Et si le style Sarkozy, c'était le style Giscard ?
C'est l'émission Arrêt sur images diffusée dimanche, qui ose le parallèle entre les débuts du nouveau Président et ceux de VGE. Dans les archives de l'INA en effet, ce dernier donne souvent l'image d'un homme sportif, accessible, ouvert, aux manières simples et directes... Ça ne vous rappelle pas quelqu'un ? 
► 3 mars 1964. Sarkozy fait jogger les journalistes, Giscard les faisait volontiers skier, avant et pendant son mandat (vidéo muette).

► 16 avril 1974. Le candidat Giscard, en pleine campagne « de charme », se fait filmer torse nu dans les vestiaires, et « refait le match » de football qu'il vient de disputer.

► 2 mars 1981. Antenne 2 revient sur son septennat, dont l'entrée en matière fut très remarquée : le nouveau Président descendant les Champs-Elysées à pied.
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Plus fort que Giscard ?
Pour faire sa révolution libérale après les législatives, le président de la République et son gouvernement vont utiliser une tactique qui a fait ses preuves : Stigmatiser l'adversaire afin de le marginaliser.
Pour y parvenir, plusieurs conditions devront être remplies :
- Frapper fort.
- Choisir son terrain.
- Attaquer un adversaire très minoritaire.
- S'assurer du soutient de la majorité.
Sera-ce la suppression des régimes spéciaux de retraites ou le service minimum mettant en cause le droit de grève. Le premier combat paraît le mieux répondre aux conditions énoncées mais le second à l'avantage de neutraliser les munitions de l'adversaire.
L'arme fatale est déjà en batterie. Dès que la grève et les manifestations seront lancées, le Président apparaîtra sur toutes les chaînes de télévision, toutes les radios, tous les journaux. Son discours rappellera les grands principes démocratiques. « Le peuple à trancher. Le peuple m'a élu. Une minorité ne peut pas imposer sa loi à la majorité. Ce n'est pas la rue qui gouverne. Je ferais ce que j'ai dit. »
Ce sera difficile à contrer mais cette tactique est plus dangereuse qu'elle n'y paraît. Opposer une majorité d'électeurs à une minorité de salariés n'assure pas la victoire à coup sûr. Ces salariés là ont l'habitude de défendre leurs droits. Ils sont solidaires. Ils useront de tous les moyens, bloqueront la France entière s'il le faut. Le temps jouent pour eux. Les autres salariés finiront par se poser la question. Et après, à qui le tour ?




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