Paris accueille le championnat gay et lesbien de natation

Championnats mondiaux gays et lesbiens de sports aquatiques

Curieux nom de championnat. La quatrième édition du Tournoi International de Paris accueillait du 23 au 28 mai les seizièmes Igla (International gay and lesbian aquatics), soit les championnats mondiaux gays et lesbiens de sports aquatiques.

J’avoue que sur le moment, je comprenais mal l’intérêt de communautariser un événement sportif. Après tout, il n’existe pas de championnat pour gauchers. Et d’abord, comment reconnaître un nageur homo d’un nageur qui ne l’est pas? « Ce n’est pas ça du tout! Pas question de faire des tests », m’explique, rigolard, l’un des organisateurs. « Les compétitions sont ouvertes à tous. Sur les 600 nageurs présents, il y a beaucoup d’hétérosexuels ». Impossible de chiffrer, évidemment.

Alors pourquoi? Les premiers championnats Igla sont nés à San Diego (USA) en 1987. Ils avaient deux objectifs: promouvoir les sports aquatiques, peu pratiqués dans la communauté homosexuelle, et diffuser des valeurs d’intégration et de respect de l’autre dans la société. Une version sportive de la Gay Pride. Curieux et passionnés sont les bienvenus, des fêtes sont organisées à la fin de chaque journée. « Pourquoi pas y faire des rencontres? » me glisse une spectatrice.

Ces compétitions n’en sont pas moins sérieuses. Les nageurs viennent de toute l’Europe et des Etats-Unis, où le championnat se déroule fréquemment. On y retrouve d’anciens champions du monde, des nageurs qui battent les records de leur pays. Et les résultats sont homologables. Mais il y a parfois des difficultés. « Une amie avait battu le record autrichien dans sa catégorie », raconte Lisa Rosenblatt, une nageuse venue d’Autriche. « Quand elle l’a présenté, certains juges lui ont répondu qu’il n’était pas valable. Il a fallu du temps avant qu’ils ne fassent machine arrière ». Les discriminations persistent bel et bien.

Le sport est peut-être, bien qu’on en parle peu, un des domaines où l’homosexualité est la plus mal vécue. Lisa m’explique: « La natation, comme beaucoup de sports, est une discipline où l’on se regarde les uns les autres. Quand certains nageurs me draguent, je n’apprécie pas tellement, mais s’ils découvrent que je suis lesbienne, la situation peut vraiment devenir pénible ». Lionel, venu là en spectateur « intéressé », reprend: « Le sport est un lieu de socialisation. Or, quand on est homo, il y en a toujours pour vous dire: « Tu vois, on est sympa avec toi, on fait pas de différence! » Rien que ça, c’est blessant.

Tous ceux présents à ce championnat se disent soulagés de pouvoir nager ici, en toute quiétude. Paul vient de sortir de l’eau. Pour lui, il s’agit d’affiner l’image des homosexuels. « Ceux qui ne connaissent pas d’homosexuels dans leur entourage les perçoivent comme des joyeux fêtards, des gens qui vont dans des boîtes de nuits bizarres et qui font la gay pride. Mais non. Des homos, il y en a de toute sorte. Il y a aussi des homos qui sont champions olympiques. »


En notant les commentaires pour leur pertinence, vous en facilitez la lecture. Les moins bien notés se replient d'eux-même mais peuvent s'ouvrir d'un clic. Pour pouvoir commenter et noter, merci de vous inscrire. Les commentaires sont fermés après sept jours. Pour en savoir plus, lire la charte des commentaires.

 
Courageux anonyme
18H07 28/05/2007

Quelle necessité y a-t-il d’organiser des championnats Gay ( homosexuels) de natation? Ils ne nafent pas de la même manière que les autres humains?Quelles sont les particularités des homosexuels dans l’eau?

Je pense qu’il n’en existe aucune! Ces battages vont avoir un effet contre-productif!

 Poliakoff

 
Ophélie Neiman | Rue89
19H21 28/05/2007

Avez-vous lu l’article?
Dans le deuxième paragraphe, un organisateur explique que cette manifestation s’adresse à tous les nageurs, quelle que soit leur orientation sexuelle. Evidemment qu’il n’y a aucune différence dans l’eau.
Même si, comme vous, je m’interroge sur l’intérêt de communautariser une réunion sportive, et sur sa perception, l’origine est clairement d’attirer l’attention sur la discrimination, et d’inviter à se rassembler par delà les préférences sexuelles.
Ca marche… ou pas! :)
Ophélie Neiman

 
Courageux anonyme
19H34 28/05/2007

D’accrord avec Ophélie, je te conseille de lire l’article avant de réagir ,je te l’accorde c’est devenu rare mais c’est souvent plus constructif…

 
Courageux anonyme
20H46 28/05/2007

C’est curieux ces attaques constantes,pourtant je ne fais que noter ce que vous mêmes notez: Quelle utilité ? Probablement une histoire commerciale,comme d’habitude!

 Poliakoff

 
Courageux anonyme
12H57 29/05/2007

Relis au lieu de t’obstiner…

 
Courageux anonyme
13H47 29/05/2007

A quand un tel championnat organise… a Moscou ? Des lustres, sans doute, a en croire les infos du weekend. Horreur…

 
Klaus (non vérifié)
18H30 28/05/2007

J’avoue que l’utilité particulière d’une telle épreuve sportive m’échappe complètement. Quand par inadvertance je regarde une retransmission sportive, je ne m’interroge pas sur la sexualité des hatlètes.

Il faut relever cependant une bonne et une mauvaise nouvelle :
1 - les records sont « homologables »,
2 - une discrimnation dans ce championnat : les « Trans » ne sont pas conviés !!!

;-))

 
Ophélie Neiman | Rue89
19H26 28/05/2007

Oups!
Vous avez raison de pointer une erreur de ma part: je ne l’ai pas précisé mais Igla est aussi désigné comme « le Championnat du Monde LGBT de natation », soit LGBT: lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres. Les « Trans » étaient donc fortement conviés! ;)

Ophélie Neiman

 
Garp | citoyen d'en bas
19H30 28/05/2007

Aucun intérêt !
Pas d’intérêt sportif : en quoi le fait d’ « ouvrir » une compétition sportive aux homos fait-il progresser le sport ?
Pas d’intérêt social : en quoi fait-il progresser la tolérance ?
Et l’intérêt de cet article ?
Et la gay pride de Moscou, n’est elle pas un peu plus révélatrice de l’état actuel des mentalités ( ou du moins de leur retour en arrière, si tant est qu’elles aient, un jour, vraiment évolué ) ?

 
Tita | A Lisbonne
19H48 28/05/2007

Par définition, discriminer, c’est faire une différence.

Alors un constat s’impose : dans ce championnat, les homosexuels se discriminent eux-mêmes pour faire les choses de manière séparée d’avec les autres sportifs (les hétérosexuels et les chastes… bref les autres).

On pourrait même penser que cela encouragerait à les voir différents puisqu’ils font des choses différentes en dehors de leur vie privée (comme ce championnat). C’est presque encourager à la discrimination, non ?

La seule raison qui peut me sembler légitime dans cette démarche, c’est l’action militante qui peut y être associée pour les droits des homosexuels ou pour montrer qu’ils sont comme les autres. Dans le premier cas (militantisme), ce championnat est assez peu médiatisé et visiblement ne cherche pas à l’être. Quand au deuxième cas, montrer qu’ils sont comme les autres, ou « diffuser des valeurs d’intégration et de respect de l’autre dans la société », alors pourquoi exclure les hétéro? Pourquoi ne pas se confronter à eux pour démontrer qu’ils nagent de la même manière et font parti de la grande famille de homo sapiens?

Alors pourquoi ? je crois que l’article donne la réponse : c’est une sorte de dérobade et qu’ils préfèrent faire du sport entre eux, pour éviter les petites phrases mesquines des homophobes.

 
Tita | A Lisbonne
20H38 28/05/2007

Mon commentaire précédant ne vaut rien compte-tenu que j’ai lu l’article en diagonale. Je comprends mieux après relecture de l’article, l’intérêt de cette manifestation.
Je prie l’auteur de l’article de bien vouloir m’excuser d’un commentaire hâtif.

 
Tita | A Lisbonne
20H57 28/05/2007

Je constate à la lecture des commentaires que je ne suis pas le seul à faire de la lecture (trop) rapide.

Cela me conduit à m’interroger sur l’impact des titres dans la lecture des articles. Avec le titre « Paris accueille le championnat gay… », on a une information de base qui servira de grille de lecture pour l’article. Par la suite, dans la lecture rapide, on prends alors les informations qui sont concordantes avec l’info de base et ne prenons pas celles divergentes. C’est ce qu’on appelle en psychologie le traitement sélectifs de l’information dont le biais de confirmation est un exemple.
Un exemple marquant, c’est le débat Royal-Sarkozy où chaque camp criait victoire en se souvenant des points marqués par son leader et en « oubliant » ceux de l’autre.
Donc visiblement, un titre qui laisse une impression fausse (concours sportif uniquement pour les homo), même si c’est démenti clairement dans l’article (où une lecture analytique permet de comprendre le démenti), conduit à une mauvaise compréhension pour les personnes qui lisent en diagonale (voire juste le titre)…
C’est pas flatteur pour nous, les lecteurs rapides, tout ça. Bouh !

 
Ophélie Neiman | Rue89
21H11 28/05/2007

Votre remarque sur le titre est juste.
J’en prends bonne note! Merci du conseil.

 
Tita | A Lisbonne
12H05 29/05/2007

Je vous sais grès de prendre en considération mon commentaire mais ne vous méprenez pas, le lecteur reste le principal responsable des erreurs de lecture qu’il fait. Je reste donc très responsable du peu de temps ou de motivation que j’ai consacré pour ma première lecture à votre article et j’en suis désolé.
J’ai juste voulu comprendre ce qui m’avait conduit à ce contre-sens outre l’excès de rapidité ou d’être trop persuadé d’avoir déjà compris le sens de l’article.

Au delà de cela, je réalise en même temps que l’importance du titre dépasse la lecture rapide car rares sont les personnes qui lisent tous les articles ; et de ce fait, le titre est souvent l’unique information qui est retenue. Après tout, nous lisons tous les titres et nous lisons en suite les articles dont les titres nous captivent. Dans le cas contraire, on en reste avec la seule idée que nous laisse le titre et c’est dommage s’il nous laisse une fausse idée ou un contre-sens. Dans le cas de votre article, ce principe est regrettable car après une lecture analytique, je trouvais pourtant l’idée plaisante et originale de donner un titre que vous contredisiez dans l’article nous faisant ainsi suivre votre propre démarche.
 Cordialement

 
Pibole | auteur
21H48 28/05/2007

et j’ajouterai que la lecture à l’écran ajoute une difficulté supplémentaire. Il n’y a pas la page de journal comme point de repère, on focalise complètement sur l’article hors d’un contexte de rubrique…

Une solution? je n’en vois pas. J’aime ces nouvelles pêchées sur le net, mais je sais que ma mémoire visuelle qui s’accroche à une mise en page, souffre du manque de pérennité de la page. A la limite, une « édition » quotidienne avec les articles toujours à la même place permettrait de se fixer un peu plus.

Dans le type de présentation calibrée des articles, il n’y a pas de hierarchie, ni de rubriquage clair. Et je me dis: pourvu que la sondagite ne frappe pas, et qu‘« ils » (vous, rue 89 ») ne pensent pas que les articles sur l’étranger ou sur la culture ne nous intéressent moins, et qu’ils (vous) les suppriment!
Ce sont simplement des articles que l’on lira après, ou dans quelques temps, ou à l’occasion d’autres rencontres dans le web.
Là, c’est tellement difficile à appréhender ce qui nous arrive avec ces élections, qu’on a du mal à s’interesser à autre chose…
Soyez patients.

 
Courageux anonyme
20H33 28/05/2007

A partir du moment où on organise un championnat « gay et lesbien », il me semble qu’on ne pourrait plus se formaliser de l’organisation d’un « championnat hétéro ».

Autrement dit, c’est la légitimation des discriminations, sauf à prétendre qu’elles ne sont intolérables que quand elles viennent d’un « camp » et pas de l’autre.

 
Courageux anonyme
21H18 28/05/2007

« on ne pourrait plus se formaliser de l’organisation d’un « championnat hétéro » « 
Ce genre de réflexion est inepte. L’acceptation sociale des homosexualités n’est pas symétrique à celle d l’hétérosexualité érigée en norme. Les positions ne sont pas interchangeables quand il s’agit de discrimination! Cela ressemble à l’invention de l’ultra droite du concept de « racisme anti-blanc », qui pose sur une ligne d’agalité des phénomaines totalement dissemblables. En plus ces jeux ne sont pas excluant, les hétéros sont admis.

Sur le sujet même de l’article, il faudrait simplement expliquer plus clairement le but de cet évènement. Il s’agit d’une rencontre sportive visant à souligner l’homophobie latente dans les milieux sportifs souvent très machistes. Pour certains gay c’est une situation ingérable à tel point que des clubs sont nés en Amérique du nord puis dans le reste du monde. Mais la vocation première de cet évènement était plus une rencontre festive entre LGBT, plus qu’un moment de revendications…

 
Courageux anonyme
10H52 29/05/2007

Sa réflexion n’était pas du tout inepte bien au contraire : si ça fonctionne dans un sens ça doit fonctionner dans l’autre : c’est justement le principe de l’égalité!!!

Et les histoires d’homophobie latente dans le milieu sportif ne justifie en rien ce genre de pratique: la question est plutot que viens faire l’orientation sexuelle dans le domaine sportif!!!! la réponse est : RIEN.

 
Courageux anonyme
11H24 30/05/2007

Vous polluez le web. J’ai honte pour vous.

 
21H54 28/05/2007

…des minorités : même si ce championnat est sensé etre ouvert à tous, son intitulé fait bien reference à une orientation sexuelle non ? C’est là tout le paradoxe de la minorité : elle veut etre acceptée comme tout le monde mais en affichant sa différence. Je ne veux pas etre moralisateur, je me demande seulement quel est le meilleur moyen pour qu’on laisse aux homosexuels le droit à l’(in)différence. Car finalement c’est ce surement ce que réclame la majorité d’entre eux ; qu’on les laisse en paix.

 
Courageux anonyme
22H35 28/05/2007

…et pourtant les faits sont là, têtus (sans jeu de mots). Il s’est déroulé ces derniers jours, à Paris, un championnat gay et lesbien de natation. Le cauchemar.

Plutôt que de chercher à formuler une critique immédiate -les motifs de colère sont innombrables et leur afflux soudain fausserait mon jugement-, il me faut d’abord vous décrire quelle a été ma réaction, moi qui ai pratiqué l’aviron à un certain niveau pendant plusieurs années.

Avant même de penser au séparatisme identitaire que cette manifestation implique -malgré la liberté concédée aux hétérosexuels de participer-, je me suis interrogé sur l’utilité sportive qu’il y avait à organiser une telle compétition. À ma connaissance, les autres ne sont pas interdites aux homosexuels.

Pourquoi, alors, en créer une dont l’intitulé même associe le sport, qui est l’activité universaliste par excellence, et une revendication à caractère communautariste?

Oui, pourquoi? Pour promouvoir les valeurs et l’identité de la communauté homosexuelle, nous dit-on dans cet article de Rue 89. (qui devient, de fait, mon anti-source d’informations!)

Je suis tout à fait favorable au fait qu’une communauté, qu’elle se reconnaisse par une pratique religieuse ou une orientation sexuelle, tienne à être respectée en tant que communauté.

En revanche, je suis absolument opposé à ce que ces mêmes communautés, sous couvert d’affirmation et d’auto-promotion, utilisent l’espace public à des fins de prosélytisme. Le sport, je le répète, est universaliste par essence, et ne doit par conséquent être soumis à aucune pression communautariste. Que les hétérosexuels soient autorisés à concourir ne change d’ailleurs rien au problème. Ce qui est inquiétant, c’est qu’avec des entreprises de cet ordre, la tentation va être grande, pour chaque communauté, de créer ses propres compétitions, comme certains voudraient que chacune puisse créer ses propres institutions, ce qui a été envisagé au Canada.

J’aimerais juste savoir, dans l’esprit des laudateurs d’entreprises de cet ordre, comment il va être possible d’assurer un réel vivre-ensemble si chaque communauté ne voit rien de mieux, pour s’affirmer, que d’organiser une manifestation à sa gloire.

Je me permets d’apporter ma propre réponse au préalable. La société qui se profile, si les pressions communautaristes se multiplient, sera celle du repli sur soi, de la peur et de la violence. Dans ce domaine comme dans d’autres, les bonnes intentions ne constituent pas une excuse.

Il est plus que temps de faire comprendre la nécessité qu’il y a, pour chaque communauté, à s’adapter aux valeurs que porte la société à laquelle elle est censée participer, plutôt que de laisser progressivement l’intérêt général s’effacer devant le chantage des groupes de pression. À bon lecteur.

http://criticusleblog.blogspot.com/

 
23H56 28/05/2007

Bonsoir,

J’ai voté « utile » à votre contribution, bien que j’éprouve une réticence certaine à souscrire à votre lecture de cet épisode en termes de « communauté », « prosélytisme », « séparatisme » et « chantage ». Ces mots-là sont, à mon sens, lourds de présupposés.

Votre paragraphe de conclusion me semble assez significatif de l’incertitude générale de vos remarques. Vous préconisez, en somme, de « s’adapter aux valeurs que porte la société ». On aurait beau jeu de jouer les candides: lesquelles valeurs?

Il me semble que c’est faire les minorités à l’image d’une majorité écrasante, - autant dire: faire un peu trop les autres à son image, que de les imaginer conquérants, quand ils ne font que revendiquer le droit minimal de dire: « je suis, j’existe »; de les réputer prosélytes, alors que - sauf erreur - rien ne dit a priori que ces minoritaires forcent à se conformer à tel ou tel mode d’existence particulier, étrange ou bizarre, sur le simple fait qu’elles invitent le badaud « décomplexé » (car ne faut-il pas le supposer « décomplexé » aujourd’hui?)… à venir voir: non pas à juger; à venir voir. Accepter cette invite par convivialité, par jeu, par divertissement, - par sport!
Libre aussi à chacun de la refuser.

À mon avis, le conformisme est une très bonne chose dans certains domaines de l’espace public: on suppose, eu égard à « l’intérêt général » comme vous dites, qu’il est bon de se conformer aux feux, ou aux règles de priorité du Code de la route.
Hormis ce type de code, destinés à la bonne conduite, bien des aspects minoritaires ne concernent en rien l’intérêt général, n’empiètent pas sur lui, et loin de lui être contraire, contribuent plutôt à sa richesse et à sa variété. L’intérêt général, ce n’est pas l’uniforme, le chromo ou le monochrome. Ce n’est pas davantage la standardisation des moeurs dans des normes de qualité NF.

Un exemple très court, fictif, pour aller dans le vif, où ce que vous dites est redoutable. Nous sommes en 1940. En bon lecteur, nous lisons la formule suivante avec attention: « Il est plus que temps de faire comprendre la nécessité qu’il y a, pour chaque communauté, à s’adapter aux valeurs que porte la société à laquelle elle est censée participer, plutôt que de laisser progressivement l’intérêt général s’effacer devant le chantage des groupes de pression. » Que vous inspire soudain un communiqué de la sorte?

Au fond, l’anti-conformisme n’est pas à craindre. En revanche, la « libido » d’appartenance, si - dès lors que cette libido se nourrit d’instincts grégaires et investit le champ social avec conviction pour le clôturer, le barrer, le boucler. Une société ouverte, ventilée, où les individus ne sont pas assignés à une seule et unique identité, me semble, par contraste, beaucoup plus saine. C’est le coup de La Fontaine, qu’on n’ira pas taxer de « repli sur soi »: « Diversité, c’est ma devise. »

Cordialement.

 
Courageux anonyme
00H29 29/05/2007

Voilà une réponse qui fait honneur au goût de son auteur(e) pour le verbe, mais dont la mauvaise foi rappelle les « mises en garde » de Libération, Marianne, Le Nouvel Observateur, et même Le Monde par rapport au « danger » que représentait selon eux le candidat Sarkozy.

Vous avez en effet fait un amalgame entre le dernier paragraphe de mon commentaire et les conceptions racistes de Vichy. Vous avez sorti ce paragraphe de son contexte (erreur fatale en journalisme!) pour lui faire dire précisément le contraire de ce qu’il dit réellement.

Qu’est-il arrivé en France entre 1940 et 1944? L’État français, au mépris des valeurs et des principes de la République, a exclu de la communauté nationale puis persécuté un groupe d’individus en raison de sa religion.

Sachant que c’est justement cette dissolution de la nation en minorités (exclues ou auto-exclues selon les cas) à laquelle je m’oppose dans mon commentaire, je ne vois pas comment on peut le rapprocher des idées qui ont prévalu lors de la « Révolution nationale ».

Votre réaction, si elle est attrayante et séduisante sur la forme, est nulle et non avenue sur le fond. Le but pour moi n’est pas d’imposer un modèle unique, uniforme et éternel à tous les individus qui composent la société, mais de faire reposer leur vie commune sur le principe indiscutable de non-discrimination, fût-elle « positive ». Désolé de devoir rappeler cette évidence.

Je vous invite à copier-coller votre réaction en commentaire sur le blog http://criticusleblog.blogspot.com/ . Salutations.

 
22H53 29/05/2007

Bonsoir,

Il y aurait beaucoup à dire sur notre désaccord, que j’ai tâché d’exprimer sur un mode plus critique que polémique. (Si jamais vous trouvez dans le texte dont je suis l’auteur des indices de polémique, j’en serais sincèrement désolé.)

Que reprochez-vous, au juste, à la position que j’ai défendue?
Vous y voyez une « réponse »; je croyais au contraire poser un problème, c’est-à-dire plutôt une question que donner une réponse.
Glissons sur le goût du verbe - si vous voulez (du moment qu’on écrit pour aligner plus de deux mots sur un forum, je ne vois pas comment se passer du verbe, sauf à user de monosyllabes, du morse ou de clichés).
Ensuite vous me gratifiez d’une « mauvaise foi » qui vous rappelle des « mises en garde » relatives à Sarkozy. Le procédé qui consiste à crier à la mauvaise foi sur le motif obscur que vous évoquez, me fait sourire: dans une charge au tribunal, ce soupçon de « mauvaise foi » qu’on fait peser sur l’autre (car c’est toi/lui/elle de mauvaise foi; moi, la bonne) est repéré comme une authentique pétition de principe: dire ne suffit pas, soupçonner non plus. Et 100 soupçons ne font pas 1 preuve.

Venons-en au point qui vous déplaît.
Dans ma réponse, qui était une question, vous avez vu un amalgame avec des conceptions racistes de Vichy: c’estprésumer beaucoup du seul fait que, pour prendre un exemple saisissant, j’ai demandé qu’on transpose dans une époque de sinistre mémoire (1940) la phrase terminale de votre opinion. Sans rien changer des mots - pardon: des notions que vous utilisiez avec une apparence de conviction que je crois de bonne foi.
Est-ce tricher que d’évaluer le sens d’un discours, non pas en sortant un paragraphe de son contexte immédiat, mais de son impensé historique? Car le présent nous aveugle, et pour sortir de l’angle mort de nos phrases, de leurs bévues sur ce qui se passe aujourd’hui dans l’espace politique, c’est un excellent exercice que d’en faire varier les contours ou les conditions historiques. À titre d’essai, ne serait-ce que pour faire voyager l’imagination.
Or, avec les notions que vous utilisez (et que je prenais avec des guillemets pincettes dès l’introduction), le paragraphe que vous me faites grief de replonger effectivement dans un autre contexte historique, m’est apparu tellement glissant que je me suis demandé: mais qu’est-ce que ça veut dire?

Dans de telles dispositions d’esprit, je suis assez surpris d’apprendre que vous avez dit réellement le contraire de ce que je prétendais (selon vous) faire dire à votre paragraphe. Vous comprenez ma surprise: je n’ai rien fait dire à votre paragraphe, ou plutôt je l’ai laissé parler mot pour mot (c’est du copier-coller avec guillemets) en le transposant en gros 65 ans en arrière, certes, mais pour vous poser la question: qu’en auriez-vous pensé à l’époque?
Je me suis bien gardé de faire dire quoi que ce soit à votre paragraphe: il parlait lui-même avec assez d’éloquence.

Aussi bien je laisse l’épisode 1940-1944 de côté puisque tel n’est pas « le fond » de la question.
Et j’arrive à votre but, qui est de fonder la vie commune sur le principe de la « non-discrimination, fût-elle positive. » Ce que vous considérez comme une évidence désolante, se trouve malheureusement nulle part dans votre texte. Je vous demande pardon, mais vous n’avez pas du tout écrit ce que vous prétendez cette fois: vous l’aviez sans doute en tête, non pas que vous l’auriez « rêvé », mais en le pensant de si loin, que rien n’en est passé, ni dans les mots ni dans les verbes, ni dans les blancs.
Or, il se trouve que le principe sur lequel, dans votre second texte, vous voulez « faire reposer [la] vie commune [des individus] » est tout ce qu’il y a de plus discutable - et je vous le dis de bonne foi.

Une autre fois, pour moi.
Je souhaite par-dessus tout que vous soyez persuadé qu’une divergence sur les questions de société ne signifie pas toujours un désaveu, ni forcément une réprobation: c’est plutôt une occasion de penser contre soi-même.

Cordialement.

 
Courageux anonyme
15H33 02/06/2007

Bonjour,

Avec un peu de retard, je tiens à vous informer de ma réaction à l’interdiction faite, en Australie cette fois, à des femmes et des hommes hétérosexuels d’entrer dans une boîte gay:

http://criticusleblog.blogspot.com/

 
Courageux anonyme
01H27 03/06/2007
 
Ophélie Neiman | Rue89
10H51 29/05/2007

« Oui, pourquoi? Pour promouvoir les valeurs et l’identité de la communauté homosexuelle, nous dit-on dans cet article de Rue 89. (qui devient, de fait, mon anti-source d’informations!) »

Mon Dieu, où ai-je écrit une une absurdité pareille? n’ai-je pas plutôt écrit: « Ils avaient deux objectifs: promouvoir les sports aquatiques, peu pratiqués dans la communauté homosexuelle, et diffuser des valeurs d’intégration et de respect de l’autre dans la société. »? Il ne me semble pas avoir signifié que « les valeurs de la communauté homosexuelle » étaient supérieures à d’autres…

Par ailleurs, ai-je dit que je soutenais ce championnat? Je me pose simplement des questions sur ses causes et ses conséquences, et je vous les pose. Si évoquer ce sujet suffit à faire du site une « anti-source d’informations » comme vous dites, il va nous falloir éviter bien des thèmes :)

Ophélie Neiman

 
Courageux anonyme
21H51 29/05/2007

D’accord,

Vous ne dîtes pas explicitement que vous soutenez ce championnat, mais le ton employé est celui de la fausse naïveté: cette compétition a « juste » pour but de promouvoir la natation à l’intérieur de la communauté homosexuelle, et ce faisant de plaider pour une meilleure acceptation réciproque entre hétérosexuels et homosexuels.

Ce que je voulais dénoncer -peut-être l’ai-je fait avec un peu de précipitation-, c’est que, sous couvert de promouvoir la tolérance, on entérine l’idée d’un séparatisme nécessaire au vivre ensemble…alors qu’il en constitue justement la menace…je ne sais pas quelle est votre opinion exacte sur la question, mais en ce qui me concerne, je suis assez effrayé par ce que je vois ici ou là. Bien cordialement, Alex DeLarge.

http://criticusleblog.blogspot.com/

 
Courageux anonyme
03H07 29/05/2007

Il ne faut pas oublier que les gays et lesbiennes n’ont pas les mêmes droits que les hétéros, à partir de là, n’est-il pas légitime de créer des manifestations rappelant cet était de fait?
L’homosexualité étant même illégale dans certains pays.

Si il ne faut pas communautariser, alors abolissons la journée de la Femme, oublions que pendant des siècles elles n’ont pas été l’égales des hommes, qu’elles ne le sont légalement pas dans certains pays et que même en France, ce pays si fier de lui-même et de ses Droits de l’Homme, elles souffrent de discrimination.

Je pense donc que cette manifestation sportive est légitime. Même si je comprends qu’elle soulève interrogations et discussions.

Chaussette

 
Courageux anonyme
10H56 29/05/2007

Ils peuvent parfaitement participer à n’importe quelle compétition sportive: il n’est pas demandé quelles sont les orientations sexuelles donc arrêtez de venir parler de droits.

Donc ce genre de manifestation n’a rien de légitime bien au contraire!

 
Courageux anonyme
07H35 29/05/2007

Bel exemple de communautarisme discriminatoire dont la municipalité Parisienne s’est fait une spécialité, à ma connaissance il y a eu un précédent et un petit scandale lié au fait que l’hétérosexualité n’y était pas bien vue.
Depuis les organisateurs ont - du moins en apparence - changé leur fusil d’épaule.
Il reste à voir si le festival du film lesbien sera comme l’année dernière interdit aux hommes…
Je rappelle que les impots locaux qui subventionnent ces manifestations ne sont pas (eux…) sexués.

 
Courageux anonyme
10H10 29/05/2007

A quand les championats du monde de natation pour les POLYGAMMES, les bi ou tri-sexuels, les gauchers, les rouquins, les juifs sépharades philatélistes allergiques à l’arachide ambidextres et dyslexiques etc ?….
Je trouve cela LAMENTABLE, sexiste, raciste, en un mot tellement horrible : COMMUNAUTARISTE !

A quand, comme dans certains quartiers de L.A. ou San Fransico des banques homos, des salons de coiffure homos, des épiceries homos, des cabinet de notaires homos, des dentistes homos, des vendeurs de frites homos, des cordonniers homos etc…

 
10H34 29/05/2007

euh…est-il possible de discuter sans atteindre le point de Godwin ? ;)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Godwin

 
Courageux anonyme
10H50 29/05/2007

« Championnat gay et lesbien de natation »; tout à fait pittoyable.

Difficile de demander l’égalité et le respect de cette façon.

 
icare | Peut ont faire confiance a un Journalist...
13H39 29/05/2007

Ont pourrait tout aussi bien voir les choses sous un autre angle.
A t’on déjà entendu parler d’un assassinat pour le motif que la victime était Hétéro?
A ton déjà entendu parler d’un ado battu a mort dans son lycée pour les fait d’être Hétéro ?
A ton déjà entendu parler d’un génocide des hétéros ?
A ton déjà entendu parler d’une Hétéro Pride ?
Jamais, cela n’existe pas pour le simple fait aucun hétéro fus une victime pour le simple fait d’être Hétéro !
Par contre les crimes homophobe existe, le triangle rose et la déportation des homos dans les camps de concentration à exister aussi…
Les Homos ont décidaient de réagir en organisant certain événement, marche de l’orgueil d’être ce que l’on est, ou événement sportif pour dire arrêtez de nous discriminait de nous assassinait et de nous voir comme de vielle folle effarouchai, et donnait nous les mêmes droits que vous hétéro bénéficier.
Ce sont les Hétéros qui ont forçaient les homos a ce marginaliser et a se ghettoïser, et aujourd’hui a s’organisaient pour obtenir le respect et la reconnaissance de leurs droits.
Juste retour des choses

 
Courageux anonyme
18H11 29/05/2007

A quel « juste » retour des choses faites vous allusion?
Les « homos » n’existent pas en France pas plus que d’autres minorités de quelques nature qu’elles soient…
Ce qui existe en France ce sont des citoyens Français égaux dont les rapports entre eux sont régis par quelque chose qui s’appele la Loi.
Le reste ressort de leur vie privée qu’ils seraient bien aimable que ce soit dans le domaine religieux, de préférence érotique, d’origine plus ou moins lointaine ou d’histoire de bien vouloir garder pour eux.
On n’est pas aux Etats-Unis ici…Ici, on vit dans un République Laïque.
Comme Nicolas Sarkozy, je dirais « ça plait tant mieux, ça ne plait pas on en tire les conséquences »

 
icare | Peut ont faire confiance a un Journalist...
03H04 30/05/2007

Quand a mon Juste retour des choses je me réfère au fait que dans la passai, les civilisations Grecque, Romaine, Chinoise ou même Maya l’homosexualité faisais parti des mœurs et le concept Homophonique n’exister pas.
Les religions apparurent et l’ère de l’obscurantisme a régnai, beaucoup de diversités humaine on était anéantis ainsi que d’autre croyances.
Apres des siècles de clandestinités les homos reviennent au grand jour et se battent pour le respect d’être ce qu’ils sont et le droit de pouvoir exprimer publiquement leurs sentiments.
Même si cela n’est pas toujours facile en particulier pour les ados, La France et certain autres pays du monde offre en parti cette possibilité, mais cela n’est pas le cas dans beaucoup d’autres pays.
Pour ne citer qu’un exemple. Singapour, la loi interdit toute relation homosexuel(le) sous peine de sévère sanction pénale, et la répression y est constante et féroce.

 
Courageux anonyme
09H42 30/05/2007

Nous ne sommes pas chez les Grecs, les Chinois, les Romains ou les Mayas.
Nous ne sommes pas à Singapour.
Nous sommes à Paris, en 2007, en République, en République Laïque, en Démocratie.
Je vous le redis:
En France il n’y a qu’une seule catégorie de Citoyens, les Citoyens Français.
Si la Laïcité vous pèse, allez vivre à San Francisco.
Cette Mairie infernale, communautariste, hypocrite, dilapidant les impots de l’ensemble des Parisiens « gays » ou non, dans ce type de manifestation, sera, je l’espère, ramenée à ses propres valeurs de gauche par une bonne cure d’opposition lors des prochaines municipales.

 
icare | Peut ont faire confiance a un Journalist...
12H06 30/05/2007

la première chose, Laïc ou pas, France ou pas racisme et homophobie sont présent dans votre belle patrie des droits de l’homme !
Pourquoi d’ailleurs dite vous des droits de l’homme, et non pas droit de l’homme et de la femme ?
La seconde chose, l’association GLDB paie pour avoir le droit d’utilisez une piscine appartenant a la ville de Paris….
Alors arrêtez donc de dire n’importe quoi !

 
Courageux anonyme
13H23 30/05/2007

C’est vous qui parlez des Droits de l’Homme…son intitulé ressort de l’Histoire et… de la grammaire.
Le masculin l’emporte sur le féminin en Français, c’est peut être regrettable mais c’est ainsi.
A propos de français, la France est effectivement mon pays mais je ne suis pas aveugle sur la persistence du racisme et de l’homophobie dans ce pays.
Je vous rappele qu’il s’agit de délits punis par la Loi.
Mais pour ce qui vous concerne, si cette persistence vous semble insuportable, il vous appartient d’aller vivre dans toute autre pays de votre choix ou racisme et homophobie n’existent pas.
En ce qui concerne ces subventions de type communautaire dont la Mairie de Paris s’est faite une spécialité :
Si des gens qui nous lisent veulent approfondir ce sujet, ils pourront utilement se rendre à l’hotel de ville - entrée rue de Lobau - se munir de papiers d’identité et d’une photo - la salle de lecture se trouve au quatrième étage, escalier à droite juste après le bureau de sécurité du rez de chaussée - attention au second étage il faut changer d’escalier - les budgets de la ville et les extrait de délibérations se trouvent tout à fait à droite du premier rayonnage du deuxième meuble bas qui fait face à l’entrée.
En feuilletant un peu ils pourront se faire une idée…

 
icare | Peut ont faire confiance a un Journalist...
01H55 31/05/2007

Dans ce cas, je ne comprends pas en quoi le Championnat de natation Homo vous dérange ?
En ce qui concerne la France, dans mon écris daté du : 30/05. Je dis bien ‘La France et certain autres pays du monde offre en parti cette possibilité, mais cela n’est pas le cas dans beaucoup d’autres pays.’
Maintenant, dire que la France est mon pays, et si le fait qu’il y ai des raciste et des homophobe en France, je peu aller vivre dans un autre pays….ces un peu facho comme argument…
Vous pensez sans doute que du fait d’être étranger dans votre pays ont doit dire tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ??

 
Courageux anonyme
07H57 31/05/2007

Je dis qu’on a le droit de vivre comme on l’entends dans le cadre de la Loi.
Par contre la règle de vie commune étant la Laïcité en France on n’a pas le droit de se constituer en communautés dont finalité est, soyons clair de se sentir d’abord différent, se vivre ensuite, s’opposer enfin au reste de la Nation.
Il n’y aura pas de société d’appartheid en France, ni pour les gays ni pour les juifs ni pour les musulmans ni pour les catholiques ni pour les Chinois ni pour qui que ce soit.
Pas de ghetto, physique ou mental pour personne en République.
Je dis que ce genre de manifestation est métaphorique de ce type d’approche.
Je dis qu’elle est inadmissible en tant que telle, et doit être combattue pâr tous les démocrates.
Je dis que la politique de subventions communautariste de la mairie de Paris, qui ne concerne pas que les associations gays mais aussi certaines écoles et groupes religieux, voire carrément ethniques soit prétexte de folklore ou de culture traditionnelle est un scandale.
Je dis enfin qu’il est regrettable d’assimiler le principe de responsabilité et de dignité individuelle au fascisme

 
icare | Peut ont faire confiance a un Journalist...
09H21 31/05/2007

Je respect votre opinion.
Néanmoins à vous écoutez, il faudrait interdire les compétitions féminines ! La course des cafetiers ! Ou toute autre manifestations corporatiste qui voudra défendre ses droits.
MOI, j’aime la France pour sa diversité, pour sa richesse culturelle, ses couleurs de peaux, toutes ces associations qui tente de défendre les plus faibles, sa cuisine, et le fait que chaque minorité aient le droit de pouvoir s’exprimer publiquement.
MOI, je déteste la France, des politiciens qui s’autoamnisties, de ceux qui lui font perdre son identité et ses valeurs originaire…etc.

 
Courageux anonyme
17H44 31/05/2007

Moi aussi Monsieur, je respecte votre opinion, je me doute bien que celà ne doit pas être tout les jours facile, je trouve inadmissible un certain type de vexations.
Etant Franc-Maçon il m’est arrivé aussi d’en subir et même des brimades hypocrites dans l’entreprise qui m’employait.
Mais voyez vous ce n’est pas une bonne méthode que le repli identitaire pour concourrir au progrès humain.
C’est même quelque chose de dangereux pour ceux-la même qui s’y livrent;
Enfin notre société française de type égalitaire et citoyenne, elle ne peut fonctionner donc tolérer sur le long terme un groupe quelqu’il soit qui se reconnait une quelconque double appartenance sur le plan collectif - à titre individuel bien entendu le gens pensent, croient et vivent ce qu’ils veulent.
Pour sortir un peu du strict débat et juste pour l’illustrer dans le domaine politico-religieux c’est ce qui constitue à mes yeux le danger de Français se réclamant du sionisme ou de l’Islamisme, c’est un danger pour l’unité de la Nation et c’est un danger pour ces Français eux-même, la loyauté ne se partage pas.
Quand au reste je suis assez d’accord avec vous, en y mettant le bémol que les femmes et les garçons de café relèvent je suppose de la boutade

 
16H26 29/05/2007

Vous croyez que Mr Vaneste y sera ?

 
16H32 29/05/2007

« Tous ceux présents à ce championnat se disent soulagés de pouvoir nager ici, en toute quiétude. »
Voilà qui justifie amplement la tenue de cette manifestation qui, à ma connaissance, n’embête pas grand monde !

 
Courageux anonyme
17H48 29/05/2007

Ca ne justifie rien du tout puisque les piscines ne demandent pas quelles sont les préférences sexuelles quand vous allez nager!

Donc ce genre de phrase voudrait plutot dire qu’ils ne supportent pas de nager avec hétéros?

 
Courageux anonyme
09H44 30/05/2007

Personne n’est embété en effet à part les principes de notre République.

 
Courageux anonyme
17H44 29/05/2007

Bonsoir,

Curieux événement que ce championnat gay quant on pense que les valeurs du sport sont celles de l’universalisme, de l’égalité et du dépassement de soi. Comment concilier sport et identité sexuelle sans penser à considérer qu’il existerait un sport gay? C’est à priori un contre-sens, voire un non-sens. L’identité sexuelle ne peut (ne doit) pas s’imposer comme étant un mode de distinction sportive. La séxualité n’est pas un genre sportif. La question fondemmentale porte plutôt sur l’insertion des homosexeul(e)s dans le monde sportif et l’on à faire dans ce cas à une évolution des moeurs et des comportement avant tout.
 S.

 
15H02 31/05/2007

Et pourquoi faire une différence entre gay et lesbiennes?? que je sache cela ne se voit pas dans la piscine!