Avec une abstention de près de 40%, l'UMP recueillerait plus de 43% des voix, contre 28,5% au PS.

Comme prévu, c'est une vague bleue qui balaie aujourd'hui la France. A l'issue de ce premier tour des élections législatives, marqué par un taux d'abstention record de près de 40%, la future Assemblée nationale devrait compter : -entre 2 et 3 députés MPF
-entre 385 et 440 députés UMP
-entre 21 et 24 députés Nouveau centre
-entre 1 et 4 députés Mouvement Démocrate (MoDem)
-entre 1 et 3 députés Verts
-entre 120 et 140 députés PS
-entre 6 et 12 députés PC
Le Front national s'effondre avec un résultat ne dépassant pas les 5% des suffrages exprimés. L'extrême-gauche (LO et LCR) totaliserait un peu plus de 3%.

Premier constat : la gauche évite une défaite historique, comme celle de 1993, mais se retrouve avec une Chambre bleu horizon. Le Parti socialiste sera d'autant plus faible que ses alliés naturels sont laminés par le scrutin majoritaire. François Hollande a été le premier à intervenir : « Je lance un appel, pour que la France soit gouvernée par des principes et par l'intérêt général. 40% d'abstention ,c'est trop, a ajouté le premier secrétaire du PS, il faut venir voter le 17 juin. Ensuite, la gauche pourra faire son travail de rénovation. » Cinq minutes plus tard, Ségolène Royal reprend le flambeau : « La République a besoin de respirer, dit l'ex-candidate, il faut une gauche qui surveille et qui propose.(...) Vous serez les plus menacés : vous les jeunes, vous qui êtes restés chez vous. Quelque chose ne va pas. Je ne vous accable pas(...). Venez voter dimanche prochain, pour une gauche neuve qui se préparera aux victoires de demain. »
Deuxième constat : François Bayrou perd son pari de constituer un véritable centre. Malgré un score honorable, 7% des suffrages exprimés, le Mouvement démocrate va tout juste réussir à conserver ses quatre députés. Il a pourtant pris date : « Nous avons assisté à une vague qui est le prolongement du deuxième tour de l'élection présidentielle. C'est un déséquilibre terriblement marqué que la France regrettera. Ce n'est pas sain, a estimé François Bayrou. Nous avons désormais deux objectifs : d'abord, dimanche prochain, obtenir le meilleur équilibre possible. L'UMP a des devoirs particuliers, celui de réaliser les objectifs qu'elle s'est fixés. Nous serons constructifs et vigilants. Le deuxième objectif sera de préparer l'avenir, en faisant naître des générations nouvelles de responsables politiques. Nous avons aussi à préparer des idées neuves. »
François Fillon ne s'y est pas trompé en commentant ces résultats : « Je demande aux Français une majorité pour agir. Vous avez choisi de nous donner une belle avance, a précisé le Premier ministre, mais tout se décidera vraiment dimanche prochain. Il faudra que tous les Français se rendent aux urnes.” Et le chef de la majorité d'ajouter, pour ceux qui n'auraient pas compris : “Dès l'été, nous engagerons la réforme des universités, la réforme sur le service minimum dans les transports. Nos décisions sont prêtes. Tout cela n'est qu'un début. »
Troisième constat : dans la foulée de l'élection présidentielle, les extrêmes de chaque camp s'effondrent complètement. Aussi bien à gauche où le Parti communiste confirme sa disparition du paysage politique français, qu'à droite, avec un score historiquement bas pour le FN. Jean-Marie Le Pen juge que les Français « ont compris que le pouvoir législatif n'était plus à Paris à l'Assemblée nationale mais à Bruxelles, au Parlement européen et à la Commission européenne, et que M. Sarkozy, qui se croit président de la République, n'est que le gouverneur général de la province européenne de France ». Et le vieux chef de l'extrême-droite de se consoler avec la seconde place obtenue par sa fille, Marine, dans la circonscription d'Hénin-Beaumont, dans le Pas-de -Calais.

A voir :
Au PS et à l'UMP, on tente d'entretenir le suspense
Nos reportages vidéos aux sièges des partis.

A lire :
« Incapable de se reconstruire, la gauche a été sanctionnée »
L'interview du politologue Frédéric Sawicki.

A lire :
Le message des abstentionnistes
L'édito de Pierre Haski.

A lire :
La soirée des législatives en direct
Dialoguez sur notre forum.

A lire :
La vague bleue annoncée à l'opposition dans la rue
La réaction de Neubauten.

A lire :
Où en sont les « people » ?
Les circonscriptions où sont engagées des personnalités.

A lire :
Les circonscriptions suivies par Rue89
Nous vous avons parlé d'eux, où en sont-ils ?

A écouter :
Au siège du Parti communiste,
on veut encore y croire

A voir :
Arnaud Montebourg en ballotage défavorable
Retour sur une circonscription que nous avions suivie.

A voir :
Ségolène Royal a voté dans l'indifférence (presque) générale
Reportage avec la Dame du Poitou.














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Comment arriver à un parti unique en france…
Au pays des Grands Enfants :
Si l’on peut affirmer sans rire, ou presque, que les Anglais sont un peuple de boutiquiers qui n’examine en toute chose que ce qu’il a à gagner ou à perdre, les Italiens un peuple de combinards qui préfère être gouverné par la Mafia plutôt que par ses lois, et les Américains un peuple inculte dont les références culturelles emblématiques sont Batman, Walt Disney et John Wayne, on est bien obligé de reconnaître que ce qui caractérise le peuple français est son infantilisme.
Il suffit d’avoir vu à la télévision un pannel représentatif de Français interroger les candidats à la présidence de la République pour en être convaincu.
Du petit patron de PME qui quémande des allègements de charges supplémentaires, en passant par l’agriculteur qui assure 40% de ses revenus par des subventions, pour finir par l’handicapé qui s’apitoie sur lui-même parce qu’il faudrait que toutes les infrastructures soient adaptées à son handicap personnel, on se rend compte que celui que tous les Français, quels qu’ils soient, voudraient élire à la tête de leur pays, c’est le Père Noël.
La structure monarchique du pouvoir républicain ne fait que répliquer celle des monarchies absolues qui ont dirigé la France pendant 1000 ans, et perpétue la même conception du pouvoir que celle de ses souverains qui accordaient leur faveur à tel ou tel selon leur bon vouloir du moment.
Cette conception du pouvoir est encore dans les gènes des Français et de leurs dirigeants. Chez les premiers parce qu’ils ne savent qu’attendre ce qu’on voudra bien leur donner, chez les seconds parce qu’ils se sentent investis d’un droit quasi divin (si ce n’est encore aujourd’hui d’un droit de cuissage, à voir le machisme du personnel politique).
Ce peuple a été infantilisé pendant si longtemps qu’il est encore aujourd’hui incapable de prendre collectivement en main son propre destin. Il attend toujours quelque chose d’un pouvoir qu’il considère comme supérieur au lieu de se responsabiliser. Quand on ne lui accorde pas ce qu’il veut, tout au plus descend-il dans la rue faire du bruit sur des casseroles, casser des vitrines ou brûler des voitures, comme un gosse qui fait son caprice parce qu’il n’a pas eu la sucette qu’il réclamait, mais il ne lui viendrait pas à l’idée de s’organiser pour remplacer le pouvoir défaillant, comme il aurait pu le faire en 1968.
Bref, ce peuple est incapable de s’organiser en groupes de pressions réellement démocratiques prenant en main son destin collectif aux échelons municipaux, locaux, régionaux et nationaux. Chacun préfère aller pleurnicher chez son maire, son député du coin, comme autrefois on allait quémander de petits privilèges au seigneur du village ou du comté. Le maire pleurniche auprès de son sénateur, le sénateur auprès de son ministre, le ministre auprès du Premier Ministre pendant que le Président regarde tout ça de haut.
ehim http://ehim.over-blog.com
Désolé. L’humour étant une forme sublimée de l’intelligence, tout le monde n’en est pas doté également, ce qui en rend la manifestation inaccessible à certains.
infantiles … à la puissance 10
mais qui les a rendu infantiles : il y a très, très longtemps - à l’époque de la république - le monde ouvier pensait que le salut était dans l’éducation : point culminant 1968
depuis le patronat n’a cessé de détruire l’école s’appyant un coup sur la droite (dont on ne s’étonne pas qu’elle lutte contre l’intelligence des masses), un coup sur les pseudo socialistes (jospin, allègre, ségolène) . Le seul lieu où l’inteligence pouvait naitre n’est plus qu’un champ de ruines
resultat … plébicité par les plus pauvres, un monarque mégalomane dirige l’état et joue sur le pire des intincts que seule l’intelligence permet de combattre : le racisme ; car c’est le racisme qui a élu SARKO 1er …racisme envers les arabes et les noirs mais également envers ceux qui sont encore plus en detresse (rmiste, precaires, etc…)
resultat … un parlement de nantis … vraiment nantis eux…
Pastichant Churchill, je dirais que c’est en France que la démocratie se porte le plus mal… sauf partout ailleurs où l’on regarde. Vous ne regardez pas le réseau FOX ? Vous ne suivez pas les débats politiques au Canada ? Vous trouvez réconfortant ce que l’on fait en Italie ? Bien sûr, la démocratie est a renouveler en France. Comme partout. Mais c’est en France qu’il existe encore le niveau de débat politique le plus élevé. Il faut repenser la démocratie, et c’est sans doute en France qu’on y arrivera
http://www.nouvellesociete.org/620.html
Pierre JC Allard
Les hommes, de quel bord qu’ils soient, ont fait d’une lutte de conviction, d’une lutte philosophique, un métier. La politique n’est qu’une chose relative à l’organisation du pouvoir dans l’Etat, il n’y est nulle mention de pensée, dans aucun dictionnaire en tout cas. C’est donc un système fabriqué par et pour les hommes qui l’utilisent pour assujettir le plus grand nombre, une nouvelle noblesse non plus de sang mais de corporatisme, qui s’attribue des privilèges particuliers, et qui fait tout pour ne pas les perdre.
http://ReXistenZ.blogspot.com
Mon petit doigt me dit que ce texte a déja été publié, sous un article qui parlait de représentativité de l’assemblée. Mais qu’importe le contenu, les textes écrits en langue française sont toujous les bienvenus.
La version originale est même là !
http://ehim.over-blog.com/article-5724850.html
Etonnant, non ?
Pas tout à fait d’accord avec vous, Courageux anonyme, car après les législatives du printemps 1993, l’Assemblée nationale comptait 57 députés socialistes et apparentés.
Manifestement, les chiffres de ce soir ne sont pas aussi sévères. D’où notre expression d’avoir « évité une défaite historique ». Cela dit, nous en aurons effectivement confirmation dimanche prochain.
47 % des votants = 80 % des sièges ?
Y’aurait pas comme un problème dans la représentativité ?
Les lendemains ne vont pas chanter, rien qu’à entendre Fillon qui a déjà annoncé les réformes ! les Universités, le travail avec l’exonération d’impôt sur les heures sup (que vont gagner les smicards (à part 3 sous de +) qui ne paient pas d’impôt à être obligés d’obéir à leur patron quand celui-ci va exiger des heures ?), le service minimum, j’en passe et des meilleurs.
Dans 5 ans, la France va ressembler à n’importe quel pays libéral. La mondialisation est en route.
« 47 % des votants = 80 % des sièges ?
Y’aurait pas comme un problème dans la représentativité ? »
non Caro aucun !
cela fait parti de notre mode electoral et un constitutionnaliste n’y retrouverai rien a dire.
Et peut etre que nous non plus si la gauche avait gagné !
Soyons sport ?
Ca n’a rien à voir avec le sport qui ne joue (décide) pas l’avenir d’une société.
Ce n’est pas parce que le PS comptait profiter un jour de la mécanique que l’on doit considérer que cette mécanique est bonne.
Jospin a été aussi sérieusement critiqué à gauche. Ceux qui ont tenté de proposer autre chose (la C6R, par ex.) ont été écarté.
comme annoncé c’est une vague bleue qui déférle ce soir en france.
nous devons en tirer des conclusions simples et claires, les idées de gauche recule dans ce pays.
est ce parceque nous avons une gauche nul et un ps en voie d’atomisation?
ou tout simplement une véritable machine de guerre d’un discours néolibérale qui c’est mis en place depuis plus de vingt ans?
On est forcément tenté d’argumenter, et il faut le faire ; mais il faut peut-être aussi être conscient que ça ne suffit pas. Tous ceux qui, en France, ces derniers mois, écœurés d’entendre des types nés avec une cuillère en or dans la bouche marteler sur toutes les antennes les vertus du « mérite », effarés de voir tant d’agneaux se préparer à voter avec enthousiasme pour le grand méchant loup, se sont époumonés à dénoncer l’arnaque et à en démonter les mécanismes - en vain -, ont peut-être négligé un fait capital : ce qui n’a pas été fait par la raison ne peut pas être défait par la raison. Quand on a consacré un livre à tenter de démêler les formes de rêve bénéfiques de celles qui travaillent contre le rêveur, l’élection présidentielle apparaît comme le triomphe éclatant des secondes. Comme cela a été abondamment souligné depuis le 6 mai au soir, lorsque nos yeux se sont brutalement dessillés en même temps que la Marseillaise de Mireille Mathieu nous déchirait les tympans, en France, les noces de la politique et du showbiz ont été un peu plus tardives qu’ailleurs, mais elles ont fini par se produire aussi (2). Il était inexorable qu’elles finissent par se produire. Comme celle d’un Berlusconi ou d’un Reagan - qui ne venait pas du cinéma par hasard, et qui ne faisait qu’accentuer une tendance amorcée avec Kennedy -, la victoire de Nicolas Sarkozy en France résulte d’une manipulation à grande échelle des imaginaires. Elle a été préparée par vingt ans de TF1 et de M6, de presse people, de jeux télévisés, de Star Ac et de superproductions hollywoodiennes. Pour pouvoir ricaner en toute tranquillité des beaufs qui ont voté Sarkozy, d’ailleurs, il faudrait pouvoir prétendre avoir échappé complètement à l’influence de cette culture - ce qui ne doit pas être le cas de beaucoup de monde.
Le thème récurrent sur lequel tous ces médias ne cessent de broder d’infinies variations, et auquel nos cerveaux, de gauche comme de droite, ont développé une accoutumance pavlovienne, c’est celui de la success story. Qui véhicule un seul message : pourquoi vouloir changer les choses ou se soucier d’égalité des droits, si, à n’importe quel moment, un coup de chance, ou vos efforts acharnés, ou une combinaison des deux, peuvent vous propulser hors de ce merdier et vous faire rejoindre l’Olympe où festoie la jet-set ? « Chacun aura sa chance », clamait Nicolas Sarkozy à peine élu. Il y a quelques années, on avait relevé une illustration presque caricaturale de cette idéologie dans le film de Steven Soderbergh Erin Brockovich seule contre tous (avec Julia Roberts), à l’impact d’autant plus fort qu’il était inspiré d’une histoire réelle - même s’il avait apparemment fallu, pour écrire le scénario, éluder certains aspects d’une réalité moins lisse que souhaité.
Cette entreprise passe forcément par le discrédit jeté sur ceux qui étudient les déterminations sociales et leurs effets, comme le montre Didier Eribon dans son récent livre D’une révolution conservatrice et de ses effets sur la gauche française (Léo Scheer, 2007) : « Le projet de renvoyer au passé toute l’histoire des sciences sociales françaises pour les remplacer par la “philosophie politique” n’avait, au bout du compte, pas d’autre signification que celle-ci : libérer les individus de tout déterminisme social, afin qu’ils se déterminent librement et rationnellement à renoncer à leur liberté au profit de la souveraineté politique qui s’incarne dans l’Etat, représentant de la Société et de la Nation. » C’est bien d’« individus » qu’il s’agit, et non plus de « sujets » : car « le “sujet” contrairement à l’“individu” sait que la Société le précède et se situe au-dessus de lui et, par conséquent, il n’a pas la désastreuse illusion qu’il peut inventer le social au gré de ses “désirs” ».(périphérie)
Je partage tout à fait votre analyse.
J’ajouterais juste un facteur insidieux : la publicité.
Car avant de vendre un produit, la publicité vend une attitude, un mode de vie.
Tout beau, tout lisse, avec en filigrane, la réussite liée à l’achat d’un produit.
C’est plus insidieux que le reste car on à d’abord un scénario, puis un produit à vendre et le tout s’installe dans une réalité formatée, qui est sensée représenter la vie.
Hollywood fait fort, mais je pense que par son coté « vie de tous les jours » et sa répétition continuelle, la pub va plus loin.
Comme disait Alphonse Allais, la démocratie c’est quand le gros tas a raison, et le petit tas a tort.
Comme disait Charles de Gaulle, en démocratie ce que pensent les cons est le plus important, car ils sont la majorité.
Ceux qui l’ont compris se font élire. Ceux qui ne l’ont pas compris expliquent que c’est mal qu’on n’ait pas compris combien leur but, leurs intentions et le reste sont intellectuellement élevés, philosophiquement fondés …
On vote pour des gens en qui on croit, pas pour des idées. Et pour une fois que la gauche avait une candidate en qui on pouvait croire, il a fallu que les penseurs de gauche rejoignent les jaloux du parti pour expliquer que’elle n’était pas si bien que ça. Ils ont gagné.
En face, il y avait quelqu’un qui était vraiment à l’écoute des (cons d’)électeurs. Exemple: quand il a dit « identité française » j’ai pensé « il est fichu; il va se mettre à dos tous les gens de droite qui pensent bien , les catho, les humanistes ». J’avais tort. Les cons sont la majorité et il leur a dit ce qu’ils voulaient entendre. Maintenant qu’il est élu il fera ce qu’il voudra (et les cons seront peut-être déçus).
Si on veut venr à bout de l’exécrable individu qui ne pense qu’à lui-même et faire émerger le sujet conscient, il va falloir un grand effort d’éducation du peuple. C’était le programme de la gauche en 1848 « il est trop tôt pour le suffrage universel, l’emprise de l’Eglise est trop forte, les gens ne pensent qu’à leur salut éternel et leurs intérêts … » (ils avaient raison; 3 ans et demie après, l’élu président devenait empereur, et la république n’a jamais été aussi belle que sous l’empire).
Remplaçons « Eglise » par « Medias », et « salut éternel » par « success story », rien n’a changé.
Non au vote des cons. A bas les droits de l’homme qui ne sont que les droits de l’individu. A bas la démocratie.
En 1848 le débat ne datait déjà pas du jour puisque dès 1830 et la révolution de Juillet on s’opposait entre Carlistes (partisans de Charles X) qui trouvaient que l’opinion publique n’était qu’une putain qu’il n’y avait donc aucun intérêt à éduquer les masses, et St-Simoniens qui, à l’opposé, était partisans de cette éducation des masses.
Tout ça pour dire qu’en 20 ans et deux révolutions les choses ont franchement peiné à évoluer, parce que le libéralisme s’accommode de tout, il digère tout, même son opposition.
Je suis un peu terrorisé par votre discours (ebolavir, déjà le nom…).
Pire, il vient détruire l’impact du discours précédent, pourtant bien argumenté.
Vous traitez les électeurs de « cons ».
Je ne suis pas sur que c’est cela qui va les faire changer d’avis.
Pire encore, cette phrase « Non au vote des cons. A bas les droits de l’homme qui ne sont que les droits de l’individu. A bas la démocratie. « ???
Qu’est-ce que vous voulez ? La dictature ? Je ne comprends pas bien, vous combattez Sarkozy ou vous travaillez pour lui ?
C’est à se demander.
Faudrait-il que seuls les gens comme vous, cultivés, clairvoyants, intelligents aient le droit de vote ?
Votre candidate avait aussi comme vous des tendances d’extrême droite, c’est sans doute, plus qu’autre chose, ce qui l’a perdue.
Je soutiens Manu2005 sur ce point: le nihilisme de Ebolavir tend à l’extrêmisme. Je ne sais pas s’il est de droite, mais à répéter que tout est pourri et qu’il n’y a pas d’issu…
Ne serait-il pas plus utile de mettre l’épaule à la charette pour chercher un moyen d’avancer?
à Courageux anonyme 19H16 11/06/2007
Ce n’est pas moi qui veut interdire aux gens qui ne pensent pas comme moi de voter.
De plus : Votre Ségolène veut que nous ayons de beaux drapeaux bleu banc rouge chez nous,
ouvrir des camps militaires pour les délinquants, a énormément parlé d’insécurité, bref flirté avec l’extrême droite.
De plus elle suit et colporte islamophobie ordinaire (voir sa position outrancière dans l’affaire de l’Iran), ne fait rien pour relever un peu le débat sur l’immigration.
Je suis très remonté contre elle, car c’est souvent la gauche qui défendait l’immigration contre la dérive raciste.
Si la gauche, ne fait plus son boulot et au contraire essaie de flirter avec l’extrême droite dans le but de ramasser des voix, c’est grave.
Et à voir les commentaires de gens qui se disent de gauches, je constate que c’est bien se qui se passe.
Le PS a glissé vers la droite et ses « sympathisants » sont beaucoup moins enclin à bloquer le racisme, bien au contraire.
Donc, à part le drapeau, vous êtes d’accord sur le reste ?
Pour le drapeaux, c’est surtout le front qui le brandit.
Quand à la fierté pour mon pays, ça viendra peut-être un jour, mais pas avec des drapeaux.
C’est Bayrou (oui, oui, un type de droite) qui disait que les valeurs de la France ne sont pas dans son drapeau.
D’ailleurs, aujourd’hui, on peut se demander où elles sont ces valeurs.
J’ajouterai que mon pays à moi, c’est le monde, ce qu’on appelait l’Internationale du temps où être de gauche avait un sens.
Et quand j’entends des gens qui se disent de gauche vouloir interdire aux autres de voter, je me demande si on (re) trouvera un jour cette gauche.
Vous pouvez me reprocher cette défaite, mais ce n’est pas moi qui ai fait les discours, qui ai failli à convaincre.
Un peu plus de respect et d’écoute n’aurai pas nuit.
Un discours un peu moins lepéniste et un peu plus à gauche aussi…
Franchement, quand je vois votre hargne à défendre votre drapeau, je ne voit pas beaucoup de différence avec les lepéniste.
Puissiez vous en mettre autant à comprendre que les immigrés sont aussi vos compatriotes…
Bon, je mélange tout.
Je vais donc essayer d’être plus clair.
Tout d’abord, je prends acte que sur tout le reste, vous êtes d’accord, puisque vous n’en dites rien.
Le drapeau donc.
Tout d’abord, que vient-il faire dans le programme politique ?
Si ce n’est pour faire écho à ceux qui lance cette phrase, oh combien révélatrice : « la France aimez la ou quittez la ! »
Et à qui est sensé s’adresser cette phrase d’une grande finesse…Si ce n’est à nos immigrés qui vendent de la drogue, profitent de nos allocs, saccagent tout et ne pensent qu’à nous détrousser, quand ils ne font pas sauter des bombes…
Donc, front populaire…Autre époque, autres mœurs. Aujourd’hui on a lancé l’Europe, et l’économie est mondiale.
Ce serait bien que le social le soit aussi, et qu’au lieu de nous bassiner avec des bouts de chiffon, aux relents racistes, Ségolène ait essayé de nous vendre un peu d’Europe sociale.
De la construire aussi.
Et pas avec des cocorico, car, il y a en Europe d’autres personnes que les français qui ont déjà bien travaillé là-dessus.
Ce fut d’ailleurs l’erreur des tenants du Non à la constitution scélérate.
Ils se voyaient déjà expliquer la révolution au monde qui n’avait pas attendu après eux.
Alors, arrêtons avec nos cocoricos, et soyons un peu plus modeste, un peu moins racistes et un peu plus internationalistes.
Euh… j’aime beaucoup le coté étayés et démonstratifs des tes posts.
A priori, je dois mal m’exprimer, mais je n’arrive pas à lire où j’ai dis avoir voter oui.
Je te rappelle que le PS lui a défendu, parfois agressivement le oui.
Quand à la réalité, je ne sais pas trop de quoi tu parles, mais je connais un tas d’organisation en Europe qui lutte, depuis fort longtemps contre le libéralisme.
Bon, je reconnais, ça n’est pas vraiment le sujet de ce soir.
Mais pour voir la personne qui a gagné la présidentielle et les législatives, se rendre à l’adresse suivante, c’est édifiant :
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20070610.OBS1049/sar…
« democtratie … seuls les gogos peuvent y croire d’ailleurs à l’échelle d’un état c’est de la blague . La seule démocratie possible est au niveau de la commune et encore »
100% d’accord avec cette opinion et celle du premier post.
Il faut être foncièrement naïf pour se croire encore en démocratie de nos jours. Tout le système est totalement vérolé par une lobotomie généralisée. J’irai même jusqu’à croire que la destruction de l’école effectuée depuis des années participe à ce laminage et à une poussée vers le bas des esprits afin de mieux les contrôler. Le machiavélisme des « élites » dirigeantes n’a pas de limites
le site internet de france 3 aquitaine a affiché pendant une demi-heure (de 20h à environ 20h30) que le candidat du Modem était élu dès le 1er tour avec 50,72% dans la 6ème circonscription des Pyrénées-Atlantiques et la députée sortante ministre de l’intérieur UMP (MAM) était battue avec 33,75% des voix ! alors que celle-ci est en ballotage favorable avec 48,9% des voix contre la candidate PS : le candidat du Modem est éliminé !
gros bug ou petite blague de France 3 ?? en tout cas, il y en a un qui va se faire taper sur les doigts demain !!!
Pourquoi tant d’abstention ?
Sûrement une question de médiatisation, de publicité…
Autant nous a-ton bassiné avec les présidentielles que depuis un mois, qui parlait du scrutin des législatives ?
La majorité ralliée à Sarkozy ? Certes pas, ils savaient bien que moins les gens (la France « d’en bas ») seraient mobilisés, mieux ce serait pour eux…
L’opposition ? Le PS s’est trahi tout seul, au moment où la bipolarité politique redevient prédominante. Creux, inexistant, démantelé de ses soutiens.
Les médias ? Le peu de choses que j’aie lues ou entendues pendant cette soi-disante campagne, c’est que l’affaire était jouée d’avance. Il y a plus encourageant pour aller voter ?
Les gens ? On est loin des discussions qu’avaient cristallisées la personnalité des candidats à la présidentielles.
Deux « anecdotes » :
- comment se fait-il qu’un de mes amis, pourtant citoyen et ne manquant pas un scrutin avait oublié samei qu’il y avait un premier tour de législatives dmianche ?
- est-il acceptable que je n’aie reçu l’enveloppe des professions de foi des candidats que samedi matin, et qu’il en manquait deux ?
Le clan Sarko avait tout intérêt à ce que les gens ne votent pas. Donc les gens n’ont pas voté…
40% d’absention quasiment un francais sur deux n’a pas donné son avis. Et le pouvoir se dit représentatif. La démocratie ne tourne pas rond. J’espère qu’au deuxième tour les français voteront. Je sais « la dictature est ferme ta gueule et la democratie est cause toujours » Ou comme disais coluche » Un pauvre qui rentre dans un bureau d’electeur et comme un crocodile allant dans une maroquinerie ». Français votons quand même il parait que beaucoup d’étranger nous envie
Je ne sais plus quoi penser…aujourd’hui on vote comme on achète une nouvelle tele (écran plat bien sur) cad par rapport a la promo faite par les pubs. Les Français airaient voté pour SAS N. SARKOSY plutôt que pour son programme ou ses députés(enfin j’espère que les gens ne votent pas pour son programme, je Préfère croire à l’ignorance qu’a la bêtise et l’egoïsme.
La proportionnelle est en effet un sujet a aborder, les partis sans alliance n’auront pas de députés même si certains ont convaincu beaucoup de Français aux présidentielles.
Je me demande si il ne faudrait pas faire passer un test avant de laisser les gens voter….ou alors interdire la TV peut-être ?
En fait, je me demande si les Français sont CONS, lobotomisés ou simplement des moutons ?
« En fait êtes vous ou non un Démocrate? »
> Je sais pas. Pourquoi, serions-nous en democratie?
Croyez-vous que les Francais aient reellement un pouvoir electoral democratique? Croyez-vous que l’absence de la proportionnelle soient digne d’un pays « democratique »?
La democratie, c’est le pouvoir du peuple: oui je suis democrate mais pas aveugle! Je crois qu’il faut l’etre pour croire que la democratie est la!
Pour repondre a votre deuxieme question, Je suis en fait un citoyen qui en a assez de cette pseudo democratie ou l’on abruti les gens pour mieux les controller.
Peut-etre ne suis-je pas Francais en effet?
Je n’ai peut-etre pas participé a cette mascarade electorale justement parce-que je ne suis pas Francais?
Mais cela changerait-il quelque chose a votre reponse polie.
Résultats Sarthe
1er tour des élections législatives
1ère circonscription
Françoise Dubois (P.S.) : 26,75 %
Fabienne Labrette-Ménager (U.M.P) : 47,23 %
2ème circonscription
Marietta Karamanli (P.S.) : 34,29 %
Jean-Marie Geveaux (U.M.P.) : 42,93 %
3ème circonscription
Agnès Lorilleux (P.S.) : 26,35 %
Béatrice Pavy (U.M.P.) : 47,08 %
4ème circonscription
Stéphane Le Foll (P.S.) : 30,03 %
François Fillon (U.M.P.) : 53,40 % - ELU
5ème circonscription
Christophe Rouillon (P.S.) : 30,09 %
Dominique Le Mener (U.M.P.) : 49,61 %
Pour info,
Meredith
Juste une question !
Et si nous enlevions tous les impôts et toutes les taxes mais que nous avions qu’une TVA (certes plus élevée) mais plus rien d’autre ensuite à payer.
On me dit TVA = impôt injuste car même les pauvres la paye avec un effet bien différents que pour un riche.
En gros je traduis : quand un pauvre achète son pain ou son lait, ce qu’il paie en pourcentage de TVA est bien plus important, pour un salaire de 1000 euros, que pour un salaire de 5000 euros.
Je comprends.
D’un autre coté quand le pauvre s’achète une Clio il paie moins de TVA que le riche qui s’achète un cayenne.
Quand le pauvre s’achète un écran plat 50cm il paie moins de TVA que le riche qui s’achète un écran 180cm.
Quand le parisien pauvre part en vacance dans le Jura, il paie moins de TVA que le riche qui part faire du ski à Abu-Dhabi.
Avantages ?
• Au fond celui qui consomme le plus et les produits les plus chers serait le plus « touché ».
• Une responsabilisation dans la consommation.
• L’impossibilité pour un puissant de « ruser » sur ses impôts par la connaissance de niches que seul un conseiller fiscal (que je n’ai pas les moyens de me prendre) connait.
• Disparition de l’inquisition fiscale ET des conseillers fiscaux (bien fait !).
Donc en fait hormis le problème des produits de 1ere nécessité, le fait que les plus pauvres ne paient pas d’impôts mais de TVA oui, quelle serait la dérive ?
Question faussement naïve hein ?
??????
Et les travailleurs pauvres et les Rmistes alors, ceux qui ne payent pas d’impots car ils sont a temps partiel ou ont des salaires de misere? Vous croyez vraiment que c’est comme ca qu’on va les aider a s’en sortir? (peut-etre que vous ne voulez pas les aider a s’en sortir en fait)
En outre, j’ai deux remarques a vous faire :
- Une personne qui gagne 5 fois plus qu’une autre ne va pas consommer cinq fois plus.
- Un pauvre qui achete une clio? Je ne suis pas pauvre, mais j’ai absolument pas les moyens de me payer une voiture neuve. Je vous conseil de sortir un peu car vous allez vous rendre compte que les travailleurs pauvres n’ont pas les moyens dont vous les creditez!
Augmentation de TVA, non trop sociale comme mesure, Arretons de payer les ouvriers, de toutes facons ils ne consomment pas!!!!
désolé RV de vous avoir NRV !
Peut être qu’en dehors de l’insulte une discussion est possible…
Non ?
Ma question est théorique :
« Que se passerait-il si on faisait comme ça ou comme ça ? »
Cela peut permettre à tous ceux qui ne sont pas aussi intelligent que vous de comprendre.
« Une personne qui gagne 5 fois plus ne consomme pas 5 fois plus…. »
Bigre ! Qu’en savez vous ?
J’ai dans ma vie gagné beaucoup (ah ! la musique..) et j’étais souvent plus a découvert que lorsque je gagnais moins…
Je connais peu de gens riches vivant chichement… (Remarquez cela doit exister.)
»- Un pauvre qui achete une clio? Je ne suis pas pauvre, mais j’ai absolument pas les moyens de me payer une voiture neuve. »
Idem je n’ai pas de voiture neuve, mais dernière était une 206 GTI (ça date hein ?).
Ceci dit, je connais des gens « pauvres » (terme générique dans ma démo que j’ai employé pour faire un différentiel avec riche) qui achètent plus qu’une Clio de base mais une « initiale », voire une BMW.
Merci sinon de me conseiller de sortir un peu…
Rencontrer des gens simples, courtois et passionnés comme vous doit être charmant.
Ce que je vais faire de ce pas, vous m’avez trop donné envie.
Cordialement
Ded Zep
Voilà un raisonnement de droite libérale pure!
Et à vous suivre personne n’empêchera un pauvre de devenir riche pour ensuite payer plus de TVA, TVA qui devient du même coup un impôt équitable!
Voilà un magnifique sophisme. Avec ça vous pouvez alimenter les « think tank » du Medef. Je ne suis pas sûr que Parisot va vous le payer. Mais il y a de bonnes chance pour qu’on nous la ressorte!
il est clair qu apres ces electiion non seulement on sent bien la non realite de cette democratie et l hypocrisie totale des classes dominantes nous venant la democratie et l esprit des lumieres
au final qu avons nous suite a l echec total de la campagne de pub pro europeen que l on a subit par toute la presse et toute la classe politique, la bourgeoisie decide d utiliser la strategie pour avoir la posibilité de réaliser les reformes sans que le peuple ne puisse dire ou faire quoique ce soit .
nous aurons donc la joie de connaitre
la fin du CDI ,
la fin du code du travail ,
la fin des minimas sociaux ,
la realisation d un bloc europeen pour lequel nous enverrons nos enfants mourir pour le pétrole du moyen orient….
il restera la rue mais en se prenant 3 à 6 mois en comparution immediate il ne reste pas beaucoup de personne pour y descendre
vive la france
On savait que l’entourage « people » de Sarkozy ne brillait pas par son niveau culturel (inutile de citer des noms que tout le monde connaît), mais qui aurait cru que, pour former son Gouvernement, il irait jusqu’à débaucher chez ses adversaires des personnages aussi emblématiques dans ce domaine.
En effet, d’après le journal « 20 minutes », citant « l’Express », Hervé Morin, ministre de la Défense, aurait abordé Anne Girault, députée européenne mais aussi chef d’orchestre, en lui disant : « Dis donc, j’ai entendu l’Adagio d’Albinoni, c’est superbe, c’est de qui ? »
Ce qu’on a du mal à comprendre, c’est que, qu’avec l’esprit d ‘ouverture tous azimuts qui le caractérise, Sarkozy n’ait pas pensé à un homme politique doté d’un tel bagage (on pourrait même dire une telle valise) comme Ministre de la Culture.
http://ehim.over-blog.com
Une fois de plus nous allons avoir droit à une analyse tronquée de la réalité des urnes:
l’abstention massive de dimanche confirme bien que
contrairement à ce qui est répété il n’y a pas de soutien franc à Sarkozy et à son programme.
Il y aurait même plutôt une franche défection (43% de 34M d’électeurs qui se sont rendus aux urnes = 14,6M de voix, contre 19M au second tour des présidentielles).
Du point de vue arithmétique Sarkozy a semble t’il perdu la plus grande part des votes FN du 6 mai. Il revient en réalité à son véritable niveau quand il fait le plein des seules voix de son camp (le 6 mai sans les voix FN Sarkozy ne faisait plus que 15M contre 17M à Royal!).
Les présidentielles se sont bien jouées dans un référendum pour ou contre Sarkozy, avec pour arbitre l’extrême droite, qui a préféré pour une fois la copie à l’original. Mais tout cela aussi parce que tout le monde avait bien senti la puissance de la vague « anti Sarkozy », et que l’extrême droite aussi, a choisi le vote utile.
La vague bleue annoncée n’est qu’un effet mécanique du magouillage électoral. Il est vrai aussi que le PS, s’en accommodait jusque là puisque Jospin, en formidable stratège, pensait volontiers qu’il en tirerait les marrons du feux en 2002. Manque de chance l’affaire s’est transformée en tapette à souris, et il y a laissé les doigts et sa carrière. On ne le plaindra pas.
En revanche, contrairement à ce que certains affirment plus haut, bien qu’étant de gauche, je n’aurai pas goûté avec plaisir un tel raz-de-marée, si le PS avait profité de cette mécanique injuste.
Certe le but affiché est de favoriser le vote des réformes. Pour autant sans discussion aucune réforme n’est valable qu’elle soit de droite ou de gauche. Et si elle passe en force, c’est souvent parce qu’elle n’est pas bonne. Elle finit toujours par sauter dans la rue.
Nous devons impérativement réformer les institutions. Leur déséquilibre est criant aujourd’hui. Personne ne va y gagner. Pas plus la droite que les autres, même si elle veut croire le contraire.
Cher courageux anonyme,
La France est à droite parce qu’elle a voté majoritairement pour Sarkozy, en effet. Et alors? Depuis quand la majorité a-t-elle forcément raison? On peut se tromper majoritairement. Bon, mais ne chipotons pas. il est élu.
Je ne crois pas que l’opposition se soit éliminée d’elle-même. Elle n’a pas brillé, certes, mais il vous faut bien reconnaître qu’elle a été éliminé. Par un discours mieux adapté aux tendances de notre époque, déjà présent au second tour, il y a cinq ans. Une certaine idéologie nationaliste dans laquelle la majorité des français se reconnaissent. Dont vous. Il va vous falloir maintenant assumer vos responsabilité et vos choix idéologiques. Vous avez bel et bien gagné les présidentielles et non pas parce que la gauche a été mauvaise mais en affirmant un programme, des idées, des convictions. Vous n’avez pas voter Sarkozy par défaut, n’est-ce-pas? Mais parce que vous croyez en lui. C’est de cela qu’il va falloir répondre maintenant. Pendant cinq ans. Bon courage.
Je m’adressais au courageux anonyme, premier de la liste de ces réactions…