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Le Monde: Jean-Marie Colombani veut diviser pour mieux rester

Le président du directoire du Monde tente de sauver sa place. Quitte à renier les principes qu'il a défendus avant le vote de la société des rédacteurs.

Blague du jour à la rédaction du Monde : « On dirait la “victoire » de Ségolène Royal”. Au-delà de l'ironie, la stratégie du président sortant laisse perplexe. Deux jours après une défaite juridiquement incontestable et avant le conseil de surveillance censé l'entériner vendredi, Jean-Marie Colombani paraît renier à la fois son propre bilan -la constitution d'un groupe homogène- et l'héritage du fondateur du titre, qui considérait qu'un journal est “avant tout une affaire de journalistes”.

Dans son éditorial paru mercredi (Le Monde daté de jeudi), il se livre en effet à un calcul très personnel du vote qui doit mettre fin à son règne : passant sous silence le droit de veto de la société des rédacteurs du Monde (SRM), il obtient une « forte majorité des 600 salariés de cette maison » en sa faveur. C'est oublier un deuxième paramètre incontestable : Colombani postulait à un renouvellement de son mandat à la tête du groupe Le Monde, qu'il a lui-même constitué, et dont les deux autres filiales appelées à se prononcer -PVC et le groupe Midi Libre- l'ont aussi désavoué.

Les personnels de ces filiales apprécient aussi peu cette « manoeuvre” que ceux du quotidien : selon eux, le patron remercié cherche à dresser les journalistes du Monde contre les autres salariés, et le personnel du quotidien contre celui des filiales. “Son calcul est biaisé”, dénonce un membre de la Société des journalistes du Midi Libre (Sojomil). Lequel qualifie de “ballon d'essai » les déclarations de Claude Perdriel, fondateur du Nouvel Observateur, administrateur du Monde et partisan du maintien de Colombani, qui s'est exprimé sur son propre site internet mercredi, dans Libération et Le Figaro de jeudi.

Après le veto de la SRM, déclarait le patron de presse, « les administrateurs ne proposeront pas d'autre nom. (...) Il n'y aura plus de patron, et ce sera la démonstration même que la constitution du Monde est folle ». On retrouve là la stratégie très « après moi le déluge » de JMC, mâtinée d'une contestation des prérogatives de la SRM. Des règles pourtant conçues dans l'esprit d'Hubert Beuve-Méry, fondateur du Monde et vrai bâtisseur de sa réputation de “journal de référence”.

Cette volonté réformatrice aurait cours, selon la rumeur, parmi les dix administrateurs externes du journal, dont Perdriel fait partie. Ils sont réunis ce jeudi soir pour préparer la réunion de vendredi. « Je ne pense pas qu'ils soient vraiment dans cette optique », répond, apaisant, un membre du bureau de la SRM. « Mais je comprends que les actionnaires extérieurs aient initialement choisi la continuité. Laissons la responsabilité de ses propos à M. Perdriel, même si le fait qu'il préjuge tout seul de ce qui se passera au conseil de surveillance de demain me paraît curieux. »

La SRM a publié ce jeudi un communiqué interne, où elle rendait hommage à l'action de Colombani -qu'elle a toujours soutenu dans la constitution du groupe-, tout en réaffirmant la validité du veto. Aux nombreux Cassandre qui s'expriment ces jours-ci, la SRM répond que la page doit -et va- se tourner : « Nous ne sommes pas dans une crise. Nous sommes dans une succession. »

Il revient à Alain Minc, président du conseil de surveillance, de proposer aux vingt administrateurs le nom d'un candidat à la succession de Jean-Marie Colombani. Mais cet événement n'aura pas lieu vendredi, au conseil de surveillance convoqué à 16 h : statutairement, il ne peut pour l'instant qu'acter les votes des différentes sociétés du personnel.


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neubauten | libraire
23H29 24/05/2007

bon je crois qu’il n’y a plus aucun doute sur la façon dont jean marie colombani envisage un principe élémentaire de toute démocratie qui se respecte: le resultat d’un vote.qu’on qu’en pense sur les 60% des votes favorables, c’est la régle au monde depuis 25 ans.
il est pitoyable avec ces compte d’apothicaire.mais je pense que si demain le directoire decidait de le maintenir malgré les resultats je crois qu’on appelle ça un coup d’état non?

 
Ferdinand.Bardamu
06H44 25/05/2007

« Les cons ça ose tout, c’est même à cela qu’on les reconnait » faisait dire Audiard à un de ses personnages. Aujourd’hui, avec la droite dite « décomplexée » (dé con plexée ?), ça ose tout, même sous les projecteurs. Le problème c’est que cela fait penser à la loi du plus fort. ALors à quand les duels au pistolet dans les rues, comme au bon vieux temps du far west ?

 
Tophee
08H12 25/05/2007

Dommage qu’il n’ai pas sa carte du PS, car dans se cas, il n’y as pas de doute que Sarko aurait confie a Colombani le ministere de l’information….

 
neubauten | libraire
08H39 25/05/2007

avec la persistance de jcm a vouloir rester en poste malgré tout, nous montre son mépris des journalistes, et son attitude de monarque de droit divin. ce qui est intéressant c’est de voir qu’il été aussi rejeté par les personnels du groupe pvc qui possede entre autre télérama et le midi libre. ce rejet s’explique de leur part par le sentiment qu’ils servent de vaches à lait au monde qui ne cesse de ponctioner comme un seigneur avec ces manants. le conseil de surveillance est il la cour et son roi jmc
a moins que le president prince minc precipite aujourd’hui le roi vers la sortie?
en tout cas ce sont deux blocs qui vont s’affronter aujourd’hui :
la capitalisation du groupe avec de nouveaux actionnaires donc plus d’influence on le voit bien avec le patron de l’obs qui evec 1,75ù sauf erreur de ma part et de ceux qui font bataille pour maintenir sa majéste sur le trone.
et la société des redacteurs du monde avec jean michel dumay à sa tête avant tout socieux de l’indépendance des journalistes et du contenu redactionel du journal et de la défense d’une certaine justice sociale alors que notre majésté de part son statue et ses fréquentation et plus à même d’intégrer le discours du patronat et de défendre leurs intéret comme l’élection de sarkozy.
mais la vrai question qui se pose demain pour tout lecteur du monde soucieux d’une vraie presse indépendante des pouvoirs politiques sera de voir le traitement que va accorder le monde au quinquenat de sarkozy.

 
ada
09H44 25/05/2007

Soit, mais ce qui fait jusqu’à nouvel ordre l’identité d’un journal comme Le MOnde, c’est son contenu.

 
offtheroadagain
11H17 25/05/2007

Quel étrange raisonnement, si je vous suis bien, l’important c’est de conserver son emploi peu importe ce que vous contribuez à fabriquer et à distribuer ?
Sans état d’âme vous pourriez donc vendre n’importe quoi. C’est bien ce que souhaitent vos dirigeants, et lorsqu’il s’agira de vous serrer un peu plus la ceinture au nom de la rentabilité, vous vous demanderez pourquoi ? Simplement parce que vous avez contribué à fabriquer et à distribuer n’importe quoi. Tout le monde à un rôle dans la fabrication d’un quotidien mais sa valeur ajoutée c’est son contenu. Et quand il est de qualité il ne faut surtout pas le brader.

 
Augustin Scalbert | Rue89
10H41 25/05/2007

Nos sources au Monde disent qu’aucune candidature n’émerge pour l’instant, à part celles de Philippe Thureau-Dangin (Courrier International) et Pierre Jeantet (DG du Monde), qui serait favori. Personnellement, je pense que l’info de Stratégies dont vous parlez (elle n’est pas sur leur site, et je n’ai pas la version papier sous la main) est un ballon d’essai de FOG. Il devrait y en avoir d’autres dans les prochains jours.

 
geubeul1 | edité sur fils2prof.over-blog.com
13H20 25/05/2007

les « journalistes » d une certaine gauche et plus encore d une certaine droite cherchent toujours le lac ou la peche est bonne ( comme ) les indiens. a la difference que les journalistes resistent a tous les envahisseurs…. . plus serrieusement je trouve qu il n est plus possible de croire en l independance de la majorité des journalistes et des organes de presse et cela depuis le referundum europeen ou 95/100 des articles ( source cremade)etaient exclusivement favorable au oui! ( avec en prime se faire traiterde con par Philippe Val)
alors maintenant que la majeur partie des organes de presse sont sous la coupe de lagardere bouygue mulliez…. et que le medef a pris le pouvoir ouvertement cette fois, ne regarder plus la tele ecoute parfois la radio, lisez le plan B ,

autopromo un dessin pour les « journalistes »
http://fils2prof.over-blog.com/archive-05-24-2007.html

 
fulup
15H50 25/05/2007

A 60 ans, il y a belle lurette que je n’achète plus l’(im)monde qui est le reflet de toute la presse d’aujourd’hui ! déconnectée de notre vie réelle, pourrie par les puissances d’argent et les douteux personnages des conseils d’administration ! Alors M. Colombani, la soupe est-elle bonne ?? Oh oui M.Minc ! Encore une louche mon ami ? oh oui mon prince !

 
Sophia
21H22 25/05/2007

Le véritable choix démocratique ? JMC dehors !

 
Gaspard
20H36 28/05/2007

Assez ravi que JMC laisse la place après avoir soutenu tant et tant le candidat Sarko puis, pour garder les lecteurs de gauche qui croient encore à l’objectivité du