
Le président colombien Alvaro Uribe a demandé à l’armée d’intervenir pour libérer la franco-colombienne Ingrid Betancourt et tous les autres otages des Farc, la guérilla marxiste. Le ministre des Affaires étrangères, Fernando Araujo<, lui-même un ancien otage des Farc, a appelé les détenus à s’échapper.
Les propos du président Uribe ont fait bondir la famille d’Ingrid Betancourt, en particulier sa fille Mélanie Bétancourt et les comités de soutien à Ingrid Betancourt.
En 48 heures, les événements et les déclarations se sont succédés à Bogota et à Paris dans le dossier des otages colombiens. Tout commence lorsque John Franck Pinchao Blanco, 33 ans, réussit à s’évader après huit ans dans la jungle dans des conditions extrêmement difficiles. Ancien compagnon de détention d’Ingrid Betancourt, il affirme que l’ancienne candidate à la présidence est vivante. C’est la première preuve de vie d’Ingrid Betancourt depuis quatre ans. Elle a tenté de s’évader 5 fois, elle fait de l’exercice, elle écoute les messages radio de sa mère, la nuit elle est enchaînée aux autres otages pour prévenir les tentatives de fuite. Fabrice Delloye, ex-mari d’Ingrid Betancourt et père de ses enfants, confirme sur RTL.
Vendredi, le président Nicolas Sarkozy reçoit les enfants d’Ingrid Betancourt, Mélanie et Lorenzo avec Fabrice Delloye. D’après eux, Nicolas Sarkozy mettra tout en œuvre pour qu’Ingrid Betancourt revienne en France. L’émissaire colombien pour la paix est même attendu prochainement à Paris pour aborder le dossier. A peine les Betancourt franchissent-ils le porche de l’Elysée qu’Alvaro Uribe fait ses déclarations tonitruantes.
Le contexte. L’appel à l’armée a eu lieu au cours de la cérémonie d’investiture du nouveau chef de la police du pays, suite à la démission de son prédécesseur soupçonné d’avoir sur écoute des ministres, des journalistes et des leaders de l’opposition, sans autorisation de la justice. Depuis 2004, 8 000 heures de conversation ont été enregistrées.
Depuis quelques mois, les scandales s’enchaînent en Colombie. Révélées par la revue Semana, des conversations téléphoniques entre des chefs paramilitaires (ex- milices d’extrême droite démobilisées et incarcérées) avec leurs hommes de main, à l’extérieur. Dans un dossier intitulé « Je t’appelle depuis la prison » , l’hebdomadaire reproduit des extraits de dialogues. Au menu : trafics de drogue, corruption, assassinat.
Lundi 14 mai, cinq députés et quatre sénateurs ont été arrêtés en raison de leurs liens supposés avec les paramilitaires. C’est le scandale de la «parapolitique» qui secoue la Colombie depuis quelques mois.
L’image du président Alvaro Uribe n’est pas au beau fixe et ces affaires pourraient lui coûter cher lors des élections régionales en octobre.
Des éléments qui n’ont pas échappé aux Farc. Alvaro Uribe a récemment évoqué une libération massive de rebelles emprisonnés. Ce que la guerilla réclame en échange d’otages, à condition que la transaction se déroule dans une zone démilitarisée. Pour Raul Reyes, porte-parole des Farc, la proposition d’Uribe est « un écran de fumée » destiné à faire oublier le scandale de la « parapolitique ».
Le langage de fermeté du président Uribe est surtout destiné à ses concitoyens. D’ailleurs, pour les Farc comme pour les Colombiens, l’option militaire n’est pas une nouveauté : d’après Christine Renaudat, journaliste à Bogota, les opérations de l’armée en direction des Farc sont permanentes.
► Le Comité de soutien à Ingrid Betancourt organise une Marche de la détermination entre Notre-Dame de Paris et l’Hôtel de Ville de Paris, mercredi 23 mai, à 18h00. Cette marche se fera en présence de la famille et de personnalités et se concluera par un rassemblement sans limite de temps devant l’Hôtel de Ville.













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“Généraux ! Nous allons porter secours à Ingrid Betancourt. Il n’est pas question de jouer avec ces hors-la-loi. Et le Congrès américain ne doit avoir aucun doute, parce que nous allons effectuer un sauvetage militaire des trois Nord-américains détenus par les FARC”. Ce sont les mots du président colombien Alvaro Uribe, prononcés hier lors d’un rassemblement public. Les familles d’otages dénoncent une opération de communication et s’inquiètent d’un éventuel usage de la force qui mettrait en danger la vie de leurs proches…
La suite de l’article sur RagZag Politique :
http://politique.ragzag.com/2007/05/19/le-president-colombien-joue-avec-…
Depuis quand le meilleur moyen de libérer des otages, est-il de le faire au sus de l’opinion publique par un grand battage médiatique, et ce en pleine campagne électorale de surcroît.
Cette situation je ne l’ai connue qu’aujourd’hui : après Nicolas Sarkosy.
Chacun en pensera ce qu’il voudra, pour moi le but n’est pas la libération d’Ingrid Betancourt, mais un coup médiatique en vue des élections législatives.
L ’instrumentalisation de la famille Betancourt dans une opération électorale.
J’espère me tromper, mais il est des colères saines que l’on ne peut garder en soi.
Quand je pense que des médias français taisent cette ignominie, alors que les médias étrangers les dénoncent ……
Nicolas Sarkozy et la libération d’Ingrid Betancourt.
Pendant sa campagne, Nicolas Sarkosy a déclaré que la libération d’Ingrid Betancourt était une de ses priorités.
Une grande première, notre président est prêt à recevoir Rodrigo Granda un des chefs des FARC, terroriste responsable d’enlèvements, de massacres de civils, de trafic de drogue, etc…
Le gouvernement précédant nous a pourtant seriné qu’on ne pouvait pas entamer de pourparlers avec le HAMAS vu qu’ils sont sur la liste des organisations terroristes, les FARC y figurent également.
Le sort d’Ingrid Betancourt est donc plus important que le sort du peuple palestinien tout entier, pour elle on fait des compromis.
Alvaro Uribe, n’a pu être élu qu’avec l’aide des paramilitaires d’extrême-droite, les AUC, qui sont parmi les plus importants narco-trafiquants du monde, les pires assassins, responsables de milliers de morts. Depuis peu on déterre des fosses communes, les prisonniers des AUC étaient parfois découpés vivants à la tronçonneuse ou même désossés. Ils ont volé aux paysans et aux indigènes plus de 5 millions d’hectares de terres agricoles pour planter de la coca et sont responsables de millions de déplacements forcés.
L’armée officielle, la police, parfois même l’armée américaine ont mené des actions conjointes avec eux.
Certains chefs des AUC ont été emprisonnés, jamais l’un d’eux n’a été extradé aux Etats-Unis, ils commencent à se confesser, Salvatore Mancuso par exemple.
La situation devient donc extrêmement embarrassante pour Uribe qui pourrait profiter de la libération de prisonniers FARC pour libérer des paramilitaires et quelques-uns de ses amis politiciens qui les ont aidés pendant des années.
Cette hypothèse arrangera aussi George W . Bush, les confessions des leaders paramilitaires pourraient être très dérangeantes pour lui également.
Certaines grosses boîtes américaines implantées en Colombie ont fait assassiner par les AUC des chefs syndicalistes, le prix de la coke est en baisse constante aux USA, les paramilitaires sont leur principal fournisseur, etc…
Cette libération inattendue de centaines de FARC doit couvrir de bien sombres histoires…
Mais, attendons le 7 juin, peut-être allons nous enfin comprendre quelque chose.
Paquita99