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Egypte: l'obstination électorale des Frères Musulmans

(Du Caire) Malgré la répression, les Frères Musulmans réaffirment leur volonté de gagner du terrain sur la scène politique égyptienne, à l’occasion des élections du Conseil consultatif des 11 et 18 juin. Le résultat de ces élections, destinées à renouveler un tiers du Sénat égyptien, chambre consultative, fait peu de doute. Mais ce scrutin est un test. Car il met pour la première fois face à face le gouvernement et les Frères Musulmans, depuis leur percée aux élections législatives de 2005, qui ont fait d’eux la principale force d’opposition du pays.

A l’approche du scrutin, les arrestations de membres de la confrérie se sont intensifiées : 126 dans cette seule semaine, ce qui porterait à 668 le nombre total de leurs partisans sous les verrous. Mais les Frères, qui disposent désormais d’un cinquième du Parlement, veulent montrer qu’ils sont décidés, malgré la répression, à gagner encore du terrain sur la scène politique. "C’est la première fois qu’il y a un enjeu pour ce type de scrutin. S’ils arrivaient au cours des renouvellements à obtenir 25 sièges au Conseil, ils pourraient présenter un candidat à la prochaine présidentielle. C’est peu probable mais pas entièrement à exclure", affirme le chercheur Tewfik Aclimandos.

Officiellement interdite en Egypte, la confrérie présente ses candidats sous l’étiquette indépendants, mais depuis la dernière réforme de la Constitution, taillée sur mesure pour contrer les Frères, un parti ne peut plus se baser ou se référer à la religion. Ce qui rend de fait illégal leur slogan, "L’islam est la solution". Et ce, bien que la sharia (la loi islamique) reste la source principale du droit. "La campagne a été très difficile, nos banderoles ont été arrachées, nos partisans arrêtés, mais nous avons décidé de faire front afin de dire à tout le monde que nous ne céderons pas malgré les problèmes", affirme Mohammed El Fikky, l’un des 19 candidats de la confrérie.

Selon le politologue Amr Rabie Hashem, ce qui gêne pourtant le gouvernement "n’est pas tant leurs références religieuses, mais le fait que ce soit un parti très organisé et qui bénéficie d’un soutien important de la population". Tewfik Aclimandos, estime à un million et demi le nombre de membres des Frères Musulmans. Trois fois plus qu’il y a deux ans. "Le régime sait que s’il y avait une élection vraiment libre, il la perdrait. C’est la preuve que sa stratégie ne marche pas. Mais je n’en vois pas d’autres. D’un côté les Frères ne sont pas prêts à créer un parti dans le cadre de la législation actuelle, d’un autre, on ne peut pas ignorer et encore moins éliminer un mouvement qui bénéficie d’une telle assise populaire", analyse-t-il.

Cette campagne a également généré des tensions à l’intérieur de la confrérie. Une minorité, désormais habituée aux joutes électorales, prône un changement de cap et souhaite se soucier davantage de "politique" et moins de "prédication". Mais la confrérie refuse le terme de "dissidences". "Ils restent d’accord sur l’essentiel, c’est juste un changement sur la méthode", estime Amr Rabie Hashem. Pour le chercheur Tewfik Aclimandos, tout cela montre qu’ils sont "prêts à accepter le jeu des élections. Mais ils sont très loin d’avoir mené à bien leur aggiornamento."


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Daoud
14H33 10/06/2007

Au lieu de chercher de nouvelles lois pour empêcher le principal parti d’opposition d’exister; Il faudrait agir pour la population, Monsieur Moubarak !
ça va être difficile de mettre un million et demi d’individus en prison.

 
babayaga | musique du monde
19H10 10/06/2007

En egypte, c’est déjà pas triste ! alors, si les Frères Musulmans » prennent le pouvoir ! Extrait d’un texte reçu par mail :

Nawal Al Saadawi, écrivaine, grande figure de la lutte féministe et démocratique en Égypte et dans le monde arabe a du fuir son pays depuis le mois de mars 2007, victime de l’intégrisme.

A cause d’une pièce de théâtre qu’elle a écrite plusieurs années auparavant et que son éditeur a republiée en janvier dernier, Nawal est accusée de
non respect des principes de l’Islam et d’apostasie. Dans cette pièce Intitulée « Dieu démissionne au sommet », elle écrit que Dieu est un esprit, et non une femme ou un homme.

Pour cela l’université islamique du Caire, Al Azhar ainsi que les tribunaux égyptiens l’ont accusée d’apostasie, d’injure à l’islam et lui intentent un
procès. Nombre de ses livres ont été détruits. Nawal a du se réfugier à l’étranger.

Et pour mémoire environ 93 % des Egyptiennes subissent l’excision !

 
Ded Zep Line | La manipulation des élites est encore pl...
11H12 11/06/2007

Les frérots ont raison et l’occident est coupable !

Nous laissons les pays arabes entre les mains de dictateurs que nous soutenons faute de mieux à faire.
Nous demandons à ses pays, une posture démocratique quant aux élections.
Et démocratiquement nous finissons par nous retrouver avec des dictatures islamiques qui grâce à nous arrivent au pouvoir légalement !

Annuler les élections ? C’est un déni de leçon démocratique que les islamistes ont vite fait de retourner contre nous (avec raison non ?).
2 cas connus : le Hamas pour les élections palestiniennes et le FIS en algérie.

Autre cas cocasse ! L’armée en Turquie menaçant de faire un coup d’état (avec l’assentiment de l’opposition laïque donc des démocrates turcs) contre les islamistes modérés au pouvoir élu démocratiquement se proposant de nommer un pro islamiste de plus dans les rouages de l’état.

Alors quelles leçons tirer de tout ceci ?

Prôner des élections démocratiques dans ces pays, sans entourer ces élections de règles elles mêmes faisant parti du jeu démocratique est un non sens !

Quelles sont ses règles concernant le religieux ?

1) la séparation de l’église et de l’état (mais n’avons-nous pas eu jusqu’à peu de temps en France un parti Droite libérale chrétienne (DLC) ou la démocratie chrétienne devenue UDF ?)
Donc que la constitution prévoit tous les garde-fous empêchant l’émergence d’un pouvoir religieux à la tête de l’état, prenant des décisions liberticides ou influençant un parti religieux.

2) une réglementation stricte encadrant l’activité du pouvoir spirituel (même sous forme associative).

3) une formation des cadres religieux au sein d’institutions déclarées et reconnues par l’état.

4) une charte de la liberté de culte permettant à tout membre d’entrer mais aussi de sortir de l’enseignement d’une quelconque église.

5) le financement des obédiences religieuses, uniquement par les fidèles : aucune intervention ou fonds étrangers.

Ainsi nous resterons cohérents dans notre discours et « apprentissage » de la démocratie aux autres.
D’autre part un gouvernement « religieux " ne pourra plus se prévaloir de " démocratique » à ses fins de propagande !

Nous savons pertinemment que la plupart des nations arabes, si elles avaient le droit de vote démocratique deviendraient des républiques islamiques.
Que fait-on ?
Maroc ? On reconduit le fils de…
Syrie ? On reconduit le fils de…
Jordanie ? On reconduit le fils de…
Liban ? On reconduit le fils de…
Libye ? On reconduit le fils de…
Pays du Golfe ? On reconduit la famille de..
Égypte ? On reconduira Gamal Moubarak le fils de… ?
Irak ? On fait des conneries !
Cuba ? On reconduit le frère de…

Quel est le problème de ces dictatures ?
C’est qu’elles sont pour la plupart molles. Pas que je les préférerais dures !
Mais elles ne gèrent que l’enrichissement personnel d’une caste sans gérer le social en contrepartie (modèle russe par exemple) !

D’où les mouvements religieux qui s’engouffrent dans cette breche.
Le peuple exsangue n’a d’autre solution se s’adresser à ces « bienfaiteurs »…