A DEBATTRE

Polémique autour du rapport sur la sécurité en Seine-Saint-Denis

Le rapport alarmiste divulgué samedi sur la situation des relations entre la population et la police en Seine-Saint-Denis a déclenché, au cœur de la campagne des législatives, une vaste polémique politique. Après les accusations de Ségolène Royal, affirmant que Nicolas Sarkozy aurait caché ce rapport pendant la campagne, la nouvelle ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a immédiatement réagi. Annoncée lundi matin, une réunion de crise eut lieu le soir même au ministère de l’Intérieur. Elle réunissait le préfet, le directeur général de la police nationale et les chefs de services centraux concernés : selon un communiqué de la place Beauvau, la rencontre aurait permis de « mettre en évidence la nécessité de poursuivre les efforts ».

Le rapport de l’Institut national des hautes études de sécurité (INHES), commandé par le préfet de Seine-Saint-Denis, qualifie les relations entre la police nationale et la population de « difficiles et empruntes de tensions évidentes ». Les auteurs observent, après deux mois d’enquête, un « climat d’insécurité permanent » caractérisé par une “déferlante de violence”, malgré la “suractivité permanente’ de la police. Ils concluent à une ‘dégradation” voire « parfois une césure » entre les habitants et les forces de l’ordre. Une situation que décrit pour Rue89 Michel Djabian, secrétaire général adjoint du Snop, syndicat proche de la gauche et majoritaire chez les officiers de police.


Vidéo : Alexandre Aublanc

Dimanche, sur i>Télé, Patrick Devedjian, nouveau président du Conseil général des Hauts-de-Seine et secrétaire général de l’UMP, rejetait quant à lui la faute sur la gestion du Parti communiste, qui contrôle encore la plupart des grandes mairies de ce département situé dans la « ceinture rouge” historique de Paris : “Les communistes ont ancré les gens dans la misère parce que c'était aussi une manière pour eux d'asseoir leur pouvoir politique”. Quant à Michèle Alliot-Marie, elle a évoqué lundi soir les “améliorations observées ces derniers mois notamment à la suite du rapport”, tout en demandant que soient étudiées de “nouvelles pistes de travail permettant d'améliorer l'efficacité des services de police, le partenariat avec les élus et les autres acteurs locaux, et les relations avec la population”. Pour Nazim, éducateur au sein de l'association Africa 93, basée dans la cité des 4000, à la Courneuve, “on fait toujours semblant de découvrir la situation » :


Vidéo : Alexandre Aublanc

Si la ministre affirme que « la poursuite de l’action résolue contre la délinquance’ initiée par son prédécesseur Nicolas Sarkozy est la solution pour rétablir le lien de confiance, le rapport de l’INHES, alarmant, s’oriente vers une voie différente. Il évoque une éventuelle “contagion” à d’autres cités de la banlieue parisienne et propose de ‘renouer les liens avec la population des quartiers » en « réorganisant le travail de la police et ses techniques d’intervention ».

Les « effets positifs incontestables’ de la police de proximité avant sa suppression en 2002 par le ministre de l’Intérieur de l’époque, Nicolas Sarkozy, sont également soulignés. Faut-il alors prendre la direction d'une nouvelle police de quartier ? PC et PS y sont favorables. L’UMP, plus réticente, estime par la voix de la ministre de l’Intérieur que les policiers ne sont “pas là pour jouer au foot” mais évoque une ‘proximité géographique » basée sur la « connaissance de ce terrain et la connaissance des personnes ». Michèle Alliot-Marie a déjà programmé une rencontre avec les élus et les principaux acteurs locaux au lendemain des législatives.



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olivier p
20H14 05/06/2007

Le rapport, il est alarmiste (§1) ou alarmant (§5) ?

Pour mon dico, ce serait plutôt la définition d’alarmant parce que c’était sans intention de vouloir alarmer pour informer et décider d’une autre politique !

Sinon, il serait bon de sortir du vrai-faux débat sur la police de proximité, qui représente un moyen et non une orientation de politique publique. Je crois qu’en plus, en dehors du concept… Les deux sont liés mais là, cela en est fatiguant.

À moins que l’on nous explique qu’il n’existe aucune présence de renseignement(s) sur ce territoire, et ça, c’est un peu absurde, surtout quand on parle (dans le rapport) d’immigration clandestine (des travailleurs qui travaillent) et de stupéfiants, d’économies parallèles…

 
kebra
16H32 07/06/2007

Devedjian est alarmant avec son anti-communisme primaire. Il n’a donc pas changé de marotte depuis sa participation à Occident, un groupuscule facho des années 60, malgré sa pitoyable exclusion. Soupçonné d’être une taupe gaulliste, Devedjian fut soumis à la question et pendu par les pieds dans le vide à moitié nu. Il ne doit son salut qu’à l’intervention d’une ronde de police. Pas rancunier, comme beaucoup d’amis de notre calife de poche, il veut toujours purger la France de la chienlit révolutionnaire. http://www.chanvre-info.ch/info/fr/Sarkozy-a-de-mauvaises.html

Je ne veux pas paraître trop alarmiste mais ce triste sire sera probablement ministre de Sarkozy quand tombera le masque de la pseudo-ouverture. Il pourchassera le dernier communiste jusque dans les chiottes. Cours camarade, les Versaillais sont toujours à tes trousses !

 
Pibole | auteur
20H25 05/06/2007

« Les communistes ont ancré les gens dans la misère parce que c’était aussi une manière pour eux d’asseoir leur pouvoir politique »
Et alors, persone ne réagit?
je ne suis pas communiste, mais tout de même. Est-il donc permis de dire n’importe quoi? Plus c’est gros, plus ça marche. Et comme le dirait l’autre « c’est celui qui le dit qui l’est »!

 
elrigo
21H20 05/06/2007

On croit rêver !!!

« L’Etat providence  » ? Ainsi quelques maires de gauche feraient la loi ?
Arrêtez de vous garagariser avec les formules toutes faites servies bien chaudes par les média !

De même, vérifier le sens de « asservir » avant de nous le jeter à la figure…

Quant à la peur et son utilisation en politique, c’est plutôt vers les campagnes sécuritaires menées par la droite depuis 10 ans qu’il faut lorgner !

 
GastonLagaffe
22H32 05/06/2007

Il me semble que vous faites une confusion assez grave. Restreindre le concept d’état providence à ce qui s’est fait dans les régimes de l’URSS, de la Roumanie ou de l’Allemagne de l’Est, de même que ainsi insinuer que c’est un concept Marxiste c’est faire une grande méprise. L’idée d’état providence a une histoire bien plus large qui trouve ses origine, entre autre dans le patronage. De plus c’est une idée qui a été bien plus porté par la théorie Keynésienne (qui était loin d’être marxiste ou gauchiste). On pourrait même s’étonner de cette expression “état providence” car c’est bien plus de solidarité que de providence qu’il s’agit.

J’ai l’impression qu’il y a des personnes, relativement proche de l’UMP, qui viennent provoquer les lecteurs de rue.89 (qui est un journal clairement à gauche) en sortant des âneries du genre : « être communiste c’est être Stalinien, être contre les libertés, que c’est nécessairement un fanatisme et que c’est vouloir envoyer tout le monde au goulag » ou « Comme une religion, l’état providence a intérêt à asservir. » et ces personnes viennent ensuite répliquer aux lecteurs qui s’offusquent de lire de tels commentaires : « l’agressivité n’a jamais rien résolu »
Si l’agressivité n’a serte jamais rien résolu, la bêtise non plus.

Je trouve cela très bien de vouloir participer, mais à condition de ne pas dire trop d’âneries et de réfléchir un peu plus d’un quart de seconde avant d’écrire un commentaire.

 
courslolacours
08H04 06/06/2007

Klaus,
Il ne faut jamais céder à l’insulte. J’ai bien l’impression que le mot UMP est devenu dans certains medias effectivement une insulte. Cela a l’avantage ne pas se mettre en question.
Car croire n’est pas savoir.
Bien sûr le fait de vouloir rester entre gens de la même mouvance d’idée procure un net avantage, il n’ y a jamais de remise en cause de l’échec.
Diaboliser l’autre est un concept fréquemment utilisé dans les soi-disant paradis communistes. Mais ce concept est connu et ne fait plus recette.
La preuve, au lieu de faire avancer les idées on sort de la boite à pandore le diable.
Avez-vous remarqué qu’il est toujours petit et jamais bête.
Et puis, vous avez dû remarquer que pour une partie des supporters de la gauche caviar
(Hollande, Royal Strauss Kahn, Fabius et bien d’autre) l’UMP est bien pire que les soi-disant démocraties populaires de l’Europe ou ailleurs.
Dieu leur pardonne ils ne savent pas de quoi ils parlent.
Ils ne peuvent pas savoir que la pire des choses est la sclérose cérébrale car elle provoque l’implosion.
Allez, Klaus, restez avec nous, vous n’allez pas devenir réfugié de l’intolérance.
Riez, et n’oubliez pas de voter.

 
courslolacours
17H35 06/06/2007

Mieux vaut rire que pleurer de lire des choses pareilles.
C’est probablement au 25em degré que vous vous exprimez.
Le génocide commis en Ukraine (6 millions de paysans mort de faim), les millions de mort dans les goulags, Pol Pot, la répression féroce de la révolution culturelle en Chine sont selon vous des crimes typiquement capitalistes et typiquement bourgeois.
Karl Radek et Raoul Wallenberg doivent se retourner dans leur tombes.
Relisez-vous avant d’écrire des âneries.

 
courslolacours
08H21 06/06/2007

Je souhaite rectifier deux choses
1. le président de la République ne s’est pas payé des vacances sur un yacht, il a été invité.
2. La cure de Thalasso dans le sud Tunisien n’est pas mal non plus.
En ce qui concerne l’agression morale dès la naissance, la société ne peut pas se substituer à la famille. Les démocraties populaires ont essayé avec insuccès qu’on connaît.
Qui fait croire à qui, qu’il suffit d’arriver en France pour avoir un logement social, le RMI , la CMU , qu’il suffit de rentrer à l’école pour en sortir intelligent.
Il n’y a qu’un analphabète pour le croire.
Vous habitez dans le 93 ?

 
bernard48
22H27 05/06/2007

Il n’y a rien d’étonnant. En agissant depuis des années avec mépris et en manquant de respect il faut s’attendre à une réaction toujours plus prononcée pour aboutir à la violence. La violence devient ainsi réciproque, l’une générée par l’autre.

Quelqu’un pourrait indiquer où l’on peut trouver le texte intégral du rapport?

 
C. Creseveur | scénariste
22H58 05/06/2007

Nous savons parfaitement que la politique de Sarkozy, ministre de l’intérieur, consistait à déshabiller la seine st denis en effectifs policiers pour rendre la situation la plus difficile possible, sinon explosive, de façon à incriminer la politique laxiste des mairies de gauche.
C’est un piège grossier qui fonctionne assez bien. Il n’y a qu’à voir comment Eric Raoult se délecte à souffler sur les braises de Clichy.
Aussi il n’y a rien d’étonnant à ce que ce rapport ne sorte que maintenant. Il s’agissait de ne surtout pas gêner le candidat Sarkozy.

J’espère simplement que les jeunes des cités qui se sont mobilisés pour voter au premier tour des présidentielles ne vont pas « lâcher l’affaire » comme ils disent, plutôt que de se lâcher en allant brûler des bagnoles avec leur bulletin de votes. Les émeutes et le reste feront systématiquement le jeu de Sarkozy.
Il ne faut surtout pas oublier qu’à l’opposé l’électorat du FN, même quand il vote « UMP décomplexé », se rend toujours aux urnes.
Sarkozy voudrait qu’on lise la lettre de Guy Moquet à tous les élèves.
Moi je permets humblement de leur rappeler le mot de Martin Luther King:
« A BALLOT IS LIKE A BULLET », soit
UN BULLETIN (DE VOTE), C’EST COMME UNE BALLE!

 
penser.culture
23H38 05/06/2007

La muleta est à nouveau agitée dans l’arène…Une fois de plus une droite arogante assène des arguments de pacotille pour impressionner. Les sourds sont-ils si nombreux ? C’est à désespérer une fois de plus de l’humain.

Je ne ferai aucune analyse de la condition du 9 cube ou de tout autre département. Ne savons nous pas tous ce qui se passe ici ou là depuis plusieurs décennies ?

Se voiler la face n’est-elle pas la meilleur façon de laisser les loups entrer dans Paris ?

47 + 53 = 100 Donc nous continuons à compter avec ou sans parti, la liberté ne consiste pas à se mettre sous le joug d’un maître au prix d’oublier de penser. Ne se laisse tyraniser que celui qui n’a peur que du désir de réfléchir.

Qu’on lise, qu’on débatte et qu’on agisse en connaissance de cause et qu’on ne se laisse pas galvaniser par des petites phrases assassines qui ne satisfont que les ignorants.

L’histoire, la sociolgie, l’économie, la philosophie etc…ça existe. Pourquoi tant de personnes se refusent à aller y puiser pour réfléchir. L’obscurantisme vaudrait-il mieux ? Le refus de rélexion n’est-il pas le signe de la pire des régressions à laquelle l’humain peut se vouer. Celle qui le ramène dans l’obscurité.

Mais au fond n’est-ce pas sa propre haine de soi, celle qui est tapie au plus profond, sa propre étrangéïté que certains ne veulent voir,qui les conduit à haïr l’autre. Mais hélas ils oublient que l’autre s’est soi !

 
Vigilante | Etudiante à Paris
11H23 06/06/2007

JE suis assez d’accord… Et j’en profite pour ajouter que les commentaires du policier valent aussi pour l’éducation nationale dans le 93: manque de moyens, personnel non formé, fatigué… N’oublions jamais Victor Hugo: « Ouvrez une école, vous fermerez une prison! »

 
Oursin de pôche | décroissant pur beurre
08H32 06/06/2007

Et vous ne proposeriez pour mettre un terme à ces diarrhées gauchisantes?

N’oubliez pas votre tisane si votre parkinson vous permet encore de tenir votre tasse tout seul, si c’est de la camomille voire du tilleul ça pourrait vous calmer.

 
penser.culture
01H40 06/06/2007

le 93 a une histoire et on ne peut la dénier sous une phrase assassine qui participe d’un mode de penser et c’est de cela qu’il s’agit.

Voilà un moment que l’on a une petite idée des problèmes qui existent dans toutes les banlieues des grandes villes mais la surdité est grande. Qu’il faille réfléchir aux actions à entreprendre bien sur, mais justement est-ce qu’il y à brandir des propos sans explications comme cause à une situation complexe.

Le tout bon d’un côté et le tout mauvais de l’autre ça n’existe pas et il y a des différences entre des politiques qui n’ont qu’un but celui d’évacuer toute pensée au profit des lois de l’argent et celles qui veulent un peu plus d’humanité.

la situation du 93 est connue depuis longtemps mais il s’y passe aussi des choses formidables il faut le savoir.
Quand les banlieues ont flambé en novembre 2005, beaucoup de gens ont travaillé, enquêté, témoigné etc… Est-ce qu’il y a eu un véritable saisissement des instances gouvernementales avec les élus de tous bords, les juges, les travailleurs sociaux, les policiers etc.etc. Du fric certes ! Depuis des années les états successifs donnent de l’argent pour tel ou tel projet mais où est le véritable travail d’articulation entre Etat, élus et citoyens ?
Il n’y a qu’à regarder les rues de Paris, une personne sans domicile par 100 mètres. Alors des actions oui, mais d’abord de la réflexion.

Un pays qui pond des lois à tire larigot mais qui ne sont pas appliquées tellement elles sont nombreuses et que tous s’y embrouillent. Une société où le lien social se délite, confere la mort des personnes agées l’été 2003. A-t-on mis vraiment les questions au travail depuis. Les solutions sont complexes car les problèmes sont complexes mais qu’on cesse donc de faire des COMPTES, pour commencer à penser. Ce sera déjà un premier pas.

Qu’est-ce qu’on refuse dans notre société pour qu’elle se délite à ce point, il faudrait que nous y réfléchissions tout de même. Je crois que « la France » ne veut pas réaliser que le monde bouge. Nous avons des TGV, mais essayer de circuler dans certaines régions en dehors de l’été et ça vous donnera une idée de l’immobilisme des pensées (cf Midi de la France, région avec un des plus fort taux de chômage). Quand on ne peut pas travailler dans des espaces sans transports qu’est-ce qu’on fait ? On reste près des grandes villes. Je pourrai citer encore et encore des exemples. Alors oui les solutions sont complexes à la conditions de les vouloirs. Louis XIV est mort depuis longtemps et la brillance du XVII° siècle est un vieux rêve.

 
C. Creseveur | scénariste
10H40 06/06/2007

A l’époque où Rousseau proposait son Contrat social la situation était pire. Voltaire confirmait Rousseau et affirmait déjà en 1760 que toutes les conditions étaient réunies pour qu’il y ait une révolution en France.
En banlieue pas besoin d’être Voltaire ou Rousseau pour voir ou comprendre que la situation est catastrophique.
La solution bras-de-fer, sinon jouer les gros durs pour faire mine d’être le maître dans son pays, n’a jamais fonctionné. Sauf auprès de l’electorat populiste qui apprécie ce genre de démonstration.
Seulement en terme de lutte, il n’y a pas plus ridicule que celui qui joue les matamores entourré d’une garde prétorienne. Ca ne fait qu’exciter le camp d’en face, et le renforcer dans sa propre idée de suprématie (Sarkozy n’est jamais retourné sur la dalle d’Argenteuil, et quand il se rend à Meaux, peu dangereux, il y a trois flics pour un civil).
Je plains les policiers quand il va falloir qu’ils retissent le lien qu’ils avaient mis des années à construire, après l’échec des politiques sécuritaires des Pandraud, Pasqua, etc. Chaque fois qu’on a mis ces politiques en oeuvre elles ont abouties à des drames: les morts inutiles de Malik Oussekine, de Zied et Bouna.

 
socialart
13H10 06/06/2007

Personnellement j’ai un très mauvais réflexe. Afin d’éviter des soucis de tension artérielle,à chaque fois que Mr Devedjan parle, je pars du principe que son intervention n’a aucun intérêt sinon facher mon esprit qui n’en a pas besoin. Accumulons l’ensemble de ces propos et créons le livre de la bêtise car ces petites interventions au cas par cas me fatigue plus qu’il ne m’enrichisse.Et pour me rassurer, je ne pense pas qu’il puisse croire à ce qu’il dit, ça doit être un rôle qu’il se donne.

Pour revenir sur les difficultés entre police et population du 93, cela déplace le clivage gauche-droite avec un qui fait la bonne et l’autre la mauvaise politique.Et ces difficultés ne reposent pas exclusivement sur la responsabilité des maires.
Le plus grand des soucis est ce que les uns percoivent des autres; tant que les civils percevront les policiers comme des racistes, irrespectueux, violents, faisant chier leur monde et que les policiers les percevront comme des délinquants notoires feignants, ne se donnat pas les moyens de réussir et faisant chier leur monde on ya arrivera jamais.
Voilà pourquoi, la police de proximité me semblait être une bonne mesure mais en effet cela demande des moyens et si la droite intelligente décidait de la mettre en place la gauche devrait réfléchir afin de » ne pas refuser bêtement.
Je suis contre l’idée de plus de police mais d’une meilleure police et cela demande des moyens.

 
manu2005
20H28 06/06/2007

Tout d’abord, pour les anti-communiste :
Le communisme est une idéologie.
Celle du partage.
Comme le fait remarquer quelqu’un, nous en profitons tous via les avantages sociaux acquis en grande partie grâce aux communistes français.
Cette idée est la même que celle des assurances, mutuelles…. Mettre en commun quelque chose (là, le risque).
De même, jusqu’à il n’y a pas longtemps, les routes, l’énergie, la poste, les télécoms.
Faire en commun ce que l’on ne saurait faire seul.
Le communisme inclus les moyen de production.

Très souvent, par une propagande habile, on projette cette idéologie sur les empires qui s’en sont prétendus.
Il ne faut pas oublier non plus que ces états ont du lutter contre le capitalisme qui les a toujours combattu, l’arme la plus puissante étant l’argent.
Cela n’excuse rien, mais explique un peu.

Il y a des système communistes qui marche très bien, mais dont on parle peu.
Les kibboutz, l’état du Kerala en Inde.

Donc, accuser le communisme de tous les mots sous prétexte de le Russie, de la Chine, c’est comme condamner les automobiles comme tueuses parce que, c’est vrai, certaines tuent.

Pire encore, je ne sais plus si c’était Gickel, mais quand le mur est tombé, le présentateur a dit : « Le libéralisme est donc le seule système qui marche » !

Ensuite…
Comme le fait remarquer quelqu’un, le 93, c’est peut-être le plus gros, mais la situation est pire dans certains coins comme Arras, Montauban…

Pour avoir vu la police interpeller des jeunes, je dois dire que je comprends les difficultés entre ces deux entités.

Je n’ai pas de solution, mais je fais plus confiance aux maires , même communistes, qu’à quelqu’un qui parle de Karchériser la Caillera. Si ce n’est pas jeter de l’huile sur le feu…

On parle des infrastructures aussi. On peu prétendre, que tout est dégradé par les gens, mais quand on voit l’état des façades, on peu difficilement les accuser.

Aubervilliers, même s’il y a eu un léger mieux il y a peu, est dans un état d’abandon qui devrait faire honte à n’importe quel élu.

Un peu de respect donc, un peu moins de sélection au faciès, et les choses pourraient assez facilement et rapidement s’améliorer.

Car c’est encore un autre aspect, à part Arras et surtout Montauban, et encore, pas non plus si graves, je n’ai jamais vu de problèmes vraiment importants ailleurs que dans le poste, surtout au moment des élections.
Je parle de problème de sécurité. Parce que des problème d’argent, ça pas besoin d’aller dans le 93.

La plupart des gens en banlieue ont les même aspiration que tous : gagner honnêtement leur vie et vivre en paix…

 
kebra
14H12 07/06/2007

Le calife de poche a certainement bloqué la publication de cette étude pendant la campagne. Elle déclenche plein de critiques très justifiées de sa politique sécuritaire. Sous sa direction, le ministère de la police a été transformé en ministère des contraventions et de la chasse au shiteux. La chasse à la boulette explique la partie positive du bilan statistique de l’ancien ministre de l’Intérieur. Plus d’une affaire traitée sur sept concerne exclusivement la consommation de cannabis. Sans résultat durable sur l’offre ou la demande.

La police et la justice ne sont pas compétentes pour traiter un problème de société et de santé publique. C’est une mauvaise utilisation de la force et des deniers de l’Etat pour servir les intérêts politiques de NS. Dans le même temps les agressions contre les personnes et les incivilités ont continué de progresser. Le grand banditisme aussi. Sur Paris, il y a six fois plus d’effectif policier pour le shit que contre les proxénètes.

Il faut donc démystifier le « protecteur de ceux qui ont peur », Nicolas Sarkozy ne s’attaque pas à la vraie criminalité, il mène une guerre civile contre les usagers de drogues légales ou non. L’explosion conjointe des éthylotests et des radars, l’extension des zones non-fumeurs participent à la même stratégie de stigmatisation. Les interventions genre « souffle dans le ballon et vide tes poches » ne permettront pas de coincer des terroristes, des esclavagistes, des pollueurs, des maffieux ou des prédateurs de la finance. Elles donnent juste l’illusion de l’action. Au risque d’accentuer encore la dégradation du climat social.

La chasse à la boulette pourrit la relation entre la police et la population. Elle n’empêche pas la consommation et le marché noir. Au contraire, le cannabis est un produit d’appel extraordinaire pour l’économie parallèle et son business est un vivier pour le recrutement des organisations criminelles. La prohibition est une des facettes principales de la discrimination car elle s’applique bien plus durement aux quartiers défavorisés. Dès 2005, j’ai alerté en vain sur ce risque d’élargissement de la fracture sociale http://www.chanvre-info.ch/info/fr/Chanvre-et-jeunesse-De-la-haine-de.ht…

Après une lune de miel bien compréhensible avec NS, les syndicats de police reconnaissent enfin l’ampleur du problème. Marc Gautheron, responsable syndical de l’UNSA CRS, réagit au rapport publié par l’INHES sur l’état des relations entre les habitants et la police en Seine-Saint-Denis. LIBERATION.FR : lundi 4 juin 2007 http://www.liberation.fr/actualite/societe/258262.FR.php

« Faut-il revoir la culture du résultat mise en place par le ministère de l’Intérieur ?
Cette politique pourrit la vie policière. Le travail de lutte contre la délinquance est un travail d’équipe, au lieu de ça on nous donne des objectifs individuels. Chacun fait son bout de chemin, s’occupe de ses affaires pour avoir ses primes, et on en vient à faire des bêtises comme contrôler et arrêter pour un gramme de haschich. »