
Jean-Marie Colombani se rebiffe. Moins de vingt-quatre heures après avoir essuyé un vote négatif de la Société des rédacteurs, le président du directoire du Monde a décidé de contester la valeur de véto de ce vote, et entend s'accrocher à son poste.
Cette attitude a fait monter la tension à l'intérieur du quotidien, à l'approche de la réunion cruciale, vendredi, du Conseil de surveillance du journal, présidé par Alain Minc. « Colombani joue la légitimité contre la légalité », commente un opposant à celui qui fut patron du Monde pendant treize ans. Le président du directoire avance le fait qu'en aditionnant ses soutiens, il arrive à plus de 58% des personnels concernés, soit une majorité.
Mais, souligne-t-on au Monde, il n'a pas obtenu les 60% de voix des membres de la Société des rédacteurs qui étaient nécessaires statutairement pour le renouvellement de son mandat. Ni d'ailleurs celui de celles de la filiale PVC (La Vie, Télérama) et du groupe Midi Libre, autre filiale du Monde.
« Où peut-il aller ? Il n'aura pas les voix requises au conseil d'administration », souligne un opposant, furieux de ce que de nombreux journalistes qualifient de « manoeuvre » du président du directoire. Des paroles dures sont prononcées en interne, et même un parallèle établi avec Paul Wolfowitz, le proche de George Bush qui a vainement tenté de s'accrocher à la tête de la Banque mondiale après avoir été désavoué par le Conseil d'administration de l'institution internationale…
Une tentative d'entraîner une démission collective de la hiérarchie du journal pour soutenir le président du directoire aurait par ailleurs échoué mercredi.
Dans sa volonté de contourner le vote de la rédaction, Jean-Marie Colombani a reçu le soutien de Claude Perdriel, le propriétaire du Nouvel Observateur, actionnaire minoritaire du Monde, ainsi que d'une partie du syndicat CGT du Livre.
Dans une interview au Nouvelobs.com, Claude Perdriel reprend d'ailleurs le décompte de Jean-Marie Colombani : « Si l'on regarde les chiffres, 58,8% des salariés -journalistes, cadres, employés- du Monde ont voté pour son maintien et 37%, contre. Et non seulement eux, mais 90% du management, c'est à dire tous les cadres, ont voté pour lui, ce qui est la preuve d'une réussite de direction de la présidence du directoire remarquable. (…) Si Le Monde est une société démocratique, il n'y a aucune raison que Jean-Marie Colombani parte », ajoute Claude Perdriel.
Le Monde semble bel et bien entré dans une zone des tempêtes, avec un bras de fer entre les journalistes et les autres actionnaires. Il est loin d'être certain que cette tension se calmera après la réunion cruciale du conseil de surveillance vendredi.

A lire :
La rédaction du Monde choisit la rupture
Compte-rendu du vote de mardi.


























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De
18H37 | 23/05/2007 |
Je pense qu'il ne faudrait pas qu'il parte, tant il reste le garant du seul espace de liberté aux forces anti-pouvoirs. Je vois pointer l'ombre de manipulations occultes afin que le monde rentre de le giron de la « Pressazy ». L'argentier Lagardère et son ami de Président n'attendent que ça. Surtout après l'Edito de JMC qui appelait à Voter Ségolène Royal au deuxième tour. En tout cas, je soutiens l'action de JMC.
De Archibald
12H48 | 15/07/2007 |
Minc/Sarkozy, une complicité qui remonte loin : Pour « refonder » le contrat social
Un rapport de la « commission Minc » de 1994 proposait déjà la discrimination positive à lire sur www.observatoiredesreligions.fr
De deslilas10
18H56 | 23/05/2007 |
Opposer la légitimité à la légalité quel programme !
Quant à présenter « Le Monde » du duo Minc-Colombani comme le seul refuge de la liberté de la presse face au sarkozysme triomphant qui « occupe » tous les médias c'est une plaisanterie à prendre au second ou troisième degré.
Combien de lecteurs ont résilié récemment leur abonnement au Monde pour sanctionner son engagement anti-Royal pendant la campagne ?
à deslilas10
De UnVieuxFou
informaticien retraité | 23H27 | 23/05/2007 |
J'en suis (de ceux qui ont résilié leur abonnement).
Mais je voudrais bien comprendre :
-1- Quels sont les tenants et aboutissants du conflit ?
-2- Le plus révoltant pendant la campagne, çà a été les titres biaisés.
- Qui décide des titres ? Des rédacteurs qui se relaient ? Ou bien est-ce un métier à part entière, comme la mise en page ?
- Les titreurs votent-t-ils parmi les rédacteurs ?
-3- Quelqu'un saurait-il décrypter la position de JMC pendant la campagne ?
- Son dernier éditorial était remarquable, mais si tardif !
° Certains l'ont soupçonné de l'avoir sorti si tard par hypocrisie, pour ne pas nuire à NS, tout en préservant sa propre image.
° Quant à moi, j'ai subodoré un conflit avec la rédaction, ou de la prudence vis à vis de l'actionnariat.
J'ai soumis une « réaction » dans ce sens à cet éditorial, mais elle a été « modérée“(censurée).
- SVP, éclairez ma lanterne ! Merci d'avance.
à UnVieuxFou
De colas
07H21 | 24/05/2007 |
moi aussi, après 20 ans d'abonnement. La présentation des titres et la tournure des articles (la technique récurrente d'un titre « accrocheur » sur une polémique sur Sarkozy, le corps de l'article ne présentant que les arguments de l'équipe de Sarkozy), la goutte d'eau etant les déclarations révulsantes de mépris d'Alain Minc. Virer JMC est un bon début, ne baissez pas les bras, journalistes du Monde, il vous reste Alain Minc.
à UnVieuxFou
De
07H50 | 24/05/2007 |
Oui le dernier edito etait remarquable. Tardif, car JMC a du etre contraint à l'ecrire par … le vote des redacteurs. Qui confirme ?
à UnVieuxFou
De Nicole Muchnik
Journaliste à Madrid | 12H10 | 24/05/2007 |
Oui, tout à fait d'accord. Je suis de ceux/celles qui ont protesté maintes fois contre les tergiversations du Monde durant la campagne, signalant par exemple que dans un certain numéro, Sarkosy était cité 30 fois( ! ) et Royal, en pleine campagne en province, pas une…
à UnVieuxFou
De
15H06 | 27/05/2007 |
>Son dernier éditorial était remarquable
En lisant l'édito sur le site lemonde.fr, cette publicité m'a fait sourire
http://flickr.com/photos/djibnet/515940465/
à deslilas10
De
10H51 | 24/05/2007 |
il faut arrêter avec ce serpent récurrent, Minc ne fait pas la ligne du Monde et Colombani lui-même s'est engagé pour Ségo à la veille du second tour ; si l'automne avait pu laisser craindre le pire, le MOnde n'a pas à rougir de sa couverture de la campagne. En tout cas, je ne connais personne qui s'en soit désabonné pour cette raison.
De neubauten
libraire | 19H22 | 23/05/2007 |
colombani garant de la libérté et de l'indépendance du journal(sic)
non mais je rêve ou à t'on vu que le monde etait le seul rempart à sarko.
je n'ai jamais vu le monde prendre au si peux parti et avoir une ligne claire et engagé. ce n'est pas son role me dira t'on. c'est l'impartialité.
et les papiers de l'embede philippe ridet c'est quoi ? ? ?
et colombani n'a jamais appelé a voter sego au deuxieme tour mais au premier contre bayrou.
en tout cas quand je vois la réaction du patron de l'obs Claude Pedriel qui voudrait maintenir colombani a la tête du monde malgré le vote massif contre je me dis qu'i y'a la une vraie farce et un vrai deni de démocratie.
belle leçon et belle exemple.
à neubauten
De
20H59 | 23/05/2007 |
Faux, Colombani a bel et bien appelé à voter Ségo au 1er comme au 2e tour.
Quant au « vote massif contre lui » dont vous parlez, il faut quand même reconnaître qu'il a réuni 51% des suffrages exprimés parmi les journalistes… On n'est pas élu quand on n'a pas 60% des voix ? Leur système me semble un peu étrange.
De ada
09H44 | 24/05/2007 |
Ce système est celui de la gouvernance au Monde, point barre. C'est curieux comme un système paraît toujours anti-démocratique à celui qui perd.
De Ferdinand.Bardamu
12H55 | 24/05/2007 |
Il faut restituer l'info dans sa totalité ou alors on n'est pas de bonne foi : Mr Colombani a effectivement appelé à voter Sego au 1er tour, tout en disant que le vote Bayrou était antidémocratique.
Pourquoi ?
Parce que tout simplement Mr Colombani, savait, comme Sarko, que la seule menace réelle qui planait au-dessus de Sarko était représentée par Bayrou et que Sego était donnée systématiquement perdante au 2ème tour.
Donc si on réfléchi avec le bout de son nez ou si on est de mauvaise foi, on dit « Mr Colombani a appelé à voter à gauche » et si on réfléchi avec ce que l'on est censé avoir entre les deux oreilles, on dit : « Mr Colombani a aidé à faire élire Sarko ».
CQFD.
De alexandrin
19H22 | 23/05/2007 |
Il faut croire que le poste rapporte financièrement gros et vous pose dans les diners mondains pour tenter par tous les moyens de le conserver. Il faut croire aussi que les sakozistes du Monde, ne veulent pas d'un quotidien qui risquerait de mettre en évidence les contradictions du programme du nouveau président. Les temps qui viennent risquent d'être agités politiquement et socialement, la Droite doit contrôler tous les médias influents si elle veut faire passer son programme. Les journalistes sont contre le maintien de Colombani. Les cadres, les actionnaires ce ne sont pas eux qui font la valeur du journal. Qu'est ce qu'un journal sans journalistes ?
à alexandrin
De
08H25 | 24/05/2007 |
Le 20H de TF1 ?
à alexandrin
De
17H06 | 24/05/2007 |
et je répondrais simplement que les journalistes devraient arrêter de se regarder le nombril et se dire qu'ils ne sont abslument pas seuls pour fabriquer un journal et que sans les autres toute leur prose bonne ou mauvaise ne sortirait pas des rédactions .
Alors Mme et M. les journalistes un peu de considération et de respect pour les autres .
De
19H25 | 23/05/2007 |
La réaction de Colombani est bien dans l'air du temps. Non mais, pour qui ils se prennent ces journalistes ? Ils n'ont pas encore compris que ce qui compte dans une entreprise de presse c'est la régie publicitaire ? La rédaction c'est un fardeau, une charge financière, ils n'arrêtent pas de râler, pour tout dire c'est un fardeau, une plaie !
Les statuts donnent aux journalistes un droit de véto.
Ce n'est quand même pas un prétexte suffisant pour qu'ils s'en servent !
Evidemment ils ont subi l'influence de très mauvais exemples, depuis quelques années.
Deux principalement :
- la France a le droit de véto au Conseil de sécurité de l'ONU, mais depuis bien longtemps tout le monde savait que seuls la Russie et les Etats-Unis ont vraiment le droit d'utiliser leur droit de véto. Et voilà qu'avec Chirac et Villepin la France a quand même menacé (à mots couverts, mais menacé quand même) de mettre son véto à la guerre en Irak.
Très mauvais exemple ! Mais heureusement Bush s'est arrangé avec tout ça : puisque l'ONU n'était pas assez docile, il s'en est passé.
- deuxième exemple déplorable : les Français eux-mêmes. Chirac, encore lui, leur a demandé leur avis sur la « Constitution européenne ». Et ces cons se sont crus autorisés à le donner, leur avis en votant non. Alors qu'en fait leur avis tout le monde s'en tape, si ce n'est pas « oui ».
Mais là encore, heureusement, on va trouver une solution. Sarko était à Bruxelles aujourd'hui pour cela. Puisqu'ils n'ont pas voulu d'un gros texte appelé « constitution » on va faire la même chose, mais en pièces détachées, par petits coups.
Pour en revenir au « Monde », puisque ces morveux se permettent de contester les choix d'Alain Minc, et bien on va bien trouver un moyen de les mettre au pas. En douceur si possible, sinon par la force. Et quand ce problème sera réglé, ils peuvent déjà s'attendre à un « plan social » aux petits oignons.
De
21H01 | 23/05/2007 |
En l'occurence, les journalistes ont voté majoritairement pour Colombani. Par contre ils n'ont pas voté à 60% comme c'était requis par les statuts…
De
19H37 | 23/05/2007 |
Après tout, les règlements, statuts, chartes et autres lois, c'est fait pour être contournés, non ?
Sistheleus
De
20H51 | 23/05/2007 |
c'est quand même étrange que justement il y ait un tel capharnaum en ce temps troublé pré-législatif. Je me demande si certains ne soufflent pas un peu sur les braises en plus, ça fait toujours un contre-pouvoir de moins…
Moi parano ?
De
22H16 | 23/05/2007 |
D'après Le Figaro, Denis Olivennes, PDG de la Fnac, pro-Sarkozy, pourrait être nommé à la place de Colombani. Ce serait plus rassurant si Le Monde était dirigé par un journaliste issu de la rédaction…
De
22H24 | 23/05/2007 |
Ecoutez Sarko, regardez Tf1, vous aurez les ficelles qui amènent au pouvoir par la communication. Des mots bien placés, des images chocs !
J'associe la chaine la « plus écoutée » à une grosse friandise que l'on donne en permanence à un enfant sans se soucier des conséquences sur sa santé. En veux tu, en voilà…Si tu aimes, prends ! Comment réussir… ? Scrutes, observes, développes des envies, des jalousies, des différents et tu auras la clef des mots justes qui satisferont les frustrations.Ne fumes pas, ne bois pas, manges allègé, roules doucement et suis ton précédent telle une fourmi en ayant l'illusion d'être dans les clous… Alors tu auras le profil type du citoyen sans reproches mais non dénué d'inquiétudes qui alimenteront ton prochain vote !
De
20H54 | 23/05/2007 |
sdfsdg
De
23H07 | 23/05/2007 |
Abonné du Monde depuis des années, je déplore son absence d'objectivité par rapport à certains autres organes de presse comme MARIANNE et La Dépêche du Midi qui ne sont pratiquement jamais cités bien que concourant chacun dans sa catégorie à la pluralité de l'information. Jamais d'information sur le Parti Radical de Gauche , sauf quand elles peuvent lui apporter un dicrédit ! !
Je souhaite que ce quotidien ne tombe pas dans l'escarcelle du pouvoir en place, mais j'a i bien peur qu'il soit trop tard.
Bon courage.
De
23H13 | 23/05/2007 |
J'attends qu'il parte pour recommencer à acheter le Monde
De
23H59 | 23/05/2007 |
Profitant de l'anonymat (puisque je n'ai toujous pas été enregistré…), je vous donne l'avis d'un salarié du Monde qui compte 25 années de maison.
JMC a été élu en 1994 pour sortir Le Monde d'un mauvais pas et débarasser ses personnels d'une direction dangereuse. Il a été porté par un vrai mouvement d'adhésion des personnels.
Jean-Marie s'est appuyé sur Plenel pour la direction de la rédaction. Je ne crois pas qu'Edwy – si brillant qu'il soit - ait aidé à faire le journal de référence dont nous avons besoin aujourd'hui.
La volonté de constituer un groupe autour du Monde était partagée. Mais il n'y a jamais eu une équipe de direction capable de faire vivre ce groupe.
JMC - il l'a reconnu mais trop tardivement - s'est coupé de la maison Monde au profit de la direction du groupe.
Là-dessus est arrivé le pamphlet de Péan et Cohen auquel nous aurions dû répondre avec plus de vigueur car il est loin d'être un livre-vérité et tombe facilement dans l'abjection.
Avec les votes qui sont intervenus lundi et mardi, la crise qui couvait est ouverte.
Mais quelle crise ?
Il n'y a pas de contre-projet. Ni sur le contenu du journal ni sur l'avenir du groupe. Il y a des craintes, des rancoeurs, des déceptions. Tout cela ne fait pas un projet.
Je ne suis pas « colombaniste ». Je suis un amoureux du projet « Le Monde ». Ni les salariés du Monde ni les lecteurs du journal n'ont intérêt à une crise de type Libé.
A nous, à l'intérieur du journal, de procéder aux introspections et aux corrections indispensables.
Et à vous, lecteurs d'aujourd'hui ou potentiels, d'exprimer vos exigences d'un quotidien de référence dans ce monde en pleine évolution, envahi par les techniques de « communication » des puissants.
A JMC de corriger son comportement et de redevenir le premier serviteur du groupe et de son navire amiral. En se souvenant que nous ne sommes Le Monde que quand nous le renouvelons ensemble chaque matin.
A la rédaction du Monde de s'interroger : 177 journalistes peuvent-ils lancer dans l'inconnu un titre prestigieux, un groupe de 3.000 salariés et 2 millions de lecteurs ?
De Le chat botté
00H54 | 24/05/2007 |
Le Monde sans Colombani serait lancé dans l'inconnu ? D'abord, faut-il le préciser, personne n'est irremplaçable.
Deuxièmement, il m'apparaît clairement qu'une personne qui accepte de se soumettre aux règles démocratiques internes et qui par la suite conteste ces mêmes règles, parce qu'elle n'est pas élue, n'est pas une personne digne de confiance, voire pas digne tout court. Cela en est même grotesque.
je suis très contente du départ de Jean-Marie Colombani, parce que c'est un très mauvais gestionnaire, mais aussi parce que l'ambition et le pouvoir lui ont rongé l'esprit. Sans parler du climat de terreur qui règne au Monde auquel il a contribué sans nul doute. Personne n'a confiance en personne dans ce journal,sans parler de la liberté d'expression…C'est quand même un comble pour un canard non ?
De
00H57 | 24/05/2007 |
Bon. Soit. Interrogez vous bien. Demandez comment éviter une « titrologie » digne de la presse ivoirienne durant les campagnes électorales.
J'ai cessé d'acheter le Monde papier assez tôt dans la campagne, et la version Internet est tout aussi biaisée. Combien de titres marqués « Bayrou baisse » ?
Le Monde l'a tellement vu baisser, a tellement cité les agences qui rabâchaient la même chose, a tellement assorti tout commentaire à son propos d'un « en difficulté dans les sondages », qu'il aurait dû finir avec moins de zéro %… Probablement parce que le centriste était anti-démocrate.
Au fait, à quand une enquête du quotidien de référence sur les délires sondagiers qui continuent ? ? ?
Bon vent, Monsieur Colombani. Quant aux autres : un bon coup de divan ferait du bien, ou alors confesse avec pénitence.
De Pierre Haski (auteur) 9
Rue89 | 01H11 | 24/05/2007 |
Merci, courageux anonyme de 21h59 d'être venu témoigner ici de votre vision de l'avenir du Monde. Mais votre dernière phrase donne toute l'étendue de ce qui se joue, semble-t-il. Colombani désavoué par la rédaction du Monde s'appuie sur le fait que celle-ci est devenue très minoritaire dans un groupe dont vous rappelez justement à quel point il s'est étendu. Mais le Monde est ce qu'il est, et la rédaction conserve un poids prépondérant dans le fonctionnement de l'entreprise. Si ce poids doit être remis en cause, il me semble qu'il aurait dû l'être avant, pas à la suite d'un vote statutaire clair. On revient à cette question légitimité vs légalité : l me semble peu probable que les rédacteurs cèdent, car il en serait alors fini de leur pouvoir à l'intérieur du Monde. Je me trompe ? PH
à Pierre Haski
De
16H49 | 24/05/2007 |
« la rédaction du Monde […] est devenue très minoritaire dans un groupe » dites-vous.
Le chiffre que j'ai donné (177) est lui-même la minorité de la rédaction qui par le biais du nombre de mandat qu'elle possède a obtenu le score cité plus haut. Il y a par ailleurs 184 rédacteurs qui ont voté favorablement au renouvellement du mandat de JMC.
Sachez par ailleurs, que la rédaction du Monde est bien plus étoffée qu'il y a 25 ans ! Ce fut l'un des choix de Colombani que d'embaucher plus de journalistes.