Après avoir envisagé un recours juridique, les soutiens de Jean-Marie Colombani ont accepté de composer : des réunions auront lieu la semaine prochaine pour déterminer le nom de son successeur, qui sera proposé le 4 juin.
Pas de conseil pour acter les votes des personnels cet après-midi, donc, puisque la majorité du conseil de surveillance semble s'être rangée à l'idée d'un départ du président désavoué. Les dix représentants des actionnaires externes, qui soutenaient fermement Jean-Marie Colombani, s'étaient réunis hier soir pour débattre d'un éventuel recours juridique, selon la lettre d'information Presse News.
Leurs avocats étant sceptiques, la majorité des actionnaires externes a renoncé. Provisoirement ? En attendant le conseil du 4 juin, deux réunions sont prévues la semaine prochaine, avec cinq représentants des personnels du groupe, et autant des actionnaires externes. Quant au directeur sortant, il n'a pu que laisser son service de presse envoyer à l'AFP le communiqué apaisant cosigné par Alain Minc, président du conseil de surveillance, et Jean-Michel Dumay, président de la société des rédacteurs du Monde (SRM). Le texte affirme la nécessité de « préparer, dans un climat de confiance, la nouvelle composition du directoire à compter du 1er juillet 2007 ».
Pendant que Colombani se prépare à partir à la fin de son mandat, le 30 juin, les tractations vont donc continuer entre les « internes » et les « externes ». Le but étant, évidemment, de parvenir à un consensus sur le nom de son successeur. Les noms de Philippe Thureau-Dangin (patron de Courrier International) et de Pierre Jeantet (directeur général du Monde) continuent de circuler, particulièrement celui de ce dernier. La candidature de Franz-Olivier Giesbert, évoquée par Stratégies, n'est pas jugée sérieuse en interne.
Reste que le principal soutien de Colombani, le patron du Nouvel Observateur Claude Perdriel, ne serait pas convaincu de la nécessité de son départ. Les réunions promettent d'être houleuses.

























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De Clarence
14H25 | 25/05/2007 |
Bonjour.
Ce qui est quand même invraisemblable, c'est le manque de droiture et de la moindre honnêteté dont témoigne l'attitude de Colombani, Perdriel, Beffa, etc…
Les statuts du Monde sont clairs : Colombani devait être adoubé par 60 % au moins des membres de la rédaction, laquelle a, en l'absence d'une telle majorité, un droit de veto sur sa reconduction.
C'est net, simple, et compréhensible par un enfant de 5 ans.
J'ajoute qu'en outre, Colombani semble ne pas avoir non plus beaucoup d'amour-propre.
J'étais bien jeune lors du « règne » de Beuve-Méry, et ne peux donc avoir un avis sur ce qu'il aurait fait, mais je suis bien certain que par exemple Jacques Fauvet, son successeur, n'aurait jamais, placé dans la même situation que Colombani, agi ainsi.
De
16H36 | 25/05/2007 |
Pour sortir de la « crise », puisque « crise » il y a, je conseille à JMC et à ceux qui le soutiennnent de refaire faire le vote autant de fois que nécessaire, jusqu'à ce que, de guerre lasse, il obtienne ses 60 % de la SDM.
Sistheleus
De fusain
18H35 | 25/05/2007 |
Pourquoi le « clan » Colombani cherche-t-il à s'accrocher ?
Colombani vit sans doute une véritable passion pour « Le Monde » mais il y a peut-être autre chose : si on lit le livre de Laurent Mauduit « Petits conseils » on voit les relations étroites de Minc et Bolloré (cf. la façon dont l'équipe du Monde a été finalement quasiment exclue du gratuit du soir Bolloré-Le Monde).
Alors je me demande si le successeur de Colombani ne risque pas de découvrir dans un placard le projet qui ferait tomber « Le Monde » dans l'escarcelle de Bolloré…
De offtheroadagain
19H59 | 25/05/2007 |
Ce qui va être dur à gérer pour la socité des rédacteurs c'est l'après Colombani. Nul doute que cette « victoire » va faire réagir les actionnaires. Leur réponse sera à la mesure de l'enjeu empêcher d'être a nouveau mis en minorité. Pour ce faire ils ont deux actions sur le feu :
Jouer contre la rédaction du Monde en créant la zizanie entre les titres du groupe et Le Monde, ils estiment déjà être la vache à lait du plus beau titre.
Faire entrer de nouveaux actionnaires en recapitalisant pour augmenter le nombre des votants décisionnels au sein du groupe. La bataille engagée ne fait que commencer, il faut donc une stratégie pour contrer les coups bas à venir pour le contrôle complet du quotidien.
De
20H36 | 25/05/2007 |
J'ai fait partie des lecteurs assidus … et je me suis lassé. Le Monde n'est plus ce qu'il était et ses « engagements » me froissent. J'ai dérivé vers Le Diplo. Pour les nostalgiques relisez donc « Le devoir d'Irrespect » de Claude Julien aux editions HB. C'est instructif.Le contexte a 30 ans et plus parfois. L'argumentaire n'a guère changé.
Quant à Minc, il est à la pensée ce que Voici est à la philosophie !
De
21H14 | 25/05/2007 |
Aucun des quotidiens actuel n'est plus ce qu'il a été. Manque de moyens, de liberté, mauvaise conjoncture, exigences de rentabilité exacerbées dans un contexte de compétitivité accrue qui ne laisse pas de temps à une réflexion suffisante. Tout le monde en pâtit.
De
00H44 | 26/05/2007 |
Ca fait tout de même un certain temps que « Le Monde » donne dans la facilité.J'ai commencé à le lire il ya plus de 30 ans à la Fac de Droit.C'était un journal épais,austère et informatif,qui ne resemble plus beaucoup au produit de type « Chic branché“qu'est ‘Le Monde aujourd'hui.Du coup,je me sui remis à acheter le nouveau Libération’ emmené par Laurent Joffrin
De a.guillaume
17H21 | 26/05/2007 |
oh ! qu'ils foutent des filles en poil en couverture et nous fassent plus chier !
De
09H28 | 28/05/2007 |
Le monde diplomatique reste un journal interessant, Le Monde, Libération plongent dans le partisanisme ridicule des gens qui ont trop d'intérêts mercantiles. Ici Paris à vous Cognac !