A la veille du premier tour des législatives, Arnaud Montebourg joue la confiance. Agacé par les Cassandre de la presse qui observent l'ascension d'un autre Arnaud, candidat de l'UMP à la 6e circonscription de Saône-et-Loire, son fief depuis 1997, Montebourg se rebooste à grands coups de sondages. Qui le donnent gagnant avec 51% des suffrages au second tour, selon un sondage Ifop-Fiducial publié mardi 5 juin. S'il reconnaît la difficulté que représente cette élection, notamment en raison du vote massif (54%) en faveur de Nicolas Sarkozy dans sa circonscription à la présidentielle, le candidat socialiste affûte ses armes.
Sillonnant depuis deux semaines sa circonscription, il répète inlassablement le même discours : lui a plus d'expérience, lui l'avocat –pas d'affaires aime-t-il à rappeller– est plus légitime qu'Arnaud Deanjan. « Je connais la Bresse. Danjean, lui, c'est plutôt Kosovo et Balkans », allusion au parcours de son rival, passé par la DGSE. Cette pirouette lui permet d'esquiver l'un des points forts de son rival de l'UMP : originaire de Louhans, il est un enfant du pays. Et localement, ça compte. Qu'importe. Le député de Saône-et-Loire ne se laisse pas démonter et a réponse à tout.
La déferlante UMP ? Il n'y croit pas. Dans sa circonscription, Arnaud Montebourg estime que même à droite, certains voteront pour lui. Il mise également sur les 3500 électeurs qui ont voté blanc ou nul à la présidentielle : « mes électeurs ». La victoire ? Arnaud Montebourg le sait : même s'il sauve son siège, son score ne sera en rien comparable à ceux, très confortables, de 1997 et 2002 (plus de 53 et 55%).Je ne prédis jamais de victoire. En revanche, si je perds mon siège, je ne prétends à aucune représentation nationale.














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Il est autant tique qu’antique, c’est authentique ça.
Montebourg zoophiste?
Peut etre un peu hautain et lourd , non ?
Voire même soophiste…
Nous verrons bien !
Bravo! Ce reportage est génial parce que voit un député de près, surtout celuilà! Rue89 fait du très bon travail et va sur le terrain et porpose une autre apporhce du journalisme. Au lieu de faire comme toute la presse qui a juste fait une colmparaison entre les 2 arnaud, vous petes allés vous concentrer sur un seul canddiat et dire qui il etait. Merci zineb dryef et rue89.
Le grand père d’Arnaud Montebourg, lui avait dit qu’un jour il deviendrait président.
En ce point son grand père et moi avons un point commun. Il le deviendrait d’autant plus qu’il a des valeurs et que cela deviendra indispensable après les désanchantements que nous risquons de connaître prochainement avec l’acteur actuel de l’Elysée.
Beaucoup de commentaires de gens qu’y n’ont rien à dire, ici, c’est fatiguant. Un ou deux crachats sarkozystes, ça fait rire, on a rarement mieux venant de leur part, mais quand ça devient un flot de bave… Gageons qu’il ne leur faudra pas cinq ans pour avoir la gorge sèche.
Oui, Montebourg est un bon élément pour le PS, d’être beau gosse et un rhéteur sympathique ne gâche rien, on en a eu qui n’ont pas eu plus pour se faire élire … longtemps. Surtout, il fait partie de ceux qui semblent encore animés par la passion de la politique, ce qui fait que son style est cohérent, et qu’il peut faire preuve d’une audace saine, pas de celle des prêts à tout pour devenir calife à la place du calife, mais de celle des franches grandes gueules, celles qui peuvent défendre des idées et des valeurs et nous sortir du brouillard.
Par pitié, cessons de chercher un leader pour la gauche à tout prix, mais donnons leur chance à ceux, comme Montebourg, qui semblent la mériter pour aller au front. Que ceux là soient nombreux.
Je ne crois pas en « l’homme providentiel ». N’avons-nous pas déjà un exemple flagrant? C’est une équipe avec des idées précises qui devrait gouverner, pas un « homme providentiel ». Les « fan-clubs », très peu pour moi, merci!
Ce n’est pas une histoire d’age. Rappelez vous la position tres politicarde des jeunes socialistes vis a vis de Segolene lors de la designation interne.
Il faut redonner une ligne politique au PS, mettons nos vieux drapeaux au placard, essayons d’ecouter les français n’aillons pas peur des sujets tabous ( sans etre traites de tous les noms)arretons de penser qu’une synthese entre un choux et une carotte est une bonne chose, n’ayons pas peur d’une eventuelle scission ( chacun choisira son camp) et l’homme ou la femme qui pourra conduire cette nouvelle ligne en decoulera logiquement.
Mais pour faire tout cela il faut demarrer tres rapidement sinon 2012 arrivera encore trop tot.
Il est vrai que le discours de l’UMP est clair et limpide. Mais il s’appuie sur une conception simpliste de la politique. Le discours de fin de G8 de Nicolas Sarkozy est un bon exemple.
A partir de là, le Parti Socialiste a le choix entre imiter l’UMP sur la forme ou faire le pari de l’intelligence (des électeurs) et proposer une alternative crédible la froite dure et décomplexée. Ca ne devrait pas être trop difficile si le message n’est pas brouillé par des guerres de chefs ou de vizirs.
http://leurredouverture.blogspot.com
Si je me souviens bien, il a fait partie de ceux qui ont évoqué l’idée d’une sixième république parmi les premiers. Je ne sais plus ce qu’il voulait y mettre, pour être honnête, mais au moins ça montre la volonté de couper avec des pratiques politiques tirant sur la monarchie.
Ce qui tue à petit feu le PS, ce sont des types comme Strauss-Kahn ou Fabius, qui n’ont plus de socialiste que la carte et sont juste là pour la place à leur soleil. je ne suis pas un connaisseur de l’appareil PS, mais des gens comme Montebourg, Peillon ou Bartolone m’ont l’air de plus coller à l’esprit des militants que je connais.
Il faut tenter le coup, parce que Royal n’a pas franchement un discours emballant pour quelqu’un à l’esprit de gauche affirmé comme moi.
Enfin…comme je disais déjà il y a un mois : « Pour dimanche, la garde meurt mais ne se rend pas ! ».
Ce reportage sur la campagne de Montebourg est impitoyable. On y voit un homme seul. Extrêmement seul, même s’il est souvent entouré. Il cherche à gagner cette élection à tout prix. On sent une violente tension continuelle. Même dans la fatigue. Qu’est-ce qui fait courir Montebourg? Un goût immodéré du pouvoir, c’est entendu… comme d’autres. Mais certainement aussi une belle dose de mal être.
Cette marche épuisée dans la nuit à à la fin du reportage, ces biscuits engouffrés en conduisant sa voiture, ce cabotinage de bistrot, et cette façon, en réunion publique, de lancer la voix dans une envolée lyrique à la Malraux…
Cet homme travaille dans l’excès. Boulimique. Cela le rend attachant et dérangeant. Montebourg ou l’opposé de la force tranquille.
Deux solutions:
1) Le P.S. continue sa dérive vers le centre gauche, s’engouffrant dans les pas de Bayrou et se crée, alors, une alliance du centre. Quant à ceux qui restent radicalement sur des valeurs de gauche, sans aménagement électoraliste, il leur appartiendra de se fédérer pour constituer une vraie force de gauche. D’accord, ce sera long. Mais ce n’est pas toujours le chemin le plus court qui est le plus juste.
2) Le P.S. vire à gauche et réincarne des valeurs qui font son identité. Sans ambiguité. Peut-être en s’appuyant sur sa frange la plus incisive, la moins contaminée. Ce n’est pas sûr. Tout ces jeunes gens me paraissent déjà bien impliqués.
Je ne crois pas que Madame Royal incarne cet élan. Sur son nom se sont projetées beaucoup de convictions. Elle aurait dû l’emporter. Malheureusement, elle, et son équipe, a manqué de détermination idéologique. Et les convictions que beaucoup lui avaient transmises en relais, sont tombées sur le sable de la piste. Orphelines.
Notre problème, aujourd’hui, n’est pas de ne plus avoir de convictions. Il est de ne pas trouver de porteurs pour les faire exister hautement et largement dans le débat politique, sans les dévoyer. Il s’agit de les faire exister, pas de les adapter en les mettant à la sauce démocratico-consumo-médiatique.
Nous ne voulons pas que nos idées et nos espoirs soient transformés en marchandise.
Le moins qu’on puisse dire est que la contribution de Montebourg à la déliquescence du PS n’est pas mineure. Nombreux sont celles et ceux qui avaient cru déceler chez ce talentueux orateur plus qu’un magicien du verbe et lui avaient fait confiance pour faire avancer un certain nombre de positions clairement exposées et réaffirmées.
Hélas! le vent a rapidement tourné et Montebourg a intégré le contingent des girouettes qui se sont mises au rythme des derviches. De dénis en reniements… on connaît la suite.
Est-il moins grave d’abandonner ses troupes en rase campagne que de passer carrément à l’ennemi? Montebourg obtiendra-t-il le pardon qu’un Kouchner ne saurait espérer? Résultats… au prochain congrès du PS.