Après une campagne annonçant la victoire massive de l'UMP, dur de jouer la surprise dimanche soir aux sièges parisiens de l'UMP et du PS.
A Solférino, c’est sans grand enthousiasme que journalistes, politiques et une poignée de militants du MJS (Mouvement des jeunes socialistes) ont suivi l’annonce des résultats. La déferlante bleue annoncée a été confirmée, l’UMP ayant remporté, selon les premières estimations, plus de 45% des suffrages au premier tour des législatives. Mais pas de défaitisme. Outre Patrick Bloche, président de la fédération PS de Paris, qui compte sur la mobilisation des abstentionnistes « pour la plupart de gauche », Claude Bartolone, lieutenant de Laurent Fabius, a appellé dès 19h30 à un sursaut de toute la « gauche rassemblée ».
Au siège de l'UMP, on joue aussi la prudence... pour la forme. Député et ancien maire de Paris, Jean Tiberi savoure les quelques minutes qui le séparent de l'annonce des résultats. Rue de La Boétie, on pouvait être rassasié de tout, sauf de déclarations. Autour des buffets –très bien garnis– les journalistes s'impatientent : « Il n'y a personne, c'est dingue ! Les candidats sont logiquement dans leur circonsription et seuls quelques militants rôdent entre les caméras.
20 heures, la réaction des militants socialistes est mitigée. Passées quelques secondes d’un soulagement pour le moins surprenant, les mines se défont. Dès 20h15, François Hollande souligne le score “honorable pour le PS’ et insiste sur la nécessité de la mobilisation au second tour en vue d’un équilibrage droite-gauche. Quelques minutes après, c’est au tour de Ségolène Royal de s’exprimer. Très applaudie, l’ex-candidate à la présidentielle compte sur les 17 millions d’électeurs qui ont voté pour elle le 6 mai : ‘La République a besoin de vous, la démocratie a besoin de respirer.”
Beaucoup moins d'applaudissements rue de La Boétie. La victoire doit être modeste. Nouveau secrétaire d'Etat, Roger Karoutchi fait office de porte-parole du parti ce dimanche : “Je n'emploie ni les mots 'vague' ou 'tsunami', il faut continuer à expliquer la politique du gouvernement en vue du second tour.” Et d'évoquer une ouverture encore plus large du gouvernement, que le président de la République ‘souhaite et amplifiera’.
Quel socialiste est candidat pour un maroquin ? Les éléphants du PS évacuent évidemment la question au profit d'un appel au sursaut. Appel qui ne résiste pas au scepticisme d’une militante : “Faire en une semaine ce que nous n’avons pas réussi à faire en cinq ans...”
Zineb Dryef et Julien Martin














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le jeu du pouvoir !
a) Pouvoir faire oublier la plus désastreuse campagne que la gauche ait pu faire !
b) Pouvoir faire oublier que l’on gagne de manière insolente quand bien même on s’appelle Arnaud et que l’on a rien à foutre ici ou là.
Le « je » du pouvoir
a) Pouvoir à tout bout de champs rappeler les « 17 millions sur mon nom » sans avoir l’impression de commettre un vol ! Ségolène ce n’est pas sur ton nom mais au candidat de la gauche que j’ai donné mon cœur (et accessoirement mon vote).
b) Pouvoir tout chambouler, tout diriger, déplacer le centre (et demain le monde ?).
Bref !
Prendre des poses, des postures en fonction et au grès du vent.
On ne nous vend plus des idées mais des poses !
Certes des poses vidéos, mais l’idée est la même : ne plus rien dire, mais suggérer.
Et quant bien même l’on suggérera avec un vocabulaire simple ne dépassant pas les 500 mots.
Alors siège de l’UMP vidé des militants pour faire humble ou rues vidées des journalistes lors du 11 septembre pour que les opinions européennes distribuant de l’aide ne voient pas les tirs de joie de la population.
Tous pareil !
Il n’y a plus rien a dire, alors disons le avec encore plus de force.
C’est ce que dit Ségolène, c’est ce que dit son conjoint mais pas pareil, comme un vieux couple ridicule.
Dominique SK est aux abonnés absents.
Tenez, même le slogan « au secours, la droite revient ! » ils n’ont pas su le réinventer.
Les ex seconds couteaux de Chirac prônant jadis l’ouverture jusque dans leur propre parti, nous vendent hier soir que personne à l’UMP n’a les dents qui traînent sur la moquette, et l’envie de tout ecraser sur son passage tellement cette victoire est plus speedante qu’un bon rail TGV.
C’est de toute façon la comédie du pouvoir.
Finalement le seul qui à l’air de se marrer c’est not’président !
Moi pas !