Beurre trop cher: bientôt des gâteaux bretons à la margarine?

Illustration: Serge Bloch

En Bretagne, la hausse du prix du beurre inquiète les producteurs de pâtisseries régionales. La facture devrait s’alourdir pour les amateurs de "kouign amann", gâteaux bretons et autres galettes de Pont-Aven, et les industriels pourraient se mettre à la margarine.

 

La recette est vieille comme le monde. Pour faire un quatre-quarts, il faut quatre œufs, une demi-livre de sucre, une demi-livre de farine et… une demi-livre de beurre. Seulement voilà: le prix du beurre ayant flambé de 40% en quelques mois, les fabricants biscuitiers et pâtissiers risquent l’asphyxie.

Fin mai, leur syndicat a tiré la sonnette d’alarme. Parmi les industriels les plus touchés du secteur, ce sont les fabricants de gâteaux bretons et autres spécialités régionales pur beurre qui digèrent le plus difficilement la hausse du cours d’une matière première quasi sacrée en Bretagne.

Pour cuisiner quatre-quarts, "kouign amann" (littéralement: "gâteau au beurre") et autres palets bretons, on utilise en effet un beurre très concentré, là où d’autres biscuitiers font recette avec du beurre à seulement 85% de matière grasse. Or, le coût de revient de ce nouvel or jaune –plus riche mais plus cher que celui que les consommateurs trouvent dans le commerce– atteint aujourd’hui des sommets.

"Nous n’allons tout de même pas faire des gâteaux bretons à la margarine!", s’indigne Mickaël Le Jossec, le président de Pâtisseries gourmandes. Avec quatre usines en Bretagne, cette entreprise basée dans les Côtes-d’Armor se présente comme leader en France sur le marché des quatre-quarts vendus en grande distribution.

Quatre cents tonnes de beurre par mois

Ses gâteaux, commercialisés sous la marque Ker Cadelac, s’écoulent à raison de 20000 tonnes de quatre-quarts et 8000 tonnes de biscuits bretons plus spécifiques, comme les palets ou les madeleines, chaque année. Pour cela, Pâtisseries gourmandes utilise chaque mois 400 tonnes de beurre.

Autant dire que la hausse du prix au kilo, qui a décollé de trois à quatre euros en quelques mois, a pesé sur les comptes. "Nous n’avons jamais connu une telle hausse, poursuit Mickaël Le Jossec. Depuis trois mois, nous avions le couteau sous la gorge. Aujourd’hui, nous n’avons plus le choix: nous devrons répercuter cette augmentation auprès des distributeurs à partir du mois de juillet. A eux de voir s’ils la répercutent à leur tour sur les usagers."

Les négociations en cours entre distributeurs et industriels s’annoncent tendues. Le fabricants tablent sur "une hausse de l’ordre de dix à quinze centimes d’euro pour un quatre-quarts de cinq cents grammes" pour le consommateur dans les linéaires d’un supermarché. "C’est devenu une question de survie pour l’entreprise", soutient Mickaël Le Jossec, dont les quatre usines emploient 450 salariés en Bretagne.

Des marges serrées sur le quatre-quarts

"Sans compter que toutes les autres matières premières, comme la farine et les œufs, continuent d’augmenter! Dans ce secteur, les produits proposés sont des "basiques", peu valorisés. Le quatre-quarts n’est pas un gâteau sophistiqué, les marges étaient déjà faibles", ajoute-t-il.

Données: Office de l’élevage.

Pourtant, du côté des producteurs de lait, on estime que ce renchérissement du prix du beurre est à la fois "structurel et durable". Le début des années 80 avait été marqué par la surproduction et l’entassement de montagnes de mottes de beurre. L’heure est aujourd’hui à la pénurie sur le marché mondial.

Tensions sur le marché mondial du lait

Trois facteurs expliquent cette tension sur les prix à l’échelle planétaire. D’abord, l’augmentation massive de la demande de lait, en particulier sur le marché asiatique. Ensuite, une production en berne partout dans le monde: d’après la Maison du lait, qui représente quelque 120000 producteurs français, la production européenne aurait diminué d’un milliard de litres sur l’année écoulée, tandis que la production chutait d’1,5 milliard de litres en Australie, où la sécheresse assèche les pis.

Enfin, la profession affirme que la réforme de la PAC (et la fin des aides européennes aux producteurs de lait) a achevé de faire décoller le cours du lait… et donc celui du beurre. "Nous sommes aujourd’hui largement au-dessous des quotas laitiers, parce qu’il est plus rentable de faire de la viande ou des céréales que de produire du lait", estime ainsi Sophie Grégoire, à la Maison du lait.

"Depuis le mois de mai, les aides européennes sont à zéro. La valeur de l’aide est naturellement réintégrée dans la valeur du litre de lait. C’est mécanique, cette hausse des prix n’est pas infondée", commente-t-elle.

Il y avait de longue date une guerre de clochers pour savoir qui, de Douarnenez ou de Concarneau, régnait en maître sur le kouign amann. Y aura-t-il, d’ici quelques années, une nouvelle bataille entre gâteaux pur beurre et ersatz à la margarine?

Illustration: Serge Bloch.


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Courageux anonyme
17H20 18/06/2007

et encore, la manip suivante consistera à remplacer
une margarine saine par de l’huile de palme,
tout en étiquettant « à l’huile de tournesol »,
en mettant le tournesol en 1er ingrédient (40%) puis palme (30%) et palmiste (30%).

 
OsK
17H39 18/06/2007

Quelle est la graduation de l’axe des ordonnés du graphique ?
Tout ça pour dire que le comme le reste, les palets et gateaux traditionnels vont devenir sous peu un produit de luxe

 
Yann Guégan | Rue89
20H45 18/06/2007

C’est un indice calculé par l’Office de l’élevage, comme indiqué en bas du graphique.

 
09H15 19/06/2007

La courbe est bien courte pour dire grande chose.
Une courbe sur plusieurs années, éventuellement comparé au prix de vente des gâteaux, pouvait accroître la pitié que je ressens pour les pauvres industriels.

 
Courageux anonyme
18H28 18/06/2007

Un problème économique pourrait régler des problèmes écologiques propres à la bretagne:

Beurre trop cher? La bretagne croule sous les élevages porcins. faites les galettes au saindoux. — merci supercynik! —-

Beurre trop cher? L’huile de paraffine présente dans le pétrole des marées noires, récurrentes dans la région, fera parfaitement l’affaire. —- merci supercynik! —-

 
Courageux anonyme
19H15 18/06/2007

C’est marrant ça les nouvelles spéculations.

Un coup c’est le pétrole qui monte pendant 1 an sans raison, puis les métaux, puis la bourse, puis l’immobilier (c’est sûr, 99% des gens vivent sous les ponts).

Des augmentations sans raisons réelle, qui permettent à certains de s’en mettre plein les fouilles. Elles sont déclenchées uniquement par des ceux qui assèchent les marchés dans un but spéculatif.

Voilà que maintenant, ce sont les denrées alimentaires qui manquent. Ben voyons. Le beurre manque en France !

On nous a annonce une soudaine montée des céréales. Maintenant c’est le beurre. Comme ça soudain : « tiens, si on faisait monter le beurre ? »

Vous vous rappelez le film « Le sucre » ?

Pareil !

 
Courageux anonyme
19H19 18/06/2007

Petit probleme
Le cours le plus bas est 2400
Una augmentation de 40% mène à 3360  !!!!
Orla courbe ne monte que jusque 2880 soit environ + 20%
Où est l’erreur
Et 2850 c’est le niveau de janvier 2005!!!!

 
Yann Guégan | Rue89
20H50 18/06/2007

Bien observé. Les chiffres du graphique ont été fournies par l’Office de l’élevage (que je remercie au passage). Chloé doit avoir d’autres sources (peut-être s’agit-il d’un autre type de beurre? Je reconnais que je ne suis pas spécialiste en la matière). Mais sur le fond, +20% ou +40% en quelques mois, ça reste une très forte hausse.

 
Courageux anonyme
20H41 18/06/2007

comment çà !
vous voulez la révolution!!!!
touches pas à mon beurre salé!!!!
c’est un patrimoine de l’humanité
organisons une longue marche des beurres de Quimper jusqu’à Montparnasse !!!!!
un breton en colère

 
Courageux anonyme
11H33 19/06/2007

Bonjour.
Autre chose de surprenant : Je croyais qu’il n’y a pas si longtemps, on surproduisait du lait et j’ai souvenir d’images où ils le jetaient. Si les prix du beurre ont augmentés, c’est sûrement en raison de la multiplication des intervenants pour le fabriquer et le transporter. Y a pourtant pas plus simple à faire. Ne serait il pas judicieux que les fabricants de gâteaux au beurre achètent du lait et fabriquent eux même leur beurre? Ca demande très peu d’investissement.
 Stouve

 
18H09 19/06/2007

arnaque du beurre salé car vendre le gramme de sel au prix du gramme de beurre.
achetez plutot du beurre doux et salez le vous meme !

 
21H32 18/06/2007

Je n’ai pas très bien compris pourquoi le beurre devient plus cher, mais bon … il me semble qu’ils devraient répercuter la hausse du prix et continuer à utiliser du beurre. Je préfère payer plus cher un bon produit plutôt que d’acheter au même prix un produit moins bon. J’essayerai d’en manger moins, c’est tout.

 
Yann Guégan | Rue89
21H43 18/06/2007

Les explications à la hausse du prix du beurre sont dans le papier. Quant à répercuter la hausse du coût des matières prmeières, ça semble logique, mais c’est toujours compliqué.. Les producteurs de ce genre de produits ont souvent des relations difficiles avec les distributeurs. D’où leur désarroi aujourd’hui.

 
21H55 18/06/2007

oui j’avais lu les explications de l’article, mais je suis un peu hermétique aux considérations économiques. Les relations entre les producteurs et les distributeurs sont certainement difficiles effectivement. Je donnais juste mon avis en tant que dernier maillon de la chaîne : consommatrice.

 
21H41 18/06/2007

Dur. bientôt on aura le cidre sans pommes
le pain sans blé
le vin sans raisin
la vie sans amour
le boulot sans salaire décent
(euh, erreur, ça existe déjà)
la politique sans rêve
(encore erreur…)
les truites sans eaux
le rêve sans sommeil
la maladie sans microbes
(ben ça , ça a l’air d’exister aussi déjà …)
les partis politiques niais
(ça aussi….)
le bonheur sans le pré
l’amour sans sexe
(peut être que ça aussi, sais-t-on jamais?)
le sexe sans amour
(ça s’est plus réel….)
le dialogue sans paroles
le boeuf bourguignon sans vin
l’usine sans ouvrier
(ben, ça aussi….)
les patrons sans salariés
(ça ce serait plus chouette)
les moustiques sans « spray anti moustiques »
le fromage sans lait
la télé sans image
le téléphone sans voix
le frigo chauffant
et la margarine produite en baratte avec du vrai lait bien bio
faut voir
en fin, j’ai fait mon choix
je le garde pour moi

Yannick

 
Courageux anonyme
03H56 19/06/2007

La demande asiatique de cremerie francaise et europeenne a un impact grandissant sur les cours en europe, bien vu.
deux facteurs importants:

1) la cremerie exportee vers l asie est vendue moins cher pour rester competitive face a l offre australienne.
reste a trouver ou reccuperer les marges perdues: devinez.

2)en raison de la secheresse 2007 en Australie, le cours mondial des derives du lait augmente.

De fait, il y a fort a parier que l extrait sec de lait et les derives destines au marche de la patisserie ne deviennent sujet a la speculation, comme le sucre, la vanille, le cafe et le cacao bien avant eux.

la fin des intouchables?

 
Courageux anonyme
10H45 19/06/2007

si cela devient la réalité, j’espère que cela écrit en GROS CARACTERES sur les paquets ou sur les étiquettes dans les boulangeries-patisseries. Comment conserver la tradition des pâtisseries régionales avec de tels spéculateurs ?
 Elvina

 
Courageux anonyme
11H16 19/06/2007

Bof, c’est pas grave… en cherchant un peu Monsanto va bien nous trouver un beurre de synthèse sans lait sans gras et avec des farines au blé transgénique , ça sera plus facile à produire pour nourrir les masses et meilleur pour nos enfants que tous ces produits régionaux ringards!!!

 
Courageux anonyme
15H00 19/06/2007

TANT MIEUX,IL FAUT ETRE FOU POUR BOUFFER CES POISONS AU BEURRE. Que les bretons bouffent leurs artichauts,c’est plus sain!

 
Courageux anonyme
18H10 19/06/2007

Fou pour « bouffer » comme vous dites les artichauts bourrés de nitrates

 
Courageux anonyme
18H54 19/06/2007

Je me pose vraiment des questions sur le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui!

Les fermes dispararaissent les unes après les autres en Bretagne….Les agriculteurs sont pris à la gorge avec toutes les contraintes eurpéennes !
Dans quelques années, il ne nous en restera que quelques dizaines, mais des mégasfermes financées par les subventions…….Comment ça, l’agriculture intensive ne réussit pas à résoudre les ruptures de lait, je ne peux pas y croire….cette planète du très grand, du toujours plus….Je plains vraiment les agriculteurs …parmi les dernières contraintes européennes: mesurer le taux de poussière dans les étables, le taux d’humidité ! non, non, je ne plaisante pas…..mais résoudre le problème du lait…on sait pas faire……..
Moi, j’ai pris la décision d’acheter mon lait, mon beurre, mes gateaux et mes yaourts chez un petit producteur, je n’aipas le choix dans les parfums, mais mon lait a le vrai goût du lait et mon beurre le goût du beurre….Mon « fournisseur » est heureux, il vend ses produits, il n’a pas beaucoup d’argent mais il est heureux……Et samedi, il ne m’a pas parlé de rupture de lait……

Ps, aux fournisseurs de gateaux bretons: un petit tuyau: demandez à la grande distribution de réduire les budgets de référencements obligatoires (!) pour être présents en magasin….ça pourrait aider..

Bonne chance à vous…Kénavo

Une bretonne

 
19H44 19/06/2007

Moi, j’ai choisi : je boycotte les saletés chinoises et autres asiates qui font travailler les enfants ! Je mange moins mais que du bon ! BON BEURRE BRETON SALE AU SEL DE GUERANDE ! kOuIgN AMANN et autres générosités de mon Pays !
Breizh en araog ! ken a c’hentan

 
Courageux anonyme
20H30 19/06/2007

Il semblerait que nous avons, sur les bancs du parlement européen et au gouvermenent francais, des ex-petits-en-culotte courtes qui n’ont peut-être jamais vu une vache, le pis et un veau en train de têter… Depuis les années 70, et après le « remembrement imposé », leagriculteurs ont mis dans les rigoles, et étables, des millions de litre de lait pour « respecter » les QUOTAS… Les banquiers et les agriculteurs,en compensention, ont hérité de quelques primes (salon « giscard » …!). Certains grassement !… (lisez « les saigneurs de la Terre »)… Depuis, nous avons les anorexiques, et tous les affamés ! En France, des milions de gens ne mangent pas « équilibré », et cautionnent la gestion des cabinets médicaux, paramédicaux et laboratoires, pour soigner le cholestérol… Y’a bien longtemps que le Kouign-aman a rentabilisé ses usines de production… et que les intermédiaires ont pris leur part de marché… Comme d’habitude, c’est le consommateur qui paie les frais, pendant que les politiques se goinffrent de petits-fours pour telle ou telle inauguration, salon professionnel, ou autres… Laissez à nos bretons paysans et agriculteurs produire le bon beurre demi-sel, et barraté… pour envoyer cela aux réfugis du Darfour… Eux, en ont réellement besoin, plutot que de leur nvoyé des vivres, dont des sachets déhydratés ! (alors qu’ils pourraient bénéficier de lait frais, de beurre, de fromage, de crèpes, et des palets bretons … C’est une question de volonté politique… ont fait quelque chose, mais pas rop pour contrarier l’ONU (qui a des devoirs d’assistance)ou les pays voisins de tous les pays en guerre. le surplus utile à ces populations, actuellement, ne sert qu’à engraisserroyalement, les actionaires et ceux qui « jouent à la bourse »… nous ne savons plus ce qu’est un poisson frais… il en sera de même pour les vaches dans quelques… Hereusement, il restera la vache sacrée en Inde… et pourtant, des millions d’indiens ne savent pas ce qu’est le gout du gras (ni dans le palais, ni sous la peau !)… Un de ces jours, un crétin de chercheur va mettre au point la technique pour que nos bébés naissent , sans papilles, sans nerfs oflactifs, aveugles et sourds… pendant que d’autres se font de la liposuccion !
bonne appetit et bravo à perlagos !…

 
12H42 20/06/2007

Etant une Bretonne pur beurre depuis des générations, le fait de voir le beurre remplacé par de la margarine m’ effraie!!!
Les producteurs laitiers bretons vendent leur lait a de trops grosses entreprises qui ensuite les revendent a des petites entreprises sans oublier de multiplier les prix.
Aujourd’hui plus de lait à des prix accessibles( et encore le lait est déjà beaucoup trop cher)et demain contre quelles carrences de production alimentaire allons nous devoir nous préoccuper ? N’oublions pas que les stocks européens ont trés longtemps , voir toujours, étés exedentaires… Oublions la grosse production ( = globalisation) et revenons à des productions à échelle locale.Cela ne voulant pas dire pour autant qu’il ne faut pas aider les individus qui sont dans le besoins… grace aux excedent de production à échelle mondiale. A bon entendeur.

 
Courageux anonyme
13H05 25/06/2007

Bonjour à vous,
certains devraient s’abstenir de causer pour éviter
d’écrire provocations racistes (ethnicistes) et des
âneries plus grosses qu’eux et ne proférer que des
stéréotypes sans comprendre les enjeux qu’il y a
réellement derrière et si c’est de l’ironie que
ces mêmes personnes jouent des smiley pour le signaler. Le
temps nous est compté :-)

En effet, pourquoi un prix du beurre si élevé ?

les Agrocarburants et la bourse du pétrole est
passée par là en effet.
Après le maïs OGM américain à
destination du marché des agro-carburants et une politique
Européenne de l’énergie qui prévoit
7,5% d’agrocarburant (et pas biocarburant, s’il était bio
ça se saurait) , les Mexicains se restreindre et se
retrouvent à devoir baisser leur consommation de nourriture
traditionnelle pour se rabattre sur l’alimentation de l’agro-industrie
américaine.
Banco pour elle sur les deux tableaux. (cours du maïs
s’élève en fonction du prix de l’agrocarburant,
et l’agriculture irrigue l’Amérique centrale à
bas prix avec les aides et subvensions d’états US)

Mais c’est vrai que la majorité des français s’en
moque vu que ce sont des personnes du tiers monde et que c’est loin et
que c’est des potentiels morts qui nos permettront de nous donner bonne
conscience en leur donnant des aides d’urgence, des images
intolérables, des l’actions médiatiques, du
réality qu’on déteste et qu’on regarde quand
même !  et on sera fier par la suite de les avoir
aidé. La charité et la bonne conscience que tout
cela nous procure n’a pas de prix et surtout plus il y a de 
morts plus on est fier de les aider ces habitants du tiers monde. C’est
vrai on s’offusque un peu mais après on continue
à consommer comme avant sans changer les habitudes.
Ce qui est géniale avec ce prix du beurre qui explose c’est
qu’au moins on commence à avoir chez nous des
conséquences de ce qui dans qqs années va devenir
infernale pour nos plus pauvres occidentaux. Il m’arrive souvent de
faire des conférences sur le thème et … on me
répond que lorsqu’il y aura plus de pétrole on
ira acheter notre pain à pied ! Oui ! bonne initiative en
effet ! mais le soucis gente personne c’est que la farine de votre pain
et l’énergie pour le faire ne provient plus de votre commune
et là soucis …

Aujourd’hui le beurre, demain le pain les pâtes, puis la
viande OGM (déjà contaminée
à 70%) en France.

Car pour nos chers semenciers Mossanto et autres, la seule chose qui
les intéressent c’est de nous asservir toutes et tous pour
accumuler des richesses, en nous rendant dépendant de leur
politique mondiale hyper-libérale organisée par
les multinationales de l’agro-industrie !

Comment ?
en nous obligeant à acheter leurs graines qui ne peuvent pas
être replantées une fois
récoltées ! un gène bloque toute
reproduction possible. Contrairement à ce qu’on toujours
fait nos paysans et ce qui a permis de selectionner les semences pour
qu’elles soient le plus adaptées possible au sol, au climat
locale. Au terroire quoi !! pas trop la logique de
l’uniformité des agro-industrie vous en conviendrez.

Et nos gouvernement n’y pourront rien ?
Et pourquoi ?
parce que depuis la première Guerre du gulf se
développe des multinationales de la guerre qui font la
guerre à la place des états et ce à
partir des financements (nos impôts, oui la France fait
pareil (ex : Bosnie, Afrique) ) même des états (cf
guerre d’Irak aujourd’hui où il y a plus de mercenaires
là bas que de soldats US : Cf aussi les conflits actuels en
 Afrique)

Ils ont une dizaine d’année devant eux pour avoir une
puissance  suffisante et asservir les états. Avant
que le Peak oil ne les freine - Cf l’association « aspo France » et le
peak oil !

Et en même temps nous avons une Dizaine d’année
pour trouver des solutions pour la problématique climatique !
Et figurez vous que si vous prenez le temps de
réfléchir à réduire nos
émissions de Gaz à Effet de serre vous
constaterez qu’on détruit la logique actuelle de l’actuelle
modialisation ! Si si !! y a donc de l’espoir !

Espoir ?
la révision de la PAC l’année prochaine et de
l’OMC l’année suivante  !
Et comment faire ?
Se mobiliser pour le GRENELLE de l’environnement ! Actuellement c’est
une belle mascarade mais … on peut en faire un enjeux majeur mais
pour cela il faut que ce grenelle soit repoussé à
Février juste avant les élections municipales.

Alors chiche !!

on révolutionne ou pas ?? hahhaahahah

 
Jonathan Balsamo | Bloggeur jojo13.over-blog.net
18H46 27/06/2007

Je ne vois pas quel est le problème . Les fabricants ont eu une période favorable entre janvier 2005 et septembre 2006 avec la baisse des cours .

Comme je dis toujours , faut un juste millieu ( un cours d’éqilibre )