Israël: les travaillistes tournent la page des civils dans la douleur

Un ancien chef des services secrets, ou un ancien chef d’état major de l’armée ? Tel est le choix pour diriger le parti travailliste en Israël, après le premier tour de scrutin lundi. Exit le syndicaliste Amir Peretz, aux moustaches dignes de Staline, après la débacle de son passage au ministère de la défense.

Péretz, éclaboussé par la conduite de la guerre avec le Hezbollah libanais l’an dernier, n’a recueilli que 22% des voix des militants travaillistes. Cet échec sonne le glas de cette première tentative de confier les rênes du principal parti de la gauche israélienne à un civil sans grande expérience militaire (Shimon Pérès l’avait précédé, dans des circonstances spéciales puisqu’il avait remplacé Yitzhak Rabin après son assassinat), séfarade de surcroît et mettant en avant un agenda social. Retour au principe de réalité, donc, les travaillistes devant recourir vers des profils plus classiques de dirigeants politiques couleur kaki pour retrouver leur crédibilité auprès des électeurs.

Restent donc dex candidats en lice pour ce deuxième tour décisif le 12 juin. L’un, connu, a déjà été premier ministre: Ehud Barak, militaire très décoré mais dont le passage au pouvoir n’a pas été concluant. L’autre, moins connu à l’étranger mais très respecté en Israël, est l’ancien chef du Shin Bet (service de renseignement intérieur), Ami Ayalon, connu pour des positions pacifistes. Barak est arrivé en tête du premier tour, avec 36% des voix, devançant légèrement Ayalon avec 31%. Mais Peretz devrait mettre son poids derrière l’ancien chef du Shin Beth, contre Barak, donnant à Ayalon une vraie chance de l’emporter.

Au-delà du changement de profil du futur leader travailliste, l’élection pourrait avoir une influence déterminante sur la situation politique. Amir Ayalon a en effet annoncé qu’en cas de victoire, il retirerait les travaillistes de la coalition dirigée par Ehud Olmert. Ce dernier serait alors beaucoup plus dépendant des partis religieux et d’extrême droite. L’onde de choc de la guerre israélo-libanaise de 2006 n’en finit pas de secouer la société israélienne.


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caro | délinquante avérée
18H46 29/05/2007

Il faudrait qu’Ayalon l’emporte. Il mettrait tout son poids pour faire avancer les négociations avec les Palestiniens. Déjà maintenant, il oeuvre avec des Palestiniens pour la paix et une reconnaissance mutuelle. La guerre a assez duré. Les deux peuples doivent bâtir leur avenir, ensemble ou côte à côte (1 ou 2 pays), c’est à eux à choisir, dans le respect l’un de l’autre.

 
Courageux anonyme
09H06 31/05/2007

Totalement d’accord avec vous.
Sauf sur un point (sinon à quoi bon écrire).

Il faut absolument 2 états séparés (en attendant que la terre ne soit qu’un seul pays….).

Pourquoi ? pour la raison meme de la création de l’état d’israel.
Permettre aux croyants juifs d’avoir une terre refuge en cas d’antisemitisme dans un coin du monde.

En effets, les juifs (comme surement les croyants tibétains) sont ou ont été le seul groupe religieux monothéiste (?) à ne pas avoir de terre d’accueil.
Les chretiens ont historiquement l’europe (pas vrai Mr. Giscard ?) quoique aussi israel, les musulmans ont nombre de pays historiquement terre d’islam.
Un seul état serait bien sur merveilleux dans l’absolu, mais dramatique pour la préversation de l’identité religieuse du judaisme tout simplement par le taux de naissance assez disparate entre arabes & israelien (bien que chez les juifs othodoxes je suppose que le taux de naissance équivaut à celui des arabes israeliens (à vérifier)).

 
Courageux anonyme
08H20 11/08/2007

Israël a fait le choix du mur pour ne pas faire la paix. La séparation lui suffit.
Aucun homme n’est assez populaire en Israël pour imposer la paix, pas même Ayalon. Les extrémistes israéliens prospèrent. On l’a vu avec le petit essai médiatique d’évacuation de 2 familles de colons parmi es centaines, les colons obéissent à leurs rabbins et non à l’armée, les soldats religieux aussi. Et les rabbins ne sont pas pour la paix, je veux parler des rabbins ultra-nationalistes bien sûr, mais les autres se tairont car l’unité du peuple juif est un des dogmes du sionisme et on ne peut pas toucher à ce pilier sans risquer l’effondrement de l’édifice idéologique.
La paix n’est ni pour demain ni pour après-demain. Elle nécessite la fin du sionisme.