Les risques de « cancer du pressing » sous-évalués en France

Ceux qui le connaissent le surnomment familièrement le « perchlo ». Ce solvant, de son vrai nom perchloréthylène ou tetrachloréthylène, est utilisé dans la majorité des pressings de nettoyage à sec. On pouvait se douter que ce produit, qui circule en toute liberté en France, était plus toxique que les noix de lavage indiennes. De là à suspecter qu'il était classé comme « cancérogène probable »…
André Cicollela, médecin spécialiste en santé environnementale et président de la commission santé des Verts, se penche depuis plusieurs années sur le perchlo. Grâce aux études réalisés dans différents pays, il en a résumé les effets néfastes sur l'homme et sur l'animal.
Outre des cancers du foie et des reins prouvés chez les animaux de laboratoire, les données épidémiologiques confirment cet effet cancérogène sur ces deux organes chez l'homme, ainsi que sur l'oesophage, la vessie ou le col de l'utérus.
On estime qu'en France, avec les quelque 5 000 entreprises de nettoyage à sec, 8 200 tonnes de perchlo sont émises chaque année dans l'air, surtout dans les zones résidentielles. Ce qui chiffre la population exposée au travail à 15 000 personnes.
Face à la dangerosité du produit, certains pays ont déjà réagi. Les Etats-Unis et le Danemark ont interdit l'installation de nouveaux pressings utilisant le perchlo. D'ici 2020, ce produit sera totalement retiré des Etats-Unis.
Car les solutions de remplacement existent, elles sont même moins onéreuses que le perchlo et tout aussi efficaces. A Disneyland Paris, par exemple, les textiles sont nettoyés au siloxane, un solvant du type silicone, non toxique. Une autre solution, plus élégante, est le gaz carbonique liquide, qui ne nécessite aucun temps de séchage et ne présente pas de risque d'incendie.
Dans l'Union européenne, le perchlorétyhlène est classé comme « nuisible à la santé » et « dangereux pour l'environnement ». Néanmoins, en France, il n'existe aucun contrôle préalable lors de la création d'un pressing.
Les causes d'un tel laisser-aller ? L'industrie chimique fait pression auprès des autorités sanitaires, en mettant en avant les différences entre les cancers humains et ceux des rats de labo, invalidant la classification du produit en cancérogène avéré. Ce qui explique l'absence de volonté politique, selon André Cicollela.
Le schéma ci-dessus indique des relevés du taux de perchlo autour d'un pressing dans un centre commercial. Sur les courbes qui touchent les caisses de l'hypermarché, on constate que les valeurs atteignent 0.45 mg/m3, soit près de deux fois la valeur préconisée par l'OMS.
Thierry Drouin est propriétaire d'un restaurant situé dans une galerie commerciale de Rennes. Et voisin d'un pressing. Fortement incommodé par les émanations, il a demandé des analyses de l'air. Celles-ci ont révélé un taux de perchlorétylène dix fois supérieur à la valeur guide de l'OMS, soit 2,5 mg/m3 au lieu de 0,25 mg/m3.
► Pour en savoir plus :
La définition du « perchlo » sur Wikipédia.
Les solvants les plus dangereux sur le site de l'Institut national de recherche et de sécurité.
Le rapport d'étude du perchlo par le Centre international de recherche sur le cancer, département de l'OMS.
Les produits de substitution au « perchlo » proposés par l'Ineris.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) se penche sur la dangerosité du produit.
La fiche du « perchlo » sur le site de l'OMS.
- 48662 visites
- Version imprimable
Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89
Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)
Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)
En savoir plusAccrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.
123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque



















38
(Pour réagir, connectez-vous)
De minijul
10H22 | 22/05/2007 |
Alors si même les US on pris une décision à connotation environnementale et contre les lobbies, on a en effet de quoi se poser la question !
à minijul
De
21H05 | 22/05/2007 |
Je reconnais bien la France avec son habitude de faire des cachoteries…
De
10H28 | 22/05/2007 |
Ilfaudraitvraiment que ce texte soit repris dans les medias. Mais je suppose que les lobbys de la chimie sont suffisamment puissants pour l'en empêcher . Nos bnéfices valent mieux que votre santé.
De
14H17 | 22/05/2007 |
(Un titre bien ironique bien sur.)
Hé oui. C'est pas une première.
A quoi bon donner à manger aux vaches des farines animales si ce n'est pour faire plus de bénéfices, en faisant marcher leur système en boucle fermée (Alimentation pour bovins faites à partir de reste d'équarrissage bovin… matière principale à disposition… Ouais, on va s'faire plein de fric ! ! ). Vous en connaissez aujourd'hui les conséquences. Je ne serai pourtant pas surpris qu'on en retrouve malgré l'interdiction (puisqu'on vous dit que c'est rentable ! ! ).
Beaucoup d'autres exemples pourraient être cités. Le produit (à risque, tout le monde le sait, mais rentable et créateur d'entreprises) est mis en circulation et c'est toujours 10 ans après qu'on en remarque (confirme) les conséquences, grâce à quelques organismes de surveillance et de protection civile encore indépendants.
Mais ceux qui veulent vraiment faire du fric, coûte que coûte, ont la mémoire sélective : le développement des cultures OGM doit être amplifié je crois ? Et les laboratoires de recherche OGM sont bien plus puissants que les laboratoires de protection civile. Ces cultures risquent de ne pas souvent d'être remises en cause.
A vous d'en déduire si Sarko est plutôt dans le cant de ceux qui veulent faire de la protection civile ou faire du fric coûte que coûte….
Et pour en revenir à la santé, même si de mon point de vue, je ne m'en suis pas tant écarté, rappelons que des médicaments ont dernièrement failli être retirés de la fabrication, faute de consommateurs (ou « Quand le pharmacien regrette qu'il n'y ait pas assez de malades, que les gens soient en bonne santé »… Hippocrate doit se retourner dans sa tombe).
On a pas apparemment tous les mêmes priorités. J'ai du mal à être optimiste…
Stouve.
De
18H10 | 22/05/2007 |
Désolé mais rien n'est établi, et toutes les études faites en Suede ou aux USA n'ont pas permis d'établir un lien… de plus, cette profession est bien connue et n'a pas plus de maladies professionnelles que d'autres, elle est de plus très surveillée et les normes ont été fortement durcies depuis quelques années ; normes des machines, des locaux, surveillance du personnel, etc…
C'est comme les écolos qui s'excitent contre le nucléaire qui n'a jamais tué personne, absolument personne, alors qu'il a fallu attendre CHICHI pour faire l'économie de quelques milliers de morts chaque année sur la route…
De
19H17 | 22/05/2007 |
euh, vous vous rendez compte de ce que vous écrivez ?
Hiroshima, Nagazaki, Tchernobyl, c'était du pipi de chat ?
De
20H15 | 22/05/2007 |
Désolé, mais je pensais au nucléaire civil dans un pays industrialisé normal, ce qui n'était pas le cas de l'URSS….
De
22H26 | 22/05/2007 |
Beaucoup trop d'ouvriers en france et dans le monde
son victime du perchloroéthylène, avec des maladies
trés diverses ( pertes de neurones, inffections renales , cancers )…
Ce produit chimique s'accumule dans les graisses, le cerveau,le foie de toute personne qui est ammenée à respirer quotidiennement les vapeurs de ce solvant.
Les lobbies du solvant vantent les formidables propriétés chimiques de dégraissage du perchlo sur
les textiles et l'acier, mais eux du haut de leur tour d'argent ils ne risquent pas de se « griller » le cerveau en inhalant leur « merde ».
De
09H29 | 24/05/2007 |
Il ne s'agit en aucun cas de puissants lobbys, juste de flemmardise et de bovine'attitude de la part des journalistes qui ne choisissent comme info que ce qui tombe dans les dépeches d'agences (AFP, AP, Reuters)
De
12H21 | 17/07/2007 |
Savez vous qu'il existe une loi encadrant parfaitement la pollution dans les pressing. C'est aux autorités de multiplier les contrôles et de sanctionner, voire, à faire fermer les pollueurs.
Mais il y a trop de laxisme dans notre société du « pas vu pas pris ».
Je suis professionnel depuis 40 ans et je sais de quoi il en résulte. ALAIN
De
19H45 | 23/08/2007 |
habitant au-dessus d'un pressing, étant intoxiqué que puis- je faire ?
De olivier p
face à la mer | 12H09 | 22/05/2007 |
REACH est une réforme de la réglementation chimique, en cours d'élaboration et de mise en oeuvre au niveau de l'Union européenne. Elle est une première étape (vivement la seconde) pour la protection des salariés et, en général, des résidents européens (consommateurs et producteurs), avec une dimension de régulation de la mondialisation des échanges.
http://www.greenpeace.org/france/vigitox
Malgré les alertes publiques ou non, et les débats en cours, il est clair que la france n'a pas encore pris la mesure du problème, concrètement. Les budgets publics, leur institutionnalisation et les référentiels d'actions publics sont encore en décalage
le temps perdu…
à olivier p
De Ophélie Neiman
(auteur)
Rue89 | 12H38 | 22/05/2007 |
Tout à fait. REACH pourrait inclure le perchloréthylène dans sa liste de produits chimiques toxiques, d'autant que l'Union européenne a l'air plus sensible à ce solvant que la France.
Rien de certain mais à surveiller, REACH pourrait faire bouger bien des choses.
De Lacigaledrolastique
13H23 | 22/05/2007 |
Les syndicats ont ils cette information et si oui pourquoi ne négocient-ils pas à l'arrêt de l'utilisation de ce produit ?
à Lacigaledrolastique
De Ophélie Neiman
(auteur)
Rue89 | 14H27 | 22/05/2007 |
J'ai contacté le principal syndicat des entreprises de nettoyage à sec (Seat-Nas), associé à l'Uniret (conseil français de l'entretien des textiles), et ils n'ont aucune position officielle sur ce point.
Je suppose que, dans la mesure où le perchloréthylène est dans la catégorie 2A du Circ (cancérigène probable) et non dans la catégorie 1 (cancerigène certain), ils mettraient beaucoup d'entreprises de pressing en situation délicate en réclamant l'arrêt de l'utilisation du produit, notamment à cause du coût qu'engendrerait le remplacement des machines pour utiliser un produit de substitution.
Mais je vous promets que, dès que j'obtiens une déclaration formelle de leur part, je vous en tiendrai informés.
à Lacigaledrolastique
De
18H15 | 22/05/2007 |
Parce qu'il est difficile de scier la branche sur laquelle on est assis… de plus, il s'agit pour la plupart de TPE dans lesquelles le personnel n'est pas syndiqué, mais qui sont suivies par la Medecine du Travail avec pose de badges pour evaluer l'exposition au Perchlo, et par les services des Etablissements classés.
De
16H12 | 22/05/2007 |
Tous les risques de cancer d'origine chimique sont sous-évalués.
Savez-vous à combien sont estimés le nombre de cancer d'origine professionnel ? entre 10.000 et 20.000. En fait personne ne connait le chiffre exact faute de moyen de le déterminer. Pas plus que le nombre de cancers, d'atteintes à la fécondité humaine, de malformations des foetus, d'intoxications diverses et variées dus aux produits chimiques fabriqués et vendus actuellement en Europe et dans le monde.
Pour de nombreux produits très dangereux et toujours fabriqués, des produits de substitution existent mais personne n'en a fait l'inventaire sauf les danois parait-il.
N'oublions pas que messieurs Chirac, Blair et Schroeder ont adressé une lettre à la commission européenne pour que la directive rendant obligatoire l'étude des risques sur les produits chimiques soit retardée.
On se demande qui a encore le pouvoir d'imposer aux industriels des règles pour le respect de la santé et de la vie des êtres humains ? Les profits passent, les gens trépassent.
Les Caisses primaires d'assurance maladie (CPAM)oseront-elles porter plainte auprès des tribunaux pour se faire rembourser les préjudices financiers qu'elles subissent suite aux intoxications de leurs assurés ?
De olivr
18H28 | 22/05/2007 |
Désolé, se sont les effets du liberalisme…
gouvernants et privé ne faisant qu'1…
De miklitov
Au 1015 | 16H19 | 22/05/2007 |
Continuez comme ça sur l'environnement, un sujet essentiel où des tonnes de scandales sont passés sous silence.
De olivr
18H24 | 22/05/2007 |
Alors que Nicolas Hulot semble satisfait d » être représenté par A Juppé, je reste tout de même sceptique, et il y a de quoi.
Le réchauffement de la planèete est à prendre à bras le corps. Les politiques sont en danger presque immédiat.
Sur les autres aspects de pollution, et d » impregnation journalière de milliers de substances chimiques, on va encore attendre un peu…
LE TEMPS DE CHANGER DE MODELE ECONOMIQUE… car je suis désolé monsieur Juppé, écologie (respect de l'integrité de notre planète et de nous même ! )et liberalisme sont incompatibles, naturellement !
De
21H57 | 22/05/2007 |
Qu'adviendra-t-il d'un demandeur d'emploi qui sera placé de manière autoritaire par l'ANPE dans un pressing ?
Quel droit de refuser d'y travailler puisque tout va bien ?
La liste des conditions d'emploi dangereuses pour la santé ne fait va pas se raccourcir, puisque les lobbies industriels et patronaux sont à l'élysée…
De
22H50 | 22/05/2007 |
Il ne s'agit pas d'être laxiste, surtout avec la vie des gens, mais il faut garder le sens des réalités, je travaille dans cette branche depuis 35 ans, j'ai installé plus de 1000 machines au perchlo, et cette profession n'est pas particulièrement touchée par des maladies professionnelles, ou alors ce sont des tendinites pour les repasseuses…et puis la medecine du travail fait son boulot, et depuis le 01/05/2002, l'article 2345 est très rigoureux sur les installations, (norme NF, extractions d'air, étanchéité des plafonds, systèmes anti-feu, formation des opérateurs, y compris aux mesures de prévention). mais il y a des gens qui ne respectent pas les règles, comme sur la route, ce n'est pas pour autant que l'on supprime l'automobile. De plus, le caractère cancérogène n'est absolument pas avéré, et l'odeur du perchlo est un bon système d'alarme car on se le respire pas sans le savoir.
Le CO2 est une utopie absolue, cela ne fonctionne qu'avec du CO2 liquide à 60 bars de pression (une bombe) et les machines (US) coutent plus de 200.000 euros,… inaccessibles pour une profession de petits artisans car c'est de cela qu'il s'agit, et non pas de multinationales et de lobbying…
La solution serait sans doute le KWL (solvant petrolier peu volatil) comme en Allemagne ou le perchlo ne concerne plus que 5% des pressing mais il est virtuellement inflammable, même si ce n'est qu'à 60°C dans certaines conditions qui sont facilement contrôlables, mais en France, c'est le capitaine des pompiers qui dirige les commissions de sécurité, or ce genre commerce est très présent dans les grandes surfaces qui sont plusieurs milliers sur notre territoire, contrairement à l'Allemagne qui n'a pas permis la désertification de ses centre-villes, mais c'est un autre débat….
Et puis il y a le nettoyage à l'eau, (code d'entretien W) qui devrait se développer en complément…
Mais dans un pays qui a un vrai problème de revenu disponible, cette profession plonge (comme les photographes face au numérique), donc il est difficile d'entreprendre, d'investir dans des nouveaux procédés d'autant que le plus gros des charges d'exploitation est constitué de masse salariale et de factures d'énergie.
Une réduction des coûts salariaux redonnera peut-être une dynamique à une profession qui ne peut pas délocaliser, et qui perd des clients tous les jours…
De
10H02 | 23/05/2007 |
Les « coûts salariaux » vous êtes donc de ceux qui préconisent de ne plus payer les « cotisations sociales » ? hors savez vous que ne plus payer les fameuses « cotisations sociales » revient a baisser les salaires et voler dans les poches des gens ? Hé oui, c'est une partie du salaire qui est détournée vers les caisses de solidarité, sécu et retraite. Hors savez vous monsieur que si on ne met pas d'argent dans une caisse, elle se vide ?
Ces caisses ont été misent en place par le conseil national de la résistance, alimentée dans un pays économiquement détruit et pourtant cela a fonctionné et même plutot très bien. aujourd'hui, dans un pays riche, où l'on vois une débauche d'argent a chaque instant et de quel coté que l'on se tourne, il n'est plus possible de les alimenter ? vous voulez rire non ? Je crois que vous êtes aveugle sur la (les) maffia au pouvoir.
Les entreprises n'ont jamais été aussi riche mais au détriment de la population et des employés que l'on licencie alors qu'au même moment on donne 8 millions et 12 millions d » €uro a des dirigeants contestables. Il en est souvent de même dans les petites et moyennes entreprises, ma boulangerie a changé 3 fois de propriétaire en 8 ans, et tous crédits payés et plus value faite, cependant, la baguette ne cesse d'augmenter et la qualité du pain de chuter. Par contre la sécurité des gens, c'est vous qui la faite, pas de cancer dans les pressings
C'est comme les OGM qui vont régler la faim dans le monde, sauf qu'aujourd'hui on ne parle plus que de faire rouler les bagnoles avec ! Les OGM qui polluent la nature, les pressings dans les super marchés, les usines d'incinérations et autres qui polluent l'air, les marchands de canons qui font s'entre tuer les gens. On a bien peu de chance d'en réchapper quoi que vous en disiez
Jean-Marie
De
11H39 | 23/05/2007 |
Désolé, mais ces raisonnements gauchisants mélangent tout et ne résolvent rien, c'est de la bouillie intellectuelle, qu'est-ce que Forgeart a à voir avec l'artisan teinturier ?
Et puis ce n'est pas un problème de droite ou de gauche, les coûts de cette profession sont tels que des milliers de pressing ferment partout, (je viens de fermer le mien et d'envoyer mon personnel à l'ANPE), les US ne sont pas un modèle mais ils fonctionnent, et le prix de la chemise est à 99 cts, alors qu'en France, le consommateur lave chez lui de plus en plus et garde son pouvoir d'achat pour des consommations qui font travailler la Chine, ou les opérateurs de téléphonie qui délocalisent leurs centres d'appel… Bien sût qu'il faut des charges sociales pour faire marcher le système, mais un employé au SMIC à autant de charges salariales déduites de son salaire brut qu'un cadre il y a 10 ans soit près de 25%, et cela pèse sur la consommation et toute la dynamique du système… Ceci dit, je ne suis pas un économiste ! ! ! je suis un professionnel du pressing… chacun a sa place, avec un peu de modestie au lieu de ces affirmations préemptoires, mais peut-être que ce nouveau gouvernement va nous étonner… ?
De alexandrin
18H46 | 23/05/2007 |
On nous dira que fermer les pressings qui emploient le perchlo ce sera détruire des emplois, que ce sera fragiliser certaines branches de l'industrie chimique (donc menace sur l'emploi et surtout sur les dividendes à verser aux actionnaires). Face à ces « graves » répercussions économiques la santé des employés des pressings et des clients des galeries marchandes ne pèse pas grand chose. Nous sommes en économie capitaliste ne prenons pas nos rêves pour la réalité.
De
22H13 | 23/05/2007 |
Pourquoi ne pas aussi parler du scandale de l'aluminium (si, ce métal est très nocif et totalement impropre pour conserver les aliments, par exemple).
En 2001, un reportage avait été réalisé par France 2 et la secrétaire d'état à la santé de l'époque avait déclaré que ce dossier était préoccupant.
Sans suite.
http://biogassendi.ifrance.com/biogassendi/alualz.htm
Pourquoi pas un dossier ?
De
13H34 | 24/05/2007 |
J'ai le témoignage d'employés de pressing qui
en fin de journée après le traivail, leurs proches
sentent l'odeur de solvant dans leur haleine.
Il est prouvé que la majeur partie des vapeurs de
percloroéthylène inhalées passent directement dans le
sang donc tout les organes du corps des doigts de
pied au cerveau, puis ce gentil hydrocarbure ressort
tous « naturellement » par les poumons ( haleine)
A côté de cela l'usine de détoxication appellée foie
chez les êtres vivants, se charge de déppolluer le
sang du surplus de perchlo grasse aux enzimes.
Reste alors une partie si faible soit-elles qui
s'accumulent dans les graisses de nos organes, cerveau trés riche en graisse, foie,vessie, coeur…
Le perchloroéthylène s'évapore des pressings, des usines pour finir dans l'air, les nuages puis dans les nappes fréatiques, puis dans l'eau du robinet.
Normes perchloroétylène dans l'eau du robinet est
de 10 microgramme par litre d'eau ! ! !
Pour un produit toxique qui soit disant doit être
utilisé en circuit fermé ! ! !
Avis au utilisateur de pressing, veillez à ce que
vos vêtements soient dépourvus d'odeur de perchlo
avant de les porter ou de les ranger dans votre
chambre.
Le cerveau humain est un fantastique ordinateur que l'on ne connait peu, il est extremement sensible au solvant toxique, il apparait évident de protèger
l'air que nous respirons au nom du « principe de précaution » reconnu dans la charte de l'environement.
zorroléco
De
14H01 | 24/05/2007 |
Déja, ,ce n'est pas un hydrocarbure… n'écrivez pas n'importe quoi, ensuite il a une densité de 1,65, donc il ne s'évapore pas facilement et ne va pas dans les nuages …. et enfin, avec un chapitre comme celui-ci, ce n'est pas une haleine de perchlo à mon avis….
De
13H50 | 24/05/2007 |
En attendant la mort
ENQUÊTE SUR L'INDUSTRIE DU NETTOYAGE À SEC
(NDLR : En décembre, La Revue a publié le premier texte d'une enquête sur l'industrie du nettoyage à sec. Intitulé « Votre nettoyeur est-il pollueur ? » l'article traitait des dangers associés au perchloroéthylène (PERC), un produit hautement toxique utilisé dans tous les nettoyeurs à sec. Cette semaine, nous vous présentons le deuxième volet de cette enquête, avec l'histoire de Léo Cloutier, un Terrebonnien qui a vu sa santé et sa vie complètement ruinées par le PERC.
Éric Ladouceur
De prime abord, le titre du présent article peut paraître dramatique, mais Léo Cloutier a vraiment le sentiment d'attendre la mort, et ce, depuis le 1er mai 2003, jour où il a attrapé pour la première fois la bactérie mangeuse de chair. « Ce jour-là, j'ai su tout de suite que ça n'allait vraiment pas. Arrivé à l'hôpital, les médecins m'ont diagnostiqué une infection généralisée à la bactérie mangeuse de chair. Après avoir que j'eus subi les traitements nécessaires, la bactérie s'est jetée dans mon pied gauche, et depuis, j'ai attrapé deux autres fois la bactérie mangeuse chair, toujours au pied gauche, une fois le 15 juillet 2003, et une autre fois exactement une année plus tard, soit le 15 juillet 2004. Chaque fois, les médecins me disaient que j'étais très chanceux, mais personne ne pouvait me dire pourquoi la bactérie s'acharnait sur moi », raconte Léo Cloutier, copropriétaire des Nettoyeurs Éco-Logique Vincent Plus avec sa femme, Diane.
Victime de tremblements incontrôlables depuis 2003, Léo Cloutier doit aujourd'hui prendre une quinzaine de médicaments afin de contrôler sa pression, son humeur, ses douleurs généralisées et une foule d'autres symptômes. « En vérité, ça fait une vingtaine d'années que je vais régulièrement chez le médecin pour des problèmes d'épuisement et d'insomnie. J'ai passé tous les tests : pour le cancer, le diabète, la glande thyroïde, etc., mais ils (les médecins) ne trouvent rien. Je vois un neurologue, un toxicologue, un psychiatre et un médecin de famille, mais personne ne peut me dire qu'est-ce que j'ai. Moi, je sais que c'est le PERC, mais les médecins et la Commission de la santé et sécurité au travail (CSST) hésitent encore à le reconnaître », ajoute celui qui est en arrêt de travail depuis trois ans.
En mission
En fait, il est tellement convaincu de ce qu'il avance qu'il a décidé de mener une bataille de tous les instants afin de sensibiliser la population et les gouvernements aux dangers du PERC.
Mais qu'est-ce qui peut bien motiver un homme aussi malade à vouloir poursuivre le combat qu'il a commencé il y a plus de 12 ans, en ouvrant le premier nettoyeur écologique au Québec ? « J'adore mon métier. J'ai travaillé 35 ans dans le domaine du nettoyage à sec et au début des années 1970, on ne connaissait pas les dangers du PERC. Aujourd'hui, on les connaît, mais il n'y a pas grand-chose qui est fait pour protéger les travailleurs et l'environnement. En fait, il y a des lois, mais pas beaucoup de monde pour les faire appliquer. La CSST ne fait rien, et même chose du côté d'Environnement Canada, qui reconnaît pourtant que 85 % des nettoyeurs à sec ne sont pas conformes », indique Léo Cloutier.
Qu'en est-il au juste ? « C'est vrai que nous ne faisons rien tant qu'il n'y a pas de plaintes de la part des travailleurs. Et comme nous n'avons jamais de plaintes qui touchent l'industrie du nettoyage à sec, nous concentrons nos ressources dans des secteurs comme la construction et certaines industries où les accidents de travail sont plus nombreux », explique Chantal Beaudoin, porte-parole de la CSST.
Un permis d'exploitation
En fait, la seule obligation qu'ont les commerçants qui utilisent des produits toxiques est de bien identifier les ingrédients sur les bouteilles et d'afficher les mesures de sécurité en cas d'accident. Pour le reste, les employés ne sont nullement obligés de suivre une formation appropriée.
Parlant de formation, La Revue a appris que la seule école de nettoyage à sec au Québec, le centre de formation Compétence 2000 à Laval, est sur le point de fermer ce département faute d'inscriptions suffisantes.
Pour toutes ces raisons, Léo Cloutier a décidé de continuer de se battre contre l'immobilisme des gouvernements et l'indiscipline de certains commerçants négligents. « Je vois bien que ma santé se détériore chaque jour, mais je fais quand même le souhait de réussir à convaincre les autorités d'instaurer un permis d'exploitation et des normes plus sévèrement appliquées pour les nettoyeurs à sec. Après 12 ans de bataille, si je ne continue pas à me battre, il n'y a rien qui va se faire. Je vais me battre jusqu'à mon dernier souffle », conclut Léo Cloutier.
La semaine prochaine, nous conclurons notre enquête avec les problèmes environnementaux reliés à l'industrie du nettoyage à sec et avec ce que le gouvernement fédéral fait (ou ne fait pas) pour contrer le problème.
La revue QUEBEC
Zorroléco
De
20H46 | 24/05/2007 |
bernard
j'ai un peut utilisé ce produit et je me suis vite
rendu compte des effets nocifs instantanés produits lors
du nettoyage de pièces mécaniques ….
et dire qu'il existe des solutions rapides de nettoyage.
Concernant le nettoyage avec du gaz carbonique liquide, d'autres dangers guettent l'utilisateur dans le cas d'un usage intensif
dans un local mal ventilé ( intoxication voir asphyxie )…
pour ma part je pense qu'une solution combinée à base
d'ultra sons peut être intéressante pour réaliser un nettoyage
efficace