La retraite annoncée de Hollande: un maigre bilan à la tête du PS

C’est fait: François Hollande quitte la tête du Parti socialiste. « Je ne serai pas candidat à ma propre succession » a-t-il déclaré. Après dix ans de loyaux services et trois mandats, le Premier secrétaire s’apprête à rendre, lors du prochain Congrès, les clés de la rue de Solférino. Ce Congrès est prévu pour novembre 2008, mais il peut toujours être avancé… Hollande a annoncé sa décision mercredi soir, juste avant de se rendre, solitaire, au meeting de Bordeaux.

« L’enjeu est tellement grand, c’est pas 2012 l’enjeu, c’est pas de savoir ce que l’on va faire dans cinq ans et avec quelle candidature », a-t-il dit sur France Info, l’enjeu, « c’est de savoir ce que les Français vont pouvoir, pendant les cinq ans qui viennent, avoir comme pouvoirs et comme contre-pouvoirs ». Son seul objectif, a-t-il ajouté, est de faire élire le plus grand nombre de députés socialistes dans l’Assemblée qui sortira des urnes le 17 juin prochain.

Résumée à quelques chiffres, la décennie Hollande compte deux échecs à l’élection présidentielle, un groupe maigrelet de députés à l’Assemblée nationale mais une belle reconquête aux dernières élections régionales et cantonales. Et une gauche qui traverse un désert idéologique.

Quant au futur chef du PS, les militants ont une idée bien plus nette de son identité que les caciques du parti. Selon un dernier sondage, Ségolène Royal est l’héritière naturelle de son compagnon, loin devant Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius. Mais ces derniers n’ont visiblement pas l’intention de suivre des sondages qui leur ont déjà coûté cher au moment de la désignation de la candidate. A l’heure où il se place en retrait du PS, le bilan de François Hollande déterminera sans doute son avenir au sein de la gauche.

Dessins de Serge Bloch

Corrigé le 23/05/07 à minuit, à propos de la date de son départ: au prochain Congrès.


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20H37 23/05/2007

premier changement au PS, son chef….
certainement un des meilleur dirigeant du parti, sous estimé dans les grands moment electoraux, mais incapable d’imposer, de s’imposer…

pendant la deplorable cabale qu’a subie sa femme pendant l’election presidentielle, lui…..regardait passer les trains.
depuis le 06 mai, le PS est au abonné absent„„, et j’ai bien peur que cela risque de durer 5 ans

sauf si quelqu’un(e) prenne ENFIN la pleine mesure du marasme dans lequel nous vivons depuis 12 ans, a tel point que 53% revienne de signer pour 5 ans de plus….

le francais vient d’etre declaré animal sadomasochiste doué de la parole

 
21H38 23/05/2007

Hollande a galéré pendant cinq ans (voire +) pour faire une grande majorité dont les composantes ont souvent préférer proposer des solutions chacun dans leurs écuries, en fonction de leurs chefs candidats aux primaires (présidentielles, législatives, locales), aux secrétariats nationaux et autres responsabilités. Quant aux minorités de 2003, certaines étaient dans la majorité avant, tandis que des minoritaires (comme la gauche socialiste, dray) ont rejoint la majorité d’hollande.

Du coup les luttes de pouvoir légitimes, et celles qui le sont beaucoup moins, ont encore plus certainement anesthésié le parti et la dynamique socialiste durant la campagne présidentielle à deux têtes.

Hollande a voulu être collectif, il a peut être délégué à tord du pouvoir à certains qui n’hésiteront pas à profiter de sa fin de règne pour dire qu’ils n’ont jamais été écoutés, comme en 2002 !

Il existe des bilans d’activités, ce sont ces éléments qui comptent, celui de hollande n’est pas si maigre que cela.

 
02H37 24/05/2007

François Hollande quittera la tête du PS : un premier pas vers la rénovation ?

RagZag Politique pose la question :

http://politique.ragzag.com/2007/05/24/francois-hollande-quittera-la-tet…

 
Ded Zep Line | La manipulation des élites est encore pl...
09H29 24/05/2007

Cher Rag

Marre de ta pub !
ou tu viens ici pour exposer tes idées et je trouve cela bien.

Ou tu viens ici pour faire du racolage et je trouve cela très pute.

Au plaisir de te voir réellement participer….

 
11H26 24/05/2007

Je suis d’accord, on peut s’appuyer ponctuellement sur un article d’un autre site mais on ne peut pas perpétuellement faire des liens vers son propre site! Merci de stopper cette forme de spam.

 
Courageux anonyme
08H17 24/05/2007

je fais cofiance aux personnalités politique qui travaillent ,pas a ceux qui font faire leur travail . francois hollande travaille ET SA COMPAGNE AUSSI

 
Courageux anonyme
16H21 27/05/2007

Tout à fait d’accord. François Hollande mérite le respect
Les victoires aux cantonales et régionales sont de son fait et ce n’est pas rien
Que faire avec des « amis » tels que Strauss-Khan ou Fabius?
Laisser la place mais à qui? surtout pas à ces deux-là. Ségolène? On s’interroge

 
Courageux anonyme
22H08 23/05/2007

Lorsqu’une équipe perd, bien souvent on change l’entraineur pour donner un signe visible et fort de changement. On peut regretter ces pratiques, déplorer que F Hollande serve de fusible mais s’il n’a pas su donner un nouveau souffle et un nouvel espoir à gauche, ce changement devient inévitable. Que le PS devienne réaliste et moins idéologique !Qu’il place « la qualité de vie » de chacun d’entre nous au centre de son discours : tous les thèmes seront alors abordés sans laisser de « sujets en jachère » (économie, emploi, sécurité, environnement, etc…) Nous vivons dans un contexte d’économie de marché, nous ne pourrons pas le changer, mais il est plus important que jamais d’agir pour en éviter ses dérives. C’est cela le modèle Européen. Sa construction permettra de tenir bon face aux Etats Unis.

 
22H41 23/05/2007

Le départ de hollande était prévu.

Par ailleurs, il faut se méfier des analogies sportives et de ce type de stratégie, surtout si dans le même temps on souhaite parler de projet de société et de programme politique adaptés aux quotidens et aux réalités économiques, insitutitonnelles, corporatistes, indivdualistes, territoriales, d’injustices, d’inégalités, de solidarités… Ce n’est certainement pas le renoncement qui relève d’un principe de réalité mais bien la confiance en un changement, des réformes claires qui redonnent de l’espoir.

L’échec institutionnel concernant le processus de décision lié à l’élargissement européen est un véritable problème. Il en existe d’autres à l’ONU, l’OMC

Hollande ne mérite pas à lui tout seul la responsabilités des défaites des gauches et de leurs convergences possibles, ou non

 
Flo | Chambres d'hôtes et gîte rural
09H17 24/05/2007

J’avoue que je suis d’accord pour dire qu’il faut renouveler le PS et je trouve que Royal est un bon compromis … mais le départ de Hollande me fera un p’tit quelque chose … je crois que ce type manque cruellement de carisme, mais c’est à mon avis lui qui a limité la casse et la débacle totale du PS … Si tout n’a pas implosé durant la campagne présidentielle, je crois que c’est grâce à lui, si non, il y aurai eu des dégats bien pires et Royal n’aurai pas fait 47% mais bien moins…
Mais si il préfère garder les enfants … je le comprends ;-)

 
neubauten | libraire
20H46 23/05/2007

oui forcément puisque c’est lui le premier secrétaire du parti.
mais bon je pense que les choses ne sont pas aussi simple.
comment être un vrai parti de gauche quand on a une opinion et un peuple qui est habité par de vrais valeurs de droite(la désignation systématique d’un bouc emissaire forcement étrangé cette volonté de vouloir punir les pauvres(les assistés qui ne se léve pas) et la morale.
oui mais laquelle celle qui glorifie le culte de l’argent?
il ne faut pas se voiler la face aujourd’hui il est très dure d’être de gauche,pour l’europe,pour la solidarité entre les peuples,pour une moralisation du marché,contre les nationalismes,contre le délit de sale gueule que les musulmans vivent dans ce pays et les amalgames qui y sont faits,pour une syndicalisation massive des salariés du privé…
le ps n’a pa su remettre en cause ces barons il est temps les adhérents s’exprime très rapidement pour savoir de quel gauche voulons nous en france est quelle place peut-elle occuper dans une france aujourd’hui très à droite.
les choses se durcissent les gens sont mis en compétition les uns contres les autres dans les entrprises.
voila un problême majeur dans ce pays,mais il plus facile de taper sur les jeunes à casquette que de remettre en question la place de l’entreprise dans un débat public et démocratique.

 
20H50 23/05/2007

Il me parait quand même difficile d’accuser François Hollande de tous les maux… L’échec de 2002 est plus imputable à Jospin et en 2007, il a soigneusement été tenu à l’écart. Je crois plutôt que le problème est venu du fait qu’il y avait deux entités à gauche, le parti et la campagne. Quand le patron est le candidat, moins de polyphonie et moins de bâtons dans les roues…

 
20H54 23/05/2007

N’étant pas militante du PS, j’ai conscience qu’il est facile de critiquer de l’extérieur.

Tout ce que je vois, du bout de ma lorgnette, c’est que cet homme a récupéré un parti en loques après le départ de Jospin (que j’ai compris en son temps, c’est son retour en pontillé, digne de son passé entriste que je déplore.

Bref, je n’aime pas la chasse aux sorcières et après tout, il était loisible aux autres éléphants de réagir au lieu de lui laisser le job, en attendant, peinards, leur investiture aux primaires.

Tout cela à un relent nauséabond qui me fait gerber.

* Quant au refus légitime des sondages, que les prétendants se présentent devant les militants, une fois encore.

Là, ils pourront véritablement faire le point sur ce que ceux-ci veulent vraiment.

Quant à ceux qui pensent que ce parti est en charpie, qu’ils réalisent que jamais ils n’auraient accepté une main-mise comme celle qu’a pu faire Sarkozy sur l’UMP.

Le tout est de ne pas sombrer dans la cacophonie comme les verts, mais que ces querelles sont dévastatrices…

 
Courageux anonyme
20H55 23/05/2007

je pense qu apres 2 defates sanglantes aux presientielles le ps ne pouvait pas se permettre de rester les brais croisés Maintenant le plus dur va commencer soit c est sego qui prend la tete du parti en eliminant tous les elephants et former une équipe souder autour d elle et si c est DSK la nous verrons une droitisation du ps et eventuellement un rapprochement avec F Bayrou

 
NicolasB | Lycéen à Paris
20H57 23/05/2007

Je ne suis pas un fan du PS, mais sa démission me parait correct. Il va rejoindre Ségolène, qui elle n’avait pas voulu se présenter aux législatives. Certes, Hollande était un mauvais leader, et ses critiques envers certains politiciens avaient atteint la limite, voir au-delà. Par contre, ce n’est pas entièrement — même très peu — de sa faute que le PS n’a pas gagné une élection présidentielle depuis des années. Oui, il aurait dû formé des « masters » du PS, mais le PS a continué a défendre son ancienne politique sociale, qui n’est plus compatible avec le monde d’aujourd’hui. A mon avis, si Hollande voulait retourné avec un taux de popularité plus ou moins correct, il aurait dû changer le PS et donner un aspect plus moderne au parti.

Ce ne sera pas une grosse perte, et il n’aura pas marqué l’histoire de la France — ni du PS.

 
21H31 23/05/2007

Et puis la stratégie d’alliance avec le centre va se heurter à un problème d’égo ; on se rassemble, oui, mais derrière qui ?

 
Courageux anonyme
21H38 23/05/2007

Voilà un homme intelligent qui laisse à 2 reprises la place à sa compagne.

Monsieur Hollande continuait de défendre les valeurs de gauche d’il y a 10 ans, il aurait dû être plus à l’écoute de Ségolène Royal lorsqu’elle voulait faire évoluer le parti. A chaque fois qu’elle annonçait des modifications sensées, il fallait qu’elle revienne en arrière au nom du parti…

C’est tout de même un homme respectable, qui a dépensé beaucoup d’énergie en diplomatie à l’intérieur même du parti. Sa position n’a pas été simple.

Mais il a vraiment commis des bourdes lorsqu’il a annoncé qu’il voulait faire payer les riches (ceux qui gagnent plus de 4000 euros par mois !). Puis l’annonce d’un nouvel impôt type CSG.

Dans cette campagne les gens ont surtout voulu retenir les effets d’annonce de Sarkozy : qu’ils allaient pouvoir gagner plus sans être d’avantage imposés, que les droits de succession ne seraient pas imposables, qu’ils seraient bien en sécurité dans ce pays, qu’on mettrait de l’ordre dans tout ça (l’assistanat, l’immigration…) : la politique du chacun pour soin pour 21 millions de français.

Je me rassure en pensant qu’il y a plus de 25 millions d’altruistes ! J’espère qu’is sauront se manifester aux moment des législatives…

GBG

 
21H54 23/05/2007

F. Hollande n’a jamais su imposer sa vision. Il a mené le PS au consensus mou avec comme sommet le projet PS pour la présidentielle.
Le PS a besoin, non seulement d’un véritable leader, mais aussi, je crois sincèrement que le PS doit tourner la page du PCF et des Verts.
F. Hollande a été un des artisans de la gauche plurielle. Cette période est finie, il est normal qu’il s’en aille.

 
Courageux anonyme
07H57 24/05/2007

Je crois que l’étique et la morale ne sont pas des modes et qu’il vaut mieux quitte à perdre des batailles, garder nos valeurs de solidarité même si ce n’est pas dans l’air du temps.
 Amicalement

 
Courageux anonyme
22H30 23/05/2007

François Hollande avait toujours dit qu’il ne se représenterait pas. Tout comme sa compagne a propos du cumul des mandats, il tient parole. Il aura réussi a éviter une implosion et j’ai confiance, il saura l’éviter de nouveau quitte à prendre des décisions difficiles.
Comme vous, je refuse ce nouveau jeu « c’est la faute de Hollande ». Avez-vous remarqué que le PS passe plus de temps à chercher des boucs émissaires dans leur propre parti, qu’à critiquer leurs adversaires politiques?
« plus le temps de trouver à qui la faute… Aux urnes citoyens! »

Il existe désormais deux courants majeurs au PS: celui de Ségolène Royal, soutenu par les militants, et celui de DSK, soutenu par une partie de l’appareil.
Quoi qu’on en dise, actuellement, que ce soit pour les gens de gauche ou « l’opinion » y compris UMP, l’opposition à Nicolas Sarkozy c’est Ségolène Royal. Son refus de prononcer le mot « défaite » lui porte un peu tort, mais dans l’ensemble l’enthousiasme (voire la ferveur) est intact et une majorité dú « peuple de gauche » lui est acquis. Il semble aussi difficile de sortir brutalement du « pacte présidentiel » soutenu par de nombreux économistes et intellectuels, car il est impossible de revenir tel quel au projet défendu en 2006 (d’ou un certain embarras pour les légíslatives).
DSK a un gros problème de légitimité à cause de ce qu’il a dit le 6 mai à 20h10; de plus, pendant la semaine où Ségolène Royal était en Tunisie, il n’a pas réussi à`être audible. (De fait, personne d’autre n’a été « audible » à gauche.) Enfin, les gens qui le trouvent le plus crédible sont semble-t-il à droite, ce qui interpelle quelque part comme on disait autrefois. Cependant il a pour lui les « notables » du PS, que le style « créatif » (dirons-nous) de Ségolène Royal dérange profondément, ainsi que sa volonté de sortir du dogme.
Est-ce qu’un socialisme français sorti des dogmes est possible? Qui, des militants ou de l’appareil, aura le dernier mot?

 
Courageux anonyme
22H46 23/05/2007

je vais regretter François, c’était le meilleur orateur de l’assemblée, le meilleur en débat. Très fidèle à la Gauche et à ses convictions, vif d’esprit, vive intelligence et beaucoup d’humour. Une grande perte pour nous les militants.

 
Klaus (non vérifié)
23H08 23/05/2007

à la lecture de votre article je conclue que Hollande s’en va maintenant.
En revanche, si je tente de recouper, je découvre : « J’ai dit depuis longtemps que c’était mon dernier mandat à la tête du Parti socialiste », a-t-il dit, précisant qu’il s’achèverait lors du prochain congrès, toujours fixé à novembre 2008. » Reuters - 21:49. Ce qui, pour être l’annonce de son départ, ne s’effectuera que dans un an et demi… à moins qu’une défaite aux législatives ne provoque un congrès anticipé.
je m’interroge donc…

 
Courageux anonyme
23H15 23/05/2007

Voila ! Nous savons maintenant ce que Ségolène disait à François le soir du 6 mai, dans le bureau du second :
Ségo : Moi je fonce, je garde les enfants et la maison dans le Var. Toi, tu retournes à Tulle !
Fanfan : Et le Parti ?
Ségo : Oh le Parti… J’en fais mon affaire. Il faut que je donne un jouet au gros Juju [Julien Dray, ndlr]
Fanfan : C’est toujours pareil : un ancien trotskiste prend les rênes du Parti !
Ségo : Mais tu restes mon préféré, François.
Fanfan : Et BHL, c’était pour me narguer ?
Ségo : Je l’aime bien mais je ne comprends rien à ce qu’il dit !
Fanfan : Tu me rassures.

Courageux (et persifleur) anonyme.

 
Courageux anonyme
23H40 23/05/2007

Quoi de plus normal finalement ? C’est le principe même de la responsabilité politique que de tirer les leçons d’un - et même plusieurs en l’espèce - échec électoral.
La roue tourne et je crois qu’elle a malheureusement tourné plus vite à droite leur permettant à l’aide de ‘nouvelles têtes’ (en apparence) de faire du neuf (électoral) avec du vieux (idéologique).
Quant à la succession, il semblerait que les militants PS aient encore l’intention de choisir Ségolène ROYAL… par conviction sûrement ou par défaut comme bon nombre d’électeurs lors de la présidentielle, ce qui ne semble pas être la meilleure route vers le succès.
Nous avons pourtant plus que jamais d’une opposition capable de se faire entendre.

 
Courageux anonyme
08H48 24/05/2007

Pour une opposition audible et efficace, les « nouveaux militants » (renouvelleront-ils leur carte 2007 au barême en vigueur reposant sur les revenus?) veulent encore et toujours choisir la catastrophique Royal???
Je leur souhaite bien du plaisir! Maintenant quel autre choix ont-ils?
Le PS n’a pas fini de payer ses années de paresse intellectuelle, de conformisme et de lâcheté.

 
Courageux anonyme
01H52 24/05/2007

Je suis mal placé pour juger l’oeuvre de François Hollande de manière objective. Comme lui, je m’appelle François, je suis myope, j’aime l’humour pince-sans-rire et je ne surveille pas ma ligne.

Ah oui, j’allais oublier : moi aussi, je vote socialiste (mais je ne suis pas encarté, je le précise).

Ces nombreux points communs me rendent Hollande sympathique, mais ce n’est pas uniquement pour cela que je vous trouve injustes à son égard.

Un maigre bilan à la tête du PS ? Certainement, si on regarde le piteux état du parti aujourd’hui. Pas forcément, si on s’intéresse un peu à son histoire.

Car, à part Mitterrand, quel premier secrétaire a laissé autre chose qu’un maigre bilan ?

1981-1992 : Jospin et Mauroy gèrent les affaires courantes pour Mitterrand, au milieu des luttes de clans, des hésitations sur la doctrine (« tournant de la rigueur », etc.) et sur les alliances (avec les communistes au début et les centristes ensuite), et des catastrophes électorales (législatives de 86, régionales de 92).

1992-1995 : Fabius, Rocard et Emmanuelli se succèdent. Pour le reste, reprendre le paragraphe précédent.

1995-1997 : après sa défaite honorable à la présidentielle, Jospin n’a plus vraiment d’adversaires. Il devient Premier ministre à la surprise générale, ce qui ne laisse pas le temps de s’interroger sur son bilan comme premier secrétaire.

1997-2002 : Hollande maintient tant bien que mal l’unité (plus ou moins réelle) de la gauche plurielle. Ses talents d’équilibriste méritent d’être applaudis. Ceux de Lionel Jospin, un peu moins.

2002 : première catastrophe, avec la présidentielle. Les observateurs s’excitent : le PS va exploser ! Résultat, une victoire historique aux régionales de 2004.

2005 : deuxième catastrophe, avec le référendum sur l’Europe. Ca y est, c’est sûr, le PS va exploser ! Malgré les efforts des « éléphants » et les encouragements de la presse, l’explosion n’a pas lieu.

2007 : troisième catastrophe. Bon, ça suffit, cette fois-ci c’est la bonne, le PS va vraiment exploser ! Soyons sérieux… Vous y croyez vraiment ?

Je l’admets, Hollande a fait son temps. Mais, comme premier secrétaire d’un parti ayant connu autant de difficultés en si peu de temps, il a plutôt bien travaillé.

Le véritable problème, c’est que le PS, parti de militants sans idéologie monolithique, n’est pas fait pour la Vème République. Dans ce régime, le compromis et la subtilité, qu’incarne Hollande, peuvent difficilement conduire à la victoire.

Il ne reste donc plus au PS qu’à se transformer à son tour en organisation bonapartiste…

 
Ded Zep Line | La manipulation des élites est encore pl...
09H45 24/05/2007

Yo !

Belle piqûre de rappel !

Mais je ne partage pas ta conclusion.
« Le véritable problème, c’est que le PS, parti de militants sans idéologie monolithique, n’est pas fait pour la Vème République. Dans ce régime, le compromis et la subtilité, qu’incarne Hollande, peuvent difficilement conduire à la victoire. »

C’est pourtant ce coté « courant » qui a toujours permis au PS de ne pas imploser, d’être fédérateur dans sa notion de « synthèse » ET d’être l’engin propulseur du premier président de gauche de l’après guerre !
Alors,  » pas fait pour la Vème République «  ???

Personnellement je garde ton « pas fait pour… » mais je lui accole les mots « 21eme siècle ».
A l’instar du Parti communiste (sorte de monstre encore en vie grâce aux élus locaux encore en fonction, mais cliniquement mort) le Parti socialiste est un mouvement du 20eme siècle.
Ancré sur un clivage droite/gauche bien marqué il correspond peu à une mouvance des lignes et au flou artistique auquel il va falloir s’habituer.

Nous quittons la « vision » du monde pour sa « gestion ».

Le pragmatisme serait-il de se rapprocher des mouvements politiques américains avec des pôles démocrates & républicains ?

 
Courageux anonyme
11H30 24/05/2007

Mais peut-être la victoire de Mitterrand en 81 était-elle en fait un accident… Ou, plus sérieusement, le résultat d’une stratégie qui vient aussi de réussir à Sarkozy : imposer un homme providentiel incontournable dont la stature cache les divisions (entre les marxistes et la « nouvelle gauche » au PS de l’époque, entre « gaullistes sociaux », libéraux, pro-européens et nationalistes à l’UMP).

Cette stratégie n’est malheureusement pas dans la culture du PS, comme l’a prouvé l’enthousiasme de ses dirigeants pour Royal. Mais elle est parfaitement naturelle pour la droite.

Sinon, je ne suis pas tout à fait d’accord sur la fin du clivage gauche-droite, ou en tout cas d’un clivage « bien marqué ».

Effectivement, le clivage le plus marqué ou le plus visible s’est estompé : n’en déplaise aux grincheux, ça fait longtemps que le PS ne conteste plus l’économie de marché.

Le problème est maintenant de mettre en avant les autres clivages, bien réels et tout aussi importants. Notamment sur les libertés individuelles (dans ce domaine, les libéraux ne sont pas ceux qu’on croit), les institutions et, pour faire vite, la plupart des questions dites « de société ».

Et, à défaut d’avoir une ligne unique, le PS va devoir convaincre que la multiplicité des points de vue n’est pas forcément synonyme de « flou artistique ».

Tu as raison, le modèle, ici, est à chercher chez les Américains : au sein d’un même parti, une philosophie générale un peu floue, et différentes façons de l’interpréter.

François

 
Ded Zep Line | La manipulation des élites est encore pl...
17H46 24/05/2007

Cher François…
Ainsi tu n’es pas parti toi aussi en Tunisie !

Nannnn j’déconne…

Pour avoir suivi toute la campagne de 81 (très sérieusement en fait depuis 1974) je me plais à penser qu’elle n’avait rien d’un accident de l’Histoire avec un écart de 3.5 point !

Le clivage gauche / droite dont je parle est celui de la fin des idéologies et avec lui celui de « peuple de gauche ». Il n’y a jamais eu autant d’indécis pour cette élection !
Plus d’ailleurs de gens de gauche se cherchant au centre ou finalement à droite que l’inverse (d’où probablement le résultat que l’on sait).

Les libertés individuelles, nouveau pôle pour toi de clivage gauche/droite ?
Peut être, mais je n’y crois pas trop (cf. les positions de SL sur l’autoritarisme).
De plus le premier nouvel acte islamiste en France ne ferait que renforcer dans l’opinion un besoin de sécurisation assez peu en adéquation avec les libertés individuelles.
Que tu le veuilles ou non, nous sommes passivement dans l’attente de quelque chose que tout le monde redoute.
D’où peut-être, inconsciemment ou pas, un glissement vers la droite du spectre politique français.

Le clivage peut se faire sur l’accompagnement social du libéralisme ou plus prudemment de « l’économie de marché ».
Il peut se faire aussi sur des idées de justice (cf. les Ste américaines + la chine + le soudan).

Quant au modèle américain dont je parle c’est une recomposition de la scène politique avec un pole centre gauche et une droite plus dure, donc un déplacement général vers la droite.

Au plaisir de te lire..

 
13H58 24/05/2007

le PS ne doit pas, c’est une opinion personnelle, davantage se transformer en parti bonapartiste … c’est bien pour ça qu’il faut accompagner le PS par l’éducation populaire et les mouvements sociaux… c’est aussi par ces forces que le PS peut être convaincant et plus représentatif… et tout cela relève de lutte collectives et démocratiques

 
Courageux anonyme
06H58 24/05/2007

Je suis de droite, donc Hollande n’est pas vraiment ma tasse de thé; mais je trouve que les socialistes ont vite transformé ce monsieur en bouc émissaire.
Il est vrai que ses magouilles, son indécision, son incapacité à sanctionner (par exemple Georges Frèche), ses petits jeux d’appareil, son hypocrisie le rende assez peu sympathique à mes yeux.
Mais quand même, ce sont les militants socialistes eux-même qui ont choisi cette candidate autoritariste, inconsistante, erratique parce que des sondages la donnaient comme la plus à même de gagner la présidentielle.
Est-ce qu’un candidat doit porter des idées ou une image?
Est-ce qu’on est sûr que le vote des militants est représentatif du vote du peuple?

 
09H29 24/05/2007

Bien d’accord. Toutes les analyses portent sur la responsabilité de Hollande, des autres éléphants, de l’absence de vrai programme…. Jamais un mot sur la responsabilité de la candidate.
Moi aussi je penche plutôt à droite, et ce n’est pas le spectacle de la campagne Royal qui a été de nature a me faire changer d’avis: les incantations à la Madone dans les blogs pro-Ségolène, l’improvisation permanente, le TSS qui porte sur la personne et pas sur les idées, etc…
Une bonne réponse sur les causes de cet echec: « La femme fatale » (tiens, Rue89 n’en parle pas). On y trouve ce qu’on pressentait déjà: un formidable amateurisme dans l’art de diriger.
Un parti a avant tout besoin d’un chef, c’est à dire pas de quelqu’un qui ramasse les copies de débats participatifs deux mois avant une élection majeure pour commencer à élaborer un programme.
On explique l’immobilisme du PS par ce gout de la synthèse et de la responsabilité collective. On vient d’échapper à la gestion participative à l’échelon de la France.

 
Arnaud Aubron | Rue89
09H56 24/05/2007

Votre incise sur Rue89 qui ne parlerait pas de « la Femme fatale » (sous-entendant un peu grossièrement notre parti-pris) décrédibilise votre propos. Nous avons en effet déjà consacré un article, une vidéo et un reportage audio à ce livre: ici et ici . Vérifier l’information, c’est un métier…

 
19H23 24/05/2007

Dont acte. Mais voyez vous, le matin je parcours rapidement la une de quatre ou cinq sites, et pas les autres rubriques du type culture, médias, et autres peoples. Et le choix de la une ou des dernières pages d’un journal ainsi que de la rubrique n’est pas anodin.
Un livre a classer dans la catégorie people pour des histoires de couple dont tout le monde se fout, ou vraiment en tête d’une rubrique politique en montrant les dessous d’une campagne et le mode de fonctionnement d’une personne qui a failli nous diriger ?

 
Courageux anonyme
07H47 24/05/2007

On peut perdre une bataille sans pour autant perdre son âme. Merci François de m’avoir redonné l’espoir et la force de chercher toujours l’inaccessible étoile.
Un nouveau militant.

 
Courageux anonyme
09H43 24/05/2007

Je me souviens d’une soirée d’avril 2002 ou Hollande et les autres ténors du parti nous ont asséné des ‘Nous avons compris le message’ […]. Je me souviens de ces memes personnes disant exactement la meme chose quelques semaines plus tard, suite la defaite du PS aux élections législatives. Et en 2007, que c’est-il passé ? Rien, strictement rien de nouveau, si ce n’est une formation politique partie en ordre de défaite à une election présidentielle considérée comme perdue avant même d’avoir été jouée, et des résultats guères prometteurs pour les législatives prochaines. A qui la faute, au secretaire général du parti, sans doute, mais pas uniquement. Mesdames, Messieurs du P.S., quel doit être l’électrochoc qui vous fera réagir, redevenir combatif et faire passer vos idées (enfin celles dont vous vous faites les heraults) avant vos ambitions personnelles ? L’heure ne serait-elle pas enfin venue aux elephants de se mettre en retrait pour laisser la place à une nouvelle génération, une génération porteuse peut etre de plus d’espoir, et plus d’une image de perdants magnifiques pour reprendre Leonard Cohen.
Le P.S. n’est que trop déchiré par ses luttes internes. La Chine n’a-t-elle pas commencée à devenir un empire puissant qu’une fois la réunification de ses multiples royaumes effectuée ?

 
Courageux anonyme
10H16 24/05/2007

Il est clair que le Parti Socialiste souffre d’un non renouvellement de ses cadres. François Hollande a du faire le tampon entre les éléphants et les jeunes aux dents longues (Peillon, Montebourg, voire Dray) et il me semble qu’il a fait ce qu’il a pu pour éviter que le navire prenne l’eau de toutes parts.
Maintenant, quel choix pour le PS ? Il faut qu’il écoute les militants. Les éléphants doivent passer définitivement la main. Je ne crois pas à la désignation d’un grand chef, façon UMP. Cependant, tout le monde devra être derrière le successeur de François Hollande. Celui-ci devra définir la nouvelle ligne du parti. Un parti plus affirmé à gauche, je crois que beaucoup de français l’attendent. Un parti tourné vers l’Europe, évidemment. Il faut de toute façon arrêter de croire qu’être Européen, c’est être de droite. Une autre voie que celle de Barroso est sans aucun doute possible pour le Vieux Continent.

 
Courageux anonyme
09H57 24/05/2007

Qu’il annonce aujourd’hui qu’il n’est pas candidat à sa succession, c’est normal, il l’avait déjà dit.

Mais qu’on lui mette tout sur le dos, c’est un peu facile !
Il manque de charisme ? Vous vous laissez avoir par sa marionnette des guignols ! Il est fin, drôle, pince sans rire, humour au second degré, bref, il me fait pleurer de rire quand il se met à pointer les incohérences de ses adversaires et du programme sarkoziste en particulier. ( voir ses sorties sur le « droit opposable »… un régal !)

Ce que l’on peut lui reprocher, c’est de ne pas avoir tapé du poing sur la table quand les éléphants soutenaient S. Royal du bout des lèvres ou pire, l’attaquaient traitreusement !

Mais est-ce qu’un parti socialiste peut se mener à la baguette comme une UMP, ça c’est une autre histoire !

Aujourd’hui, dans notre société, il faut toujours trouver quelqu’un responsable :  » c’est pas moi, c’est l’autre … » anne

 
Arnaud Aubron | Rue89
10H11 24/05/2007

Si François Hollande est tout ce qu’il y a de plus sympathique, il est tout de même difficile, vu l’état actuel du PS, de ne pas se poser de questions quant au bilan, de ces cinq dernières années en tous cas.
Le PS est dans la même situation en 2007 qu’en 2002. Ces cinq années d’opposition n’auront servi à rien. L’équilibre des factions semble avoir été la seule préoccupation socialiste depuis cinq ans. Aucun effort de reconstruction, aucune idée nouvelle. Toujours la même guerre des chefs et pas de propositions concrètes à part une incantation répétée à faire battre Sarkozy. Stratégie qui a prouvé son efficacité il y a quinze jours… Mais qui reste le mot d’ordre du PS et de son premier secrétaire pour les législatives.
Bien sûr Hollande n’est pas, et de loin, le seul responsable. Mais le bilan du PS sous son « règne » n’est pas lourd. Et en dix ans, il a été incapable d’assoir son autorité. De ce point de vue, son départ, peut-ête injuste, ne peut être que salutaire, en espérant que son sucesseur aura effectivement vocation à représenter le parti aux prochaines élections et à en être le leader incontesté.

 
14H51 24/05/2007

- « L’équilibre des factions » influe sur le fond, elles ont considérablement évoluées, le bilan, c’est subjectif évidement, est assez coloré et plutôt contrasté
- Le PS, depuis 2002, a explosé le nombre de ses adhérents en 2 temps (2002 et la carte à qlq euros pour les présidentielles), certains sont partis, d’autres sont restés et ont pris des responsabilités (ce n’est pas mon cas)
- de nouveaux courants sont apparus et ceux existant connaissent le même mouvement de renouveau que le PS en général (je crois que c’est vrai aussi à la LCR)
- hollande a essayé de maintenir le PS comme alternative parlementaire et gouvernemental. Il n’aurait pas du demander un référendum (légitime mais des clivages se sont révélés difficiles à dépassionner, du coup…) sur la constitution, mais était-ce possible dès lors qu’il n’y a pas eu de réel débat sur l’élargissement européen et que le gouvernement jospin était en cohabitation avec chirac sur l’europe ?
- il y a eu un vote utile pour le ps aux régionales et aux européennes, mais ces politiques s’inscrivent dans le moyen terme, surtout lors du deuxième mandat
- du fait du référendum, qu’il incarnait, hollande a perdu sa légitimité à devenir « présidentiable », aurait-il été meilleurs ou moins bon candidat que mme royal ? quelle aurait été l’attitude du ps ? le débat des primaires du ps auraient-elles été pareilles ?
- par ailleurs, c’est peu connu, mais c’est dommage d’ignorer le nombre de débats internes au ps qui se sont tenus depuis 2002, il suffit, ne serait-ce que cela d’entasser (et de lire) les documents internes (mais disponibles) du PS lors de ses congrès.
- je crois que beaucoup de personnes ont déplorés la longétivité hyper courte des débats sur le fond et leur mise en scène médiatique durant la présidentielle. Cela participe à dévaloriser le PS plus qu’il ne le mérite, et peut-être à simplifier ce qui est déjà complexe pour ceux qui vivent le PS en tant qu’adhérents plus ou moins actifs

 
Courageux anonyme
13H37 24/05/2007

Il n’a jamais eu la carrure d’un vrai leader.

www.anciens-jeunes.com

 
Courageux anonyme
14H21 24/05/2007

La campagne présidentielle a été désastreuse. Rien que pour cela il doit s’en aller. Ségolène était souriante le soir de la défaite mais points d’écarts c’est une véraitable catastrophe. Ce n’était pas une compet juste pour rigoler. APrès u tel échec je ne vois pas comment on peut rester en place après cela.

 
Courageux anonyme
17H54 24/05/2007

Exact ! Il doit partir, et très vite … il ne suffit pas d’annoncer sa retraite, il faut la prendre !

 
15H00 24/05/2007

Hollande va donc s’effacer, du moins en tant que premier secrétaire.
C’est vrai que, sur le papier, le bilan est maigre.
Et pourtant, je continue à penser que ce type vaut mieux que son bilan, et surtout que son image.
Je le pense intelligent et assez brillant (en dépit, c’est vrai, d’un manque de charisme rédhibitoire à notre époque où l’image fait tout, et « est » tout).
Dans sa circonscription, que je connais très bien, beaucoup s’accordent en outre à le trouver efficace, très au-delà des électeurs du PS.

Mais il a sans doute péché en ne résolvant pas les conflits de personnes au sein de la direction du PS (Mais l’aurait-il fait qu’il se serait peut-être vu reprocher son autoritarisme…), et surtout en laissant le PS dans l’état de déconfiture programmatique où il est depuis lurette (mais n’est-ce pas à toutes les social-démocraties d’Europe, voire au-delà, que le problème se pose ?).

Dernier point négatif : ses interventions dans la récente campagne de SR, toutes à contre-temps, et qui ont contribué à bien plomber la candidate (cf le débat fiscal abordé n’importe comment par FH et qui a marqué le début de la chute de SR dans les sondages).
Sans doute estimait-il, plus ou moins consciemment, qu’en tant que premier secrétaire, c’est lui qui aurait du avoir le rôle…
Vae victis.

 
Courageux anonyme
15H45 24/05/2007

au revoir Hollande ET BIENVENUE SEGOLENE !!!

 
Courageux anonyme
17H56 24/05/2007

Avec elle, c’est la cata assurée !!! MDR

 
Courageux anonyme
16H49 29/05/2007

La cata. n’est-elle pas déjà là ?

 
Courageux anonyme
17H01 24/05/2007

Si les petits partis trotskistes ont ramassé tant de voix et si Ségo a échoué, c’est d’abord parce que le parti « socialiste » a brouillé le message et les idées du socialisme:

- Ils ont abandonné les valeurs qui fédèrent le peuple autour de la gauche. Par exemple, la création de services publics efficaces garantissant pour un prix identique la fourniture des besoins de base au peuple: énergie, eau, réseaux (télécom, routiers, ferrés), assurances minimales, prêts bancaires, pompes funèbres. Ce qui n’empêche pas une gestion rigoureuse des fonds publics, le choix au mérite des dirigeants et les bénéfices.

- Ils n’ont pas réussi à démontrer qu’ils agiraient efficacement sur la délinquance. Par exemple, en montrant le rapport direct entre le taux de chômage, abandon des populations marginales et niveau de délinquance, en donnant enfin des moyens à la justice, en mettant en avant la lutte contre la corruption et les délits financiers, en s’occupant fermement des primo-délinquants et en traitant les récidivistes avec rigueur. La plupart des personnes, à faibles revenus, votant Sarko l’ont fait pour des raisons de sécurité.

- Ils se sont laissés entraîner sur le terrain du nationalisme en surenchérissant sur les symboles. L’idée du drapeau dans chaque foyer est l’exemple même du mélange des genres.

- Ségo n’a pas assez insisté sur la nécessité par exemple :

* de construire un pôle indépendant de lutte contre la corruption.

* de lutter contre la concentration des pouvoirs.

* d’un contrôle de l’exécutif efficace et indépendant.

* de démantèlement des conglomérats média-militaro-industriels.

Une rénovation du parti socialiste est évidemment indispensable, pas dans le sens gauche-droite, comme le voudrait les hommes du pouvoir, mais dans de sens droite-gauche. Donc ni avec Fabius ou Emmanuelli, qui ont démontré, lorsqu’ils étaient aux manettes, leur vraie nature pro-capitaliste. Ni avec Strauss Kahn ou Royal qui devraient rejoindre Bayrou dont ils sont déjà si proches. Alors qui?

L’organisation du parti, son verrouillage devrais-je dire, rend difficile l’émergence de vrais socialistes.

Peillon peut-être, quoiqu’il soit très discret quant à ses convictions. Montebourg? Quand il saura maîtriser son goût excessif pour les bons mots, il devrait persévérer dans la lutte anti-corruption et la promotion d’une sixième république.

De toute façon, pendant que Sarko réalise le rêve américain de nous punir de notre arrogance, le parti a 5 années devant lui pour effectuer sa mue.

Daniel R

 
Courageux anonyme
21H31 24/05/2007

Que penser des textes qui expriment que François Hollande a eu comment qualite d’eviter l’implosion, de maintenir l’unite du parti! C’est bien cela qui a plombe le PS: la fameuse synthese qui ne permet pas d’avoir une ligne politique claire. Dans un meme texte on arrive a melanger des presque troskistes avec des presque de droite et vous voulez que les français aient confiance en cette soupe. Si les 2 lignes qui restent sont celle de DSK et celle de SEGO, je crois que nous allons progresser car, a part un combat d’ego, les idees me semblent tres proches. Faisons un nouveau parti autour de ces idees, envoyons Fabius et Melenchon chez les gauchos et l’avenir sera plus ouvert.

 
Courageux anonyme
21H39 24/05/2007

François Hollande n’est que le digne successeur de ses prédécesseurs. Après la calamiteuse gestion rocardienne, et son abandon d’idéal ( ne pas me faire le coup du pragmatisme ! ) fin des années 80, il n’y a eu aucune remise en cause de la part des caciques du PS. Conclusion, la Beresina de 1993.

Grace à la bêtise de la droite farnçaise, Jospin hérite de l’espérance des français. Qu’en fait-il, il privatise à tour de bras, importe des idées d’outre atlantiqe comme l’impôt négatif, se définit comme un candidat qui n’est pas socialiste et favorise une population aisée tout en restant sourd devant les gens qui souffrent.
L’abandon des valeurs de gauche amènent au 21 avril 2002. Que fait notre brave François, un mea-culpa ( on a compris ! ) et une réflexion ( nécessaire avant les décisions… ) sur le long terme.
Tout faire pour garder les places, c’est à dire ne rien faire. Le PS a définitivement abandonné la lutte des classes pour la lutte des places. La seule lutte idéologique et politique des amis de Hollande est perdue, la Constitution Européenne. Se masquer derrières les autres élections n’est qu’une erreur fondamentale d’analyse, c’est l’idéologie de droite qui a perdu, ce n’est pas le PS qui a gagné.
Mais le grand écart ne peut pas durer et on arrive au 6 mai 2007, où les aparatchiks du PS feront étalage de leur médiocrité, voire comme DSK de leur suffisante ambition. Bilan là où une chêvre déterminée aurait du gagner, c’est la défaite. Pour la troisième fois. Ce n’est pas Sarkozy qui est fort, bien sûr il a tous les médias dans sa poche mais ce n’est pas suffisant, c’est le PS qui est nul. Nul dans son analyse de la souffrance du pays, nul car enfermé dans les ors électives.
La politique, quand on est socialiste, se doit être une guerre culturelle. Hollande et ses amis l’ont oublié. Adieu Hollande! Sans regrets.
Quant à ceux qui se déolentdu bipartisme et de la dérive impériale du régime, je rappelle que Mitterrand aurait du changer cela ( cf « Le coup d’état permanent » ) et il s’en est plus qu’accomodé.

JM, à la pêche le dimanche pour longtemps peut-être.