Au delà de la querelle scrutin majoritaire-proportionnelle, qui ne pose que le problème de la forme sans poser celui du fond, on constate que le Parlement n'est plus représentatif de la population française, de par sa composition sociologique.
En effet, si l'on compare la répartition des catégories socio-professionnelles au sein de l'Assemblée Nationale à celle qui existe dans la population, on constate que : 60,5% des députés sont cadres ou appartiennent aux professions intellectuelles supérieures alors qu'ils sont 7,6% dans la population,
8 ,7% sont commerçants, artisans ou chef d'entreprise, alors qu'ils ne sont que 3,1% dans la population,
1,7% des députés sont des employés, alors qu'ils représentent 16% de la population
0,7 % sont des ouvriers, alors qu'ils sont 14,1 % dans la population
Seules les professions intermédiaires sont représentées à leur juste taille (14,6% des députés pour 12,4% dans la population)
On constate donc que l'Assemblée Nationale est composée à 70% de gens qui ne représentent que 10% de la population (cadres, professions intellectuelles supérieures, commerçants, artisans et chefs d'entreprises). Quant aux ouvriers et employés, ils sont 30% dans la population, mais 2,4% des députés.
Quant à ceux qui appartiennent aux organes de décision gouvernementaux sans avoir jamais eu à dépendre du suffrage populaire (chefs et membres des cabinets ministériels, hauts fonctionnaires, etc.), il est certain qu'une analyse de leurs origines socio-culturelles serait encore plus significative .
Les pouvoirs législatifs, exécutifs et judiciaires sont donc maintenant, comme à la veille de 1789, aux mains d'une caste qui monopolise tous les pouvoirs économiques, financiers, politiques et - temps modernes obligent - médiatiques ; caste qui, de plus, ne donne aucun espoir à ceux qui n'y appartiennent pas de voir leur descendance avoir un jour accès à un niveau élevé de responsabilités : le pourcentage d'enfants de classes populaires qui accèdent à l'enseignement supérieur n'a cessé de diminuer depuis 1982. Et on trouve malheureusement dans ces réseaux du pouvoir des gens affublés de toutes les étiquettes politiques.
Bref, le fonctionnement de la démocratie est bloqué et il semble devenu indispensable de refonder la république sur de nouvelles bases pour éviter la désespérance populaire et, peut-être un jour, une crise violente.





















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De
16H50 | 07/06/2007 |
Ouf c'est encourageant de lire ces lignes, cela fait des années que je m'évertue à le dire sans trouver d'écho.
Mais pourquoi les électeurs portent leurs suffrages
vers des candidats qui ne les représentent en aucune manière.
On retrouve encore des mentalités du 19 e siècle, on vote pour le patron de l'entreprise locale parce qu'on estime qu'il a de l'infuence en hauts lieux.
J'ai fait une analyse des représentants de la dernière assemblée nationale et elle correspond en tout point à l'article qui vient d'être mis en ligne.
Je pense que les partis de gauche sont responsables dans une certaine mesure du fait d'avoir totalement abandonné de concept de lutte des classes.
Ce qui me choque le plus dans notre société, c'est que bon nombre d'électeurs de droites perçoivent les minimas sociaux, on pourrait croire que voter à droite c'est dans leurs gènes.
et il ne faut pas oublier l'infuence très néfaste des sondages, certains citoyens votent pour le candidat annoncé « gagant », ainsi va le triomphalisme.
De Ferdinand.Bardamu
17H45 | 07/06/2007 |
« Ce qui me choque le plus dans notre société, c'est que bon nombre d'électeurs de droites perçoivent les minimas sociaux, on pourrait croire que voter à droite c'est dans leurs gènes. »
Oui, moi aussi ce qui me gène, c'est les gens qui votent avec leurs pieds car dans un système dit « démocratique », moins la conscience politique est élevée, moins il y a de démocratie, laquelle devient alors en quelque sorte une dictature de la majorité (exprimée). En d'autres termes moins élégants, plus un pays compte d'abrutis et moins il y a de démocratie : -)
Car franchement, à moins de faire partie des 10 % qui avaient intérêt à voter Sarko ou de la famille des Bolloré et cie, tous les autres sont des abrutis qui on voté contre leurs propres intérêts. En cela, on peut dire que la france s'américanise car maintenant, adieu les débats de fond et bonjour les pom pom girls… : -(
à Ferdinand.Bardamu
De
22H14 | 07/06/2007 |
ben ouais, c'est comme ça. TF1, Europe 1, RTL, Paris match sont passés par là. Cécilia est-elle « string ou petit bateau » ? c'est plus important et moins chiant que de se coltiner les franchises sur les soins ou l'augmentation de la TVA… de toutes façons, impossible d'échapper à LIDL, autant voter pour un mec jeune avec une « Breitling » au poignet accompagné d'une femme habillé en « Prada ». Ca met un peu de ciel bleu dans un horizon bouché à jamais. qu'il soit de gauche ( très à droite) ou de droite (très décomplexée).
à Ferdinand.Bardamu
De Ded Zep Line
La manipulation des élites est enco... | 10H32 | 08/06/2007 |
Je comprends et partage votre opinion.
Mais au fond quel est le régime idéal ?
Se plaindre comme cet article de la mauvaise représentativité de l'assemblée nationale c'est aller vers du corporatisme !
Vous reprendrez bien peu plus de juifs, de noirs, d'arabes, de commerçants et de Marseillais. Moins de sadiques et un peu plus de masos dans votre sauce électorale ?
Bref si TF1 rend les cerveaux de plus en plus disponibles alors je préfère revenir vers mes vieux classiques.
Que dit Platon dans sa république ?
Au fond, que seuls les aristocrates doivent gouverner : c'est « le gouvernement des meilleurs »
Et les aristocrates se sont les hommes qui savent, suffisamment philosophes.
----- citation----
Définition wikipédia : Aristocratie, du grec aristokratia se subdivise en aristos, excellent, et kratos, pouvoir.
Pour la direction d'une nation, les qualités premières de ces aristocrates ont été définies dans le manifeste Révolution droitiste rédigé par Michel-Georges Micberth et François Richard : « (…) une appréhension rapide et complète d'une situation, une capacité immédiate à prendre une décision, une connaissance très vaste des choses et des êtres, et une rigueur morale qui s'accommode parfaitement des jeux de l'imagination »
Ces honnêtes citoyens, comme le résumait Platon, s'imposent de fait comme les plus aptes à diriger la cité pour la mener vers de bénéfiques horizons
-----Fin de citation----
Qu'est-ce que la démocratie pour Platon ? Un pouvoir dont la nature même est démagogique, porté par un peuple d'ignorants.
Et si le suffrage venant du peuple voulu par De Gaule n'était pas l'essence meme de cette monarchie républicaine que tout le monde fustige !
Toujours cette « same old story » hein ?
à Ded Zep Line
De Ferdinand.Bardamu
18H00 | 08/06/2007 |
Pour moi la (pseudo)« démocratie » n'est effectivement pas le meilleur système, par contre le despotisme éclairé oui. Mais pour qu'un despotisme soit éclairé il faut un éclaireur si je puis dire et c'est là le problème.
Je pense que ce sont les épreuves qui révèlent les hommes de tempérament (par tempérament j'entends des hommes qui ont une éthique, le sens des responsabilités, une « vision » et suffisament de caractère pour les imposer), et de nombreux hommes de pouvoir issu de la résistance en sont pour moi l'exemple flagrant (De Gaulle en premier lieu et pourtant je ne suis pas de droite, mais il s'agissait d'une droite humaniste, d'une droite vraiment « droite » si je puis dire…même si certains des événements qu'ils ont cautionné sont inadmissible. Et je pense ici notamment aux « ratonnades » de la guerre d'Algérie et aux morts de Charonne). Mais on ne peut évidemment souhaiter la guerre pour que le révélateur de l'histoire achève de développer notre homme….
Parmi tous les candidats/présidents que j'ai connu depuis que je suis né, je ne vois que deux hommes de la trempe de ceux dont je parle plus haut (même si on a le droit de ne pas être d'accord avec leurs idées) : De Gaulle et Mitterrand, point.
Et pour tout dire, nos candidats à la dernière présidentielle, faisaient franchement figure de « gamins » par rapport à des hommes de cette carure. Tous ? non. Pour moi il en est un qui se détache du lot et dont la stature me paraît proche de ceux que j'ai cité : François Bayrou et j'explique pourquoi : au travers de ses discours, des reportages que j'ai vu sur lui, j'ai cru sentir qu'il avait beaucoup souffert humainement, notamment à cause de son bégaiement et de sa timidité et, bien qu'il ne l'ait jamais dit, je pense qu'il a fait un énorme travail sur lui (à savoir une psychanalyse par exemple) pour vaincre ses démons personnels. Pour moi aujourd'hui il s'agit donc d'un homme mûr, qui connait ses faiblesses, les assume et ne se laisse pas diminuer ni mené par elle. Un homme apaisé donc, qui sait ce que c'est que d'être un humain et, cerise sur le gâteau, qui semble avoir une éthique, une « vision » et du caractère. Il s'agit là pour moi des caractéristiques essentielles à tout candidat à la présidentielle. Enfin, je ne crois pas au hasard et je pense que ce n'est pas un hasard si François Bayrou a émergé dernièrement. C'est l'aboutissement de la lente maturation de sa vie personnelle et je pense qu'il a rendez-vous avec l'histoire. On en reparlera de cet homme là, peut être pas tout de suite mais on en reparlera. Ceci dit, je ne le déifi pas, je peux me tromper (je serai terriblement déçu), tout cela est le fruit de mon intuition.
PS : et pour boucler sur le début de mon commentaire, je ne pense pas que François Bayrou soit un despote, même éclairé, et c'est tant mieux : -)
à Ded Zep Line
De
10H05 | 09/06/2007 |
Oui, la démocratie telle que pratiquée en France ne tourne pas rond. Oui, il faudrait trouver mieux.
Oui, l'idée de « l'aristocratie » pourrait sembler valable, celle du « gouvernement des meilleurs ». Problème : comment déterminer les meilleurs ? Chefs d'entreprise et tutti quanti ? Ca risque de coincer avec la définition « d'honnêtes citoyens » dont parlait Platon… Suffit de voir en Italie où ils ont essayé ça, avec les de Benedetti et autres Berlusconi, ça donne pas envie…
Alors, on fait comment pour déterminer les meilleurs ? « La tête et les jambes » ? Un concours général ? Pas simple, hein ?
Et une fois qu'on a mis en place cette « aristocratie », comment on la contrôle pour qu'elle ne fasse pas n'importe quoi et qu'elle ne garde pas le pouvoir pour son seul profit ? Pas simple non plus, hein ?
Enfin, un « aristocrate » comme n'importe quel plébéien, a une durée de vie limitée. Donc, on le remplace comment ? Par sa progéniture ? Même s'il s'agit de l'idiot du village (on le voit même chez les grands marchands d'armes et de journaux, un mec brillant peut donner naissance à un crétin…) ? Ou on remet le couvert pour le premier point ?
A moins qu'on fasse comme pour l'Agagadémie Française, « on se choisit entre copains »…
Pas simple, disais-je donc…
Au fait, pour ce qui est de la « démocratie athénienne » dont on nous parle régulièrement comme base de la nôtre, rappelons-nous juste que seuls les mâles « citoyens », soit environ 10% de la population de la cité à cette époque, avaient le droit de vote. Les autres, femmes, « étrangers », plèbe et esclaves, ils la fermaient. Vous trouvez ça tentant, comme exemple ?
Otto Naumme
à Ferdinand.Bardamu
De haggis
10H18 | 08/06/2007 |
« abrutis » ca me parait un peu fort quand même… Beaucoup de gens on effecitvement voté contre leurs intérêts mais c'est parce que sarkozy a beaucoup promis et dans tous les sens, ils ont retenu ce qui les intéressaient et c'est tout. Tout le monde n'a pas le temps (ni l'envie ! ) de lire les journaux , voir les débats de fond et de se faire une opinion correcte. Et puis on est tellement inondés d'informations qu'on finit par oublier ce qui s'est passé il y a deux mois, deux ans pour ne retenir que le plus frais.
L'assemblée ne représente pas toutes les couches de la société, mais est ce que la démocratie ca serait d'avoir une représentation en pourcentage, des agriculteurs, des enseignants, des infirmières, des retraités, des chomeurs, des militaires, etc etc…. ? On a besoin d'etre représenté par des personnes qui se soucient des problèmes de toutes les couches de la population. A-t-on besoin d'être issu d'une couche sociale, d'une profession, pour en comprendre ses problèmes spécifiques ? non il faut de l'empathie, de l'écoute.
Et puis qu'est ce que ca veut dire être représentatif d'une classe sociale ou d'une profession ? prenez deux ouvriers : ont ils les mêmes problèmes, les mêmes envies, les mêmes conceptions de la société ?
C'est pareil pour les quotas : est que qu'une femme, parce qu'elle est femme fait avancer leur cause ?
à haggis
De Ferdinand.Bardamu
17H12 | 08/06/2007 |
« Beaucoup de gens on effecitvement voté contre leurs intérêts mais c'est parce que sarkozy a beaucoup promis et dans tous les sens, ils ont retenu ce qui les intéressaient et c'est tout. »
Asolument, je partage votre point de vue et c'est ma définition de l'abruti, en effet : quelqu'un qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez. Alors que ces personnes se fassent avoir à longueur de temps par des bonimenteurs, cela ne me gène pas outre mesure, tant pis pour eux, c'est leur problème, ils n'ont qu'à se servir un peu plus de ce qu'ils sont censés avoir entre leurs deux orielles, mais dans le cadre d'une élection, le problème est qu'ils entraînent tout le monde avec leur manque de réflexion. Et là leur problème me concerne malheureusement.
à Ferdinand.Bardamu
De
22H59 | 25/06/2007 |
Contrairement à ce que vous pensez, il n'est pas si interessant que ça pour les classes populaires de voter socialiste, c'est à dire gauche caviar. Depuis plusieurs decennies les mesures de gauche sont en effet extremement injustes, discriminatoires, et de plus tres couteuses et uniquement « financées » par l'endettement.
Pour un smicard des classes populaires qui gagne 1000 euros mensuel, que lui apporte la gauche caviar ? Il n'a pas droit à la CMU et se soigner est devenu trop cher pour lui. Les 35h accompagnées de la flexibilité sont souvent une degradation des conditions de vie. Les HLM lui passent sous le nez en faveur des cas sociaux ou des fils de ministre PS-UMP. Ses enfants connaissent une ecole detruite par les theories pedagogistes socialistes style Meirieu. D'autres que lui obtiennent 1000 euros sans travailler en jonglant avec les allocs. D'un strict point de vue economique, en ecartant le discours raciste/antiraciste, l'immigration est une concurrence qu'il se prend dans la gueule. Inversement, les promoteurs de l'immigration sont en general des gens completement à l'abri de la concurrence
En votant à droite, pour les patrons, pour les riches, le tres mince espoir des classes populaires c'est qu'il y ait des creations d'emploi. Le PS ne represente plus aucun espoir populaire, d'autant que le PS par rapport à la droite a le grave défaut d'être hypocrite. Par exemple, sur la privatisation en cours des services publics, la droite l'assume alors que le PS la fait en douce
De
16H51 | 07/06/2007 |
Ouf c'est encourageant de lire ces lignes, cela fait des années que je m'évertue à le dire sans trouver d'écho.
Mais pourquoi les électeurs portent leurs suffrages
vers des candidats qui ne les représentent en aucune manière.
On retrouve encore des mentalités du 19 e siècle, on vote pour le patron de l'entreprise locale parce qu'on estime qu'il a de l'infuence en hauts lieux.
J'ai fait une analyse des représentants de la dernière assemblée nationale et elle correspond en tout point à l'article qui vient d'être mis en ligne.
Je pense que les partis de gauche sont responsables dans une certaine mesure du fait d'avoir totalement abandonné de concept de lutte des classes.
Ce qui me choque le plus dans notre société, c'est que bon nombre d'électeurs de droites perçoivent les minimas sociaux, on pourrait croire que voter à droite c'est dans leurs gènes.
et il ne faut pas oublier l'infuence très néfaste des sondages, certains citoyens votent pour le candidat annoncé « gagant », ainsi va le triomphalisme.
De ventrachou-rouge
côte sud Vendee | 17H12 | 07/06/2007 |
Le parlement a t-il été un jour représentatif de notre société ?
A la limite dans l'ancien régime il y avait « le tiers état », qui certes n'avait pas bcp droit au chapitre, mais qui au moins avait le mérite d'exister.
De
20H22 | 07/06/2007 |
D'où l'idée suivante qui mérite qu'on y réfléchisse : et si on tirait au sort les députés de la même façon que les jurés aux assises ?
Je ne dis pas qu'il faut le faire, mais on devrait réfléchir à ce genre de choses. J'observe que 577 députés, ça fait à peu près 2 fois moins de personnes qu'un sondage habituel, donc là il y aurait peut-être souci. Mais ça nous éviterait les manoeuvres politiciennes déplorables qu'on a vu dernièrement, notamment au centre (ou déclaré comme tel).
Reste à savoir quels députés voteraient ce genre de choses dans une constituante ^^.
De
22H30 | 07/06/2007 |
Pour les sondages
En ce moment pour les legislatives Belge
Les sondages pour des questions tres divers se bassent sur 9400,9700 etc sondés
A croire qu'ils ont rien compris
De nelmezzodelcamin
di nostra vita | 20H38 | 07/06/2007 |
cet article pose plusieurs problèmes ; d'abord, l'analyse pourrait être faite aussi sur d'autres points. Combien y a-t-il de femmes ? de Noirs ou de Maghrébins ? de jeunes et de vieux ?
Donc effectivement l'assemblée n'est pas représentative dans la mesure où elle ne ressemble que de fort loin aux électeurs dans toute leur diversité.
Après, je ne suis pas sure qu'un employé représente mieux les employés qu'un cadre sup ou qu'un médecin etc on ne peut pas réduire les gens à une seule catégorie ! ! ! il y a des cadres sup et des professions intellectuelles de gauche, bon sang ! et des ouvriers de droite ou d'extrême droite aussi ! ce que vous avez l'air de trouver « malheureux »… comme si les « castes supérieures » s'étaient réparties l'échiquier politique histoire d'occuper tout le terrain. Cela me semble aller un peu loin dans la théorie du complot mais libre à vous d'y adhérer.
Effectivement on pourrait si on voulait vraiment une représentativité faire un tirage au sort dans la population, ou ficeler un « échantillon représentatif »…
Je crois que le problème vient du double sens du mot « représenter » : d'abord être une image de quelque chose (et là, oui, l'Assemblée représente très mal le pays réel) et être celui à qui le peuple a délégué pour un temps son pouvoir de citoyen.
Il me paraît logique par exemple que le niveau de diplôme soit en moyenne plus élevé chez les députés que dans la population générale, après tout c'est un travail compliqué et on y est mieux préparé par des études de droit ou d'administration… même si ce n'est pas un obstacle insurmontable.
En bref et pour conclure rapidement, l'idée qu'on ne peut être défendu dans ses intérêts et sa vision de la société que par son semblable sociologique me semble très réducteur.
à nelmezzodelcamin
De françoise.V
p'tite lyonnaise | 17H17 | 08/06/2007 |
Parfaitement d'accord avec vous !
Sans meme aborder le problème de ma sensibilité politique, je ne m'imagine pas trier les candidats en fonction de ce que je suis, moi ! Devrais-je me limiter à une femme, « gauloise », de meme type socio-pro que moi, d'age équivalent ?
Quand au niveau d'étude, il est évident que certaines formations favorisent le travail du député, censé étudier des projets de loi, voire en rédiger, poser des questions et argumenter…
Mais bon, quant on voit l'assemblée presque vide, quelques députés dormant paisiblement sur place, et sachant que notre vaillante assemblée obéit largement à des consignes de vote partisannes, c'est à se demander plutot si tous ont légitimité à percevoir des indemnités confortables !
De pene-r
21H30 | 07/06/2007 |
« Donc effectivement l'assemblée n'est pas représentative dans la mesure où elle ne ressemble que de fort loin aux électeurs dans toute leur diversité. »
Ben oui parceque dans chaque catégorie, il faudrait aussi une juste représentativité des sensiblitées (droite, centre, gauche, etc…), je ne vais pas voter pour un candidat parcequ'il est de la même « catégorie sociale » mais pour les idées qu'il prétend défendre à l'assemblée.
De Infovite
Plébéien. | 21H42 | 07/06/2007 |
La responsabilité d'une assemblée éloignée de la réalité sociologique du pays ne relève pas essentiellement de ses représentants démocratiquement élus.
En effet,le premier responsable demeure le peuple qui inexorablement perd de plus en plus sa conscience de peuple.
Sans conscience de lui même,il se persuade à tort,qu'il n'est pas capable d'agir efficacement sur les orientations de son devenir.
La démocratie représentative retrouvera toute sa vigueur quand le peuple votera en toute lucidité, en évitant le prisme déformant de ses angoisses et interrogations.
Comment ?
Tout simplement,en redevenant un peuple de citoyens
acteurs et non plus spectateurs.
Un peuple qui vote pour lui même !
De Luke
09H48 | 08/06/2007 |
libre à l'auteur de cet article de vouloir « éviter la désespérance populaire et, peut-être un jour, une crise violente » ; quoi qu'il en soit son idée de parlement « représentatif de la population française, de par sa composition sociologique » est l'exemple même de la fausse bonne idée ; si tant est que les députés d'origine dite populaire sont souvent, une fois élus, encore pires que les autres…
à Luke
De
11H45 | 08/06/2007 |
On peut quand même rappeler que même la Monarchie d'avant 1789 avait mis en place des Etats Généraux qui représentaient les grandes composantes sociales de la population, y compris le peuple du Tiers-Etat.
La présidentialisation actuelle de la République a installé un pouvoir quasi monarchique à la tête de l'Etat, les Etats-Généraux en moins, car l'Assemblée ne peut même pas revendiquer la même représentativité qu'eux.
A part la liberté d'expression, quoique celle-ci soit limitée, si ce n'est sur de rares supports comme Rue 89 qui ne sont pas contrôlés par les amis du pouvoir, on ne voit plus très bien ce qui différencie l'Etat actuel de celui d'avant 1789. Un Président contrôle une oligarchie qui détient toutes les richesses et tous les pouvoirs politiques, médiatiques, économiques et financiers.
Le Roi ne s'appelle plus Roi mais « Président », la Noblesse ne s'appelle plus Noblesse mais « l'élite de la Nation, les dirigeants, etc », et le Tiers-Etat n'a plus aucun représentant (les prochaines élections vont voir disparaître les derniers parlementaires (communistes) issus de classes populaires.
Alors quelle différence ? Où sont passés le progrès social, l'espérance d'une vie meilleure pour tous, le partage du pouvoir et des richesses, les possibilités d'ascension sociale pour les moins favorisés, l'égalité des conditions d'éducation, le droit à des conditions de vie décentes, bref,tous ces principes qui sont l'essence même de la Démocratie ?
De
21H59 | 08/06/2007 |
A l'origine, les classes dirigeantes dirigeaient pour des illettrés. ce n'est plus le cas aujourd'hui.
L'Assemblée, et encore moins le Sénat, ne représente pas du tout le peuple, mais alors, pas du tout. Elle vit de sa sueur, mais ne le représente pas. Il semble que personne ne s'en soit encore aperçu.
chripoi, pas anonyme
De
22H03 | 08/06/2007 |
Le parlement est un cochon qu'on engraisse, mais qu'on ne mangera jamais.
chripoi, pas anonyme.
De
07H02 | 09/06/2007 |
Bonjour à toutes et à tous,
J'ai entendu quelque part que le parlement plus le sénat et les députés européen étaient du double des d'élus aux Etats Unis.
Quelqu'un peut-il confirmer ou infirmer et dans l'affirmative,avons nous vraiement besoin d'un si grand nombre d'élus pour gouverner notre pays ?
Je crois aussi que nous sommes le seul pays avec la Grande Bretagne encore que chez nos voisins il s'agit d'un scrutin uni-majoritaire à un tour à n'avoir pas de proportionnelle pour ces élections.
Noël
De Luke
09H39 | 09/06/2007 |
S'il n'y avait qu'un président, pourvu de pouvoirs excessifs, « le problème » ne serait pas trop difficile à résoudre. Mais le problème (sans guillemets), comme le dit 12h45, est celui de « l'élite de la Nation, les dirigeants, etc ». Un bon nombre de ces gens ne sont en fait ralliés aux Immortels Principes que par nécessité alimentaire -bien contents, d'accepter l'argent de la République, mais fondamentalement nostalgiques de l'Ancien Régime.
De
23H36 | 25/06/2007 |
Cet article est tres interessant et represente une piste de reflexion pour refonder une gauche sociale et non societale. On imagine ce que pourrait être la puissance positive d'un parti reunissant à nouveau tous les employés et tous les ouvriers. Cf toutes les lois sociales accordées par le patronat lorsque le PC etait à 25%.
Contrairement à ce que certains suggerent, la representativité par classes sociales n'a rien à voir avec la representativité par communautés. La premiere est porteuse d'espoir et d'union pour les classes populaires alors que la 2eme est porteuse de divisions tribales qui sont tout à l'avantage du systeme neo-liberale.
Pour ne citer qu'un exemple de division haineuse : si on se met à compter les noirs de l'assemblée, pourquoi ne pas compter les juifs ? Et on fait quoi s'ils sont sur-representés ? On voit que cette pente est glissante.
Même la volonté de parité, qui est un quota un peu à part, ne repose sur aucune certitude theorique. C'est un truc à la mode mais personne n'en a jamais mesuré le gain pour la collectivité. Un jour, il y aura sans doute 50% de femmes à l'assemblée mais je doute que cela ameliore le sort des 99,99% de francaises et francais qui n'ont pas acces aux privileges de la deputation.