Dans les Hauts-de-Seine, la droite a sorti les poignards. Dans la circonscription d'Asnières et Colombes Sud, Manuel Aeschlimann, député-maire d'Asnières investi par l'UMP, compte ainsi parmi ses opposants trois de ses anciens collaborateurs.
Alors que Jean-Jacques Semoun, ancien maire-adjoint (jusqu'en juin 2005), se présente en tant que membre de l'UDF, Josiane Fischer, autrefois conseillère régionale et maire-adjointe au logement (jusqu'en 2001), a trouvé refuge sous le parrainage d'Anticor, association qui lutte contre la corruption. Francis Pourbagher, enfin, a décidé de prendre les armes électorales après avoir été licencié de son poste de directeur de cabinet pour faute lourde en septembre dernier. Trois candidats qui ont en commun d'avoir adopté comme stratégie la dénonciation du « système Aeschlimann ».
Josiane Fischer ne manque pas d'arguments pour dénoncer la gestion de la ville par son ancien patron : « Il a développé une politique de baillonnage de la démocratie et créé un écran opaque entre le public et la gestion municipale. » Et de citer pêle-mêle « l'utilisation des deniers publics à des fins de propagande, les tribunes de l'opposition censurées dans les journaux municipaux (Asnières en compte huit, ndlr), les panneaux d'affichage libres inutilisables car constamment occupés pour la communication de la municipalité »… En 2001, l'ancienne élue RPR avait été rayée à la dernière minute de la liste électorale pour les municipales. Manière pour le maire, selon elle, de garder les mains libres.
Autre cheval de bataille de l'ex-conseillère asnièroise, la dénonciation du communautarisme : « Le maire a mis en avant une politique sectaire en formant d'obscurs conseils de communautés et cible sa campagne électorale selon l'origine de ses administrés. » Des Asnièrois ont reçu nominativement des tracts différents selon leurs lieux de naissance, et une enquête est menée concernant les listes électorales pour déterminer si elles ont été utilisées pour élaborer des fichiers éthniques. « De véritable coups de poignards dans le pacte républicain », estime Josiane Fischer.
Jean-Jacques Semoun n'est pas moins virulent à l'endroit de son ancien chef de file. En juin 2005, ce maire adjoint avait fait le choix de démissionner, ses dénonciations de la gestion de la ville par le directeur général des services municipaux, Bernard Loth, étant restées sans effet. « Je considère que Bernard Loth est quelqu'un d'incompétent qui veut faire un travail de politique au lieu de tenir son rôle de fonctionnaire », explique le candidat UDF. Depuis, Jean-Jacques Semoun a été traduit huit fois en justice par le maire, lui-même mis en examen pour complicité de favoritisme dans l'attribution d'un marché public (l'affaire est en cours d'instruction). Le maire « a systématiquement recours aux tribunaux pour régler ses rapports avec son opposition. »
Troisième mousquetaire à porter le fer, Francis Pourbagher, ex-directeur de cabinet de Manuel Aeschlimann. Licencié en septembre 2006 pour faute lourde après une altercation avec un membre de l'équipe municipale, ce fidèle parmi les fidèles a fait connaître se candidature dans une lettre ouverte aux Asnièrois en octobre dernier. Il y tutoie son ancien patron et lui reproche d'avoir gâché son mandat et ses potentialités en privilégiant dans le choix de ses collaborateurs les liens familiaux ou amicaux au détriment des compétences.
Tous trois sont sûrs d'être au deuxième tour. Mais ces législatives constituent avant tout un tour de chauffe pour les municipales de 2008. « Je suis persuadée que nous parviendrons à nous unir contre Aeschlimann dans un an car nous dénonçons les mêmes griefs », explique Josiane Fischer. Mais rien n'est moins sûr selon le maire : « Je doute qu'ils s'unissent. Ils ont un égo surdimensionné et se détestent entre eux. J'espère quand même que ces candidatures rancunières pourront leur servir de thérapie. »

























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De
20H54 | 08/06/2007 |
Encore une guerre de chiffonier ! j'habite asnieres, et je trouve tout ca carrement ridicule ! Que l'UMP arrete de critiquer le PS ! Ce sont en fait 2 partis dirigés par de grands enfants ! Je me croirais revenu dans la cours de recré de mon ancienne école ! ! ! ! fabien92600 (asnieres sur seine)
De Lancelot
21H03 | 08/06/2007 |
Il y un autre détail « amusant » à Asnières/Colombes sud : il est quasi impossible de savoir quel est le candidat officiel MoDem/UDF.
D'un côté, Laurent Trupin, de l'autre Jean-Jacques Semoun. Tous les deux se revendiquent du MoDem, tous les deux ont des tracts de campagne orange. Dans les locaux de campagne du second, une large affiche de Bayrou. Sur le tract du premier on lit (en cherchant bien) : « candidat officiel, investi par F. Bayrou ».
Mais qui est donc le vrai ?
Le MoDem a du juger l'affaire suffisament grâve, et la confusion suffisament importante. François Bayrou a donc décroché son téléphone, et appelé tous les habitants de la 2ème des Hauts-de-Seine : « le candidat que je soutiens est Laurent Turpin ».
Je peux en témoigner, j'habite Asnières, et je l'ai eu moi-même au bout du fil, il y a à peine 2 heures… bon, OK, c'était un message enregistré…
à Lancelot
De EXCALIBUR
22H15 | 08/06/2007 |
Hors sujet. L'article traite des opposants à Manuel Aeschlimann.
De
06H08 | 09/06/2007 |
M. Semoun a été exclu de l'UDF il y a quelques années. Pourquoi le présenter comme le candidat UDF ? Pourquoi l'article ne parle pas du candidat désigné par le MODEM Laurent Trupin ? Après tout son supléant fut aussi adjoint au maire d'Asnière.
Rue89 se doit de publier des articles avec un peu moins d'exactitudes
De
11H49 | 09/06/2007 |
Quelle est cette démocratie dans laquelle un élu de la république se permet de traiter ses opposants de fous. Cela nous rappelle de bien mauvais souvenir. Manuel Aeschlimann doit assumer le fait qu'il à généré l'opposition qu'il mérite.
Dans cette histoire, les fous ne sont peut-être pas les moins lucides.
De
15H02 | 09/06/2007 |
Suppléant de Jean-Jacques Semoun aux élections législatives, je suis Bruno Casari et souhaite apporter des précisions à ce débat démocratique
J'ai bien reçu une carte de l'UDF pour mon renouvellement en… 2007 ! J'ai été avant cela membre de la section UDF de 94 à 2003. section qui a été dissoute par Lehideux et Santini en 2003, ces patrons de l'UDF 92 ont toujours soutenu Manuel Aeschlimann dans tous ses excès …
Le responsable aujourd'hui de l'UDF Modem sur Asnières est… M. Tessier, qui soutient également la politique d'Aeschlimann. La confusion existe , mais elle est du côté du Modem qui a deux fers au feu, l'un venant de Colombes et jouant les mercenaires sur Asnières et l'autre soutenant Aeschlimann.
Quel avenir pour Asnières ces deux personnes nous proposent ? L'une se retirera sur Colombes et invitera à nouveau Aeschlimann pour inaugurer sa permanence et l'autre soutiendra la politique municipale d'aeschlimann pour 1200 euros par mois.
En attendant, avec Jean-Jacques Semoun nous sommes des conseillers municipaux élus à Asnières qui travaillons au rassemblement et plutôt que d'en parler, nous avons commencé par le faire pour bouter Aeschlimann hors d'Asnières ! Et ce avec nos diversités.
Dernière précision. Le suppléant de Trupin est un RPR, ancien premier adjoint d'Aeschlimann, ancien directeur de la publication du très célèbre Asnières infos. Il a été candidat au cantonales de 98 contre un candidat UDF investi qui s'appelle Bruno Casari !
Bonne chance à tous les candidats HONNÊTES
Bruno Casari
De
15H31 | 09/06/2007 |
Merci pour ces précisions !
De
21H24 | 10/06/2007 |
VIVE MANUEL AESCHLIMANN.
De
16H09 | 12/06/2007 |
regardez www.modem-asnieres.org c'est là, Laurent Trupin l'officeil candidat _ on verra aussi les résultats des adversaires. M Tessier vient d'etre exclu d'Udf car il appartient à un autre parti politique
De
13H14 | 15/06/2007 |
Le seul candidat officiel du MODEM, sur la 2eme circonscription était Laurent Trupin et les colombiens et asniérois ne s'y sont pas laissés berner, aux vus des résultats.
Josiane Fisher : 3,06%
JJ sémoun : 0,72%
Francis Pourbagher : 1,91%
Tous les 3 se revendiquaient du MODEM, de l'UDF, voir des deux…Mais cette primaire a tournée à l'avantage de la Liste MODEM historique, celle de Laurent Trupin avec 10,4%
Pour info M. Sémoun travail pour la mairie de Levallois et est un proche de Balkany (mais ça…il ne l'ébruite pas) et se vante à longueur de journée que l'argent de sa campagne n'est pas le sien…mais alors d'ou vient-il ? ? ? De plus, il n'a jamais, oh ! Grand jamais, appartenu au MODEM ni même à l'UDF heureusement du reste.
Asniérois proche du MODEM, vous l'aurez compris…