Modes de scrutin: avec des si, Bayrou serait à l'Elysée

François Bayrou se consolera peut-être de son absence au second tour de la présidentielle en apprenant que trois consultations alternatives menées le 22 avril dernier l’ont donné gagnant!

4500 personnes ont en effet voté selon des modes de scrutin différents de la méthode actuelle, dite plurinominale à deux tours. En Alsace, en Normandie et en Pays de Loire, à l’initiative du Centre d’analyse stratégique (ex-commissariat au Plan) et sous la responsabilité de chercheurs des universités de Caen et de Strasbourg, les électeurs de six bureaux ont rempli deux types de bulletins, en plus du « vrai » qu’ils ont glissé dans l’urne. Sur l’un ils ont évalué les candidats en leur attribuant la note « 2 », « 1 », ou « 0 ». Sur l’autre, il ont « approuvé », ou non, chaque candidat.

Résultat, Bayrou devance à chaque fois Royal et Sarkozy, qui sont dans un mouchoir. Le Pen passe en dixième position au vote « par note » et en sixième à l’approbation. Besancenot et Voynet progressent en se classant respectivement aux quatrième et cinquième places.

Même bonne nouvelle pour le candidat centriste dans trois bureaux d’Orsay. Cette fois, deux chercheurs du laboratoire d’économétrie de l’Ecole polytechnique ont fait remplir un bulletin de leur invention aux votants. Ceux-ci devaient attribuer des mentions aux candidats: « très bien », « bien », « assez bien », « passable », « insuffisant » ou « à rejeter ».

Bayrou, Royal et Sarkozy recueillent la mention « assez bien » comme mention majoritaire (la mention pour laquelle plus de 50% des votants ont mis une mention supérieure ou égale, c’est la mention « médiane »).

Mais le centriste passe devant, car il totalise plus de mentions « supérieures » à « Assez Bien » que ses concurrents. Le Pen est dernier avec une mention majoritaire « à rejeter » , 71,7 % des votants lui attribuant cette dernière. Dominique Voynet est quatrième avec la mention « passable » et Besancenot (« insuffisant ») passe juste derrière.

Ce n’est évidemment pas pour contester le vrai gagnant que les chercheurs ont mené ces tests grandeur nature. D’abord, ils voulaient montrer qu’un scrutin n’est pas aussi neutre qu’on pourrait le penser.

Ensuite, ils cherchent la méthode alternative qui pourrait compenser à l’avenir le défaut principal de l’actuelle: les électeurs ne votent pas forcément pour leur préférence mais sont contraints par des stratégies électorales de type vote « utile » ou « tout sauf X ».

Les trois méthodes testées, en permettant de nuancer son jugement, évitent ce type de manipulation électorale. Selon les chercheurs, le public a apprécié ces possibilités nouvelles d’expression. Les analystes électoraux devraient aussi se régaler car la lecture du scrutin est plus riche, sans recourir aux sondages. La sensibilité écologiste paraît partagée par un plus grand nombre d’électeurs que ne le laisse penser le résultat du premier tour de Dominique Voynet. Et le « petit »
candidat Olivier Besancenot dépasse Le Pen, dont ces scrutins permettent de mesurer autant l’adhésion que le rejet.

Reste maintenant à choisir entre les méthodes. Une nouvelle bataille électorale?





► L’Eternité à Lourmarin lu par Ella Marder.







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Courageux anonyme
19H30 14/06/2007

Ce genre de methodes par notes, classement ou appreciation (Condorcet et autres) a tendance a eliminer les extremes, donc a favoriser le centre. En outre, elles n’eliminent pas les manipulations electorales. par exemple, pour le type « tout sauf X », il suffit de mettre « tres bien » partout, et « a rejeter » pour le candidat X… Ou l’inverse pour le « vote utile ».

 
Courageux anonyme
23H30 14/06/2007

Ce genre de scrutin favorise a priori le centre … mais les électeurs peuvent être capricieux ! Ce système est exactement celui de l’Irlande du nord: ils ont choisi une cohabitation forcée entre les extrêmes nationalistes et indépendantistes. Les électeurs s’adaptent au type de scrutin, ca me semble clair.

 
Courageux anonyme
11H16 15/06/2007

D’après ce que j’ai compris l’Irlande utiliste un système bizarre pour nous mais qui n’est pas un des trois dont on parle. : l’électeur est invité à classer par ordre de préférence les candidats. Si aucun d’entre eux n’obtient la majorité absolue ds premiers choix, celui ayant le plus petit nombre de premiers choix est éliminé et on recommence… Dans les trois expériences dont il est question on ne demande pas de classer.

 
Courageux anonyme
11H04 15/06/2007

Justement les chercheurs essaient d’éviter cela et on ne peut pas mettre toutes les méthodes dans le même sac.
Par exemple, avec le jugement majoritaire, Bayrou n’arrive pas en tête dans les trois bureaux alors qu’il est autant au centre a priori dans les trois.
Et puis, qui peut prétendre que Bayrou a fait campagne au centre ? Il a surtout incarné une position anti-système.
La strategie de mettre « tres bien » partout et « à rejeter » pour celui qu’on ne veut pas n’a pas été suivie par les participants : ils sont contents de nuancer. Un bulletin moyen n’a que 4 « à rejeter » et même pas un « très bien ».
L’idée de la médiane est aussi un obstacle à cette stratégie brutale. Ca ne sert (presque) à rien de mettre « très bien » à un candidat dont la mention majoritaire serait déjà bien ou assez bien…
Tout ça est expliqué sur : ceco.polytechnique.fr/jugement-majoritaire.html
Pour le vote par note, c’est vrai qu’il peut évoluer vers un choix seulement 0 ou 2 et la nuance « 1 » disparait. Du coup ça revient à l’approbation.
Les chercheurs sont conscients que des stratégies peuvent apparaitre mais elles ne sont pas aussi simples que ce que vous avancez

 
Alexandre Berneau | Etudiant ingénieur
11H48 15/06/2007

C’est beaucoup plus dur à faire passer : tu vois le(la) candidat(e) du PS, appeler à voter utile en disant : « mettez que tous les autres candidats sont nuls, et mettez que le PS sont les plus beaux » (bon évidemment là, c’est un peu caricaturé… Mais c’est tout de même l’idée, pour voter utile, les candidats seraient obligés de dire de mettre que touts les autres sont bons à jeter).

http://politique.heaven-hosting.biz

 
Courageux anonyme
19H33 14/06/2007

Article très intéressant, je ne connaissais pas la première méthode de l’article, mais j’avais entendu parler de la première : http://www.de-quoi.com/index.php?post/2007/05/20/Dune-mention-majoritair… .

Il serait peut être temps de ranger ce traditionnel scrutin à deux tours pour un autre mode de scrutin plus démocratique, non ?

 
pierrejcallard | www.nouvellesociete.org
02H21 15/06/2007

@ CA de 13.33 Tous ces exercices sont intéressants mais ne remplacent pas l’avantage d’avoir, dans un deuxième tour de scrutin limité à deux candidats, le choix net d’une MAJORITÉ de la population pour l’un d’eux, avec la légitimité que confère ce choix. Il y aurait d’autres améliorations plus avantageuses à apporter au scrutin.

http://www.nouvellesociete.org/6.html

Pierre JC Allard

 
Courageux anonyme
11H10 15/06/2007

Avant ça il y avait :
Le Nouvel Obs’ en avait parlé mi-mars.
Il y avait une tribune dans le Monde le 30 mars des inventeurs de la méthode.
Et sur le site de Sciences et Avenir le 24 mai :
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/sciences/sciences_pures/200705…

 
20H06 14/06/2007

Toutes ces méthodes ne sont pas nouvelles, mais mériteraient d’être bien plus connues.

Ca n’est pas vraiment néfaste pour les extrêmes, puisque qu’on peut voter utile tout en votant pour son candidat. Toutes les nuances possibles permettent donc de concilier stratégies et convictions.

Cela dit, avec le résultat obtenu je vois mal Sarkozy le mettre en place pour 2012…

 
Courageux anonyme
11H50 15/06/2007

Le jugement majoritaire est bien plus neuf que le vote par note ou celui par approbation. Il a l’air d’avoir été inventé (inspiré par d’autres choses avant) par Balinski et Laraki, les chercheurs du labo d’économétrie de l’X.
http://www.ceco.polytechnique.fr/jugement-majoritaire.html

 
Courageux anonyme
20H21 14/06/2007

Cela nous ramène au problème du choix du scrutin pour une meilleure démocratie.
Bien que la démocratie directe ne puisse être utilisée au niveau de l’Etat français que pour des questions importantes (Référendums), la démocratie représentative doit être la plus fidèle possible de l’opinion nationale tout en permettant de prendre des décisions.
L’élection du Sénat est, à mes yeux, un exemple de ce qui ne faut plus faire. Issue de l’époque de la royauté, elle une représentation au deuxième degré puisque élue par les grands électeurs qui sont déjà eux-mêmes des élus.
Je propose de modifier ce mode d’élection archaïque en le remplaçant par un scrutin proportionnel national.
Le nombre de Sénateurs étant de 321 et celui des Députés étant de 577, si le vote des Lois se fait à la majorité des deux chambres, le risque de blocages des institutions est faible mais les citoyens auront le sentiment que leur sensibilité est transmise au niveau national.
Bien sûr c’est à approfondir et à affiner, mais je crois à cette direction.

 
Courageux anonyme
20H58 14/06/2007

aucun intérêt.
en france c’est le suffrage universel qui désigne le président.

 
Carole Belmont | Journaliste
11H49 16/06/2007

Je ne vois pas en quoi ces méthodes remttent en cause le suffrage universel : tout le monde vote ; chaque voix compte…

 
Courageux anonyme
21H33 14/06/2007

Très bon article. Merci de relayer cette info.

 
Courageux anonyme
21H34 14/06/2007

Très bon article. Merci de relayer cette info.

 
Courageux anonyme
21H36 14/06/2007

Très bon article. Merci de relayer cette info.

 
Courageux anonyme
21H46 14/06/2007

Oui, je suis pour, à quand le référendum pour choisir un mode de désignation plus rationnel que celui que nous avons qui est une absurdité ? C’est évident que depuis les sondages le vote d’adhésion est contrebalancé par des stratégies tortueuses qui sont une perversion en soi. En tout cas maintenant qu’on en a le pire résultat on ne va pas en sortir comme ça, c’est toujours comme ça en France, il faut attendre d’arriver au fond de l’impasse pour changer de chemin.

 
Courageux anonyme
22H01 14/06/2007

Tout ça paraît bien compliqué.
Je ne sais pas si l’idée est valable pour les statisticiens et autres scientifiques mais pourquoi ne pas demander à chaque électeur de remplir un bulletin en classant tous les candidats dans l’ordre de ses préférences.
Il ne resterait plus qu’à calculer le classement des candidats en additionnant les points obtenus par chacun d’eux, au niveau national pour les présidentielles ou au niveau local pour les législatives puis, soit répartir les sièges proportionnellement dès le premier tour, soit recommencer avec les deux mieux classés pour un deuxième tour si on veut maintenir un scrutin majoritaire.
Les chercheurs n’ont pas essayé, ça ?

 
Courageux anonyme
22H44 14/06/2007

Ca s’appelle le concours Eurovision. Et on perd à chaque fois…

 
Courageux anonyme
23H11 14/06/2007

Moins tarte que le système actuel, en tout cas. La preuve, 60% d’abstention.

 
Carole Belmont | Journaliste
11H55 15/06/2007

Ce scrutin par classement existe (En Irlande et en Australie). Il s’appelle score de Borda. Il conduit parfois à de grande complexité et à certains paradoxes. Pour cette raison les chercheurs français ont voulu tester autre chose

 
Courageux anonyme
20H51 15/06/2007

Voilà une réponse instructive qui va me permettre d’approfondir.
 Merci.

 
Courageux anonyme
10H25 16/06/2007

Les méthodes par classement ont en effet de très gros défaut qui sont démontrés mathématiquement (voir paradoxe d’Arrow dans Wikipedia). Seules les méthodes de vote par valeurs présentées sans cet article éliminent ces défauts. Plus d’info : http://www.votedevaleur.info

 
Courageux anonyme
16H18 16/06/2007

Je suis allé voir tout ça (méthodes de Condorcet, de Borda, paradoxe de Arrow, vote de valeurs) et cela m’a beaucoup apporté (Merci Rue89).——————————————————————————————— Le système qui paraît au départ le plus intéressant pour l’électeur et le plus juste est celui de Borda car il permet à chaque électeur de positionner tous les candidats dans l’ordre de son choix.———————————————————————————————————————————————— Ce qui me gêne avec le vote de valeurs est qu’il comporte des options négatives destinées à éliminer des candidats plutôt que de les positionner (ça revient peut-être au même mais quand même)et qu’il me semble qu’il doit minimiser les écarts en réduisant la notation à 5 valeurs au lieu d’avoir une échelle de valeurs correspondant au nombre de candidats.———————————————————————————————————————- Ce qui est certain, c’est que notre système de vote uninominal paraît bien dépassé et inadapté dans une démocratie ou rien ne peut plus se résumer à un affrontement idéologique entre deux camps.————————————————————————————————————————————————
Ceci dit, est-ce que l’électeur moyen serait capable de comprendre et approuver un tel système ? Je me demande si ce n’est pas l’obstacle principal…————————————————————————————————————————————— ehim de http://ehim.over-blog.com

 
23H22 14/06/2007

Sinon, d’aucun me traiterons d’utopistes, mais pourquoi ne pas voter pour des idées.
Il faudrait proposer une trentaines de propositions phares avec 5 ou 6 positions possibles (soumises à l’assemblée). Chacun donne son avis sur ces propositions. ensuite n’importe qui est à même de le executer. (c’est plus le méchant flic contre la jolie instit, le psychorigide contre mangez des pommes, l’homme du passé contre l’homme du passif…)

On me dira que cette méthode revelerais certainement des incohérences dans les volontés exprimées. Bien sur. Mais le discours du peuple n’est pas cohérent. Et il n’a pas vocation à l’être. Il sera forcement multiple, divers et même osons le mot: « protéiforme »
Ce sont le discours politiques qui sont cohérent, finis, limités, systémiques, guidés par une grille de lecture unique.

Si vous pensez que je me trompe, n’hesitez pas à répondre, ca fait toujours plaisir de débattre de la possibilité d’une politique utopique.

Bien à vous Ficusforever

 
miha | citoyenne qui veut croire à l'effet papi...
15H30 15/06/2007

pourquoi : utopiste ?C’est l’utopie qui fait avancer les choses et, souvent, ce qui est utopiste aujourd’hui devient possible demain.Oui, voter pour des idées ou, plutôt, des solutions sans savoir qui les proposeAh ! oui ! Il va falloir alors réfléchir et non pas décider seulement en fonction de la couleur de l’étiquette.ça ressemble beaucoup à ce que veut le MoDem !

 
Courageux anonyme
01H16 15/06/2007

je ne sais pas comment on peut encore assimiler le vote voynet au vote écolo. il est évident qu’il y a beaucoup plus d’écolos que d’électeurs des verts. les verts offrent une vision hyper restrictive et citadine de l’écologie. c’est d’ailleurs en ville, loin des campagnes et des gens proches de la nature, qu’ils obtiennent leurs quelques sièges.
ils ne sont bons qu’à stigmatiser les chasseurs et les aficionados, diviser la population. pour ce qui est de s’attaquer à la pollution industrielle…

 
Carole Belmont | Journaliste
11H54 16/06/2007

Il faut savoir aussi qu’il existe plein de façons de répartir les sièges à la proportionnelle. Ca promet de belles batailles en perspectives (sauf qu’en général on n’expliquera pas aux électeurs la méthode utilisée !). Le problème est que le pourcentage de voix ne tombe pas juste en nombre de sièges. Il faut donc faire des arrondis. Il y a plusieurs façon de faire : certaines favorisent les majoritaires, d’autres les minoritaires.
Michel Balinski a aussi travaillé là-dessus.

 
ebolavir | Tianjin
12H08 16/06/2007

La différence entre ce genre de vote et le bulletin dans l’urne est la même qu’entre l’étude du catalogue et l’achat. On contemple, on pèse ses préférences. Mais pour finir on met tout son argent dans l’article qu’on a choisi d’acheter, parce qu’il faut en acheter un même si aucun n’est préférable. C’est intéressant, mais pas pour agir. Ca fait des générations qu’on a des hommes politiques qui inspirent confiance mais qu’on ne retrouve jamais à la plus haute place. Parce que, quand on est au pouvoir, on ne pèse pas non plus des préférences, on est obligé de faire et quelquefois on peut choisir. L’auteur d’Alice au pays des merveilles avait un schéma de tournoi sportif plus équitable que l’éliminatoire et la finale; inconvénient, on risquait de oonnaître le vainqueur avant la fin; personne n’a suivi.

 
Courageux anonyme
09H06 21/06/2007

Vous confondez « pouvoir » d’un côté et « droit » de l’autre. Le droit de vote ne fournit pas un pouvoir d’action mais un droit d’expression qui, combiné à plusieurs dizaines de millions d’autres, permettra de choisir celui qui détiendra le pouvoir. Les citoyens s’expriment, les élus tranchent et agissent, ne confondons pas tout !
Quand au risque de connaitre le vainqueur avant la fin, je ne vois pas en quoi le système actuel est meilleur : depuis des mois tout le monde prédisait la victoire de celui qui a effectivement été élu !

 
16H23 16/06/2007

Je suis allé voir tout ça (méthodes de Condorcet, de Borda, paradoxe de Arrow, vote de valeurs) et cela m’a beaucoup apporté (Merci Rue89).——————————————————————————————————————————————————— Le système qui paraît au départ le plus intéressant pour l’électeur et le plus juste est celui de Borda car il permet à chaque électeur de positionner tous les candidats dans l’ordre de son choix.——————————————————————————————————————————————————— Ce qui me gêne avec le vote de valeurs est qu’il comporte des options négatives destinées à éliminer des candidats plutôt que de les positionner (ça revient peut-être au même mais quand même) et qu’il me semble qu’il doit minimiser les écarts en réduisant la notation à 5 valeurs au lieu d’avoir une échelle de valeurs correspondant au nombre de candidats.——————————————————————————————————————————————————— Ce qui est certain, c’est que notre système de vote uninominal paraît bien dépassé et inadapté dans une démocratie ou rien ne peut plus se résumer à un affrontement idéologique entre deux camps.——————————————————————————————————————————————————— Ceci dit, est-ce que l’électeur moyen serait capable de comprendre et approuver un tel système ? Je me demande si ce n’est pas l’obstacle principal…——————————————————————————————————————————————————— ehim de http://ehim.over-blog.com

 
Courageux anonyme
11H05 17/06/2007
  • Le vote de valeur modifie le sens du bulletin de vote : il ne constitue plus un choix (ou un rejet détourné) de l’électeur, il est une image de l’opinion de l’électeur concernant chaque candidat. Dans ce sens, je pense qu’il serait réducteur et frustrant de ne pas donner la possibilité aux électeurs d’exprimer une opinion négative, car c’est une réalité. Autrement dit, le vote de valeur permet à chaque électeur de dessiner « son paysage politique » et le mode de calcul permet d’exploiter l’ensemble de cette information, ce qui est bien plus riche que le système actuel.
  • Le nombre de valeurs possibles permet surtout d’affiner l’image de cette opinion, pas forcément de creuser les écarts. Beaucoup considèrent que 3 valeurs suffisent. J’ai opté pour 5 valeurs sur votedevaleur.fr. Le site américain (rangevoting) en propose 100, cela élimine la possibilité d’associer une sémantique, ce que je trouve dommage.

Sylvain

 
Courageux anonyme
19H16 16/06/2007

Tout cela est très intéressant. Le site
http://www.votedevaleur.info/co/pres.html permet de se faire une opinion. Mais l’étude faite à Caen montre qu’une partie des électeurs n’est pas prête à changer ses habitudes, même pour une simulation.
Dommage, car ce système est beaucoup plus consensuel et éviterait cet affrontement ridicule droite-gauche qui freine tout progrès dans le débat démocratique en France.

 
Courageux anonyme
11H27 17/06/2007

Quand près de 80% des électeurs ayant déjà voté « normalement » veulent bien volontairement perdre 10 minutes supplémentaires de leur temps et faire l’effort de comprendre le sens d’une telle expérimentation innovante, je trouve cela au contraire très positif.

 
Carole Belmont | Journaliste
17H34 18/06/2007

Ca y est le rapport du Centre d’analyse stratégique est en ligne (66 pages) :
http://ems6.net/r/?E=XTC-DFKX-I2JZD-DD-M5HW-G8H

Et pour mémoire, le site de Michel Balinski pour l’autre expérience :
 ceco.polytechnique.fr/jugement-majoritaire.html

Bonne lecture !