Dossier

Dossier Borrel: Chirac au coeur d'une affaire d'Etat

Chirac et le président djiboutien Ismaël Omar Guelleh à Cannes le 15 février (Patrick Kovarik/Reuters)

Pour boucler une enquête, il faut beaucoup de méthode et un peu de chance. Deux juges d’instruction parisiennes ont fait coup double en lançant des perquisitions, en avril dernier, au ministère des Affaires étrangères et au ministère de la Justice, dans le cadre de l'affaire Borrel, magistrat français officiellement suicidé, en fait assassiné, en 1995 à Djibouti.

Coup de tonnerre
Premier acte : jeudi 19 avril, au Quai d’Orsay. Une journée entière, avec une poignée de policiers et les greffiers pour retrouver des traces des “pressions sur la justice” émanant du gouvernement en janvier 2005. Ce dernier chercherait à étouffer l'affaire Borrel pour éviter aux autorités djiboutiennes, sur lesquelles pèsent de forts soupçons, d'avoir un jour à rendre des comptes. Michèle Ganascia et Fabienne Pous osent fouiller le bureau de Pierre Vimont, directeur de cabinet du ministre et véritable numéro 2 de la diplomatie française depuis une décennie. Un coup de tonnerre qui laisse sans voix les hauts fonctionnaires, peu habitués à devoir rendre des comptes. Comme cela avait surpris en 2005, au sein du « département », ainsi que les diplomates surnomment leur noble maison, de voir une simple citoyenne attaquer l’un des leurs, sous l’infamante accusation de « pression sur la justice ». A l’époque, on riait de cette initiative des avocats d’Elisabeth Borrel.

En fait, la veuve du magistrat cherchait à savoir pourquoi le porte-parole du Quai d’Orsay avait soudainement déclaré, lors du point presse du 31 janvier 2005 : « A la demande de ces mêmes autorités [djiboutiennes, ndlr], une copie du dossier relatif au décès du juge Borrel sera prochainement transmise à la justice djiboutienne en vue de permettre aux autorités compétentes de ce pays de décider s'il y a lieu d'ouvrir une information judiciaire à ce sujet. » L’enquête du Monde montre que l’initiative venait, d’abord, du… gouvernement et des hommes du Président ! Autrement dit, Jacques Chirac a lui-même organisé une tentative de déstabilisation des juges, au mépris du sacro-saint principe de séparation des pouvoirs.

Une course judiciaire
Pour comprendre, immergeons-nous dans la course judiciaire engagée par les quatre juges d’instruction qui travaillent désormais sur l’affaire. Début janvier 2005, c’est la panique dans les salons ombragés de Djibouti, où les affaires politiques se règlent en fin d’après-midi, à l’heure du qat. Le 7 janvier, la Cour d’appel de Versailles, où se déroule la deuxième instruction Borrel, a donné son feu vert à l’audition du chef des services secrets et du procureur de la République de Djibouti. Tous deux sont aujourd’hui convaincus de « subornation de témoins” et sous le coup de mandats d’arrêt internationaux. Face à la menace, un brillant cerveau pense alors trouver la parade : rouvrir une information judiciaire à Djibouti pour y juger quelques boucs émissaires. Peu importe leur qualité et leur rôle : une fois la condamnation devenue définitive, aucune juridiction n’aura la possibilité d’y revenir, en vertu du principe universel du “non bis in idem » (on ne juge jamais deux fois pour les mêmes faits).

Les juges Ganascia et Pous sortent de l'Elysée le 2 mai (Benoit Tessier<br />
/Reuters)></center></p>
<p>Mais, évidemment, ce tour de passe-passe suppose d’obtenir communication du dossier d’instruction français. Ce que les Djiboutiens vont s’employer à demander, par tous les biais possibles. Jusqu’à faire entrer les diplomates dans la danse. Tout ces éléments, je les avais racontés, dans une longue enquête publiée, censurée puis republiée sur le site internet de <a href=RFI, après une forte mobilisation de la rédaction. En pleine tourmente, je confiais alors à Libération : L’Elysée surveille cette affaire comme le lait sur le feu. J'étais loin du compte, car le ministre français de la Justice a jeté lui aussi toutes ses forces dans la bataille. Mais côté djiboutien ! En coulisse, l’actuel procureur général de la République de Paris, ancien conseiller juridique de Jacques Chirac, s’est en personne engagé, dès 2004, à remettre le dossier judiciaire aux Djiboutiens. D’après Le Monde et l’AFP, les notes signées de Laurent Le Mesle sont formelles. Saisies à la Chancellerie le vendredi 20 avril 2007, elles ont fait sursauter les deux juges. Le 30 juillet 2004, le directeur de cabinet de Dominique Perben donne l’instruction suivante à ses services : Je vous remercie de veiller à ce qu'il soit apporté une réponse favorable à la demande formulée par les autorités djiboutiennes. En clair, le gouvernement cherche à torpiller l'enquête pour assassinat menée par la juge Sophie Clément.

Une affaire contre l’Etat
En dévoilant l’arrière-plan politique des nombreuses conversations entre Paris et Djibouti, les télégrammes diplomatiques révèlent un drôle de deal. D’un côté, le président de Djibouti, Ismaël Omar Guelleh, ancien inspecteur des Renseignements généraux, réclame un dossier dans lequel les plus hauts fonctionnaires de son Etat sont mis en cause. De l’autre, le président français Jacques Chirac organise, anime et anticipe la contre-attaque des autorités djiboutiennes impliquées dans plusieurs enquêtes judiciaires : un assassinat et une subornation de témoins. Depuis douze ans, Elisabeth Borrel se bat donc seule contre tout le monde.

L’argument de la raison d’Etat peut-il encore tenir ? Dans un article confus paru cette semaine dans Paris Match, propriété du groupe Lagardère, la thèse du suicide demeure comme le titre l’hebdomadaire à sensation. Sur six pages, quelques témoins, Français expatriés, décrivent un Bernard Borrel déprimé par le suicide d’un proche, lui aussi magistrat. Ce père de famille de 39 ans aurait donc choisi de s’immoler dans l’anse du Diable pour mettre fin à cette « tragédie humaine ». Lyrique, mais peu convaincant. Manière d’entretenir le doute sur l’affaire. Et de relayer une thèse dont l’ancien Monsieur Afrique de l’Elysée, Michel de Bonnecorse, se disait encore persuadé dans un entretien au Monde, juste avant de quitter ses fonctions. Manière de déstabiliser une fois encore les quatre magistrats qui, en toute connaissance de cause, se sont ralliés à la thèse de l’assassinat.

Chirac devant la Haute Cour ?
Compte tenu des éléments rassemblés lors des perquisitions, les magistrats vont-ils devoir transmettre leur dossier à la Haute Cour ? En clair : Chirac s’est-il rendu coupable de haute trahison tel que le statut pénal du chef de l’Etat le définit ? Traîner l’ancien président de la République devant des juges supposerait d’abord un vote à la majorité absolue du Parlement… Improbable vue la vague bleue qui s’annonce.

En revanche, l’apôtre de la rupture pourrait décider de changer la donne. Nicolas Sarkozy voit là un nouveau défi se présenter à sa présidence : jouer la transparence, quitte à provoquer de nouveaux remous avec Djibouti, ou renouer avec les arrangements passés, lorsqu'aucun scrupule ne semblait effrayer les serviteurs de l’Etat. Seule certitude, l’affaire Borrel franchit aujourd’hui un point de non-retour, où l’Etat n’a plus qu’un seul choix : faire éclater la vérité sur l’assassinat d’un juge mort en service. Pour la France.

Photo : Chirac et le président djiboutien Guelleh à Cannes le 15 février (Patrick Kovarik/Reuters)


A lire :
Le communiqué du Quai d'Orsay
au coeur de la polémique.



En notant les commentaires pour leur pertinence, vous en facilitez la lecture. Les moins bien notés se replient d'eux-même mais peuvent s'ouvrir d'un clic. Pour pouvoir commenter et noter, merci de vous inscrire. Les commentaires sont fermés après sept jours. Pour en savoir plus, lire la charte des commentaires.

 
Faucon | Ancien
17H54 11/07/2007

CHIRAC a couvert la suite d’une opération organisée par François MITTERRAND……

Le juge enquêtait sur des trafics
impliquant l’actuel président djiboutien

NOUVELOBS.COM | 11.07.2007 | 17:18

[Retour à l’article]

Faucon Depuis le temps….
Il y a quand même pas mal de temps que (faucon) mettait sur la piste….
A l’époque effectivement Moumin Bahdon Farah son ministre de tutelle surfait toujours sur la vague (mouvement interne) qui avait été crée en 1992…
Malgré une malencontreuse (chute), qui l’a entrainé, des affaires étrangères à la justice et affaires musulmanes, notre ami continuait comme en 14……

Tonton le 11.07 á 17h31

 
Faucon | Ancien
21H26 09/06/2007

Enfin tout cela n’est pas vraiment une surprise. Ce qui est peut être un peu plus surprenant c’est qu’en dehors de Chirac, de l’UMP, du secret défense etc…jamais personne ne parle des raisons qui poussent réellement des états à couvrir de sordides affaires.
Pour Djibouti, tout le monde sait qu’un accord de défense existe entre nos deux pays. Accord que les autorités djiboutiennes auraient voulu voir s’appliquer à des problémes de police en particulier en 1991 et 1992 lors de l’affaire du FRUD, parce qu’il s’agit bien d’une affaire qui meriterait un article à part entière et des révélations qui se feront un jour.
La base militaire abrite le plus nombre de gradés pour le nombre d’hommes du rang qui existe dans je crois dans l’ensemble des armées du monde.
Les salaires sont élévés en raison des primes. L’argent est au main de la BNP et de Suez, ces deux banques étouffent littérallement l’économie du pays
depuis l’indépendance il ya trante ans et cela au profit des fortunes qui se sont faites sur place avec la participation des clans politiques français et la passivité des autorités françaises. L’affaire Borrel devrait avoir surtout le mérite de lever le voile sur le soutien à des régimes ultra corrompus, pour les militaire français le seul ordre est de: tenir l’aéroport et de déployer la 13éme DBLE pour protéger le départ des ressortissants fançais.
La réalité de la cohabitation franco américaine sur place avec la quelle les autorités djiboutiennes jouent facilement, en clair so vous nous créez des problémes vous partirez et nous resterons avec nos nouveaux amis. Mensonge, vles nouveaux amis que je connais depuis bien longtemps, ne veulent absolument pas s’occuper de la vie de ce pays, ce n’est pas leur probléme. Ils louent la base et c’est tout..
Scoop. petit retour en arrière. Lorsqu’en 1992 Paris a décidé de relancer le processus de paix en soutenant Isamël Omar Guelleh alors Chef de Cabinet du Président Gouled (son oncle..enfin si ont veux).
A l’époque la décision a été prise parceque les Nations Unis ont répondus favorablement aux Etats Unis à l’opération Restore Hope en Somalie. Ce que personne ne sait. c’est qu’à l’époque la france était volontaire pour régler le probléme somalien, cela correspond aussi à la création de la Direction du Renseignement Militaire de Creil qui etait chargée de s’occuper de cela.
Il est amusant de constater qu’à cette époque Ismaël Omar n’a trouvé son salut qu’au travers de la décision de l’ONU. Sans cela la france laissait faire le FRUD, tout en travaillant sur la somalie et pouvait trouver un réglement global dans la région. N’oubliez pas que Djibouti est la point nord du drapeau somalien; effectivement ancienne côte française des somalies.
Les autorités françaises ont toujours clairement détestées le Président djiboutien actuel, en effet les dossiers sont nombreux sur lui et ce depuis longtemps.
De ce commentaire je n’affirme en aucun cas qu’il y a eu assassinat, puisque les preuves ne sont pas claires. Par contre les méthodes utilisées par la france sont indignent et poussent les dirigeant africains à des politiques dictatoriales. Mais quand il y a un corrupteur il ya un corrompu alors essayons de penser plus souvent que les torts sont partagés. C’est l’excellent journaliste Antoine Glaser qui dit que: c’est aux africains à sauver l’afrique. Je le pense sincérement.
Et enfin notre nouveau Président va, je crois, mettre fin à ces méthodes. (de sources sures).
Les responsables politiques africains avaient peu de l’arrivée de la gauche, ils pensaient qu’avec Nicolas Sarkozy se serait « la continuité », il ne vont être déçu de la manoeuvre.
La suite plus tard, si vous voulez bien .

 
David Servenay | Rue89
01H21 10/06/2007

Faucon,

Vous semblez bien informé sur l’arrière-plan géostratégique de la Corne africaine. Néanmoins, une petite précision sur le dossier Borrel. Lorsque vous écrivez : « je n’affirme en aucun cas qu’il y a eu assassinat, puisque les preuves ne sont pas claires », je souhaite vous rappeler deux choses.

1/ L’information judiciaire instruite aujourd’hui par la juge Sophie Clément l’est bien pour « assassinat ». Ce qui, en terme de droit, signifie que Bernard Borrel a été tué volontairement, avec ou sans préméditation cela reste à déterminer. Vous pourrez aussi vous référer à la déclaration du procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, qui ce samedi dans le Monde, dit : « Aujourd’hui, notre position est plutôt de considérer que c’est un acte criminel. Pour l’instant, il nous manque encore une pièce sans doute déterminante du puzzle: pourquoi ? Ou pour qui ? Nous ignorons encore l’architecture de ce schéma criminel ». Notez que M. Marin, dans ce dossier, est le représentant de l’action publique et, donc, de la société.

2/ Tout ceux qui connaissent bien ce dossier -et je crois en faire partie- pourront vous expliquer que les multiples expertises médico-légales ont établi, formellement, que le suicide est impossible. En terme scientifique, l’alternative est évidente : si ce n’est un suicide… J’ai déjà longuement écrit sur cet aspect déterminant du dossier (articles que vous trouverez sans peine sur le site de RFI). Mais il faudra sans doute le répéter ici : Bernard Borrel a été assassiné, c’est une certitude d’experts.

Dites-le à vos amis, au lieu de laisser prospérer des « on dit » qui ont fait tellement de mal à la vérité judiciaire.

DS

 
Faucon | Ancien
11H31 10/06/2007

Monsieur SERVENAY,

Evidemment que nous pensons tous que Bernard Borrel a été assassiné et cela depuis les premières heures.
Simplement je n’ai pas souhaité exprimer une telle affirmation dans une discussion sur une blog sans avoir moi-même les élements que vous avez en main en raison de l’enquête excellente que vous faites.

Mais longtemps la question s’est posée dans ce genre de situation. Il faut avouer que longtemps les personnes qui travaillent sur la région ont essayés de retarder l’échéance de cette vérité.
En effet la question qui est posée est jusqu’où la raison d’état doit couvrir ou au moins ne pas aider à la vérité, même si elle concerne un fonctionnaire.
C’est un secret pour personne que la vie politique dse Djibouti est minée par la corruption et les trafics en tous genres. Notre seul mission la protection de notre base militaire. Je le repéte surveillance du Détroit de Bab El Mandeb, activités terroristes, base de projection de nos forces spéciales, base marine, centre d’écoutes d’Arta et surtout c’est le plus grand terrain d’entrainement de nos armées.
L’insupportable prix a payer a été jusqu’à maintenant de couvrir ce dictateur corrompu.
Je l’ai dis lors de ma première intervention en 1991 l’état major de l’armée souhaitait son départ pour n’importe où….j’étais là….
Mais les trafics de tous ne doivent pas couvrir l’innaceptable c’est à dire les différents attentas perpétrés à Djibouti et cela depuis l’indépendance. En particulier celui du Café de Paris où le fils de 9 ans d’un adjudant à trouvé la mort.Sans parler de l’étrange affaire de l’Historil où bien encore au debut de celui du Palmier en Zinc…
Nous n’avons qu’un seul et unique probléme, ce pays est petit avec une population fragmentée, un contexte régional explosif pour le moins (Somalie et Eryhthrée, sans parler de l’Ethiopie qui n’a pas de débouché sur la mer et qui n’attend qu’une faiblesse de Djibouti pour bouger.
Un coup de feu tiré au quartier 7 de Djibouti sera au Héron comme du cordeau détonnant.
Au nom de la morale et du droit a quel moment la décision non pas seulement de prendre un risque pour notre présence sur place mais de mettre en danger réel toute une population, doit être prise ?
Que Ismael Omar Guelleh (qui séme la terreur dans son entourage politique) parte c’est une bonne chose pour la survie de ce jeune pays qui fête ses trente ans. Notre probléme donc leur probléme quel remplacant ? Mohamed Djama Elabe est mort et le vide politique est devenu abyssale.
Au regard de la situation politique locale et régionale je pense que le moment est maintenant venu d’assainir les moeurs, même s’il doit nous en couter….A plus tard si vous voulez.

 
Faucon | Ancien
11H52 10/06/2007

Dans cette affaire il faut surtout oublier les affaires de pédophilie qui sont souvent utilisées par les autorités djiboutiennes pour du chantage.

Par contre dans cette affaire il faut surtout s’orienter vers le ministre de tutelle de l’époque de Bernard Borrel, c’est à dire Moumin Bahdon Farah, Ministre de la Justice et des affaires musulmanes.En effet ce monsieur longtemps ministre des Affaires Etrangères avait été démis de ses fonctions en raison de sa participation à une tentative de renversement du régime Gouled (oncle d’Ismaël Omar Guelleh et ancien Président de la République décédé depuis.) en 1992 avec un soutien français du plus haut niveau…
Il est très possib le d’imaginer que Moumin Bahdon ait fourni des élément de pistes à suivre contre Ismaël Omar Guelleh au juge Borrel. Le Ministre l’ayant fait evidemment sans penser que le prix à payer étai celui ci.

 
cdmburlot | Infirmier disponible
23H41 09/06/2007

tiens donc chirac serait mouillé dans des affaires louches ?
Pauvre de moi, homme de gauche, qui ai voté pour un couillon pareil en 2002.
Allez dans 8 jours, Sarkozy aura les pleins pouvoirs pour effacer l’ardoise chirac et faire croire que tout va changer.
Et là, on l’attend patiement. (encore 5 ans)

 
intrepide77
01H18 10/06/2007

j’ai la gerbe une fois de plus .
quelle monde de merde !
y a t’il du pétrole à djibouti , si non , comment peut on lâcher un haut fonctionnaire « intègre » de l’état et surtout laisser croire qu ‘il s’est donné la mort alors que l’on sait qu ‘il a été assassiné , quelle honte !je suis dégouté , foutez moi tout ça dehors et qu’on traine en justice les coupables et complices ! quelle infamie , honte aux dirigeants (toute époque confondues )de notre république !
oh et puis zut … j’arrête , ça sert à rien!
comment le citoyen chirac avec toutes ses casserolles au c.. peut- il se montrer . ça pue !!

 
intrepide77
01H18 10/06/2007

j’ai la gerbe une fois de plus .
quelle monde de merde !
y a t’il du pétrole à djibouti , si non , comment peut on lâcher un haut fonctionnaire « intègre » de l’état et surtout laisser croire qu ‘il s’est donné la mort alors que l’on sait qu ‘il a été assassiné , quelle honte !je suis dégouté , foutez moi tout ça dehors et qu’on traine en justice les coupables et complices ! quelle infamie , honte aux dirigeants (toute époque confondues )de notre république !
oh et puis zut … j’arrête , ça sert à rien!
comment le citoyen chirac avec toutes ses casserolles au c.. peut- il se montrer . ça pue !!

 
geubeul1 | edité sur fils2prof.over-blog.com
02H08 10/06/2007

un fait gentiment passé sous silence par la presse française , nicolas  » g8 gramme » sarkozy….
le monde rit et nous non ???
etonnant de passer ses hauts faits d arme de « notre » président , une certaine idée de l information ?
sur tous les site de video en ligne les images circulent … images passées dans les journaux televisuel belge par ex ….
http://fils2prof.over-blog.com/archive-06-10-2007.html

 
Alfary | Ronchon
02H23 10/06/2007

J’ai lu le papier du Monde. Et pourtant, celui-ci apporte des compléments inédits. Bravo donc à Rue89 qui propose un « plus ».
Sur le fond (factuel en l’espèce), avec la publication de ces nouveaux éléments, les conditions politiques sont réunies pour rendre justice à M. Borrel et sa famille. Djibouti pliera à une pression politique suffisante, pour peu qu’il existe en France des acteurs politiques majeurs soucieux de s’emparer du dossier pour le faire prospérer. La simple judiciarisation de l’assassinat d’un coopérant français détaché auprès de l’Administration djiboutienne ne suffira pas à faire rendre gorge au(x)auteur(s) et leur(s) complice(s). Le saisissement de l’Affaire par l’instance politique est indispensable. Les Juges ont besoin des Politiques… et de ceux-ci, la fraction attachée à une orientation nouvelle des relations internationales, davantage éthique et morale,le service de la Loi ne sera pas négligeable.
La conjonction d’intérêts légitimes, en France et ailleurs, collectifs et individuels, rendra justice à M. Borrel et à M. Kieffer et tant d’autres.
Au demeurant, c’est une bonne nouvelle, que la Loi, depuis deux decennies (Affaire Urba ?) conteste la primauté de la Raison d’Etat (des Etats?).
Bien entendu, la capacité de divulgation -les journalistes- est une dimension précieuse, dont le plus léger amoindrissement, pèse sur la capacité des citoyens à s’engager, parce que « bien » informés.
Il serait opportun que Rue89 nous tiennent informés des échos et initiatives politiques pour la manifestation de vérité.

 
Alfary | Ronchon
03H17 10/06/2007

Addendum (à ma contribution)

1 - l’assassinat était probable déjà à l’origine.
2 - la documentation de cette hypothèse est désormais suffisante pour exclure définitivement le suicide.
3 - des tentatives de désinformation et de dissimulation au nom de la « raison d’Etat » sont à présent publiques.
4 - L’Information et la Loi sont les leviers disponibles pour rendre justice. L’outil politique se fait attendre. A moins que… la mise en accusation des législatures Chirac ne soit qu’une première étape … politique d’une remise à plat de la doctrine diplomatique française.
5 - le fumeux paradigme géopolitique (dont les bénéficiaires -privés dans tous les cas- ne sont jamais publiquement nommés)est la légitimation ultime de tous les excès.
6 - En tout état de cause, il reste important d’être attentif aux actions politiques qui soutiennent l’action judiciaire sur cette affaire, considérant qu’elle sera le point de départ de la résolution de toute une série de crimes (en Cote d’Ivoire, les derniers en date: Guy-André Kieffer, les militaires tués à Bouaké).

 
chicuelo
23H29 10/06/2007

commentaires inutiles et vraiment insupportables : on parle d’une affaire ici, l’affaire Borrel. Si tu veux ouvrir un autre dossier (« des centaines d’affaires »), eh bien fais un autre article. Si tu veux parler de tout en même temps, alors va sur le site de TF1. Enfin, une dernière chose : personne dans le monde n’est bien placé pour donner des leçons de justice, mais chacun peut faire avancer un peu la vérité. Enfin, s’il essaie de clarifier ses idées.

 
Araraquera
17H53 10/06/2007

Moi, ce que j’aimerai savoir, c’est comment exactement les Americains ont mis la main sur une partie de la base francaise a Djibouti peu avant la guerre en Iraq.

 
David Servenay | Rue89
18H04 10/06/2007

@Araraquera
C’est surtout à partir des attentats contre les ambassades US de Dar es Salaam et Nairobi que les Américains se sont fortement implantés à Djibouti. Pour une lecture globale de la vision stratégique de Washington en Afrique, je vous renvoie vers un article de Pierre Abramovici dans le Monde Diplomatique :
http://www.monde-diplomatique.fr/2004/07/ABRAMOVICI/11376
Clair et synthétique. En résumé, l’idée des Américains est de contenir l’Islamisme sur le continent et surtout de sécuriser toutes les routes d’approvisionnement stratégiques (pétrole, minerais…) utilisées par les Etats-Unis et leurs alliés.
A Djibouti, cette installation a surtout eu pour effet de faire monter très haut le tarif de location de la base utilisée par les Français… sous l’égide du président Guelleh.

 
Araraquera
19H22 10/06/2007

Merci. J’ai vraiment l’impression que l’Afrique est mal barrée. J’avais lu un bon article la-dessus (pétrole en Afrique) dans Marianne, je l’ai malheureusement perdu.