Brasilia : 15 000 mouchoirs blancs pour dénoncer la violence quotidienne

(De Brasilia) Mercredi 30 mai, 15 000 mouchoirs blancs flottaient au vent, au centre de l'esplanade de la capitale du Brésil.
Quinze mille, comme le nombre d'assassinats recensés durant les cinq premiers mois de l'année à travers le pays. L'ONG Rio de Paz (« Rio en paix »), née quelques temps après les sanglantes attaques qui ont fait 19 morts fin décembre à Rio, est à l'origine du projet. Elle s'était déjà fait remarquer au mois de mars sur la plage de Copacabana à Rio en y disposant sept cents croix, puis, en avril, en y réunissant mille personnes vêtues de noir et en plantant 1300 roses rouges pour rappeler le nombre d'homicides perpétrés depuis le 1er janvier dans l'état de Rio de Janeiro.

Cette fois-ci, le symbole était encore plus fort. L'esplanade des Trois-Pouvoirs, où sont rassemblés ministères, parlements, et le palais présidentiel, et conçue il y a bientôt cinquante ans par Lúcio Costa, l'urbaniste de Brasília, comme un lieu de contestation, avait été choisie dans un but : « signifier que la violence n'est pas circonscrite à Rio » mais que « les assassinats sont disséminés dans tous le pays », comme l'indique le président de l'ONG, Antônio Carlos Costa. « Rio de Janeiro n'est pas l'Etat le plus violent de notre pays, explique-t-il. La situation est horrible dans le Pernambouc, une tragédie dans le Mato Grosso, São Paulo, le Minas Gerais. À Santa Catarina, les choses ne sont pas faciles non plus ».
L'objectif est, ajoute-t-il, « d'attirer l'attention des autorités pour que soient prises des mesures urgentes et d'aider la société brésilienne à se rendre compte de ce qui est en train de se passer ».

Au Brésil, pays classé 83e sur 121 au Global Peace Index (créé par The Economist Intelligence Unit), la violence tuerait 40 000 personnes par homicide tous les ans selon l'ONG Rio de Paz. Celle-ci a relevé une prédominance de jeunes hommes noirs de 15 à 24 ans parmi les victimes, allant jusqu'à parler d'un « génocide » des personnes correspondant à ce profil. Pour l'organisation, les origines de ces meurtres se trouveraient dans la misère et les inégalités sociales. Le salaire minimum (environ 150€) serait trop faible pour dissuader une partie de la population d'entrer dans des trafics beaucoup plus lucratifs. Egalement en ligne de mire, l'impunité et la corruption.

Une déception tout de même face à ce dernier coup d'éclat de Rio de Paz : les tissus blancs ne seront restés en place que deux jours. Sans doute trop court pour marquer les consciences.

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Portrait de Courageux anonyme

De

10H52 | 06/06/2007 | Permalien

Lorsque Sarkozy est arrivé au pouvoir, j'ai tout de suite pensé que la France peu à peu allait ressembler au Brésil avec des riches de plus en plus riches et des pauvres de plus en plus pauvres. La violence devant toutes ces inégalités ne fera que croître, j'ai un mauvais pressentiment après les législatives. Il n'a, à ce jour, rien proposé de concret pour les populations les plus précaires et pour une vraie rupture c'était cela la priorité à mon sens.

GBG

Portrait de Courageux anonyme

De

10H55 | 06/06/2007 | Permalien

Lorsque Sarkozy est arrivé au pouvoir, j'ai tout de suite pensé que la France peu à peu allait ressembler au Brésil avec des riches de plus en plus riches et des pauvres de plus en plus pauvres. La violence devant toutes ces inégalités ne fera que croître, j'ai un mauvais pressentiment après les législatives. Il n'a, à ce jour, rien proposé de concret pour les populations les plus précaires et pour une vraie rupture c'était cela la priorité à mon sens.

GBG

Portrait de Courageux anonyme

De

18H32 | 11/06/2007 | Permalien

Je ne crois pas qu'avec Lula les pauvres soient moins pauvres et les riches moins riches…Au contraire, les banques n'ont jamais autant gagné d'argent ! ! et la corruption, n'en parlons pas. Ce qui ruine ce pays, c'est l'exemple donné par ceux qui sont au pouvoir.
Marie

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