Jean-Marie Colombani aura été le fossoyeur de l’indépendance du Monde alors que nous l’avions élu pour préserver l’héritage de Beuve-Méry. Il est pleinement responsable du gâchis qu’il a provoqué en se laissant subjuguer par Minc, le véritable auteur de cette stratégie industrielle suicidaire, qui, de recapitalisation en recapitalisation, a réduit à peau de chagrin le pouvoir de la Société des Rédacteurs du Monde.
S’ils sont cohérents avec leur veto infligé à Colombani mes amis les Rédacteurs du Monde s’empresseront vite, aussi, de remplacer Alain Minc à la présidence du Conseil de surveillance de leur groupe. Hélas ! pour l’instant, aucun des prétendants à la succession de Colombani n’est issu de la rédaction du Monde.
Pourquoi se laisse-t-elle ainsi déposséder ? Je comprends que Patrick Jarreau, qui a toujours fait partie des meilleurs d’entre nous, essaye de trouver une véritable solution interne. Sa propre légitimité est au-dessus de tout soupçon. Comme l’est celle de Gérard Courtois, de Robert Solé ou de quelques autres…
Qu’attendez-vous pour assumer votre responsabilité sans intermédiaires, chers camarades ? Je reste de tout cœur avec vous.
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