Guy Benhamou censuré? Eléments de réponse
Après l’article révélant un cas de censure au JDD, un autre relatant l’histoire du papier trappé dans Matin Plus, Rue89 est passé aux yeux de certains internautes comme « le-site-qui-dénonce-la-censure ». Même si cet exercice n’est pas sa vocation première, notre rédaction n’hésite pas à rendre publiques les censures avérées.
Il en va tout autrement quand il s’agit de simples rumeurs. L’une d’elles a pourtant retenu notre attention. Et pour cause : quelques lecteurs ont posté commentaire sur commentaire nous demandant des comptes, à propos des déclarations du journaliste Guy Benhamou. Pourquoi cette insistance ? parce que ce site a été fondé par d'anciens journalistes de Libération (ce qui n'est pas le cas de l'auteur de ces lignes), quotidien dans lequel a également travaillé Guy Benhamou.
Ce dernier a récemment raconté, sur Europe 1, qu'il avait été censuré par Libé. Le journaliste, alors spécialiste des affaires corses, nous a répété sa version : « J’ai été censuré à deux reprises au début de 1998. A la demande expresse de Lionel Jospin [alors Premier ministre, ndlr], Laurent Joffrin [alors directeur de la rédaction de Libération, aujourd'hui PDG du journal, ndlr] m’a demandé de modifier mes articles faisant état de négociations secrètes entre Matignon et les indépendantistes corses. Au mois de septembre de la même année, on m’a mis au placard, avant de me licencier deux mois plus tard. »
Toujours selon Guy Benhamou, il a appris son licenciement dans le bureau de Laurent Joffrin, en présence de Jacques Amalric [alors éditorialiste] et de Serge July [alors PDG]. Nous les avons tous contactés. Jacques Amalric, dix ans après, ne se souvient pas « une seule seconde d’un tel épisode ». Serge July oppose le même démenti et précise que Guy Benhamou n’a été ni placardisé ni licencié, puisque lorsque le dossier corse lui a été retiré, il a été nommé chef du service des informations générales et que c’est lui qui est parti de son propre chef deux mois plus tard à L’Express.
Laurent Joffrin se montre plus prolixe encore : « Je lui ai demandé d’arrêter d’écrire sur la Corse car il était menacé, il avait un garde du corps et était lui-même armé. Il n’avait plus le recul nécessaire pour traiter ce sujet.” Et il se montre tout aussi catégorique à propos d’une éventuelle censure : “C’est complètement faux ! Il est possible que j’ai récrit des papiers de Benhamou, mais comme je l’ai fait avec plein d’autres journalistes de la rédaction. Quant à des pressions de Matignon, j’ai effectivement eu Jean-Pierre Chevènement [alors ministre de l’Intérieur, ndlr] et Lionel Jospin au téléphone, qui craignaient qu’on dévoile des informations susceptibles de mettre en danger la vie de policiers. J’ai alors demandé à Benhamou le sujet de ses articles à venir, mais aucun ne traitait de ces informations. »
Voilà les éléments du dossier, plus complexe que la version qu'en a donnée Guy Benhamou. Il y a bien eu des coups de téléphone passés par le pouvoir d'alors, mais dans un contexte bien particulier. Et rien n'indique qu'il y ait eu, à la suite de ces appels, censure.
Julien Martin
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corrigé, merci!
A propos de cette supposée autocensure à Libé concernant un article sur Colombani, Pascal Riché a déjà répondu plusieurs fois dans les commentaires, voici de nouveau sa réponse:
En réalité, ca ne s’est pas passé comme cela, affirment mes confrères de Libé. Laurent Mauduit a, c’est vrai, proposé l’interview et les documents à Libé. Laurent Joffin était favorable, mais certains journalistes ont jugé que cela pouvait attendre deux jours, le temps de laisser passer le conseil de surveillance du monde: inutile, selon eux d’être l’objet d’une manipulation, d’être pris dans des règlements de comptes. Laurent Mauduit, comprenant que Libé ne voulait pas publier son info, s’est résolu à s’adresser aux Inrocks.
Quant à la modération des commentaires, chaque site a son système -modération a priori ou a posteriori (nous avons opté pour le second)-, mais quasiment tous suppriment les commentaires illégaux, insultants, grossiers (ce qui est notre cas).
Concernant la modération des commentaires sur Rue89, j’ai répondu quelques commentaires plus haut. Un robot ne serait pas capable de dire ça ;-)
Tout dépend ce que vous entendez par « filtrage ». Pour l’instant, nous avons un outil de vote des commentaires qui permet de mettre en valeur ceux qui sont considérés par les plus pertinents au moyen des votes sur les pastilles. Pour le reste, nous recevons de nombreux e-mails (suggestions, avis, informations) et nous n’avons pas encore imaginé de les confier à des robots!
Chers internautes,
je lis avec surprise l’article de Julien Martin concernant cette petite péripétie de ma vie professionnelle, et je souhaite y apporter quelques précisions.
En 1998, alors journaliste à Libération, j’ai reçu, à deux reprises, des demandes de monsieur Joffrin pour modifier le contenu de mes articles. Puis j’ai été « interdit » d’écriture et poussé vers la sortie. Voilà pour les faits.
Jacques Amalric dément, écrivez-vous. Il dément avoir assisté à mon licenciement dans le bureau de Joffrin. Il a bien raison, car cette scène n’a jamais existé, sauf dans l’imagination du rédacteur de l’article. J’aurai préféré que l’on pose à Jacques Amalric la bonne question : a-t-il oui ou non entendu Joffrin me dire : « Lionel vient d’appeler, tu ne peux pas écrire ça « ? Jacques me l’a encore confirmé au téléphone il y a dix jours.
Quant à la fable de monsieur Joffrin sur le danger que j’aurais fait courir aux policiers chargés de ma sécurité (ils étaient trois…), elle est si ridicule que je m’étonne de la retrouver sous la plume d’un journaliste d’investigation. Je rappelle que le métier de ces hommes est de protéger des gens menacés, ce qui est dangereux.
Enfin, au sujet de mon « départ », il aurait été demandé par les gens de Matignon, comme ma l’a confirmé un jour un conseiller de l’ex-premier ministre. Mais sur ce sujet, moinsieur Joffrin n’est nullement habilité à faire le moindre commentaire, n’ayant pas été présent lors des discussions en tête à tête avec monsieur July.
Il n’a jamais été question de savoir si j’avais encore le recul nécessaire pour écrire sur le sujet corse. Je trouve pourtant la question légitime, et je me la pose encore.
Je pourrais encore développer bien des aspects de ce non évènement, mais il ne me semble pas le mériter. En intervenant au micro d’Europe 1, dix ans après les faits, je ne voulais nullement crier au martyr, mais simplement rappeler que la censure ou les amicales pressions sur les journalistes ont toujours existé. C’est même le lot quotidien des « localiers », ces journalistes de la presse régionale au contact des maires, députés et conseillers généraux qui n’hésitent jamais à appeler les rédacteurs en chef pour se plaindre de tel ou tel rédacteur.
J’ai pris acte du démenti de monsieur Jospin, lequel a reçu le renfort pour le moins surprenant de monsieur Elkabach, n’ayant jamais mis en cause le mons du monde la rédaction d’Europe.
Mais je persiste et signe sur mes déclarations (et non les interprétations fantaisistes rapportées sur ce site).
Cordialement à toutes et tous,
Guy Benhamou
Merci, Paul, pour votre commentaire.
Je voulais juste vous dire de ne pas dramatiser. La « censure » est vieille comme le monde, les pressions sur les jornalistes aussi, et pourtant, la presse parvient toujours à faire son métier.
La « transparence » totale, permanente et sans limite est d’ailleurs un cauchemar. Tout ne mérite pas d’être dit tout le temps et partout. La plupart du temps, les journalistes font eux mêmes, et avec bon sens, le tri entre ce qui relève de l’intérêt collectif ou pas. C’est un exercice certe très subjectif mais qui fait partie du métier.
Il existe aussi des cas de pressions plus directes pour protéger ses amis politqiues ou affairistes. Cela existe. Il faut le savoir et ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Aux citoyens de prendre les informations qui leur sont délivrées avec un peu de recul, voire de prendre la peine de s’informer à plusieurs sources.
Un dernier mot sur mon petit désaccord avec monsieur Jospin. Ce dernier a affirmé sur Europe 1 n’avoir jamais téléphoné à Laurent Joffrin. Monsieur Joffrin, en revanche, explique à Rue89 qu’il a bien reçu des coups de fil de Chevènement et de Jospin. Dommage que l’auteur de l’article en ligne n’ait pas relevé cette étonnante contradiction pour en tirer quelques conclusions. Comme quoi, l’exercice du métier de journaliste est difficile. Cela ne le rend que plus beau.
Bien à vous,
G. Benhamou
Je découvre avec stupéfaction ma mise en cause désormais dans cette sombre histoire pour avoir justement voulu l’éclairer.
Que puis-je répondre au démenti de Guy Benhamou? Rien de plus que ce qu’il y a écrit dans l’article. Guy Benhamou n’apporte pas de démenti mais simplement une confirmation de ce qu’il a dit sur Europe 1 et m’a ensuite répété au téléphone (sauf p-ê sur le point de savoir si Jacques Amalric était présent dans le bureau de Laurent Joffrin un jour de supposée censure OU un jour de supposé licenciement).
Je ne suis pas non plus contre l’idée de prendre des leçons de journalisme, mais je pense qu’une des premières règles est de confronter tous les points de vue, or la parole de Guy Benhamou n’est ni plus ni moins honorable que celles de Jacques Amalric, Laurent Joffrin et Serge July, c’est donc pour cette raison que l’on ne peut pas dire s’il y a eu censure ou non, mais simplement rapporter les dires de ceux qui s’opposent.
Etant donné l’ancienneté de l’histoire, seule une preuve matérielle pourrait attester la supériorité d’une version sur une autre. En attendant, c’est parole contre paroleS. Tous les courageux anonymes peuvent avoir envie de croire à cette censure à Libé, elle n’est pas avérée pour l’instant.
Je crois que c’est cette distance qui fait qu’un papier répond à la déontologie journalistique. Je pense l’avoir totalement respectée dans cet article, dont je maintiens chacun des mots. Pour ma part, sauf nouvel élément dans cette histoire, je ne la commenterai plus.
Cher monsieur,
merci de votre réponse. Vous assurez avoir rempli votre mission dans le respect de la déontologie parce que vous avez fidèlement reproduit les déclarations des uns et des autres. C’est une façon de concevoir les choses. Une sorte de journalisme « tendeur de micro », pourquoi pas. Et qui conclut en disant à ses lecteurs, « voilà, ils disent des choses contradictoires, mais ils sont tous très bien. Alors débrouillez vous avec ».
Il existait pourtant d’autres façons de faire. En revenant à la genèse de l’histoire, par exemple. Je résume.
1. J’ai expliqué sur l’antenne d’Europe1 avoir subi des pressions de la part de Lionel Jospin qui appelait directement au téléphone le directeur de la rédaction de Libération, monsieur Laurent Joffrin.
2. Lionel Jospin a pris la peine d’appeler Europe 1 pour assurer de façon très ferme que jamais il n’avait téléphoné à monsieur Joffrin.
3. Monsieur Jofrin vous explique que oui, Jospin l’appelait. Et qu’il réécrivait mes papiers.
Mais cela ne vous intéresse visiblement pas. Cela n’éveille pas le moindre soupçon dans votre esprit. Vous trouvez cela sans doute ordinaire. Alors, vous préférez conclure, plein de certitude, que « la censure n’est pas avérée à Libé ». CQFD.
Mon témoignage ne vaut pas plus que celui d’aucun autre protagoniste. Mais il peut aussi se lire à l’aune des contradictions des uns et des mensonges des autres.
Vous n’avez rien contre le fait de prendre des leçons, dites-vous, formule qu’emploient tous ceux qui pensent le contraire. Loin de moi l’idée de donner la moindre leçon à quiconque. Laissez moi seulement vous dire que nous ne partageons manifestement pas la même idée du métier. Et tant mieux.
En revanche, je partage avec vous la volonté de ne pas pousser ce débat plus loin. D’autant que je quitte ce site, déçu par tant d’approximations.
Mon amical salut aux internautes qui ont pris la peine de suivre ce (mauvais) feuilleton.
Guy Benhamou
Pas de mise en cause de ma part en tout cas, je vous est juste demandez ce que vous comptiez faire suite au dementi de Guy Benhamou.
J’avoue que n’étant pas journaliste je ne sais pas si cette affaire devrait s’arreter la ou pas, comme je le dit plus bas j’attend de voir si Guy Benhamou peut nous dire si les censures été Toute pour proteger des affaires de police en cours ou non
Reste la censure Prouver du Nouvel Obs avec mes captures d’ecran, et celle du site liberation.fr tester par plusieurs personnes le jour ou je proposer de faire le test d’étre censurer en direct dans un article qui denonce la censure.
Interessant, sur France Inter en ce moment (17h30) on parle de Libé et de liberté de la presse, en ce moment on ecoute l’extrait du fameux « Messieurs les censeurs bonsoir »
Un signe du destin ? ;)
France Inter viens de parler a l’antenne de l’e-mail que je viens juste de leur envoyer, ils ont citer rue89 en disant que le combat continue!
Ca avance
Bonjour,
Vu la quantité et la grande qualité de journalistes qui suivent ce post, il y a un élément qui me gène plus que la censure (avéré ou pas) et m’amène à poser une question (excusez ma naïveté):
Monsieur Benhamou affirme avoir entendu: « Lionel vient d’appeler, tu ne peux pas écrire ça «
Est ce que ça veut dire que tous les grands quotidiens sont sous contrôle ?
C’est à dire qu’avant publication tous les articles « chauds » sont soumis aux gouvernants ?
J’aurai pleins d’autres questions pour approfondir un peu, du coup (Est ce que ce contrôle « s’achète » ? Qu’elle est la « monnaie d’échange » ? …)
Halte au feu ! Chers internautes, ne voyez pas soudain le mal absolu tapi au sein de toutes les rédactions. Certes, il y a des pressions, des tentatives d’intimidations ou de corruption dans le monde de la presse. Comme dans tous les endroits où se prennent des décisions importantes. Mais notez que malgré tout cela, la presse parvient bon an mal an à faire son boulot. Il faut quand même le dire.
En rappelant l’incident dont j’ai été la victime, j’ai juste voulu rappeler les faits : la perfection n’ayant jamais été de ce monde, il est vain de croire qu’il y eu une époque bénie où la presse était libre. Et que ni la gauche, ni la droite n’ont de leçons à donner. L’information, c’est une forme de pouvoir pour celui qui la détient. Il est donc logique qu’elle soit un enjeu et que chacun tente de la contrôler, ne serait-ce que l’espace d’un instant… Encore une fois, je tiens à rappeler que le coup de fil du maire, du conseiller général ou du député qui n’est pas content d’un article pas assez flatteur, c’est monnaie courante dans la presse régionale. La presse n’en continue pas moins de faire son travail.
Les interrogations de certains tiennent plus à leur vision idéalisée de la presse, vision qui ne résiste pas au principe de réalité. L’objectivité, l’indépendance, la neutralité sont des concepts assez théoriques. Les journalistes sont des êtres à sang chaud, ayant des émotions, des passions et des colères. Et puis ils ont des chefs, des patrons, des supérieurs hiérarchiques, une famille à nourrir, une carrière à faire, des ambitions à satisfaire. Autant d’éléments qui comptent au moment de mettre un point final à un papier. Croire le contraire serait faire preuve d’angélisme.
Mais laissez moi profiter de la qualité des débats de ce site pour risquer un paradoxe. Je comprends qu’un gouvernement puisse censurer un organe de presse si les intérêts supérieurs de la nation sont en jeu. Un beau scoop qui révèle les dessous d’une enquête en cours dans des milieux terroristes, mais qui rique de faire échouer des arrestations, est-ce que le jeu en vaut la chandelle ? J’aurais d’ailleurs compris (à défaut d’admettre) que monsieur Jospin explique aujourd’hui que oui, il a bien fait pression sur Libé, et qu’il en donne les raisons. Sans doute en avait-il de bonnes, à l’époque, même s’il était probablement mal informé par ses conseillers. C’est à mon sens tout-à-fait audible. Ce serait une formidable leçon de courage politique, et je n’y trouverais rien à redire. Sauf à pouvoir expliquer combien il était ridicule de s’en prendre à moi. Je n’ai jamais cru que mes papiers pouvaient influencer la politique gouvernementale, par ailleurs approximative, de l’époque. Malheureusement, tous les protagonistes de cette affaire préfèrent soutenir qu’il ne s’est rien passé. Et c’est bien dommage. Une formidable occasion de débattre de raté.
Cordialement à tous,
Guy Benhamou
Pour ma part je n’es pas penser que le mal absolu été tapi au sein de toutes les rédactions.
Si il faut ne pas publier a un moment donner un article pour ne pas empécher le travail de la police, pour moi ce n’est pas de la censure, mais les differenteS censures que vous avez decrite sur Europe 1 l’autre jour mettez en Toute en danger le travail de la police ?
Si c’est le cas je comprend cette « censure »
Au depart je voulais juste preciser ce que vous disiez sur Europe 1 et que vous ditent a nouveaux ici: la censure existe a droite Comme a gauche, mais dire cela sur liberation.fr ou sur le site du Nouvel Obs et trop dur pour eux et on censure le post, la ca va trop loin a mon sens
Que les journaux de gauche Arréte de se comporter en donneur de lecons et ce sera plus clair.
Merci de ces précisions,
De Mr Benhamou:
« Halte au feu ! Chers internautes, ne voyez pas soudain le mal absolu tapi au sein de toutes les rédactions. Certes, il y a des pressions, des tentatives d’intimidations ou de corruption dans le monde de la presse. Comme dans tous les endroits où se prennent des décisions importantes. Mais notez que malgré tout cela, la presse parvient bon an mal an à faire son boulot. Il faut quand même le dire. »
Ce n’est pas forcément voir le mal partout, mais lire un article en se doutant fortement qu’il a été visé par un gouvernement (par exemple) ce n’est pas la même lecture que s’imaginer un journaliste totalement libre et responsable individuellement de ses écrits.
Ensuite tout le monde comprend la « raison d’état »* sur certains sujets sensibles et le respect d’une « ligne éditoriale »* par rapport au journal.
merci encore, cordialement.
nota: je mets des guillemets car je ne suis pas sûr d’employer ces termes dans le bon contexte.
Désolé de l’anonymat du message précédent…
Heureux de vous voir réagir Mr Birenbaum !
S’avez vous si toutes les censures dans cette double (Joffrin/July) affaire de censures sont Uniquement pour proteger des affaires de police ou non ?
Pensez vous que cette histoire doit aller plus loin maintenant ?
C’est à l’autre guy de le décider !
Exact.
« Comme Guy le démontre, la volonté de censurer n’est certainement nullement l’apanage de la seule « droite »… »
SVP dites le plus souvent quand vous avez la possibilité de parler dans les média (RTL), j’été de gauche mais je devient Allergique a ces journalistes de gauche donneur de lecons.
Désolé de l’anonymat de mon précédent message.
« Libé », pratiquer la censure???
Voilà qui m’étonnerait fort.
Pas le genre de la maison.
Mr Fontenelle, mais alors Pourquoi on ne la pas dit plus tot ? a votre facon de dire cela je devine que il n’y as pas que cette affaire la mais bien d’autres…
J’ose la question: vous, les journalistes de gauche, vous étes vous auto censurer pour ne pas denoncer les censures de la presse de gauche ???
Oh ben oui alors.
Qu’est-ce qu’on s’est autocensurés.
Mr Fontenelle, votre facon de repondre…, il y a de l’ironie ? de la géne ? envie d’en dire plus mais finalement non ?…
Ben là je comprend plus trop ce que tu cherches ? Autant la « publicité » faite autour des propos de Mr Benhamou m’a semblé tout à fait légitime et utile (et merci à lui d’avoir donné sa version, chacun se fait maintenant son idée. Dommage qu’il ne semble plus vouloir intervenir ici d’ailleurs), autant là je ne vois plus très bien quel est ton but.
Même si elle n’en parle pas la presse « de gauche », comme les autres subit très certainement des censures et ce n’est pas trop à cette presse de dénoncer ces censures quand elles interviennent.
Ce serait plutôt à la presse « de droite » quand la gauche est au pouvoir de dénoncer, et aujourd’hui c’est à la presse « de gauche » de dénoncer la censure sur les organes de presse proches du pouvoir en place.
Oui en effet pourquoi la presse de droite ne s’emparre pas de ce sujet, il y aurait du « je te tient tu me tient par la barbichette »?…
Ce que je disais surtout dans mes derniers post c’est que si c’est trop dur pour la presse de gauche de denoncer la censure de la presse de gauche que au minimum elle donne moins de lecon de déontologie sur le sujet.
Effectivement, mon propos était quelques peu (euphémisme) hors sujet ;-)
Merci des éclaircissements ;-)
Ah décidément mes derniers commentaires ne passent pas.
C’est curieux.
Ah ben si, maintenant, ça passe.
Au temps pour moi.
Je disais, Paul:
Aucune gêne, et pas mal d’ironie en effet.
J’ai déjà dit ce que j’avais à dire sur July et ses gros ciseaux, dans un bouquin publié par Guy Birenbaum - qui a lui-même dit ce qu’il avait à dire dans son propre livre.
De sorte que vous êtes, je crois, moyennement fondé à (trop) ergoter.
Je ne sais pas si j’ergote ou pas, je precise ma pensée si vous voulez, je pense que si cette censure été pour proteger des affaires de police elle est justifié, si il n’y as pas que cela en cause elle n’est pas justifié et devrait donc étre denoncer au grand jour de la méme maniere que celle du JDD ou autre (je sais que ca date de 8 ans mais les révélations de Benamou datent de 3 semaines)
Maintenant il reste aussi le choix de Mr Benamou de vouloir en parler ou non …
Très curieux.
C’est Exactement ce qui me derange, il n’y as pas a mon sens une censure de droite qu’il faut denoncer et une censure de gauche qui serait acceptable.
J’ai ouvert un compte sur rue89 pour ne plus être le courageux anonyme qui a sévi le 12/06/2007 à 20h08.
Je mexprimerai désormais sous mon pseudo, que j’utilisais auparavant dans l’univers du logiciel libre.
Il est maintenant établi que je ne suis pas journaliste et tous les contributeurs des systèmes LINUX pourront vous dire qu’ils pratiquent l’investigation au quotidien pour progresser et diffusent ensuite le fruit de leur travail.
Ce qui a conduit certains à une confusion des genres, dont les infortunés journalistes de rue89 ont fait les frais.
Que Julien Martin et Laurent Mauriac sachent que je leur apporte mon soutien et pardonnent mon anonymat temporaire.
Je ne roule pour personne et si d’aventure je suis en désaccord avec les prises de position de rue89, je le dirai sans détours.
Après cette (trop) longue mise au point, revenons au débat en éclairant les incrédules sur les moyens de modération proposés par « les boîtes externes », à l’aide d’un simple copié-collé sous copyright :
« Il existe deux types de modération :
- Une Modération Automatisée
Cette façon de gérer l’expression de vos internautes au sein de la communauté n’a pas notre faveur. Le « Zéro défaut » est impossible à garantir avec l’utilisation d’un moteur syntaxique. Il suffit en fait d’entrer une liste infinie de mots qui seront automatiquement rejetés par le moteur. Toutefois nous pouvons vous fournir ce type d’outil.
- Une Modération Humaine
Nous mettons à votre disposition un pôle de modérateurs formé au respect du cadre légal d’expression sur Internet et à votre ligne éditoriale.
Nous préférons appliquer ce type de modération puisqu’elle permet une véritable prise en main de l’espace communautaire et d’éviter les contournements de langage comme le « verlan » ou d’autres distorsions.
- Le Système de Notification
Ce système révèle une importance plus grande qu’il n’y parait. La logique est la suivant : à chaque fois qu’un internaute dépose une contribution, que cette contribution est lue ou qu’un message en rapport est publié, l’internaute initial reçoit un email lui annonçant ce qui vient de se passer.
Cela permet d’établir un contact fort avec l’internaute qui ne se sent jamais isolé et d’éviter les mécontentements dus au rejet de contribution.
(C)Concileo 2006 »
Utilisez vos moteurs de recherche et pratiquez l’investigation, ne restez pas de simples contradicteurs « incrédules ».
C’est ainsi que vous ferez vivre rue89.
Cher courageux anonyme du 14/06/2007 à 14h45,
Ayant été copieusement censuré en tentant de réagir à un article sur NouvelObs.com intitulé « Les mails et SMS espionnées par l’antiterrorisme », j’ai simplement consulté les conditions de modération de leurs forums, puis fait un petit tour sur le moteur de recherche que vous citez.
Le site internet concileo.com recèle davantage d’informations auxquelles vous pouvez facilement accéder.
rue89 nous accorde la libre expression, ne les accablez pas de reproches pour un manque de commentaires sur des éléments purement techniques.