Fin de campagne tendue entre le PS et le PC dans la première circonscription des Hauts-de-Seine (Villeneuve-la-Garenne, Gennevilliers et le canton nord de Colombes), où les socialistes s’élèvent contre l’utilisation par les communistes, sur leurs professions de foi et leurs tracts, des images et des déclarations des leaders nationaux du PS.
Dans cette circonscription qui vote à gauche depuis de nombreuses années, Ségolène Royal a obtenu 62,7% des suffrages au second tour de la présidentielle. Et le député communiste Jacques Brunhes quitte son fauteuil après vingt-neuf ans de service. De quoi aiguiser les appétits.
Cette dispute d'héritage à gauche a viré à l'affrontement ouvert lorsque le candidat communiste a repris à son compte les déclarations de Ségolène Royal. « Une attitude déloyale” aux yeux de Philippe Sarre, candidat du PS et conseiller général des Hauts-de-Seine. “A gauche, nous sommes d’abord dans un combat contre la droite au niveau national. Toutefois, je regrette que le Parti communiste utilise François Hollande, Noël Mamère et Ségolène Royal. »
Sur les tracts PC, nulle trace du sigle du Parti ni de l’éventuel soutien de Marie-Georges Buffet. Sarre explique ce choix par la « situation de fragilité communiste au niveau national ». « Sur sa propre image, le PC éprouve des difficultés à gagner l’élection.” L’élu n’exclut pas “un recours en justice s’[il est] amené à penser que cette pratique aurait pu marquer fortement le scrutin. »
Au QG local du PC, on s’étonne d’un tel émoi. Roland Muzeau, candidat communiste et actuel sénateur des Hauts-de-Seine, explique qu’il s’agit d’abord d’un retour d’ascenseur : « Entre les deux tours de la présidentielle, j’ai appelé à voter Ségolène Royal, pas à battre Sarkozy.” Mais pour Roland Muzeau, tout cela est un faux problème : “Tout le monde sait sur la circonscription que je suis le candidat du Parti communiste. » Un candidat qui considère enfin que le PC ‘est largement mieux placé pour conduire le combat du rassemblement à gauche’.
A droite, on se plaît à observer cette situation qui entraîne « une guerre d’affichage et des échanges d’amabilités sur les marchés entre militants socialistes et communistes ». La candidate UMP Véronique Vignon ironise : « Le comportement du PC s’explique par un déficit de notoriété. Il n’est plus en phase avec les attentes de la population locale », majoritairement issue de milieux populaires. Sans dire qu’elle espère secrètement que les tensions ne seront pas retombées à l’heure des désistements pour le second tour.













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Votre allusion fait référence à Leïla Leghmara, candidate du Modem de François Bayrou et maire adjointe chargée des questions scolaires à Colombes. Rencontrée pour les besoins de cet article.
Ayant modifié mon angle au cours de cette petite enquête, je n’ai pas jugé nécessaire de la citer pour ce sujet.
Pas de doutes sur le fait que Leïla Leghmara soit fière de porter la couleur orange de l’UDF-Modem.
Aussi, elle exprime effectivement une volonté de se positionner au dessus du clivage gauche/droite et des querelles idéologiques. Un discours que l’on a entendu pendant la campgne présidentielle de Bayrou et que les candidats Modem relaient durant ces législatives.
Pour cette campagne, elle expose donc une « double légitimité » pour reprendre ses mots.
Celle d’être originaire de la circonscription et des milieux et quartiers populaires qui la composent pour une bonne part : « les problèmes des habitants me parlent. C’est important pour les représenter à l’Assemblée. » (Leghmara). Cet aspect, selon elle, va lui permettre de bénéficier d’un vote au « processus identificatoire »
Sa seconde légitimité réside dans le fait d’être une élue de terrain.
Il est vrai que Leïla Leghmara ne doit pas ménager les nerfs des candidats de gauche (mais ces derniers ne partage pas cet avis)car Bayrou a obtenu presque 20% des suffrages dans cette circonscription aux présidentielles. Elle a aussi orienté une campagne sur des thèmes sociaux. Réduisant ainsi un peu plus le champ des partis de gauche.
Elle n’a pas non plus semblé souhaiter intervenir dans « les petites querelles », d’où son absence dans ce papier.
Voilà donc l’équité (et la parité!) rétablies dans cet article.
Comme quoi le PC est a bout de souffle puisque meme les candidats ne s’en refere pas, comme quoi l’union de la gauche est a mettre au musee ( union avec qui?)comme quoi tout est a remettre sur la table en regardant ce qui est et non ce que l’on voudrait. Vivement demain que tout reparte sur de nouvelles base et que l’on puisse enfin defendre nos points de vue sans arrire pensees.