ENTRETIEN 27/05/2007 à 20h36

Amnesty : « Il y a une régression du droit d'asile en France »

Zineb Dryef | Journaliste Rue89


Dans une interview accordée à Rue89, Geneviève Sevrin, présidente de la section française d'Amnesty International , souligne les dérives de la politique de l'immigration en France.

Dans son rapport annuel, l'ONG dénonce des atteintes de plus en plus fréquentes aux droits de l'homme sous couvert de lutte contre le terrorisme. Plusieurs gouvernements entretiennent et instrumentalisent le sentiment de peur des populations, ce qui entraîne une montée importante du racisme et de la xénophobie.

Bien qu'Amnesty ne minimise pas les risques liés au terrorisme, l'organisation dénonce certains États qui n'hésitent pas à exploiter, voire à cultiver, la peur afin d'accélerer l'adoption de lois extremement restrictives. En ouverture du rapport, Irène Khan, secrétaire générale d'Amnesty International, s'inquiète de cette « nouvelle division du monde » rappellant celle de la guerre froide et semant « les germes de nouvelles violences et de nouveaux conflits ».

En France, l'organisation vise particulièrement la loi relative à l'immigration. Geneviève Sevrin s'élève contre la confusion faite entre demandeur d'asile et immigré. Des restrictions du droit d'asile ont été proposées dans le cadre de la nouvelle loi sur l'immigration alors même que le nombre de demandes a baissé de 40% en 2006 par rapport à l'année précédente.

Autre sujet sensible, le traitement subi par les étrangers en France. Outre l'augmentation des cas de racisme, les fautes commises par des policiers à leur égard est en augmentation. Le rapport rappelle le cas de Getu Hagos Mariame, ressortissant éthiopien mort suite à une bavure policière en 2003. Passés devant le tribunal de Bobigny en septembre 2006, des trois policiers accusés d'homicide involontaire, un seul a été condamné à six mois de prison avec sursis.

« La situation des droits humains dans le monde », rapport 2007 de Amnesty International (EFAI, 15 euros).

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  • Anonyme

    Non n'en faisons pas ! ! ! car qu'en on en fait il faut être à même de prouver ce qu'on avance.
    A moins bien sûr d'être un manipulateur de bas étage aveuglé par son anti-américanisme.
    Je ne sais pas pourquoi je repense à la phrase de Trotsky à propos des combats pour la Laïcité en France :
    « L'anti-cléricalisme c'est la religion des imbéciles » et bien l'anti-américanisme a pris brillament le relais...

    • Anonyme

      Nul et hors sujet.
      Encore qu'on doute de vos compétences, vue la saillie totalement à côté de la plaque.

       
      • Anonyme

        J'ai touché juste à ce que je vois....

        • Anonyme

          Vous réagissez de façon stupide et inutile

          • Anonyme

            Merci c'est trop flatteur...

      3 autres commentaires
    • Anonyme

      La preuve se trouve dans les statistiques du Ministère l'intérieur lui-même.
      Si l'anti-américanisme est le pendant de l'anti-cléricalisme, le premier est pleinement justifié.
      Il est hautement improbable que les « bons américains » souhaitent bénéficifier de la caution intellectuelle et morale de Trosky

       
      • Anonyme

        Heu je ne comprends pas tes propos...
        jojolapin

      1 autres commentaires
    • a.guillaume
      • Posté à 17h37 le 26/05/2007

      curieux de la part de TRotsky ,lui qui a du être elevé a la religion =opium du peuple...

       
      • Anonyme répond à a.guillaume

        Au contraire c'était très logique car dans son idée, l'anti-clériclisme en France était une manoeuvre de la bourgoisie et de la gauche soial-démocrate pour détourner le peuple de la lutte des classes, le seul combat qu'il faille mener à ses yeux.
        C'est d'ailleurs sur ces considérations qu'il fut l'initiateur des persécutions anti-maçonniques en union sovétique.
        Voir les mémoires de Léon à ce sujet...un épisode que ni le facteur ni la belle Arlette n'aiment à rappeler.

        • a.guillaume
          • Posté à 18h49 le 26/05/2007

          les voies tortueuses et chafouines de la dialectique me resteront a jamais impenetrables

        • Anonyme

          Disons plus simplement que s'il faut faire appel au vieux Léon pour étayer une opinion sur un problème d'aujourd'hui, c'est que cette opinion manque un peu de consistance. Cela vaut aussi pour les anti-amécicains qui se prévalent encore dudit Léon

          • Anonyme

            Expliquer que les Américains se gardent bien de trouver de trouver Ben Laden pour justifier leurs interventions dans le monde me parait relever au choix :
            D'une manipulation de bas étage
            D'un anti-américanisme délirant
            C'est la raison pour laquelle je transformais la phrase de Léon en :
            « L'anti-américanisme est l'idéologie des imbéciles »
            Voilà tout...Je suis de droite Léon n'est pas ma tasse de thé.

        • Anonyme

          Léon est le prénom de Trotsky.

          Pour info ! !

      5 autres commentaires
    • Tita
      Tita
      oiseau
      • Posté à 15h25 le 28/05/2007
      • Internaute
        oiseau

      Après une journée d'absence, je vois que mon commentaire a trouvé des détracteurs. Alors je vais tenter de répondre.

      J'avais voulu faire concis. Cependant comme le dit Noam Chomsky, on peut dire en 4 secondes que Kadhafi est un dictateur car tout le monde connaît les arguments répétés et encore répétés, mais on ne peut pas dire en 4 secondes que bien des directeurs de la CIA sont aussi de terribles terroristes simplement parce que cette dernière affirmation n'est pas pré-argumentée. Alors je vais répondre en argumentant, au dépend de la concision. Pardonnez-moi par avance.

      1) Mon commentaire était-il hors Sujet ? Je cite l'article ci-dessus : « Bien qu'Amnesty ne minimise pas les risques liés au terrorisme, l'organisation dénonce certains États qui n'hésitent pas à exploiter, voire à cultiver, la peur afin d'accélérer l'adoption de lois extrêmement restrictives ». Je ne sais pas comment vous en faites l'interprétation, mais pour moi, Amnesty International parle ici de propagande ou de justificatifs donnés (le terrorisme) par les Etats pour faire la politique que les gouvernements souhaitent faire. Amnesty affirme donc que le thème du terrorisme est exploité, qu'il est donné en justificatif pour cacher des raisons moins louables. Je ne suis pas dans ce cas hors sujet., même en parlant des USA qui est un des Etats de part le monde, qui à mon avis, se sert le plus du terrorisme comme justificatif.

      2) Mon commentaire était-il fait d'antiaméricanisme ? Qu'est-ce donc que l'antiaméricanisme sinon rejeter tout ce qui est américain parce que c'est américain ? Dans mon commentaire précédant, je parle de Bush et de son gouvernement non de la généralité des américains. Si critiquer Bush, c'est faire de l'anti-américanisme alors critiquer Monsieur Sarkozy, ferait-il de moi un anti-français ? Etant peu d'accord avec notre nouveaux président,, je vais vite brûler mon passeport dans ce cas… ; -)
      Notez au passage une chose : après le 11 septembre ceux qui n'était pas derrière le président Bush était effectivement vus, par les américains comme des anti-américains et des non-patriotes. Donc, la critique de l'anti-américanisme peut aussi être une réponse idéologique et de propagande. Quoi qu'il en soit, j'ai beaucoup de respect pour les victimes des décisions de Monsieur Bush qui sont souvent des soldats US, en Afghanistan, en Irak… sans oublier évidemment ceux qui sont de l'autre côté des lignes de mire.

      3) Quant à l'utilisation de la terreur en politique étrangère (hors France). Si j'en crois mes souvenirs, la deuxième guerre mondiale a commencé par un incident sur la frontière entre la Pologne et les Nazis. Des nazis s'étaient déguisés en Polonais pour faire un coup d'éclat en Allemagne sur la frontière. Le justificatif était donné ; Hitler attaqua la Pologne et la deuxième guerre mondiale commença.
      Cela ne peut pas arriver chez nous, en démocratie ? Je parlais juste ci-dessus de Chomsky (un américain ! ) qui est connu pour ses travaux en linguistique, mais aussi ses prises de position sur la société actuelle. Que nous dit alors ce bon monsieur Chomsky, cet intellectuel ? Il nous dit en substance, que nous ne devons pas croire ce qu'on nous dit (beaux principes, qu'on est merveilleux, qu'en face c'est Hitler, etc), mais déduire les intentions et les réelles explications par l'analyse des faits, un peu comme en éthologie humaine. A ce moment, que nous montrent les faits ?
      Les faits nous montrent un Canada faire du terrorisme au Québec pour délégitimer le mouvement indépendantiste Québécois. Les faits montrent que Monsieur Bush et son gouvernement ont clairement menti sur l'existence d'armes massives les menaçant depuis l'Irak . Pourtant monsieur Bush fait la guerre en Irak et en Afghanistan pour lutter contre ce même terrormisme terrorisme. Actuellement, il se prépare la même chose pour l'Iran où Monsieur Bush (il n'est pas le seul) se met hors la loi vis-à-vis du droit international et qu'en plus, il se sert de l'ONU pour se justifier. (Lien). Il y a une pléthore de documents et d'ouvrages sur ce genre de décalage entre les faits et les justificatifs…. Les droits de l'homme, et les conditions de vie des populations, sont les éternelles grandes victimes de ce décalage.

      4) utilisation de la terreur en France. J'ai parlé dans mon commentaire de la politique du chiffre qu'on demande à la police : Lien , Lien ; Lien ). Etrangement, en même temps que Amnesty international s'inquiète du cas français, la ligue des droits de l'homme avait constaté un retrait des libertés en France depuis quelques année et en conclusion demanda « à voter et faire voter, le 6 mai 2007, pour Ségolène Royal » craignant que « le bon fonctionnement de la démocratie, l'effectivité de la citoyenneté et le respect des principes de liberté, d'égalité et de fraternité [ne soient] en jeu ». Lien Vous ne vous demandez pas pourquoi ?

      5) Quant au parallèle entre monsieur Bush et monsieur Sarkozy qu'un certain Besson à une époque qualifia de « néo-conservateur américain avec un passeport français », ce parallèle est facile surtout si on se souvient de l'attitude de Sarkozy pendant la crise à l'ONU avec les USA à l'occasion de la guerre USA-Irak et qui, si je ne m'abuse pas, était en faveur de cette guerre.

      6) Et alors ? Alors compte tenu du décalage entre les faits et les justificatifs officiels donnés par nos gouvernements, il apparaît clair que, sans tomber dans le travers du procès d'intention – qui juge avec certitude–, nous ne devons pas pour autant nécessairement tout accepter comme une vérité absolue le discours que les politiques nous servent pour se justifier eux-mêmes. La réalité officielle (qui est répété souvent par des média non moins acoquinés avec le pouvoir –cf par exemple les documentaires de Pierre Carles) n'est pas nécessairement la réalité tout court. Nous devons donc discuter de manière contradictoire ce qu'affirment les gouvernements. C'est nécessaire et c'est nécessaire de le faire sans censure ou autocensure. Ce sans quoi, les gouvernements construisent des réalités (des idéologies ? ) qu'ils se servent ensuite pour justifier leur choix.
      Pour finir ce discours et bien appuyer sur la nécessité du doute, il y a quelques temps, j'ai été surpris d'apprendre par une historienne française que la banque de France (ce ne fut pas la seule) avait clairement fait le choix de Franco au détriment de la république il y a 65 ans, et maintenant je ne serais pas surpris d'apprendre que la catastrophe du 11 septembre fut un coup monté afin de réveiller un patriotisme blessé pour justifier toute les politiques de Monsieur Bush. D'ailleurs, c'est la thèse de certaines personnes Lien et, ayant vu leurs arguments, ces arguments me paraissent plus en adéquation avec les faits que les explications confuses, farfelues et à demi censurées du gouvernement de Monsieur Bush. Dans ce cadre, Ben Laden devient alors un prétexte ou plutôt un pion. Donc, je pense que Amnesty a raison. Nos politiques tendent un peu trop à se servir du terrorisme (et de la délinquance) pour justifier leur actions.

  • Anonyme

    Je découvre le site Rues 89 aujourd'hui, j'y apprend que dans son dernier rapport, Amnesty International a épinglé la France... Ce que se sont bien gardés de faire vos confréres de France 2 qui se sont contentés d'évoquer les critiques d'amnesty à l'encontre de l'administration Bush et de quelques dictatures dans leur journal de 13h00...

  • Anonyme

    Procès d'intention.
    je respecte beaucoup le travail d'amnesty internaional mais il n'est pas dit qu'elle comprenne le pourquoi de la tendance européenne de limiter l'accès à son territoire. l'europe n'a pas pour vocation d'acceuillir toute la misère du monde bien qu'elle continue à oeuvrer dans ce sens. de plus l'asile politique n'est pas pour autant condamné. donc il y a bien un procès d'intention de la part de ceux qui au fond ne veulent rien changer car ils sont dans une logique idéologique et non réelle.

  • Anonyme

    Il y a effectivement un scandale en ce qui concerne les demandeurs d'asile.Le premier peut-être est la liste des pays dits « sûrs ».Parmi ces pays figurent des pays tels que la Géorgie,pays où les minorités notamment les kurdes yézides ,les kistines(tchétchènes géorgiens) et les abkhazes sont particulièrement exposées.Il en va de même pour d'autres pays.
    D'autre part,le demandeur d'asile semble être pour l'OFPRA un fraudeur potentiel.Je rencontre toutes les semaines aux permanences de la LDH des déboutés du droit d'asile.Ces femmes et ces hommes auxquels on dénie le statut de victimes se sentent pour la plupart humiliés de la façon dont ils ont été traité par l'administration.
    Ils sont venus en Franceparcequ'ils croyaient que c'était le pays des Droits de l'Homme,ils déchantent rapidement et j'ai honte de cette politique d'immigration qui fait des immigrés des délinquants,de l'immigration un fléau.

    • Anonyme

      On ne peut accueillir toute la misère du monde...

    • Zineb Dryef
      Zineb Dryef
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 16h22 le 26/05/2007
        rédacteur
      • Journaliste
        Journaliste

      Merci pour votre réaction.

      La liste des pays dits « sûrs » actuellement en vigueur comprend les 17 Etats suivants : l'Albanie, le Bénin, la Bosnie Herzegovine, le Cap-Vert, la Croatie, la Géorgie, le Ghana, l'Inde, Madagascar, le Mali, la Macédoine, la Mongolie, le Niger, le Sénégal, la Tanzanie et l'Ukraine.

      Cette liste a été adoptée par l'Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides (Ofpra) en 2005, en dépit des protestations d'Amnesty international.

      Dans cette liste de pays, certains maintiennent la peine de mort, d'autres tolèrent l'excision... Selon l'Ofpra, elle n'est pas figée.

      Pour en savoir plus sur l'Ofpra, cliquez Lien.

    • Anonyme

      Pour certains, la Ligue des Droits de l'Homme est une organisation « gauchiste » ! Donc éminemment suspecte, donc devant être combattue.

      Il est à craindre que ces organisations, qui se battent chaque jour pour le maintien de la dignité de l'être humain, n'aient de plus en plus de mal à fonctionner normalement.

      Non par risque de censure pure et simple, mais par un dénigrement larvé et certaines prises de position médiatiques plus ou moins ouvertes.

      C'est un des côtés de la « décomplexion » de la droite...

      PS si je figure en tant que « courageux anonyme » c'est simplement que mon inscription ne se prend pas en compte !

  • Anonyme

    A Clermont Ferrand,
    Le Mercredi 23 Mai 2007

    Cher Raphael G. Satter (journaliste à l'associated press writer),

    Nous ne nous connaissons pas, et à vrai dire, il y a peu de chance que nous nous rencontrions un jour, à moins bien sûr que cette correspondance n'aboutisse. J'espère que la proximité de le logo de la fameuse chaîne américaine pro-Bush ne t'agace pas, je sais que tu n'y es pas journaliste. Il me semble que cette agence de presse, l'Associated Press Writer, dans laquelle tu travailles est l'équivalente de notre AFP française : une usine à dépêches.

    Je lisais quelques dépêches ce soir, et je tombais sur un article suisse traitant du rapport annuel d'Amnesty International. Ce dernier, qui vient de sortir, épingle la Suisse pour des manquements très relatifs aux droits de l'homme. Relatif, en effet, car les reproches émis envers la Suisse paraissent dérisoires, mais le fait qu'un tel rapport ait le souci du détail au point de montrer du doigt un pays qui paraît exemplaire est un gage de sérieux. Je ne m'informe pas par les médias traditionnels, mais il me semble qu'aucun journaliste français n'ai fait d'articles sur la place que tient la France dans ce rapport. Je cherchais néanmoins quelques brèves à glaner sur la question, et tombait sur les chiffres que fournit Amnesty International à la presse.
    Il est évident que la cible du rapport, avant toute dictature, avant tout génocide, est les Etats-Unis. Quelques chiffres donc :

    La « guerre contre le terrorisme »

    À 1 245 reprises, des avions utilisés pour des « restitutions » ont traversé l'espace aérien européen ou atterri sur des aéroports d'Europe.

    400 personnes de plus de 30 nationalités étaient toujours détenues à Guantánamo – symbole des injustices commises dans le cadre de la « guerre contre le terrorisme » – à la fin de l'année 2006.

    200 détenus ont participé à des grèves de la faim depuis l'ouverture du centre.

    40 détenus ont fait des tentatives de suicide.

    3 hommes sont morts à Guantánamo en juin 2006 ; ils se seraient suicidés.

     ? ? personnes sont détenues dans des centres secrets (les « sites noirs ») dans le monde entier.
    Source : Amnesty International

    Puisque que les médias français semblent muets, qu'en est-il des médias américains, me dis-je. Une rapide requête sur google me mena vers les grands groupes de médias du pays de l'oncle Sam : CBS, Fox News, BBC, ABC... Le site de la chaîne ABC reprend ton article, qui est assez rude à l'encontre des Etats Unis (surtout de la part d'un Anglais, si tu me le permets, ton gouvernement ayant suivi sans sourciller le President of the USA comme on dit). situ me le permets, je te cite et te traduis :

    « One of the biggest blows to human rights has been the attempt of Western democratic states to roll back some fundamental principles of human rights like the prohibition of torture, » Khan told The Associated Press, speaking before the launch of her organization's annual report on the global state of human rights.

    The report condemned the United States » response to international terrorism, saying it had done little to reduce the threat, while deepening mistrust between Muslims and non-Muslims and undermining the rule of law. The Bush administration's policy of extraordinary rendition the alleged practice of secretly flying terror suspects to countries where they could be tortured came in for particularly scathing condemnation.

    « The U.S. administration's double speak has been breathtakingly shameless, » the report said. « It is unrepentant about the global web of abuse it has spun in the name of counterterrorism. »
    « L'un des plus grands manquements aux droits de l'homme sont les tentatives des démocraties occidentales de se défaire des principes fondamentaux des droits de l'homme, tels l'interdiction de la torture, » expliqua Khan (une responsable de Amnesty) avant le lancement de son rapport annuel sur l'état des droits de l'homme dans le monde.

    « Le double discours de l'administration américaine est sans gêne aucune », indique le rapport. « Elle est impétinente au sujet du réseau d'abus qu'elle a tissé au nom de la lutte contre le terrorrisme. »

    J'allais sur FOX NEWS, avec l'espoir d » y trouver quelque chose d'assez malsain pour en faire un article fumant. C'est de nouveau ton article qui a été acheté pour couvrir la parution du rapport d'Amnesty.

    Permets-moi d'en copier un nouveau passage :

    « One of the biggest blows to human rights has been the attempt of Western democratic states to roll back some fundamental principles of human rights like the prohibition of torture, » Khan told The Associated Press, speaking before the launch of her organization's annual report on the global state of human rights.

    While Amnesty International has highlighted rights issues that have erupted since the Sept. 11, 2001, attacks in the United States, little of the 337-page report dealt with the terrorist threat itself or attacks linked to the al-Qaida terror network.

    The report condemned the United States » response to international terrorism, saying it had done little to reduce the threat, while deepening mistrust between Muslims and non-Muslims and undermining the rule of law. The Bush administration's policy of extraordinary rendition the alleged practice of secretly flying terror suspects to countries where they could be tortured came in for particularly scathing condemnation.

    « The U.S. administration's double speak has been breathtakingly shameless, » the report said. « It is unrepentant about the global web of abuse it has spun in the name of counterterrorism. »

    « L'un des plus grands manquements aux droits de l'homme sont les tentatives des démocraties occidentales de se défaire des principes fondamentaux des droits de l'homme, tels l'interdiction de la torture, » expliqua Khan (une responsable de Amnesty) avant le lancement de son rapport annuel sur l'état des droits de l'homme dans le monde.

    Si Amnesty International souligne des problèmes certains qui sont apparus depuis les attentats du 11 septembre 2001 à l'encontre des US, seule une petite partie de la page 337 du rapport mentionne la menace terroriste elle-même ou les attaques attribuées au réseau de terreur Al Qaida.

    « Le double discours de l'administration américaine est sans gêne aucune », indique le rapport. « Elle est impétinente au sujet du réseau d'abus qu'elle a tissé au nom de la lutte contre le terrorrisme. »

    Tu la vois la douce propagande, ce cynisme absolu que les journalistes du pays de la démocratie ont glissé comme des cochons dans tes mots. Tu la vois cette vulgaire référence, qui fait tâche au milieu de tes extraits choisis, à une quelconque légitimité de la torture quand celle-ci est perpétrée par des agresseurs terrorristes. Une phrase, juste une phrase, ajoutée peut-être un matin, par un fumeur de Malboro ou un buveur de café New-Yorkais, un de ces techniciens qui mettent à jour les articles, qui les réécrivent pour qu'ils correspondent à la parole de Bush, à la bonne pensée, au sens qui doit être commun. Les Américains font une guerre juste, et s'ils sont coupables de torture, c'est qu'ils torturent des criminels aux âfres plus affreuses encore. Les méchants ont le droit d'être maltraités, parce que ce sont des méchants, et faire du mal à un méchant, c'est presque moral pour le « ministère de l'information » étatsunien. Manichéïsme abscons, enfanté par la sous-culture, elle-même engendrée par le capitalisme et tout le reste. Je ne vais pas m'étendre, ce n'est pas le sujet.

    Toutefois, il est écrit :

    Copyright 2007 The Associated Press. All rights reserved. This material may not be published, broadcast, rewritten or redistributed.
    Tous droits réservés, ne doit pas être publié, diffusé ou modifié.

    Je les dénonce, donc, et t'en fais part le premier. Certains diront que ce n'est rien, que cela ne vaut pas la peine. Je ne pense pas. C'est la même vigilance, la même sentinelle qui se doit de garder la raison à fleur de cerveau, l'esprit critique à portée de main et la recherche de culture sous le coude. C'est cette même sentinelle qui fait de la Suisse, malgré l'image qu'on lui donne, un pays où les droits de l'homme ne sont pas respectés.

    Cordialement,

    Parapluie

    Article publié sur le blog :
    Lien

    • manu2005
      • Posté à 16h59 le 26/05/2007

      bravo, bon article qui démontre comment, subrepticement, on lave les cerveaux.

    • Anonyme

      Je vis aux Etats-Unis depuis trop longtemps, 20 ans et je suis un Freedom Writer pour Amnesty International. C'est donc tous les jours que je vois les libertes civiles et les droits que l'on croyait inalienables bafoues et violes au nom de la guerre contre le terrorisme. Je pense que nous sommes tous d'accord pour dire qu'une guerre a besoin d'un opposant physique et non d'une idee. Le terrorisme a toujours existe et existera, helas, toujours. Et c'est sous couvert de cette guerre contre le terrorisme que nos gouvernements pratiquent le terrorisme d'Etat.
      En tant que simple citoyen, mon courrier electronique est regulierement ouvert et ma messagerie a ete fermee a plusieurs reprises par Big Brother afin de lire ma correspondance. Je ne suis pas seule dans ce cas. De la meme facon, le courrier traditionnel est ouvert, et souvent de facon tres peu discrete. Je commande des livres ou des films en France ou en Espagne : les colis doivent afficher, sur l'exterieur du paquet, la liste et les titres des ouvrages.
      Peut-on parler de vie privee desormais ? La simple liste des livres commandes peut-elle faire de moi un dangereux individu selon les criteres appliques au profiling.
      Voila ou nous en sommes dans la plus grande democratie, le pays de la liberte qui n'existe plus que sous forme de statue.

      Cordialement,

      Marie Raillard ( pourquoi cacher mon nom ? )

  • Anonyme

    Votre article me laisse un goût douteux de part sa construction et la confusion qu'il entretient - voulue ou non là est le problème.
    Confusion entre « droit d'asile » (Titre), « dérive de l'immigration en France » (1er parag), « atteinte aux droits de l'homme (2e parg).

    La vidéo nous dit que les difficultés du demandeur d'asile - sujet/titre de votre article - sont avant tout administratives (traductions, procédures...) et je n'y vois pas ce que vous avancez (1er parag.) le soulignement de la dérive de la politique de l'immigration en France
    Sans la vidéo je ne saurait pas quelles difficulés rencontre le demandeur d'asile.

    Plus qu'une confusion c'est un amalgame et en conclusion j'ai bien peur que ce dernier ne soit pas innocent mais dicté par vos convictions, certes respectables, mais ici déformantes.

    • Zineb Dryef
      Zineb Dryef
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 03h15 le 27/05/2007
        rédacteur
      • Journaliste
        Journaliste

      L'article n'était peut-être pas assez clair pour certains lecteurs mais je ne fais pas de politique dans cet article.

      Évoquer à la fois la question de l'asile et de la politique de l'immigration française n'est ni une confusion, ni un amalgame. Je vous renvoie à l'article 65 de la loi relative à l'immigration adoptée en mai 2006. Lien. Cet article est justement relatif aux demandeurs d'asile.

  • Santiano
    • Posté à 17h45 le 26/05/2007
    • Internaute

    Il est assez suspect quand on entend analyser et mesurer des situations aussi effroyable et difficile que les atteintes aux droits de l'homme que d'emblee en offrir une lecture politique et polemique - laissez les faits parler eux-memes - d'ailleurs si la presse nous presente les rapport d'amnesty comme la sainte bible on ignore tout des methodologie et des criteres retenus ; la presse nous offre un digest bien indigeste ou on laisse entendre que la France glisse dans le racisme, que le gouvernememt est liberticide, que les lois sont illegitimes bref que nous vivons en enfer - et vous voulez nous faire croire a une objectivite de la part d'Amnesty - le Canada lui-meme n'echappe pas aux foudres d'Amnesty. Une bavure est une bavure - un cas isole qui ne peut en rien etre generalise comme la preuve d'on ne sait qu'elle institutionnalisation etatique de la violence ! Quant a la regression du droit d'asile elle s'explique aisement par un contexte international « extreme » - alors avant de crier a la regression des libertes et du droit mettons un peu les choses en perspective avant de laisser tomber la sentence du ciel des belles-ames vertueuses qui disent le bien et le mal...
    Avis a Rue89 : a quand une enquete sur les rouages et les methodes d'Amnesty International ?

    • caro
      caro répond à Santiano
      délinquante avérée
      • Posté à 19h01 le 26/05/2007
      • Internaute
        délinquante avérée

      il faudrait peut être que vous vous intéressiez réellement à ce qui se passe en France avant de critiquer Amnesty ! Et encore, ici, il n'est question que du droit d'asile pour les réfugiés politiques ! Il est de moins en moins accordé, puisque des pays comme la Géorgie (cité plus haut) sont considérés comme « surs » et leurs ressortissants renvoyés, malgré les risques réels encourus. Un jeune Sri-lankais a même été abattu au retour dans son pays ! une famille du Kosovo a été expulsée malgré les menaces qui pesaient sur leur vie (Elle a dû vivre cachée, mais elle a pu revenir et attend à nouveau le fameux papier pour rester à l'abri ici). Il y a de quoi avoir honte ! Tout ça, c'est de la magouille internationale, pour rester au mieux avec quelques pays dont on sait pourtant que les droits humains ne sont pas leur priorité ! mais il y a des enjeux économiques (pétrole et autres matières premières) qui passent avant l'humain.

      Intéressez-vous aussi au sort des sans papiers, pourchassés, et battus par les forces de l'ordre ( ? ) qui ont des objectifs de nombre de reconduite à la frontière à atteindre ! Voir notamment ce qui se passe à Calais depuis que Sangatte a été fermé, les contrôles au faciès... On arrive même à un degré tel de bêtise qu'une jeune femme médecin africaine, spécialiste du sida, invitée à un colloque est restée 48 h en zone d'attente de Roissy pour vérifications !

      La France est en train de perdre toute notion de « terre d'asile ». Le nombre de demandes ne cesse de baisser et pourtant, l'accueil est de plus en plus hérissé de pièges, de délais trop courts, d'expulsions...

    • Zineb Dryef
      Zineb Dryef répond à Santiano
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 03h21 le 27/05/2007
        rédacteur
      • Journaliste
        Journaliste

      Le rôle d'Amnesty est de pointer les atteintes aux droits de l'homme, quand bien même il s'agirait de cas isolés. Que le Canada, la Suisse, les pays nordiques soient aussi traités dans le rapport est plutôt la preuve que rien n'est acquis et que la vigilance demeure. Ce qui est plutôt bon signe.

      La régression du droit d'asile vous paraît peut-être justifiée mais elle ne l'est pas. Le contexte internatioal extrême dont vous parlez est justement le problème.

      Amnesty dénonce ce type de raisonnement, lié à la peur et à l'amalgame entre étranger et danger.

  • Anonyme

    je rappelle juste que la ligue des droits de l'homme avait publié avant le deuxième tour de l'élection presidentielle ce communiqué appellant nommément à voter pour ségolène royal et contre nicolas sarkozy :

    ce n'est pas anodin !

    > 28 avril 2007 - Election présidentielle
    Le 6 mai, barrons la route à l'autoritarisme, votons pour défendre les droits et les libertés

    Communiqué de la LDH

    Contre-pouvoir et association civique luttant contre l'arbitraire, l'injustice et l'intolérance, la Ligue des droits de l'Homme n'intervient dans le débat électoral que si le bon fonctionnement de la démocratie, l'effectivité de la citoyenneté et le respect des principes de liberté, d'égalité et de fraternité sont en jeu.

    Nous venons de vivre cinq années de régression des libertés, de l'égalité et de la fraternité. Tous les pouvoirs ont été accaparés par un seul courant politique. L'autoritarisme, le recours aux moyens d'exception ont accompagné le renforcement du contrôle social, le choix du tout répressif, le recul des droits des justiciables, les attaques contre l'indépendance des juges. L'insécurité sociale a été renforcée pour les plus faibles, la protection sociale fragilisée, la précarité du travail encouragée. Les « marginaux », les « différents », les jeunes des quartiers défavorisés, ont été traités en boucs émissaires, les étrangers traqués jusque dans les écoles maternelles, les familles les plus démunies sanctionnées pour leur pauvreté.

    Si Nicolas Sarkozy se voyait confier la plus haute charge de l'Etat, nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas : loi durcissant encore la répression pénale, nouvelle loi anti-étrangers, contrat de travail « unique » se substituant au CDI, sans parler du ministère de l'« identitaire » et de l'immigration… Il est de notre devoir d'alerter les citoyennes et les citoyens de ce pays : la poursuite et l'amplification de la politique menée depuis cinq ans ne serait pas un « rêve » mais un cauchemar. Nous ne voulons pas d'une démocratie muselée qui, parce qu'elle laisserait sur le bord de la route des millions de personnes, attiserait le communautarisme, le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie et ouvrirait la voie aux révoltes sociales.

    Nous voulons une autre France : fière de sa diversité, soucieuse que chacun puisse réaliser ses aspirations, porteuse des libertés et rénovant sa démocratie. La France n'est jamais aussi grande que lorsqu'elle met ses actes en accord avec son ambition séculaire de voir tous les droits valoir pour tous. Pendant qu'il en est temps, la LDH appelle les électeurs à choisir la solidarité et non la peur, le respect et non les menaces, l'égalité et non les discriminations.

    La Ligue des droits de l'Homme appelle à voter et à faire voter, le 6 mai 2007, pour Ségolène Royal.

    Paris, le 28 avril 2007.

  • Anonyme

    Si le constat d'Amnesty est juste, c'est plutôt une bonne nouvelle.
    Cela voudrait dire qu'il y aurait moins de laxisme des pouvoirs publics à l'immigration. Cela semble surprenant dans la mesure où la politique dans ce domaine n'a guère varié ces dernières années.
    Si l'on comprend bien le raisonnement d'Amnesty, il suffirait d'ouvrir les frontières en grand pour faire diminuer le racisme. Associer les deux phénomènes en les reliant, est un bien curieux raisonnement.
    On peut supposer qu'avec le nouveau pouvoir, la France va devenir un enfer pour les droits de l'homme et le pays le plus raciste et le plus xénophobe du monde.
    Heureusement, Amnesty International ne prend pas parti.

    FORLIB

    • Zineb Dryef
      Zineb Dryef
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 03h24 le 27/05/2007
        rédacteur
      • Journaliste
        Journaliste

      Dans l'interview, la présidente de la section française d'Amnesty International souligne que l'organisation reconnaît la nécessité de réguler les flux d'immigration. Cependant, elle ne tolère pas la régression du droit d'asile, la montée du racisme entretenue par certains discours brandissant l'étranger comme une menace et les maltraitances dont sont victimes les étrangers en raison de leurs origines.

      • Anonyme répond à Zineb Dryef

        Elle reconnait la nécessité de réguler ............à condition de ne rien faire...

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 19h16 le 26/05/2007
    • Internaute
      délinquante avérée

    Quant aux femmes battues dont il est aussi question dans la vidéo, figurez-vous qu'un chapitre leur est consacré dans ... la loi de prévention de la délinquance ! ! ! ! ! ! Eh oui ! Les femmes sont considérées comme des mineures, quand elle vont chez un médecin pour faire constater des blessures, qu'elles soient d'accord ou pas, le médecin a l'obligation de signaler le cas à la police. Et si la femme n'est pas encore prête à porter plainte ? Car ce n'est pas une décision toujours facile à prendre ! Est-ce qu'elles iront encore se faire soigner en sachant qu'il y aura un rapport à la police ? Et le secret professionnel ? eh ben ! y'en a plus.

    • Anonyme répond à caro

      Bonjour.

      Pour continuer sur le sujet des femmes battues, j'ai noté qu'avaient encore été fermés (à Angers du moins) des commissariats de proximité.Ce n'est pourtant pas l'administration qui subit le plus de diminution budgétaire à ce que je sache. Mais ce n'est pas d'eux dont on parle à la télé.
      Je pense pourtant que pour porter plainte, les victimes de ce genre d'agressions souhaitent un peu d'intimité et donc ne pas avoir à se rendre au commissariat central. Hélas pour elles, les chiffres de ces violences font moins de bruit (d'audimat) que les délits sur les voitures (brulées). Serait ce un autres moyens de faire baisser les chiffres de la violence que de les démotiver à porter plainte ? ? ?
      Question morbide : y a t'il suffisement de femmes battues et d'agressions sexuelles pour s'en préoccuper ? (C'est moche, hein, mais la politique actuelle des résultats par les stat, j'ai l'impression que c'est comme ça que ça marche. Je m'excuse auprès de ceux et celles que j'ai choqué).

      Bref un bon plaignant serait un plaignant qui en ferait un scandal télévisuel........

      Bon courage à tous

      Stouve

  • françoise.V
    françoise.V
    p'tite lyonnaise
    • Posté à 19h32 le 26/05/2007
    • Internaute
      p'tite lyonnaise

    L'article reprend 3 problèmes différents,normal s'agissant d'un rapport d'Amnesty, mais coté forum, le résultat est un peu pagailleux ! Peut-etre aurait-il fallu faire 3 forums distincts ?
    Je me suis interéssé surtout au problème de la demande d'Asile, j'ai remarqué un décalage entre la vidéo et l'article, mais je suppose qu'il y a eut film d'un coté et interview et discussion de l'autre...
    Reste que les confusions et amalgames sont normaux !

    Recevant de nombreux demandeurs d'asile le plus souvent dès leur arrivée, je dirais pour simplifier qu'il y a 4 groupes de personnes :

    1/des personnes ayant fuit leur pays suite à des persécutions, bien sur ! Mais souvent elles n'ont pas emporté une valise pleine de preuves et seront déboutées...

    2/des travailleurs immigrés clandestins ,qui utilisent la procédure, pas pour le plaisir de frauder mais pour gagner du temps, et sont vite piégés par l'interdiction de travail

    3/des malades, entrés avec un visa de tourisme courte durée, qui croient gagner du temps pour constituer un dossier médical en faisant une demande d'asile, et se retrouveront coincés par un courrier préfecture type « vous avez la CMU, vous etes soigné, attendons la suite pour traiter votre demande »

    4/des personnes mal informées sur l'asile en France et/ou sur la france,qui croient avoir ce droit...et se retrouvent coincées !

    Rajoutons à cette liste un amalgame linguistique fréquent : l'usage du mot réfugié par et pour des demandeurs d'asile...

    On obtient un groupe très hétérogène, au détriment des personnes sincères, qui seront cataloguées comme fraudeuses à la base !

  • Anonyme

    Le fait est que le droit d'asile est un droit, dont la France est signataire, et que la plupart des gens qui y ont recours n'ont pas de papiers, ou de visas. Comment faire pour obtenir un visa du Myagyar ou du Zimbabwe ? La présomption d'innocence doit jouer avant que les gens soient renvoyés dans leur pays, certains vers une mort certaine. Je déteste avoir à faire une distinction entre l'immigration et le droit d'asile, mais celui-ci a été institué pour venir en aide aux personnes dont la vie était menacée. Le fait de parler de sans-papier entretient la confusion. Mais ne restons pas dans l'hexagone. Demandez-vous quelle est la politique de l'UE à cet égard.

    • Zineb Dryef
      Zineb Dryef
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 03h28 le 27/05/2007
        rédacteur
      • Journaliste
        Journaliste

      Vous avez raison de souligner la confusion entre immigrés et demandeurs d'asile. Amnesty lutte justement pour que les choses soient clarifiées dans ce domaine. Et pas uniquement dans le domaine sémantique.

  • christila
    • Posté à 20h55 le 26/05/2007

    Je ne comprends pas comment des gens dont les parents ont été accueillis en France puissent refuser ce droit à d'autres. Ils savent bien que si leurs parents ont quitté leur pays ce n'est pas par choix mais par obligation. La France m'a tout donné dit Nicolas Sarkozy ... Mais voilà ... c'est fini ... pour certains, pas pour les amis d'Enrico Macias par exemple puisqu'il a bien précisé sur Itélé par exemple qu'il était reconnaissant à Nicolas Sarkozy d'être intervenu pour que certains de ses amis ne soient pas inquiétés. Je ne suis probablement pas la seule à avoir vu cette émission.

  • Anonyme

    « le nombre de demandes a baissé de 40% en 2006 par rapport à l'année précédente » d'où le titre : « régression du droit d'asile en France »

    il y a des rédactions bizarres qui se téléscopent.

    • Anonyme

      Effectivement le droit d'asile n'a guère changé dans les textes, mais les services chargés d'examiner les demandes ont des instructions pour être beaucoup plus sélectifs qu'autrefois. Ca commence à se savoir dans le monde ; les demandeurs sont donc de moins en moins nombreux à solliciter la France. Malheureusement, se sont les mieux formés, donc les mieux informés, qui tentent leur chance dans d'autres pays pouvant avoir besoin de leurs compétences acquises ou potentielles.

      • françoise.V
        françoise.V
        p'tite lyonnaise
        • Posté à 15h58 le 27/05/2007
        • Internaute
          p'tite lyonnaise

        Aie, aie ! Vous rentrez dans l'amalgame ! Le beneficiaire du statut de réfugié est celui qui ne peut rester dans son pays car persecuté, en danger...Il n'y a pas à examiner ses compétences, acquises ou potentielles, ni les besoins du pays qui le reçoit...
        La baisse du nombre de demandes d'asile vient essentiellement du racourcissement de la procécedure, qui fait que des personnes (informées, justement ! ) souhaitant avoir le temps de s'installer dans un pays avant une réponse négative vont voir ailleurs !

  • Zineb Dryef
    Zineb Dryef
    Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
    • Posté à 03h34 le 27/05/2007
      rédacteur
    • Journaliste
      Journaliste

    Note du 26/05/07

  • Pupuce
    • Posté à 14h37 le 27/05/2007

    Jouer sur la peur et le rejet de l'autre, un sentiment tellement ancré en chacun de nous qu'il relèverait plutôt de l'instinct, est une ficelle aussi vieille que la politique ; les démagogues de tout poil et de tout temps l'ont bien compris, qui utilisent cette peur pour asseoir leur pouvoir sans vergogne. Et pas la peine de chercher bien loin pour en trouver...

  • Anonyme

    Je lis beaucoup de choses inexactes ou approximatives sur ce forum.

    Il serait bon, par exemple, de préciser que l'administration française (OFPRA et CRR) continue de délivrer des statuts de réfugiés à des ressortissants de pays dits « sûrs ». D'expérience, je peux vous assurer que le ressortissant d'un pays inscrit sur la liste des « pays sûrs » qui convainc les autorités françaises qu'il a des craintes personnelles et actuelles de persécutions (pour un des motifs de l'article 1er, A , 2 de la convention de Genève) ou qu'il risque d'être exposé à des « menaces graves » en cas de retour dans son pays d'origine (au sens de l'article L 712-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile) se voit accorder la protection des autorités françaises, soit en obtenant le statut de réfugié, soit en obtenant la protection subsidiaire.

    Le fait que certains demandeurs d'asile rencontrent des problèmes une fois qu'ils retournent dans leur pays (et il faut noter que ce genre de cas est extrêmement rare et souvent invérifiable) peut, certes, relever d'une erreur d'appréciation de l'administration française. L'erreur est humaine après tout. Mais cela peut aussi n'avoir aucun rapport avec la demande d'asile en question : le fait qu'un jeune Sri-lankais a été battu au retour dans son pays ne signifie pas qu'il l'ait été pour les raisons qui motivaient sa demande d'asile...

    L'auteur de l'article a raison de dénoncer l'amalgame entre « immigrés » et « demandeurs d'asile ». Mais, en même temps, un journaliste ne peut ignorer que les problématiques de l'immigration et de l'asile se confondent très souvent dans la réalité : pour un ressortissant étranger ne remplissant pas les critères lui permettant de se maintenir régulièrement sur le territoire français, obtenir l'asile politique demeure le seul moyen d'avoir un titre de séjour et de ne pas tomber dans la clandestinité.

    Enfin, il arrive que certaines personnes travaillant dans des associations d'aide et de soutien aux demandeurs d'asile – qui sont parfois bénévoles et ont une approche militante de ces problématiques – prennent pour argent comptant ce que lesdits demandeurs leur disent, en dépit des incohérences et des contradictions qui émaillent leur récit. Les journalistes qui relatent les histoires de demandeurs d'asile déboutés par l'OFPRA et tombés dans la clandestinité le font souvent sur le mode de l'empathie et n'utilisent que rarement le conditionnel.

    J'invite donc toutes les personnes de bonne volonté et curieuses de creuser le sujet à se rendre à une séance publique de la Commission des recours des réfugiés (à Montreuil dans le 93). Y sont confrontés le point de vue de l'OFPRA et celui du demandeur d'asile. L'instruction réalisée par le rapporteur est à cet égard très intéressante car on y pointe, le cas échéant, les erreurs d'appréciation de l'OFPRA, mais aussi et surtout les choses abracadabrantesques qu'on trouve parfois dans les récits des demandeurs d'asile. Surtout, le demandeur est ensuite interrogé sur son parcours par trois juges (dont l'un est désigné par le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés).

  • ebolavir
    • Posté à 06h44 le 28/05/2007

    J'ai été régulièrement pendant un an en contact avec des demandeurs d'asile en attente de décision sur leur dossier. Je les aidais à apprendre le français, donc je n'étais pas le militant convaincu ni le fonctionnaire à convaincre. Aucun ou presque ne m'a prétendu qu'il était persécuté dans son pays, tous qu'ils voulaient vivre en France pour diverses raisons. Ils avaient tous l'intention de rester en France quelle que soit la décision sur leur dossier.

    Le problème du demandeur d'asile en France, tel que je l'ai perçu, c'est la misère psychologique et morale où on les réduit, condamnés à habiter des chambres d'hôtel et à vivre dans l'oisiveté ou les activités au noir (exemple : les Nigériennes, assez nombreuses, se prostituaient, avec des Nigériens comme souteneurs).

    La France est dans une situation paradoxale. Ceux qui veulent entrer légalement en France font face à une montagne de tracasseries administratives, mais une fois qu'on y est entré il est très facile d'y rester indéfiniment au mépris de la loi sauf malchance ou sottise. Ceux qui sont dans l'illégalité savent que des militants les aideront à échapper à la loi et ça s'embrouille même parfois dans les têtes (on m'a sollicité pour une manifestation en faveur d'un débouté du droit d'asile, pris alors qu'il s'était battu avec les contrôleurs dans un autobus ; il croyait que sa situation lui permettait de voyager sans billet).

    Actuellement tout est bon pour essaayer d'entrer, la demande d'asile étant un truc parmi d'autres. Une politique d'entrée libérale (le visa servant à identifier la personne et non à mettre une barrière à son arrivée) assortie d'un contrôle sérieux en cours de séjour et d'une procédure d'expulsion efficace simplifierait la vie à tout le monde. Impossible à appliquer pour l'instant, on parlerait d'état policier etc... Je compte sur la nouvelle majorité pour se dispenser du besoin d'être correct, et essayer quelque chose.

    Note : citoyen français vivant en Chine et ayant une famille chinoise, je rêve du jour où obtenir le visa de court séjour ne demandera plus des jours de travail et des centaines d'euros de frais, alors que des centaines de milliers de Chinois vivent en France dans une clandestinité généralement heureuse (sauf qu'ils n'osent pas rentrer chez eux, ce que beaucoup aimraient faire, tellement c'est compliqué de retourner après).

  • Anonyme

    Droit d'asile , Immigration ,.........
    C'est bien gentil tout ça ...........
    Mais ou va t'on si personne ne fait rien ?
    IL FAUT REGULER TOUT CELA (et non pas régulariser a tout va).
    La FRANCE dit rester un Pays de coeur ,mais pas une vache à lait .
    BREF il faut savoir trier et trancher .

  • Santiano
    • Posté à 15h59 le 28/05/2007
    • Internaute

    @ Ebolavir : bien dit !