Inévitable foire d'empoigne entre blogueurs hispanophones, suite à l'arrêt, au Vénézuela, des émissions de la chaîne RCTV sur décision du pouvoir en place, qui lui reprochait son parti-pris systématique anti-Chávez.
La présentation des programmes de Teves, chaîne étatique « sociale » qui vient remplacer RCTV, dans une émission pro-chaviste visible sur TVlia, donne le ton du débat. « C'est la fin de la barbarie et des putschistes ! “, tonne le présentateur (vidéo en espagnol)
Certains applaudissent. ‘Comment [RCTV] me garantirait-elle à moi la liberté d'expression alors qu'elle n'affiche d'emblée qu'une seule opinion ? Si elle n'est pas impartiale ? Si elle viole elle-même les droits qu'elle prétend défendre ? (…) Bullshit ! , estime par exemple le chaviste invétéré Alex (Terreno Baldio), déclenchant un féroce débat dans ses commentaires.
Le journaliste espagnol Pascual Serrano, fondateur de la revue de gauche Voces, préfère cantonner l'événement à une vulgaire régulation d'un espace radioélectrique limité considéré comme un bien public’ : ‘il ne s'agit pas d'interdire ou de fermer une télévision. RCTV pourra continuer à émettre par câble ou par satellite, comme des centaines d'autres chaînes du pays’.
Certains, pourtant bien plus tièdes à l'égard de la révolution bolivarienne du président Chávez, ne s'émeuvent pas outre mesure non plus. Ainsi, l'avocate Lycette Scott (El Blog de la Negra), à San Antonio de los Altos qui, si elle reconnaît que le non-renouvellement de la licence de Radio Caracas Television ‘pourrait être le premier indice clair d'une violation manifeste de nos libertés’, trouve aussi que ‘sa programmation est allée de mal en pis : des telenovelas polluantes pour l'esprit (…), toujours plus de chair, de corps dénudés, moins de contenu, plus de grossièreté et de vulgarité.(…) Une chaîne qui ne nous sert à rien.(…)’
‘Indéfendable RCTV ! : Luis Manuel Hernandez Ramos (Voyage ! ), qui se définit comme un passionné de maths et de politique, enfonce le clou. Rien n'a fait plus de mal à la véritable opposition et n'a mieux servi Chávez que ces médias qui ont perdu toute crédibilité auprès de plus de la moitié de la population et qui maintiennent les 40% restants en otage’, argumente-t-il. ‘Et je la regardais quand, moi, cette chaîne ? Réponse : JAMAIS ! Je ne veux même pas imaginer comme ils auront pu manipuler ceux qui regardaient leurs telenovelas de temps à autre. Une sorte de syndrome de Stockholm, c'est ça qu'est en train de vivre une bonne partie de la population vénézuélienne.’
Inutile de dire qu'un tel discours est loin de faire le consensus. Les bloggeurs qui, comme l'expatrié en Hollande Miguel Pinto (Peor es Nada), ou la journaliste et éditrice vénézuelienne Kira Kariakin (K-Minos) redoutent ‘un précédent impossible à rattraper contre la liberté d'expression dans les médias’ et arborent désormais en signe de protestation de logo de RCTV, sont légion. ‘Chávez peut éveiller une certaine sympathie chez les antiaméricanistes primaires. Mais tous les mégalos ont en commun certaines manies, dont l'une est de museler ceux qui s'opposent à eux. Cette fois-ci, c'est le tour de la chaîne vénézuélienne RCTV’, observe l'espagnol Adriano Moran Conesa (Jabali Digital, le Sanglier numérique.)
JeanFreddy Gutiérrez (Hay que ser irresponsables), étudiant en communication à Maracay, n'hésite pas à parler de ‘dictature’, et, entre deux poèmes éreintant le socialisme made in Hugo, en appelle aux héros de l'université et aux jeunes professionnels : ‘c'est le moment d'être proactifs, écrit-il, de marcher vers nos aspirations mais pas avec des manifs : il faut monter des projets, des actions (…) déconnectées des intérêts politiques, pour un Vénézuela différent. J'en ai marre d'attendre que le président menace quelqu'un ou quelque chose pour commencer à bouger.’
Andrés Valera (Lo que leo), lui, est allé manifester lundi, avec de nombreux autres, devant les locaux de Globovision, la dernière chaîne de télé indépendante du pouvoir, et prévient : ‘Désormais, je serai un opposant radical’. Globovision, qui, aux dernières nouvelles, aurait elle aussi du souci à se faire.
Et en attendant la suite du feuilleton, ceux qui auraient loupé les cinq dernières minutes de RCTV, pourront les visionner ici.

A voir :
Les téléspectateurs portent le deuil de RCTV
Emotion dans les rues vénézuéliennes.





















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De geubeul1
edité sur fils2prof.over-blog.com | 18H48 | 29/05/2007 |
dire que hugo chavez est un dictateur est un comble pour des gens souhaitant mettre en place une dictature militairo-patronale.
qu il est un risque de derive peut etre, mais nous la connaissons aussi, bien que a l invers ici la tele « numero uno » a mis en place le dirigeant !
de plus il est un peu plus qu'enfantin de croire qu on elit un president tout seul , il mis en place par les luttes internes d une seule et meme classe sociale. le vote comme nous l avons vu resulte d un jeu de « maillon-faible ».
la question est de savoir quels interets defendent ceux qui conspuent chavez . surtout au venezuela et encore plus ici !
serviteur
à geubeul1
De
14H33 | 30/05/2007 |
Vous semblez parler avec beaucoup de légèreté de dictature
Vous n'avez à priori jamais été confronté à la réalité d'une dictature, et c'est très bien pour vous. Mais de grâce que vous puissiez comparer le président français à un dictateur en puissance, c'est une insulte à tous les gens qui ont eu à souffrir et qui souffrent de la dictature (la vraie) qui sévit malheureusement dans trop de pays dans le monde.
Chavez a remplacé un régime corrompu (un des plus corrompu à l'époque d'Amérique Latine) par un régime qui est devenu tout aussi corrompu et totalitaire. Ceux qui en souffrent ce sont toujours les mêmes, les humbles, les sans grades, enfin vous savez ces gens auxquels à priori vous n'appartenez pas…
à geubeul1
De
20H08 | 30/05/2007 |
d'accord avec toi ! !
ces ex patrons de Tv coup d'état ce sont des loups qui crient : « à l'agneau à l'agneau » ce qui me fout en rages ce soint ces miserables pisses copies de france qui ne disent rien contre lagardère dassault et bouygues , ils baissent leur ciulotte de lâches et nous montrent chavez et castro comme dictateurs ! !
hier ua soir sur france inter : un dirécteur d'hôpital de HAITI déclarait : « sans les médécins cubains et l'aide de cuba nous serions perdus, je crains l'après castro ! on va être dans la misère jusqu'au cou ! ! ! »
putain il y a encore de soldats jounaleux qui nous racontent que castro et chavez sont 2 dictateurs ! !
qu'ils aillent se faire foutre tous ces pisses copies prostitués de bouygues de lagardère et dassault !
De Tita
oiseau | 19H00 | 29/05/2007 |
Oui, il n'y a pas de doute que les gens de droite voient là un acte honteux de censure tandis que ceux plus à gauche ne voient qu'une justice vis-à-vis de la propagande anti-chaveziste manifeste (sans parler de sa participation au coup d'Etat).
Pour l'heure, il n'y a aucune alternative légitime à envisager à la dualité du Vénézuela. C'est seulement aux élections que l'on peut prendre légitimement le pouvoir ou montrer (s'il n'y a pas d'élection ou tricherie par exemple) que le mot dictature n'est pas usurpé.
Bon article.
De Klaus
19H08 | 29/05/2007 |
Cette effervescence était inévitable. Elle ne peut que conforter les camps déjà bien opposés, et les dresser davantage l'un contre l'autre.
Comme il fallait s'y attendre, de ce côté-ci, la très « indépendante » officine RSF « appelle à la mobilisaton internationale après la fermeture de RCTV. »
http://www.rsf.org/article.php3 ? id_article=22323
Pour info je suis allé rechercher les prises de positions de RSF durant les événements d'avril 2002.
le 10 avril 2002 http://www.rsf.org/article.php3 ? id_article=1055
du 12 au 19/04 2002 http://www.rsf.org/article.php3 ? id_article=1109
et le rapport annuel pour cette période http://www.rsf.org/article.php3 ? id_article=6185
---------
Un an après (avril 2003) un article superbe reconnait que les médias ont exagéré mais rejette la faute sur Chavez !
« Entre autoritarisme du Président et intolérance des médias »
http://www.rsf.org/article.php3 ? id_article=6034
C'est le même oragnisme toujours « indépendant » et « impartial » qui se permettait de déclarer sans rire à propos de l'Irak :
le 03/04/2003 (en guerre donc) que « Les autorités irakiennes empêchent les journalistes de travailler » « “Les autorités irakiennes ont une attitude scandaleuse, méprisante et hostile, envers les journalistes étrangers qui couvrent la guerre depuis Bagdad et les autres villes du pays”, a déclaré Robert Ménard, secrétaire général de Reporters sans frontières. »
http://www.rsf.org/article.php3 ? id_article=5787
Décidément pour RSF, les mois d'avril sont meurtriers !
De
19H24 | 29/05/2007 |
l'avenir dira si chavez est un dictateur ,pour la france les chaines de la tnt ont été distribué aux grands groupe avec tf1 , m6 en tête et les chaines gouvernementales pas de chaînes d'oppositions
De
19H30 | 29/05/2007 |
Sur ce sujet, voyez l'argumentaire de Jean-Luc Mélenchon, sénateur PS des Hauts de Seine.
http://www.jean-luc-melenchon.fr/article/blogview/228/1/1/
Ca a le mérite de donner une autre vision des choses…
De Tita
oiseau | 22H11 | 29/05/2007 |
Lu ! je n'ai pas vérifié toutes ses déclarations, mais je lui ferais confiance et serais assez convaincu (cela ne contredit pas ce que j'avais pu voir de la dite chaîne à l'occasion)
Ce qui m'intrigue, c'est une question : comment une telle campagne de désinformation ou de diabolisation de Chavez peut-elle être aussi mondiale et si consensuelle dans la presse française et mondiale ?
Il y a matière à faire un scoop.
Si à cela, on rajoute la votation au parlement européen d'une condamnation du Vénézuela pour ce que tous les pays font, alors on assiste actuellement à une sorte de réplique du coup d'Etat : désinformation + action politique.
De
19H33 | 29/05/2007 |
Se sourcer auprès des blogeurs Vénézuelien est une bonne chose, les sélectionner et les lire avec les a priori glanés dans les médias français est attristant.
- Vous qualifiez un blogeurs favorable à Chavez de « chaviste invétérés », pourquoi ne pas qualifier les autres de « d'anti chavistes » invétérés ?
- Vous article donne l'impression que le cas RCTV est une question de liberté d'expression :
* aucun journaliste n'a été tué ou emprisonné au Vénézuela depuis que Chavez est président, c'est loin d'être le cas au Brésil ou en Colombie.
* les médias privés contrôlés par l'aristrocratie insultent régulièrement le président Chavez ou appellent « à la transition sans Chavez “, i.e. au coup d'état.
* n'importe quelle chaîne française violant la loi française comme le fait RCTV au Vénézuela, serait suspendu immédiatement.
- Enfin, vous êtes mal informé, je vous cite : ‘Globovision, la dernière chaîne de télé indépendante du pouvoir’. Faux : 78 % des stations de télévisions en VHF appartiennent a des groupes privés (22 % au secteur public), ainsi que 82 % de celles qui utilisent la bande UHF (7% pour le secteur public et 11% pour les services communautaires)
De Catherine Segal (auteur)
Rue89 | 20H51 | 29/05/2007 |
Sans revenir sur la polémique - objet même de l'article - accompagnant la disparition de RCTV, je maintiens l'information donnée sur Globovision : je n'ai pas écrit qu'elle était la seule chaîne privée au Vénézuela (loin s'en faut, en effet), mais bien, depuis lundi, la dernière chaîne d'info indépendante du pouvoir (car proche de l'opposition à Hugo Chavez). Ceux qui voudraient en savoir plus peuvent, entre autres, se reporter à l'article correspondant de Wikipedia, à la dernière note de l'ONG Human Rights Watch sur les médias au Vénézuela, ou son rapport 2006 sur ce pays (en anglais).
CS
à Catherine Segal
De
21H39 | 29/05/2007 |
décidemment vous êtes à coté de la plaque
RCTV ne disparait pas, elle continue à émettre mais sur un autre canal.
Depuis que le site est ouvert, j'ai pu constater l'absence totale d'objectivité dans vos articles au sujet du Vénézuela, sur ce dernier on sent encore,de la manière dont il est écrit, votre hostilité au gouvernement vénézuelien et aux gens, « les chavistes invétérés », qui le soutiennent.
Sachez Catherine Segal que Chavez depuis 1998, date où il gouverne, fait face à une guerre médiatique, certains médias privés allant jusqu'à le traiter de primate, d'autres à faire des plaisanteries sur la couleur de sa peau. Evidemment le gouvernement n'a eu aucun espace pour se défendre dans ces médias. Qui bafoue la liberté d'expression ?
Les espaces de liberté médiatique ont été l'avènement de ce qu'on a appelé les TVs Communautaires (Catia TV par ex dont la fondatrice Blanca Eeckhout dirige maintenant ViveTV http://risal.collectifs.net/article.php3 ? id_article=741 )
Sur les médias alternatifs : www.risal.collectifs.net/article.php3 ? id_article=1614
Il est évident que l'opposition en déroute, cherche à attirer l'attention afin de redorer son blason, tous les moyens sont bons car ils sont désespérés.
Tuan (Lyon)
De Daniel R
Visiteur d'entreprise | 19H39 | 29/05/2007 |
D'après nos propres critères, tant qu'il y aura des élections libres au Venezuela, ce sera une démocratie, ni pire et ni meilleure que les autres. Lorsque Chavez se fera élire Président à vie et qu'il tiendra tous les pouvoirs, alors ce sera un dictateur.
Sa décision concernant cette télévision est justifiée par des faits précis et extrêmement graves.
Personne n'est autorisé à mettre en doute la démocratie américaine alors que l'on pourrait dénoncer en vrac la domination sans partage d'un parti unique coupé habilement en 2 et se partageant tous les pouvoirs dans un semblant de bipartisme. Les chasses aux sorcières y compris françaises, l'hystérie anti-communiste et socialiste, les lois anti-libertés sous prétexte de lutter contre le terrorisme, l'influence excessive des églises intégristes dans les décisions politiques prises au plus haut niveau, etc.
En France, nous subissons régulièrement de véritables tornades médiatiques et politiques organisées par une oligarchie média-militaro-industrielle aussi discrète que manipulatrice. Rappelons-nous comme ils ont tenté de nous faire accepter, une fois pour toute, un traité constitutionnel que l'on pourrait qualifier de coup de force anti-démocratique tant les pouvoirs du parlement et des citoyens y étaient bafoués, l'économie de marché sanctuarisée. Nous sommes impuissants lorsque des traités qui commandent notre présent et l'avenir de nos enfants ont été et sont discutés hors de tout contrôle démocratique, à Bruxelles ou à l'OMC.
Qui, au Parti Socialiste par exemple, oserait avertir Bouygues par exemple, que le renouvellement de sa concession sur tf1 pourrait être remis en cause s'il est prouvé qu'il existe des collusions avec des groupes de pression ou que le cahier de charges, concernant notamment la loyauté dans l'information politique, n'est pas respecté ?
De
19H55 | 29/05/2007 |
Cette chaine, c'était comme TF1 en un ptit peu pire, ou comme TF1 dans un ptit peu d'temps avec le roi de la démocratie médiatique qu'est notre bien aimé président. Cette chaine, elle a voulu liquider Chavez comme d'autres veulent liquider 68, les corrompus au chomage, les rappeurs terroristes, les bébés pédophiles et tout ce qui ne sert pas la pensée unique. Mort à la propagande libérale ! Vive Chavez ! ! !
De
20H06 | 29/05/2007 |
…comment ça, rsf ne serait pas un organisme objectif et impartial ? ? ? ; -)
De offtheroadagain
20H56 | 29/05/2007 |
Que le populisme de Hugo Chavez dérange cela peu se comprendre, que ses références et ses amitiés politique soient contestables peut être, mais pour l'instant en faire un dictateur est aller un peu vite en besogne. Il a été élu démocratiquement et à aujourd'hui le soutient d'une majorité de Vénézuéliens. Les chantres du « libéralisme » ont la mémoire courte. L'influence pour ne pas dire la gouvernance qu'imposaient les USA à nombres de pays d'Amérique latine est la cause essentielle de ces changements. L'aspiration de ces pays à une plus grande justice sociale est légitime. Les vrais dictatures, soutenues trop longtemps par les Etats Unis qui en tiraient de larges profits, ont enfin disparue. Les démocrates ne peuvent que s'en féliciter. Fini le temps des Stroesner, Pinochet Vidella et consort, aucune réussite économique ne peut avoir de légitimité, quand la majorité de la population vit dans la misère. Les propos enflammés des anti-Chavez à propos de RCTV sont donc aussi incohérents que ceux des partisans d'une dictature de l'oligarchie prolétarienne.
De jpaul
23H02 | 29/05/2007 |
A l'auteur :
Merci beaucoup pour cet article qui explore plusieurs points de vue, invite à la réflexion et reste ouvert…
Par rapport au premier article de Rue 89 sur Chavez (cf archives), il y a eu un effort.
Pendant ce temps, Le Monde a choisi son camp ! Voir leur portrait dithyrambique de Miguel Angel Rodriguez, l'animateur de RCTV qui mériterait au mieux sa place dans une radio libre au ton radical.
De geubeul1
edité sur fils2prof.over-blog.com | 11H13 | 01/06/2007 |
je reviens sur c ejeu de dupe qu est les prises de position de nos amis journalistes.
une dictature sur la bourgeoisse pour le peuple est elle pire qu une democratie bourgeoise sur le peuple ? ? ?
( ce la va en faire hurler plus d un)
de plus nos amis d RSF largement capable de fermer les yeux quand il faut le faire en irak , au liban , dans la bande de gaza , ici viennent nous faire la morale mobilisatrice… ?
je rappelle juste au cas ou en France , la prise de position insultante des journalistes pour le oui au referundum ,
l absence de reflexion sur les 3° mie-temps durant les mianifestations anti-CPE ( et non y avait pas que des casseurs et c etait meme souvent de gentils etudients (cf indy-media et bellaciao)
l'absence de reaction quand des « jeunes voyoux » le soir de l election de leurs presidents sont passé en comparussion immediate et ont pris de 2 a 6 mois fermes ! ! ! pour des jeunes souvents sans antecedants judiciaires ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
Chavez lui n a pas enfermer ces journalistes pro putchiste ! ! ! !
la vriae question est est cequ un pays peut se passer les regle capitaliste pour vivre et si oui qu elle est la place de la bourgeoisie depossedée ? ?
on voit que en France la majorité des jouranlistes se mettent dans un camps patroanle….
la presse fut libre , courrage elle doit le revenir
De
12H42 | 04/06/2007 |
JE SUIS UN MARXISTE SANS COMPLEXES COMME EN FRANCE IL Y A DES GENS DE DROITE ( DURE ) SANS COMPLEXES
VIVA CHAVEZ VIVA LA REVOLUCION BOLIVARIENNE !
De uleski
Aujourd'hui, quiconque n'est pas en... | 18H06 | 25/08/2007 |
Fidel Castro, la casserole de Ignacio Ramonet !
Et celle de son mensuel : Le Monde Diplomatique ?
En réaction à l'ouvrage de Ignacio Ramonet qui est allé à Cuba servir la soupe à son… Fidel Castro. Biographie à deux voix, Fayard/Galilée, Paris, 2007.
En tant que lecteur du Monde Diplomatique - mensuel qui dénonce, à juste titre, le journalisme de révérence et de connivence (à ce sujet, on peut se reporter aux ouvrages et aux articles de Serge Halimi qui contribue régulièrement à ce mensuel), voir Monsieur Ramonet servir la soupe à Castro, est d'un comique très particulier : un comique qui ne fait ni rire ni sourire… personne !
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Dix questions adressées à ceux qui en France soutiennent le régime de Fidel Castro (et… à toutes fins utiles : quelques suggestions quant aux réponses).
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Plaidoyer pour le Peuple cubain !
1) A des hommes libres - et à certains d'entre eux, en particulier - pourquoi est-ce si difficile de défendre la LIBERTE partout où elle est bafouée ?
2) En ce qui concerne le régime castriste* - et même si le peuple cubain, à la parole muselée et sans perspective d'avenir digne de ce nom, a su garder le sourire -, pourquoi la haine envers les Etats-Unis, et accessoirement, l'amour pour le fiasco économique, politique et humain de ce régime, devraient-ils passer, aux yeux de ceux qui en France soutiennent cette dictature, avant la LIBERTE du peuple cubain ?
Fiasco humain car, sans liberté pas d'avenir ! Pas d'êtres humains debout sur leurs jambes, dans toute leur plénitude, chacun selon ses ambitions, ses aspirations et ses capacités d« êtres humains pour lesquels on crée un environnement et un climat propices à un tel épanouissement ! (Est-il nécessaire de le rappeler ? ? ? ? )
3) Est-ce que ceux qui soutiennent ce régime suggèrent que la France et toute l'Europe avec elle, tout aussi menacés - sinon davantage encore - par l'hégémonie économique et culturelle “haïssable et hideuse” des Etats-Unis, devraient au plus vite s'orienter vers un régime économique, politique et social identique à celui de Cuba ?
Car, quand on y réfléchit un peu, la pire des choses qui puisse arriver après la chute du régime castriste, c'est une ouverture économique, politique et culturelle qui se soldera inévitablement par un mieux vivre doublé d'un mieux être pour le peuple cubain.
4) Depuis quarante ans et plus, qu'est-ce que le régime Cubain est capable d'afficher comme réussites économique, politique, humaine et artistique au monde et à yeux de ceux qui en France n'ont de cesse de nous expliquer que “si c'était différent à Cuba, ce serait pire encore” ?
Nul doute, d'aucuns s'empresseront de mentionner, au crédit de ce régime : la santé et la lutte contre l'illétrisme.
Bien sûr ! Comme dans tous les régimes totalitaires, communistes de surcroît.
Les cubains mourront donc centenaires - mais… pour quelle vie ? Quant à ceux qui - lassés de recopier à la main les discours “fleuve” de Castro - voudront tâter de la littérature en toute liberté (cad : en écrire ! ), il est vrai qu'ils pourront toujours quitter le pays.
Mais là, sauf erreur de ma part, on n'a toujours pas avancé.
“Les performances économiques” de Cuba reposent très largement sur l'argent des cubains qui vivent et travaillent aux Etats-Unis et sur la charité internationale.
En ce qui concerne La Politique : à ceux qui auraient quelques difficultés à appréhender ce concept dans toute son ampleur, je leur conseillerais vivement la lecture de Hannah Arendt dont l'oeuvre n'a pas cessé de répondre à la question “Qu'est-ce que la politique ? ”
Quant à l'Humain : servir l'Homme, c'est lui permettre de s'ouvrir à l'infinité de tous les possibles, loin de toute sélection idéologique ; sélection jugée - et on l'aura remarqué ! - nécessaire et inévitable par ceux qui - coïncidence révélatrice et plutôt fâcheuse ! - n'en seront jamais les victimes expiatoires.
N'en déplaise à tous les idéologues castrateurs, l'Homme sera toujours plus que ce qu'il croit savoir… sur lui-même qui n'est - le plus souvent - que ce que l'on a daigné lui enseigner ou bien, ce qu'on lui a laissé espérer… pour lui-même (là encore, est-il nécessaire de le rappeler ? ? ? ? ).
Sur ce dernier point, ceux qui savent non seulement regarder et écouter mais… voir et comprendre, peuvent aussi - et surtout ! - se reporter au documentaire de Wim Wenders : “Buena Vista Social Club”
5) Au sujet de la Justice Sociale - la démocratie étant seule capable de réunir les conditions favorables à cette lutte qui n'est ni d'hier ni de demain mais… de toujours ! - où ce combat a t-il lieu, aujourd'hui, dans la société cubaine ?
Ce régime en serait-il exempté ? Ou bien, règnerait-il dans ce pays un tel niveau de justice sociale que cette question ne se poserait même plus ? Le régime Cubain et ceux qui en France le soutiennent, nous feraient-ils “le coup” de la fin de l'histoire à Cuba ?
6) Combien d'années encore l'embargo des Etats-Unis va t-il permettre à ceux qui pardonnent tout à Castro, d“expliquer la faillite économique et humaine de son régime ?
Encore une fois, quand on y réfléchit, Castro n'a t-il pas tout le loisir de commercer avec l'Amérique du sud et l'Europe ? Mais… encore faut-il - il est vrai - que l'économie castriste soit - autant que faire se peut - transparente, efficiente et, par voie de conséquence, digne de confiance. Mais ça… c'est une autre affaire !
7) Quand le régime de Castro s'effondrera - sa police, ses hommes de main, son clientélisme - et que les portes des prisons s'ouvriront (on peut aussi mentionner les risques de ‘guerre civile’ - règlements de comptes de toute sorte entre les cubains de l'intérieur et puis, ne les oublions pas ceux-là - parce que…. eux, ils n'ont rien oublié : les cubains de Miami et leur sentiment que le régime de Castro leur a confisqué et volé leur pays qu'ils ont dû quitter pour des raisons politique, culturelle ou bien, tout simplement économique), que restera t-il comme arguments à ceux qui traînent derrière eux, depuis plus de quarante ans maintenant, cette vieille casserole qu'est leur engagement en faveur de ce régime ?
Soutien qui en rappelle bien d'autres, tout aussi déshonorants ceux-là : on n'a pas connu un tel fourvoiement dans le domaine de l'engagement politique depuis l'époque où des intellectuels soutenaient un PCF aux ordres de l'URSS, de Staline et des autres - même si, Dieu merci ! les enjeux ne sont pas de la même importance.
8) Est-ce que l'argument d'un soulèvement fomenté par les Etats-Unis permettra à ces mêmes tribuns complaisants, à la compassion parcimonieuse et sélective, de qualifier les prochains insurgés de réactionnaires à la solde du Grand Capital ?
Et pour finir :
9) Quelles fautes le peuple cubain a-t-il commises pour mériter un sort aussi cruel et injuste - un tel dénuement, un tel abandon, un tel mépris ?
10) Dans les années à venir, quel prix le peuple cubain devra t-il encore payer et… pourquoi ce peuple en particulier ?
______________
Ceux qui comptent sur Chavez pour prendre la relève de Castro (Diable ! Pourquoi les fils dépensent autant d'énergie à ressembler à leur père ? ) n'ont pas d'illusion à se faire…
Dans son combat légitime contre l'hégémonie économique, culturelle et militaire américaine, Pétro-dollars ou pas, Chavez échouera car Chavez est un homme qui divise et qui ne rassemble pas, chez lui - à l'intérieur des frontières du Venezuela - comme à l'extérieur - sur le continent sud-américain.
Chavez semble n'avoir trouvé qu'un seul allié dans la région : le régime de Castro ; régime par avance, condamné. Et à ce sujet…
Rares sont les pays qui, se libérant d'un joug (qu'on situera, en ce qui concerne Cuba, à gauche, avec toutes les réserves qui s'imposent), s'orientent vers ce qu'on pourrait appeler, une troisième voie. Très vite, ces pays-là… vont au plus fort car ils ont besoin de stabilité, de sécurité, d'une aide économique importante et de cash (pas seulement d'un pourboire ou d'une aumône).
Pour cette raison, Cuba se rapprochera inévitablement des Etats-Unis (et du Brésil ? ) après la chute du système et/ou du régime castriste (nb : chute indépendante du décès de Castro puisque son système peut lui survivre).
C'est alors que Chavez se retrouvera bien seul sur son continent.
Si au Venezuela, les perdants d'hier deviennent les gagnants d'aujourd'hui au détriment de tous ceux qui sous le régime précédent y trouvaient leur compte, et si Chavez n'est pas capable de rallier à sa cause les classes moyennes de son pays, il échouera. Il sera renversé ou bien, c'en sera fini de la liberté dans ce pays puisque Chavez ne pourra se maintenir au pouvoir qu'en la bafouant.
Quant à l'Europe - géant culturel et économique mais… - paradoxe suprême ! - nain militaire et politique (allez savoir pourquoi ! Alors qu'elle possède toutes les qualités requises qui pourraient faire d'elle une Puissance, proposant ainsi une alternative à l'hégémonie américaine), cette Europe-là a encore laissé passer une belle opportunité lors des dernières élections en Amérique du sud. Elle aurait dû se rapprocher de cette région et des états qui, ne remettant pas en cause la liberté, refusent le diktat économique et culturel américain - ce diktat l'a concernant tout autant.
***
La littérature sur Cuba est abondante : celle des analystes et puis aussi, la littérature de ceux qui ont dû quitter cette île pour, intellectuellement, artistiquement et économiquement ne pas mourir.
Cet article s'adresse en priorité non pas à ceux qui ont de bonnes raisons de soutenir Castro - raisons qui n'ont pas grand'chose à voir avec un souci quelconque pour ce peuple ; mon article s'adresse à ceux qui se sentent obligés de soutenir Castro sous prétexte que des hommes comme Ignacio Ramonet, qui n'est pas un imbécile, le soutiennent.
L'anti-américanisme est au cœur du soutien au régime de Castro. Anti-américanisme inacceptable - celui-là - puisqu'il vit (à Cuba) et SE vit (en Europe) SUR LE DOS du peuple cubain - entre autres peuples.
Si l'on n'est pas capable de penser l'anti-américanisme (hégémonie prédatrice dans les domaines culturel, économique et militaire) sans passer à la trappe la liberté et l'épanouissement des peuples, alors, il faudra expliquer comment, un tel anti-américanisme se justifie… moralement.
***
Toutefois, si l'anti-américanisme n'est pas en cause mais… un amour incommensurable pour le Peuple cubain, que l'on me prouve alors que le régime castriste était bien - et demeure - depuis un demi siècle (et pour les siècles à venir sans doute ? ) le meilleur régime qui soit et par voie de conséquence, le meilleur régime pour tous les peuples, à commencer par ceux de l'Amérique et Centrale et Latine et du Sud.
Si d'aventure, ce système est le meilleur qui soit pour le Peuple cubain seul, que l'on m'explique quel est ce caractère propre à ce Peuple (la spécificité donc ! de lieu, d'histoire et de culture) qui fait que ce dernier ne peut espérer et ne doit, en aucun cas, compter depuis un demi siècle et pour les siècles à venir, sur un autre mode d'organisation de vie en société.
Dans le cas où ce caractère spécifique n'existerait pas, qu'est-ce qui… alors, prédestine ce Peuple à un tel régime depuis plus de deux générations… et ce régime, au soutien, depuis un demi siècle, d'hommes et de femmes dits de gauche qui vivent dans une Europe riche et prospère.
Une Europe de l'Ouest qui, de 1958 à nos jours, a pourtant permis - sauf erreur de ma part - à tant d'hommes et de femmes de s'ouvrir à l'infinité de tous les possibles dans les domaines économique, artistique, scientifique et philosophique ; et ce, grâce à la démocratie !
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La haine envers la démocratie serait-elle la cause de ce soutien ?
Faut-il rappeler que la démocratie, ce n'est pas seulement la liberté mais aussi et surtout, l'énergie et le mouvement !
Une quête, cette démocratie, pour plus de justice et plus d'opportunités pour chacun d'entre nous ; quête qui parfois, et souvent, doit appeler à la lutte ; un cadre juridique, constitutionnel, légal - que sais-je encore -, afin que cette lutte puisse avoir lieu sans dommage irréversible pour ceux qui la conduisent (et ceux qui s'y opposent) ; cette lutte ayant pour but d'obtenir des résultats souhaitables et probants et considérés comme tels par le plus grand nombre.
Serge ULESKI
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