malgré les aléas d’un avenir pour le moins incertain, en prenant la décision d’entamer le processus d’indépendance. La France allait s’appuyer pour cela, sur Monsieur Hassan Gouled Aptidon ancien Sénateur français qui allait devenir le premier Président de cette jeune République.
Les risques de confrontations étaient réels dans la région en raison d’une importante présence soviétique, accompagnée de troubles majeurs en Somalie, en Ethiopie et au Yémen.

Il faut aujourd'hui signaler que pour les cérémonies qui auront lieu à Djibouti, le Président Sarkozy a envoyé Monsieur Jean François PONCET (Secrétaire Général de l’Elysée à l’époque du Président Giscard D’Estaing) pour le représenter.
Monsieur PONCET est accompagné de Monsieur Olivier STIRN ancien Ministre et principal artisan de cette indépendance, ainsi que de L’amiral Alain Oudot de Dainville, chef d’état-major de la marine.
Les forces Armées djiboutiennes défileront avec leurs fréres d'armes français et américains.
En 1977, rares étaient ceux qui pariaient plus d’une livre somalienne sur l’avenir de ce jeune pays. Trente après, malgré les soubresauts de l’Histoire, la République de Djibouti existe, sa population est fière de son identité et la France est fière d’être son amie.

 
Faucon | Ancien
13H20 27/06/2007

Bon Anniversaire Djibouti.

Ce trentième anniversaire de l'Indépendance de la République de Djibouti me donne l'occasion de me remémorer l'Histoire en perspective et de me rendre compte, qu'après trente cinq années d'une bonne connaissance de cette région, un mélange de joie, d'amertume et de colère ouvre ma journée.

Malgré les stupides propos qu'il est possible d'entendre ça et là sur la pseudo « posture » coloniale de la France, je voudrais quand même dire ici, que nombreux sont les soldats des troupes d'élites françaises qui avant 1977, ont épargné beaucoup de vies parmi les populations locales en particulier réfugiés de Somalie ou d'Éthiopie, en refusant de faire usage de leurs armes spécialement sur le barrage qui entourait la ville de Djibouti.
Sans parler évidemment de la difficulté qu'il y avait à maîtriser la situation militaire à cette époque.
De nombreux responsables djiboutiens oublient trop souvent que si l'identité de ce pays est une réalité, elle aurait été impensable sans la présence militaire de la France, avant et après l'indépendance.

Mais Djibouti a aussi payé le prix de son manque d'ouverture démocratique, aidée par le poujadisme du microcosme franco djiboutien local, totalement chiraquisé et autodésinformé par l'envie, la jalousie et le whisky perrier...

A cela il faut rajouter, une hallucinante incompétence des vieux apprentis sorciers de l'ex SDECE proche des pieds nickelés alcoolisés des réseaux gaullistes en mal de souvenirs sépia qui ont pensé intelligent de rallumer à un moment une révolte tribale sans pour autant en maîtriser la fin.

Que font ces anciens responsables djiboutiens qui ont espéré être président en utilisant la pire arme qu'il soit , la plus redoutée, celle contre laquelle nous nous sommes toujours battus, la pointe nord de l'étoile somalienne, en clair la « somalisation ».

Combien sont ils les diplomates et les hommes politiques de gauche et de droite en mal d'action qui ont couvert une pareille opération. (les vivants se reconnaîtront).
Où sont ils ces gens que nous croisions dans les « Falcons » de la République qui utilisaient les documents d'un journaliste, reliés en documents classifiés du Ministère de la Défense ?

La gauche qui continuait son délire en faisant travailler ses courants au sein de la République, et tout cela au risque de la vie des Peuples.
La gauche donneuse de leçon qui préfère isoler un pays ou la droite aveugle qui privilégie la protection de l'aéroport.
Un jour il sera temps de rentrer dans les détails, évidemment que ce blog le fera, mais pas aujourd'hui.

Place à la fête.

Faut il distribuer des points ? Non, l'Histoire des hommes est trop compliquée, mais je ne peux m'empêcher ici de penser aux journalistes de la Lettre de l'Océan Indien qui malgré les critiques ont toujours fait preuve de clairvoyance, de respect et de professionnalisme.

Paul Dijoud (extraordinaire homme de terrain et amoureux du désert et des hommes) qui a enfoncé le premier coup afin de créer le multipartisme et une nouvelle constitution, il en a pourtant payé le prix.
François Mitterrand qui a autorisé cela, ainsi que l'Amiral Lanxade qui a supervisé le déploiement des forces françaises après le triste épisode de Yoboki.
(Joxe était heureusement en week-end).

Remercier aussi un grand ambassadeur de Djibouti qui à toujours oeuvré pour la paix, et comme il le dit si bien, pour la « troisième voie ». (J'espère que les autorités djiboutiennes en connaissent le dévouement et l'éfficacité).
Et tous ces gens qui aiment le pays, de Olivier Stirn (acteur de l'indépendance), à Jean François Deniau, en passant par le Général Muller ami du négus et collectionneur de fleurs.
Sans oublier, les anonymes nombreux qui par leurs contributions ont aidé à faire connaître
ce grand pays et ce peuple jeune et fier. Je pense à R.D. qui se reconnaîtra, sans qui, certains épisodes n'auraient pas pu être mené à leurs termes et bien sûr à ce Peuple de Djibouti fier de son pays.

Maintenant ma colère va vers, les nouveaux riches, les nouveaux journalistes, les nouveaux hommes politiques, les nouveaux caporaux chefs, les nouveaux philosophes, les nouveaux militants de tous poils, les nouveaux ministres, les nouveaux djiboutiens, les nouveaux donneurs de leçons, les nouveaux militaires, les nouveaux socialistes, enfin beaucoup de nouveaux qui parlent, pensent et agissent pour eux sans jamais penser au collectif et tout cela au prix possible de la paix.
Sans oublier des dirigeants autoritaires, une presse muselée, une corruption endémique, des familles au pouvoir de pére en fils et une paranoïa à l'ouverture politique qui parait pathologique et pathétique en raison du manque de justification et avoir la chance de diriger un tel pays, un tel peuple et prendre de tels risques dans un environnement aussi dangereux, mérite une interrogation.
Enfin Djibouti est toujours là, pour encore longtemps j'espère.

Bon anniversaire les amis

 
Faucon | Ancien
18H40 06/07/2007

ISMAEL OMAR GUELLEH le 6 juillet 2007
Ismaël OMAR GUELLEH interrogé par Gérard DAVET du Monde le 6 juillet 2007

Le parquet de Paris vient de confirmer la thèse criminelle dans l'affaire du juge français Borrel, trouvé mort à Djibouti en 1995. Vous aviez retenu la thèse du suicide, cette évolution de l'enquête pose-t-elle un problème à la République de Djibouti ?

Un communiqué du parquet ne constitue pas un rebondissement. Si une juge enquête depuis des années, c'est bien parce qu'elle estime être en présence d'un crime ! Quand nous avons appris par la presse que des expertises établiraient de manière irréfutable le caractère criminel du décès du juge Borrel, les autorités judiciaires djiboutiennes ont naturellement demandé, fin 2004, la copie du dossier d'instruction. C'est notre devoir d'identifier, d'arrêter et de châtier les auteurs de ce crime ! Alors que Djibouti a fourni à la France une coopération judiciaire exemplaire, la France, en retour, sous la pression d'un juge, a refusé d'honorer sa signature ! Et ce au motif que, dans le dossier, "mon entourage" est mis en cause. Sur le plan médiatique oui, sur le plan judiciaire non ! Les Français ont pu enquêter sans entrave sur le sol de notre République. Ils ont même pu se rendre dans les bâtiments de la présidence de la République ! Ils ont fait ici ce qu'ils n'ont pas pu faire en France.

Le procureur de Djibouti, M. Souleiman, est suspecté de "pressions" sur d'ex-militaires djiboutiens, expatriés en Belgique, qui vous mettaient en cause. Quel a exactement été son rôle ?
Le procureur général Djama Souleiman est la première victime de la rupture de la coopération judiciaire. Il est hors de question qu'il défère à la convocation d'une institution qui refuse de coopérer avec nous en fondant ce refus sur le mépris des magistrats djiboutiens dont l'indépendance est ainsi niée ! Pourtant, le procureur général serait ravi de s'expliquer. Pourquoi un officier, déserteur, qui, pour obtenir l'asile politique, raconte n'importe quoi, est-il pris au sérieux ?

Vous avez été convoqué comme témoin par la juge en charge de l'enquête. Etes-vous disposé à témoigner devant la justice ?
Je suis le chef d'un Etat souverain et le juge ne peut ignorer les règles du droit international. C'est une convocation non pas destinée à faire progresser la vérité, mais à faire scandale au mépris du droit, des usages diplomatiques et de la courtoisie la plus élémentaire ; la juge Clément aurait-elle osé adresser, dans les mêmes conditions, via un fax adressé à l'ambassade de Djibouti, une telle convocation à un chef d'Etat européen ?

Nicolas Sarkozy s'est engagé en faveur de la thèse du crime. Cela vous inquiète-t-il ?
La République de Djibouti n'est mêlée ni de près ni de loin à la mort de Bernard Borrel ; dès lors, rien ne m'inquiète. J'ignore l'opinion du président de la République française sur cette affaire. Il n'en a exprimé aucune publiquement, à ma connaissance.
Le gouvernement français vous a-t-il encouragé, ainsi que l'attestent des documents officiels, à saisir la Cour internationale de justice (CIJ) afin d'obtenir une copie du dossier d'instruction ?
C'est une plaisanterie ! Alors que Djibouti a apporté une coopération exemplaire, la France, elle, a refusé d'honorer sa signature. Nous avons choisi la voix de la raison en saisissant la CIJ, juridiction internationale indépendante, qui statuera sur le refus de la France après un débat en audience publique. Nos juristes ont proposé cette voie et la France a eu la sagesse de reconnaître la compétence de la Cour, ce qui est la façon la plus civilisée de régler un litige entre Etats.

Existe-t-il un risque de crise diplomatique entre Djibouti et la France ?
Nous faisons la différence entre un triumvirat de juges militants et la France. La France est un pays ami et allié. Je ne vois, à ce jour, aucune raison que cela change. Mais nous ne voulons pas être l'otage de querelles franco-françaises. Nous sommes prêts à prendre nos responsabilités dans la recherche de la vérité. Je vais demander au garde des sceaux djiboutien de saisir son homologue français pour que nous soit communiquée non plus l'intégralité de la procédure, mais uniquement les éléments médico-légaux, pour nous permettre d'établir si crime il y a eu. Nous verrons bien qui a peur de la vérité !

Connaissiez-vous le juge Borrel ? Pouvait-il enquêter sur l'attentat du Café de Paris ?
Je ne connaissais pas M. Borrel. Par ailleurs, il n'avait aucun pouvoir d'investigation à Djibouti et n'avait autorité sur aucun service. Il a sans doute veillé à la bonne exécution des commissions rogatoires du juge français en charge du dossier du Café de Paris. Je vous rappelle que cette affaire a fait l'objet d'un procès public en France : l'affaire a été élucidée.

Le juge Borrel disposait-il d'informations compromettantes sur votre régime ?
Si le conseiller Borrel avait disposé d'informations "compromettantes" sur le "régime", je suis persuadé qu'il les aurait consignées dans une note ou qu'il aurait alerté sa hiérarchie en France, où il avait demandé sa mutation. Ou bien il aurait confié à sa famille ou à ses proches des éléments sérieux !

Avez-vous songé à un suicide dès la découverte du corps ?
La justice djiboutienne a mené une enquête. C'est nous qui avons établi le retrait d'argent important fait le matin par le juge Borrel ainsi que la découverte des lettres. A l'époque, ce retrait d'argent, qu'on a tenté de nous cacher, les lettres, l'achat du bidon d'essence, les témoignages de son entourage, qui le présentait comme déprimé, son souhait de quitter Djibouti, l'attitude même de son épouse, magistrat, tout laissait penser à un suicide.
Propos recueillis par Gérard Davet
Article paru dans l'édition du 07.07.07 du journal LE MONDE

 
rémusetromulus | retraitée education nationale
08H54 20/06/2007

ah! que les conne....d'élisabeth guigou et sa personnalité ont pu être nuisibles!les éléphantes aussi peuvent laisser un peu la place...

 
Courageux anonyme
09H29 20/06/2007

Tout a fait d'accord; C'est toute la problématique de s batteries d'énarques qui sont propulsées à des postes de responsabilité par leurs pairs provenant du même sérail sans avoir eu le temps de se créer des valeurs de gauche solides. Ils ne pensent qu'au pouvoir et une fois en place, ils perdent tout repère moral et idéologique.

Elles sont comme les éléphants; elles trompent.

 
Courageux anonyme
09H48 20/06/2007

Tiens, ça faisait longtemps que l'autre s'était pas "engagé" à quelque chose, qu'il n'en avait pas fait "ma priorité"...
On attend de voir le concret avant de glauser, juger, d'accord ?

Otto Naumme

 
Courageux anonyme
10H06 20/06/2007

Serait-il aussi à même de jeter un oeil sur l'affaire Boulin ? Affaire qui mettrait en cause le S.A.C. et Charles Pasqua ?

 
Courageux anonyme
10H58 20/06/2007

Mme Borrel devrait peut etre attendre la suite avant de se réjouir Sarkosy fait beaucoup de bruit parle beaucoup mais ... quid de Ingrid Bettencourt après une médiatisation a tout va

 
Courageux anonyme
12H38 20/06/2007

Ne vous inquiétez pas, Mme Borel n'est pas tombée de la dernière pluie et les différentes personnes qui l'aident à progresser dans sa recherche de justice et de vérité non plus. Elles sont parfaitement au courant des liens qui unissent toujours l'élysée, malgré le changement de pouvoir, avec nombre de dictatures sanguinaires africaines.

Mais au delà de tout ça, on ne peut pas nier qu'entendre de telles paroles du chef de l'état après 12 ans de bagarre pour pouvoir faire avancer ce dossier ne peut pas laisser insensible une famille si cruellement blessée. Mme Borel est un être humain et quoi que puisse valoir la sincérité de Sarkozy dans cette affaire, on ne peut que se réjouir de son attitude et ce au delà de toute naïveté.

D'un point de vue plus stratégique, Mme Borel a raison de se féliciter publiquement du changement d'attitude de la présidence de la république car cela met une pression supplémentaire sur l'éxecutif qui aurait bien du mal maintenant à revenir en arrière. Je crois que plus Mme Borel en fera dans ce sens et moins Sarkozy aura la possibilité de tergiverser.

Alexandre

 
Courageux anonyme
17H05 21/06/2007

Qu'est ce qu'on en a à foutre d'ingrid bétancourt ? Cette femme est colombienne et pas française.

Sans parler du fait qu'elle s'est jeté dans la gueule du loup !

C'est une affaire interne à la colombie. Des français emprisonné ont besoin de nous pendant que les bonnes consciences de tout poil monopolisent la parole sur Mme Betancourt.

Combien cette histoire va couter au contribuable français ?

As-t'on un traitement de faveur lorsqu'on a fait ses étude en france ?

Cette histoire est une honte et est l'illustration même de la société de l'image dans laquelle les politiques se complaisent.

 
Faucon | Ancien
18H15 20/06/2007

Que Nicolas SARKOZY s'engage c'est le minimum.

Maintenant que l'homicide soit volontaire ou pas, pour quelles raisons, personne jamais ne cherche l'aspect crapuleux derrière tout celà.

C'est très étonnant, en effet Djibouti a toujours connu ses affaires internes à la communauté française. Mais n'y voyez pas une affaire de services etc...trop romanesque et trop vendeur.

Ce qu'il est possible de dire, c'est qu'effectivement la france a voulu eviter la casse dans ses relations avec Djibouti, ça c'est certain.

Que la france soit informé sur des affaires sombres qui touchent la communauté française de Djibouti (encore ce gendarme retraité qui est en taule à Gabode pour pédophilie) c'est aussi une certitude.
L'erreur magistrale des autorités djiboutiennes dans cette affaire a été de remettre le corps immédiatement aux français, et ne pas avoir menés l'enquete criminelle eux mêmes en collaboration avec les magistrats français.
Il faut savoir pourquoi ces djiboutiens là sont aussi stupides...(en plus formés par nous).

Pourquoi personne ne pense que des membres éminents de la communauté française aient été mouillés dans de sales affaires, pas nucléaire, là il faut arrêter le délire, mais simplement de cul....à la française....

 
Courageux anonyme
15H46 20/06/2007

Un président avec quelque chose dans la culotte. J'aime à penser que sa pugnacité portera ses fruits.
Eyliana.

 
Faucon | Ancien
17H54 20/06/2007

Vous savez, je ne pense que ce soit un probléme de courage pour le Président, pour le nouveau comme pour l'ancien.

Ce ne sont que des priorités d'intérêts au moment de la décision, mais croyez moi, c'est simplement cela...

 
Courageux anonyme
18H47 20/06/2007

Et bien moi j'attends de voir avant de juger. Il dit qu'on lui a déconseillé (nicolas sarkozy) de recevoir Elisabeth Borrel, ça c'est lui qui le dit on n'a pas de preuve, et puis ça sera peut etre une façon de voir s'il va protéger jacques chirac. L'important c'est que la vérité soit faite !!!

 
Courageux anonyme
21H48 20/06/2007

Je me souviens de la maman de la petite fille victime d'empoisonnement dans la Josacyne. Sarko a reçu la maman, et lui a demandé même une étude, ou autre chose à réaliser concernant le trai^tement des victimes, elle a au cours d'une interview, dit qu'ensuite elle était restée sans nouvelles, et que son engagement était resté lettre morte...
C'est ça sa méthode...
La maman de la petite fille ne possède sans doute pas les mêmes capacités d'expression et de compétence juridiques que Mme Borel, et si celle-ci lit nos commentaires qu'elle sache que nous la soutenons dans sa démarche, que nous la jugeons digne, et que nous espérons qu'elle saura relancer la promesse si celle-ci s'effaçait ou s'oubliait...
A mon avis, Sarko Roy est allé un peu vite, mais maintenant il se doit d'aller jusqu'au bout...
Pourra-t-on porter plainte contre Chirac ? Que dit la Loi pour les crimes (c'en est un) réalisés pendant l'exercice de ses fonctions ?
Notez le quelque part, journalistes de RUE 89, et n'oublions pas...
Merci de ne pas consacrer tout au spectaculaire, certes, souvent vos sujets me permettent de me défouler, mais il est vrai que pouvoir s'exprimer sur un sujet aussi humain et traité de façon inhumaine est très important.
Une femme debout !

 
Saba | retraitée de l'EN
09H39 21/06/2007

Est-ce que Sarkozy s'intéressera aussi à l'affaire Audin . Maurice Audin a été arrêté en Algérie et sans doute assassiné par les paras français . Depuis 50 ans sa famille cherche à savoir la vérité . En vain.....

 
Courageux anonyme
10H50 21/06/2007

j'aimerai que l'on me rappelle les noms des responsables politiques en charge de ce dossier à l'époque ; il y avait certainement des ministres d'état qui étaient obligatoirement informés des secrets d'ETAT et qui aujourd'hui pour se dédouanner font semblant de découvrir les dossiers. Nous vivons dans un beau pays, quelle délectation de pouvoir jusqu'à aujourd'hui pouvoir écrire librement ce que l'on pense enfin le citoyen lambda comme moi....mais au fait messieurs les journalistes vous ne faites plus de reportages sur Ingrid, sur le Darfour, sur les malades du sida, sur les madadies génétiques et j'en passe des meilleurs....en 60 jours nous avons les GROS LAVAGES DE CERVAUX A HAUTE PRESSION ???????????

 
11H05 21/06/2007

oh oh oh!!! Bonne nouvelle : la France va devoir fermer sa base militaire de Djibouti.
A quand toutes les autres?

 
Courageux anonyme
05H49 07/07/2007

Mais réjouissez vous,tres bientot ma bonne dame:
Dès les chinois auront finis de le budgetter avec les ricains,après la seconde réévaluation du yuan.
Ptèt mieux valu que ce soient les indiens de New Delhi tout comptes faits.
sauce curry ou hoizin pour gober les Working Class Heroes ?
pour peu que sarko sabre tv5 la francophonie du continent va se mandariner.
autre temps...

 
Courageux anonyme
08H26 22/06/2007

Je veux pas casser le coup mais Ingrid Bétancourt, on en parle presque plus !!!

 
19H19 22/06/2007

NS s'engage une fois de plus comme vu plus haut Bettencourt Audin la TVA sociale etc etc on en oublie ainsi le terrain est ocupe personne ne peut aller contre et puis peu a peu l'agitation s'eteint et on passe a autre chose. Entretemps les Français ont oublie et comme les journaliste ne sont plus que les caisses de raisonnance du gouvernement en place .....

Un devoir de memoire s'impose

 
Courageux anonyme
13H36 25/06/2007

Bonjour,
un truc sur lequel je m'interroge depuis longtemps dans cette sombre histoire : c'est le médecin légiste. Il me semble qu'il a eu son diplôme dans un paquet de Bonux. Celui qui décrète que Borrel s'est suicidé et que certaines suicidées de l'affaire Allègre aussi, c'est le même.

 
Courageux anonyme
00H00 26/06/2007

une affaire franco francaise affaire borrel on a rien a foutre nous les djiboutiens c un medecin légiste francais qui a avance la these de suicide et maintenant homicide la justice francaise ;voir affaire interne

 
Faucon | Ancien
09H12 17/07/2007

A l'époque Moumin s'entendait très mal avec Borrel, et pour cause, il n'avait pas digéré l'affaire de 1992. Moumin était très méfiant vis à vis de la france (mais ce n'est pas nouveau).
Quand à faire une enquête sur Ismaël Omar alors c'est impossible.
En effet pourquoi aggraver son cas, quand on connait déjà tout, puisque Moumin a déjà été associé dans les années 80 avec Ismaël Omar dans une socièté qui fournissait l'armée française en nourriture.
S'il y avait une clef à cette affaire en dehors du suicide, elle ne se situe certainement pas là.
Et si un seul service et unique service devait connaitre cette clef, il s'agirait à coup sûr de la Gendarmerie Nationale. (française). C'est en effet le service le plus impliqué dans les affaires djiboutiennes et cela depuis tellement longtemps.
Savez vous que le discret conseiller d' Hassan Saïd le patron de la SDS est un "gendarme" ?
le 17.07 á 08h46