Alors que Sarkozy s’est dit jeudi ouvert à une dose de proportionnelle, Accoyer s’y est opposé dans une tribune adressée à Rue89, avant d’envoyer un rectificatif pour tempérer ses propos.

L’Assemblée nationale peut se préparer à une déferlante bleue. Les sondages donnent près de 400 sièges à l’UMP sur les 577 que compte l’Hémicycle. L’UMP qui détient déjà le record sous la Ve République, avec 362 députés élus en 2002. Plus qu’à l’habitude, le serpent de mer de la proportionnelle ressurgit donc à l’aube des élections législatives des 10 et 17 juin.
"La proportionnelle est la règle dans presque tous les pays européens et dans la plupart des pays dans le monde. Nous qui nous piquons de donner des règles de démocratie, notre système est plus qu’en retard sur ce point", plaide Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts. Comme la quasi totalité des partis, la formation écologiste prône l’introduction de la proportionnelle. L’argument figurait déjà dans les accords Verts-PS en 1997 et 2002 (regardez l’interview d’Olivier Duhamel, politologue et ancien député européen socialiste).
La proportionnelle libèrerait les petits partis de l’obligation de s’associer avec les partis de gouvernement afin de faire élire leurs candidats. "L’Assemblée nationale serait beaucoup plus représentative, ajoute la MoDem Quitterie Delmas. Les citoyens français ont le droit d’être représentés par des gens qui leur ressemblent."
Des Français qui sont près de 50% à souhaiter l’introduction de la proportionnelle aux législatives, contre moins de 40% qui préfèrent que l’on ne réforme pas le scrutin majoritaire, d’après les études d’opinion réalisées depuis un mois. Les défenseurs du système actuel craignent un pouvoir instable, tiraillé entre de multiples sensibilités élues.
"Ce n’est pas automatique, rétorque Louis Alliot, secrétaire général du FN. La proportionnelle n’empêche pas l’éclosion d’une majorité. Aux législatives de 1986, unique exemple de proportionnelle sous la Ve République, Chirac a eu la majorité absolue. Alors qu’en 1988, après le rétablissement du scrutin majoritaire, Mitterrand n’a obtenu qu’une majorité relative."
Mais l’UMP ne l’entend pas forcément de cette oreille. Brice Hortefeux en a fait l’amère expérience. "Sans abandonner le scrutin majoritaire, pourquoi ne pas réfléchir à l’introduction d’une dose de proportionnelle ? ", avait osé lancer le futur ministre, le 13 avril. Réaction immédiate du candidat Sarkozy : "C’est intolérable ! Il ne se rend pas compte de ce qu’il fait", rapporte Le Monde du lendemain. Le même candidat qui a pourtant parlé proportionnelle dès l’entre-deux-tours, lors du meeting du 29 avril à Bercy (propos recueillis par RMC) :
"Il y a quelques jours, il n’en était pas question, et aujourd’hui je crois qu’il cherche à capter surtout les voix du Front national", s’était alors empressée de déclarer Ségolène Royal sur France 2. Toujours est-il que, l’élection présidentielle passée, l’UMP paraît ne plus savoir sur quel pied danser. Invité du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, Jean-Pierre Raffarin a déclaré dimanche ne pas être "hostile" à l’instauration d’une part de proportionnelle aux législatives, à l’inverse de Bernard Accoyer, président du groupe UMP de l’Assemblée nationale, qui pointe "les dangers de la proportionnelle" dans une tribune adressée à Rue89. Pour l’heure, le projet législatif du parti majoritaire consacre bien une ligne à la proportionnelle… pour les élections sénatoriales ! Mais c’est bien à l’ancien Premier ministre que Nicolas Sarkozy semble donner raison. Dans une interview publiée ce jeudi dans Le Figaro, le nouveau président de la République affirme vouloir réunir "toutes les formations politiques représentées à l’Assemblée, au Sénat et au Parlement européen" pour discuter de la mise en oeuvre d’une "dose minoritaire" de proportionnelle aux législatives.
"La majorité ira dans le sens de l’ouverture, pense aussi Hervé Morin, leader du Nouveau centre et ministre de la Défense. On pourrait s’inspirer du modèle allemand qui fait moitié-moitié." Outre-Rhin, les électeurs disposent de deux voix, l’une pour élire un représentant dans leur circonscription, l’autre pour voter en faveur de leur parti au niveau national. Et toutes les formations rassemblant plus de 5% des suffrages se partagent les sièges. A moins que la France ne décide de s’inspirer du modèle italien : la Chambre des députés est élue à la proportionnelle avec une prime au vainqueur.

A voir :
"Est-ce la Douma qu’on va élire ? "
Interview d’Olivier Duhamel.

A lire :
Les dangers de la proportionnelle
Tribune de Bernard Accoyer.










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just une de dose de paroles au peuples
Et encore j’en parle dans ma tete
Est on gouverné par des gosses?
Aller votez les saucisses!!
C’est bien Charles Pasqua qui a procédé au dernier découpage électoral, nous avons d’ailleurs publié hier un article sur ce sujet.
Vous le trouverez en cliquant ici
La proportionnelle frappe sur le mauvais clou. Que le nombre de représentants corresponde au pourcentage des vois n’a plus AUCUNE signification, puisque le débat important n’est plus à l’Assemblée, mais dans les medias. Bayroux seul, avec un couverture sympathique, représente mieux ses partisans que 20 ou 50 députés tirant à hue et à dia. Privé de son impact sur la représentativité REELLE, la proortionelle n’a d’effet que si elle rend impossible une majorité cohérente et force la gouvernance par tractations à huis-clos entre partis. Ce qui n’est PAS la vraie démocratie.
http://www.nouvellesociete.org/6.html
Pierre JC Allard
C’est bien dit, avec beaucoup de données. Et beaucoup de bonnes intentions. Hélas, il y a un mécanisme très humain: les citoyens ont tendance à choisir pour les représenter des gens plus instruits, plus riches, plus largement établis socialement qu’eux. Des gens dont ils espèrent qu’ils défendront leurs intérêts (à eux électeurs).
Il y a des pays où l’assemblée nationale est une copie de la population, en nombre d’instruits et d’ignorants, de paysans et de bureaucrates, de riches et de pauvres. Ce sont les pays totalitaires: l’URSS (disparue) et ses satellites (retombés depuis dans l’horreur électorale), la Chine, la Corée du Nord, Cuba; ailleurs je ne sais pas. Ainsi le gouvernement est sûr d’avoir une large majorité de gens contents d’être là, réceptifs aux petits avantages que leur nomination leur a apportée, sensibles à l’agrément de fréquenter les gens importants.
Il faut s’y faire: la politique est l’affaire d’une aristocratie (l’affaire des meilleurs). Et il ne faut peut-être pas trop souhaiter que cette aristocratie soit entièrement issue du peuple. Quelqu’un qui a réussi par un effort personnel a un mépris profond pour ceux qui n’ont pas fait le même effort que lui et se plaignent d’être restés en bas. Le fils de famille a bien des défauts, mais il y a une petite chance qu’il se sente responsable de ceux qui ont eu moins de chance que lui. La société chinoise est issue d’un renouvellement complet survenu il y a à peine 50 ans (avec suppression physique à grande échelle des riches et des instruits); c’est une des plus dures du monde pour le peuple.
Anecdote: nous avons à la tête du pays, depuis peu, quelqu’un qui s’est fait lui-même, par le travail et la qualité personnelle; famille sans argent ni relations; un petit avantage: habiter un quartier où il y a des riches; un gros avantage: être le descendant de gens qui ne se laissaient pas aller. Et son mépris des pauvres est insondable. Le PS avait eu à choisir entre une petite-fille de général et deux fils de famille.
Un exercice à faire (a-t-il été fait?): étudier la composition sociologique de la Résistance 1940-1945, les gens qui ont fondé la démocratie sociale où nous vivons encore. Je crois me rappeler qu’il y avait une proportion surprenante de gens qu’il est convenu d’appeler aristocrates. Des gens qui croyaient avoir des devoirs.
Tout cela dit, revenons au sujet de l’article. Une dose de proportionnelle permettra d’augmenter la « qualité » de l’assemblée nationale, en permettant aux partis de mettre à l’abri de la surprise électorale locale quelques uns de leurs membres les plus capables (les têtes de liste, dans ce jeu là) et d’éviter d’avoir une majorité écrasante de médiocres choisis un par un par leurs électeurs (le scrutin uninominal, c’est ça).
Oups. « Ceci dit, ce qui caractérise le peuple français, c’est son infantilisme. » C’est un discours d’aristocrate, au sens le plus péjoratif du terme. Pour l’écrire, il faut être sûr de n’être pas soi-même du peuple.
Je n’aurais pas osé écrire des choses pareilles. Je me contentais de distinguer chez les citoyens ceux qui sont nés en haut, ceux qui sont arrivés eux-mêmes en haut, et les autres qui sont restés en bas; le personnel politique est issu des deux premiers groupes, peu nombreux; qu’il soit choisi par élection ou autrement, rien ne change; même pas, pour le troisième groupe, la sensation d’être (ou non) représentés. En 1968, pendant le spectacle d’insurrection, on a pu assister à l’ascension accélérée de gens aux grandes capacités qui sont maintenant en haut depuis longtemps.
Quant aux qualités personnelles de notre récent président, je lui reconnais, comme vous, « le cynisme, l’arrivisme, la soif de pouvoir, d’argent, de domination, etc, » bref tout ce qui est indispensable pour vouloir arriver au sommet, à moins d’être convaincu d’avoir une mission, comme certains. Le terme ‘qualités’ est impropre. J’aurais dû écrire ‘capacités personnelles’.
La proportionnelle, que j’appelle de mes voeux, permet d’améliorer la qualité humaine des assemblées. Quant à améliorer la « représentativité » de ces assemblées… Pour être en haut de la liste, il faut déja être en haut dans son parti.
C’est vrai. mais cela dit votre 1er discours m’a aussi fait bondir…
La fait est que tout cela est assez corporatiste.
Les gens aiment la réussite.
Plus que les idées.
Et, comme celui qui réussi, c’est le plus fort (le plus combatif, sournois, méchant…), on a donc réussi à démocratiser la loi du plus fort.
On peut aussi ne pas voter pour ne pas donner un blanc seing aux élus.
C’est l’idée de l’anarchiste du peuple.
Mais le résultat est encore pire qu’aujourd’hui (est-ce possible ?) , car souvent, les extrémistes, combatifs eux, en profitent.
Que faire ?…
« Et, comme celui qui réussi, c’est le plus fort (le plus combatif, sournois, méchant…), on a donc réussi à démocratiser la loi du plus fort. »
Oui, le choix des gouvernants obéit à la loi du plus fort, toujours et partout.
La démocratie, qui n’est pas une innovation récente, est une procédure qui permet de choisir les gouvernants parmi les plus forts sans qu’ils aient à s’entretuer, et de remplacer les gouvernants qui ne conviennent plus sans avoir à les massacrer. C’est beaucoup plus économique que la guerre civile (pour la désignation) et l’insurrection ou l’assassinat (pour le remplacement).
Ca fait assez longtemps que ça fonctionne correctement en France (depuis 1871 environ, dernière tentative de prendre par la force un pouvoir vacant, et échec sanglant du parti de la force) pour qu’on a oublié qu’il pourrait en être autrement.
La démocratie, c’est le choix des gouvernants par le vote des citoyens, selon des rêgles publiées à l’avance; ces gouvernants s’engageant à laisser rejouer le choix à une date fixée d’avance. Pas d’autre garantie de représentativité, équité, fraternité et le reste. Mais l’idée d’être élu et réélu a un effet miraculeux sur les gouvernants et sur ceux qui rèvent de l’être; l’idée qu’on pourra voter a un effet miraculeux sur le peuple. Pour que ça fonctionne, on est obligé de laisser les citoyens se présenter, s’expliquer, s’organiser; on est obligé de faire comme si tous les citoyens avaient des droits égaux, et cela tend à devenir vrai; rien de plus subversif que cette procédure.
(à lire « la cinquième modernisation » de Wei Jingsheng, 1978. Reprise Christian Bourgois, 1997)
Vous avez une vision extrêmement cynique, qui ne laisse entrevoir aucune porte d’ouverture (ou de sortie), et dont je crains qu’elle ne soit pas complètement erronnée.
Mais vous proposez quoi?
Je suis assez d’accord avec le propos ci dessus.
Personnellement je ne comprend plus très bien le sens de ces élections (à part désigner le grand parti vainqueur) et en plus le bulletin rapporte des sous aux partis si j’ai bien compris. Ben moi j’ai envie que les petits partis existent et se fassent entendre, je ne vais donc pas voter pour le candidat qui représente le mieux mes idées, mais pour un petit parti, parceque mon idée préférée c’est le pluralisme.
Que le président soit élu est une chose.
Que cela constitue un blanc seing en est une autre.
Si le parlement a été inventé c’est bien pour discuter des lois, et éviter la dérive monarchique, non?
Sur qui compter maintenant pour réformer ça?
Nous sommes d’accord sur le constat de confiscation du vote populaire aux légilatives (le rapport 40% de votes = 70% des sièges était celui du dernier scrutin), ainsi que sur le régime ploutocratique qui nous détermine. Cela atteint des sommets avec N. Sarkozy qui étale avec peu d’élégance les signes de fortune, et avec ostentation les amitiés du CAC40 (quoique sur ce point on ne pourra pas le taxer d’hypocrisie).
Le PS et ROYAL la première ont raté le coche durant cette présidentielle en refusant de porter le débat sur ce sujet de manière forte et concrète.
Voici un des maux dont notre démocratie souffre de manière criante, et qu’il fallait porter comme un projet moderne. Au lieu de mettre Montebourg à l’index pour un mot amusant sur Hollande, il aurait mieux valu l’aider à porter ses idées sur la VIeme République, le seul projet qui a été travaillé en 15 ans. Sauf qu’il l’a été en dissidence du PS. Voilà qui aurait constitué un angle d’attaque puissant, une véritable opposition de fond. L’UMP n’aurait pas pu le railler comme la démocratie participative improvisée. Il aurait en outre été forcé de travailler sur un sujet qui n’était pas le sien. Autre avantage: c’était un moyen de rallier la majorité des partis, y compris l’extrême droite sans pactiser pour autant, puisqu’il s’agissait de lui offrir de s’exprimer ultérieurement sur les bancs de l’AN. J’aurais préféré avoir 10% d’élus du FN au Palais Bourbon en train de villipender la politique d’immigration française, plutôt que de voir ses idées adoptées par le gouvernement avec un cynisme redoutable (B. Hortefeux qui se déplace pour accueillir 18 clandestins morts).
N. Sarkozy s’accommode parfaitement des institutions de la Ve qui lui autorisent la concentration des pouvoirs.
Réjouissons nous qu’il la porte à son paroxysme en ne jouant même plus le rôle d’arbitre (président de tous les français et nous plus de son seul camp). Ses abus rendrons le régime intenable.
Je ne vois pas en quoi la critique des institutions est démago ou populiste.
Aussi nous ne sommes plus en régime semi-présidentiel mais clairement présidentiel.
Il n’y aurait d’ailleurs pas tellement d’inconvénients à cela s’il existait de réels contre pouvoirs et que la constitution était adaptée en rendant le président responsable de la politique du gouvernement. Ce qui n’est pas le cas, puisque c’est le premier ministre qui gouverne.
Dans la situation actuelle nous constatons avec force qu’il y a une personne de trop, puisque le président décide de tout (Fillon n’a pu choisir qu’un seul ministre), sans être responsable (et vice versa pour Fillon).
Or qu’adviendra t’il si d’aventure la politique menée s’avérait aussi impopulaire que celle de Juppé en 1995? Sarkozy démissionnera t’il en assumant courageusement son échec? Ou fera t-il sauter Fillon, au prétexte que lui-même a été élu au suffrage universel, ainsi que la belle chambre bleu horizon qu’il obtiendra probablement ce W.E., et qu’il n’y a pas de raison qu’il cède à la pression de la rue?
Réfléchissez y!
Un des principes de la prochaine république sera de trancher pour savoir lequel des deux n’est plus utile. Il sera aussi de déterminer si nous voulons que le parlement retrouve son pouvoir, ou si nous souhaitons qu’il demeure une simple chambre d’enregistrement. Nous ne pouvons pas en effet accepter que le gouvernement engage systématiquement des réformes pour lesquels il prétend avoir été élu, alors qu’en général nous ne connaissons les détails qu’une fois les élus en place.
A ce titre j’ajouterai que contrairement à ce que vous dites parlementarisme ne signifie pas nécessairement chaos et pays ingouvernable. La 3eme République en France était un régime parlementaire, qui a tout de même duré 75 ans.
Vous m’avez l’air un peu tendu, courageux anonyme de OOh58.
Je ne veux pas vous en disputer la définition, mais le populisme « moderne » tiens d’abord, je crois, au rejet systématique du politique (tous pourris) et en la proposition de mesures, elles, très démagogiques (ne plus payer d’impôts).
Pour ma part je ne souhaite pas la fin du système, je souhaite juste que la France dispose d’institutions représentatives, et non pas pipées.
Si vous n’êtes pas choqué par ce déséquilibre flagrant (40% des voix = 70% des sièges), c’est que votre camp en profite manifestement.
Aussi je m’étonne du ton assez revanchard, et souvent très vindicatif de gens favorables à la majorité présidentielle. De quoi avez-vous peur, puisque la gauche est en cendre?
Je vois que vous ne lâchez pas l’affaire. Bienvenue au club: moi, non plus ! Et vous saurez ce qui s’est passé… dès que je le saurai moi-même! Je rappelle que cette histoire a plus de dix ans et qu’il n’est pas facile de faire si vite la lumière sur ces faits. Merci de votre partience. Chose promise, chose due.
La proportionnelle, c’est la garantie de la représentation juste de ceux qui ont exprimé un choix pour une personne ou un parti. Les autres n’ont qu’a voter après tout, c’est gratuit et il y a bien des gens qui sont morts pour que ce moyen de nous exprimer existe.
En vertu de cela, il serait quand même juste que la proportionnelle fonctionne.
Oui mais, le danger et l’épouvantail agité par la future (?) majorité, c’est le blocage des institutions, ce qui est vrai, en partie car il ne fait aucun doute que la majorité du Président sera confortable. encore que…
La proportionnelle, c’est aussi un vrai moyen de mettre au jour où ont les alliances.
L’ideal serait peut-être que l’assemblée soit la représetation et qu’en vertu de cela, un premier ministre soit élu par cette assemblée et forme son gouvernement. Mais dans ce cas, exit les grands desseins pour la France, exit la garantie de l’impartialité du Président. Bref aucun système n’apporte de satisfaction intégrale.
En vérité, si chacun fait un petit peu attention à son voisin, cela peut fonctionner, il faut juste être attentif : Nicolas SARKOZY a été élu avec 3 points de majorité et il doit donc se dire que les 47 % de Madame Royal ne lui permettent pas de disposer de tous les pouvoirs sans rendre de comptes. Il semble être le seul à en avoir conscience ou bien il cache bien son jeu.
Notre réponse sera dans le gouvernement qui subsistera après les législatives.
De la proportionnelle, oui pourquoi pas, mais pourquoi donc si le chef de l’Etat fait comme si ? Et ne se sert pas de sa majorité comme d’une menace.
legislative 1986
C’est Mitterrand qui je crois avait instauré une dose de proportionnelle On lui a ensuite reproché d’avoir avec cela ouvert la porte au FN .
La proportinnelle est indispensable dans une démocratie Il est impensable que plus de 25% des français ne soit pas représenté à l’Asssemblée.
Cependant c’est Nicolas Sarkozy qui décidera et sa majorité devra s’y faire .Il est interdit de penser autrement que le chef.
Il est bien tard pour poser la question. Royal et Bayrou avaient l’opportunité de signer « un pacte démocratique » pour changer la république lors de la Présidentielle. Maintenant nous sommes suspendus au bon vouloir de Sarkosi. Celui ci accepterait une dose minoritaire de proportionnelle. Il faut donc présenter quelque chose de construit qui ne remette pas en cause le besoin de dégager une majorité claire et qui satisfasse une représentation satisfaisante mais également efficace de la diversité des opinions.
- un seuil plancher pour avoir des députés. au moins 5 % des suffrages. ( forcer les coalition de petits partis. parce qu’avoir 3 partis troskistes c’est un peu n’importe quoi par exemple).
- une dose de proportionnelle qui permette aux partis ayant obtenus au moins dix pour cent des suffrages, la constitution d’un groupe autonome à l’assemblée ( 20 députés). Il est donc nécessaire que le nombre de députés élus à la proportionnelle soit au minimum de 200 sur les 577 actuels. Ce qui fait environ 1/3 des députés élus à la proportionnelle.
A moins de ce taux, c’est inutile, étant donné la faiblesse patente du pouvoir parlementaire actuel. Si Sarkosi et Raffarin persistent dans leur proposition fumeuse de 80 députés élus à la proportionnelle, il sera trés clair qu’il ne s’agit pour eux que d’un rideau de fumée et d’une opération médiatique pour quelques « peoples » de la politique.
http://changerlarepublique.over-blog.com/
Outre la proportionnelle, il faudrait également que les mandats ne soient pas renouvelabes, afin que l’on ne puisse pas être député pendant 30 ans ou « de père en fils » (j’exégère à peine), toutes choses qui favorisent la collusion, et notamment celle entre les médias et les « élus », ainsi que celle entre députés de différents bords, du style « nous sommes entre professionnels », ce qui favorise l’aristocratie parlementaire.
Pourquoi ne pas tirer au sort une partie des parlementaires comme cela se fait pour les jurés d’assise, le menu peuple se sentitrait peut-être moins floué.
le courageux anonyme ci-dessus n’avait pa vu que son identification avait disparu. C’st maintenant rétabli. Alexandrin
il ne faut pas jouer avec la démocratie quand cela arrange, mais quand même il faut peut-être comme MON GENERAL l’a fait, proposer une fois pour toute et par référendum une amélioration de toutes les représentations assemblée nationale, Sénat etc…
Je voudrais vous faire part de quelque chose qui me choque profondément.
Je viens de recevoir les tracts des candidats aux élections parlementaires.
Celui du candidat MNR dit :
« Identité nationale, européenne et Chrétienne «
Et : « la république face à l’islamisation «
Deux référence à la religion qui m’étonne pour des gens qui se présentent à une élection, donc pour devenir membre d’un état qui , depuis 1905, est sensé être séparé de l’église.
La deuxième a, en plus, une connotation raciste évidente.
Comment la république peut-elle tolérer de telles choses ?
Si cela ne vous choque pas ré-écrivez la deuxième ainsi : « la république face au judaïsme ».
D’ailleurs, la première phrase parle uniquement de chrétiens…
Cela fait déjà assez longtemps que ce type de dérives est tolérée.
Or j’estime qu’elles devraient être punies par la loi.
Mais, hélas, j’ai bien peur que l’exemple vienne de haut.
Chirac nous avait donné « le bruit et l’odeur ».
Sarkosy, les « moutons que l’on tue dans la baignoire ».
De plus ce type de comportement est à haut risque.
Il y a la des pans entiers de la société que l’on montent les uns contre les autres, avec un risque de guerre civile de plus en plus élevé.
Suis-je le seul que ça choque ?
pourquoi toujours utiliser le terme « guerre civile », c’est absurde même si les propos qui amènent ce débordement sont eux aussi absurdes et tout simplement BETES.
ça vous parait absurde aujourd’hui.
J’espère qu’il en sera de même demain.
Mais, ce types de propos, dans la bouche d’élus m’inquiète beaucoup.
Qu’un quidam soit raciste, c’est la vie (on peu rêver que ça s’arrête un jour).
Mais qu’un politique encourage insidieusement une partie de la population à en haïr une autre c’est très dangereux.
Et si un jour ces parties s’affrontent plus ouvertement, on ne pourra appeler cela que guerre civile.
Ça peut vous sembler lointain, mais je trouve que ce discours s’entend de plus en plus et au plus haut de l’état.
Pour le moment, tout le monde pense que cela n’est pas très grave…
C’est justement ce qui m’inquiète.
Bien, a priori, il n’y a que moi (ici en tout cas) que ça choque que l’on mélange religion et politique et qu’on l’on puisse faire campagne avec des slogans racistes.
Ça m’inquiète encore plus…
Personne, que je sache, ne remet en cause la proportionnelle pour les élections européennes. Ce qui est bon pour l’Europe ne le serait pas pour la France ?
La seule objection de bonne foi qu’on puisse opposer à la proportionnelle est qu’elle peut empêcher l’élection d’une personnalité exceptionnelle qui ne voudrait pas figurer sur une liste quelconque. Dans le cadre de circonscriptions qui ne peuvent être que régionales (car le département est un découpage artificiel de la Convention pour tenir compte de la durée d’un voyage à cheval vers la préfecture !), il faut un scrutin mixte : un scrutin uninominal à un tour pour élire éventuellement un(e) député(e) obtenant la majorité absolue des votants et un scrutin de listes attribuant les sièges proportionnellement au nombre de voix et au plus fort reste.
Pas de prime au groupe arrivé en tête.
Les députés ne peuvent voter la défiance au gouvernement qu’une fois par an, lors du vote du budget. Le président de la République ne peut dissoudre l’Assemblée sans devoir démissionner lui-même.
La proportionnelle n’a que l’effet dérisoire de sembler donner un pouvoir à la minorité.. jusqu’à qu’elle ait l’effet pervers de rendre la majorité impuissante. Créer sciemment une situation où la gouvernance sera soumise à des tractation entre partis, dont aucun n’aura une majorité, relève du masochisme.
Or, si la proportionnelle ne crée pas cette situation où la majorité est rendue impuissante, à quoi sert-elle dans une société où l’opposition réelle au pouvoir ne repose pas sur de palabres entre élus, mais sur la capacité de mobiliser l’opinion par les médias ? L’avenir est à des députés INDÉPENDANTS assurant impartialement le contrôle des gestes de l’Executif
http://www.nouvellesociete.org/5158.html
Pierre JC Allard
Oui, il faut une dose de proportionelle. Le FN fait plus de 10% et n’a aucun député, le parti des verts fait 2% et possède quelques députés.
Je n’aime aucun de ces deux partis mais, ce constat me dérange.
Cela dit ce débat sur la proportionelle ne doit pas occulter la faiblesse du PS, qui attentd patiemment la défaite à venir pour commencer à réfléchir sur ce qu’elle pourrait changer. Le constat est cruel, mais le PS n’a pas su renouveller ses cadres après la période mitterand, il en paye le prix lourd aujourd’hui.
Contrairement à ce qu’affirme ci-dessus Changer la République, il n’est pas forcément trop tard pour poser cette question. En ce qui concerne toutefois il y a longtemps que je me la suis posée, et pour en arriver à ce constat : ils peuvent bien tous s’enfiler en couronne, que çà m’est parfaitement indifférent. Autant dire, que dans cette perspective, peu importe qu’ils ou elles aient été ou non élus à la proportionnelle.