Restez assis, un enseignant n'est pas un hiérarque quoi que prétende ce nouveau président : « Quand le professeur entre en classe, les enfants se
lèvent ! “, dit-il en effet.
Mais, n'était-ce pas ainsi dans ‘le bon vieux temps’ ? C'est vrai, nous nous levions dans les années cinquante, mais ce n'était pas le ‘bon temps’. Nous nous levions mais nous ne respections pas tous les professeurs, seulement ceux qui le méritaient. Comme aujourd'hui. Quant aux autres, nous faisions semblant, nous riions sous cape et nous leur en faisions voir de toutes les couleurs, parfois cruellement, comme aujourd'hui. Seulement nous étions moins nombreux, et moins divers aussi, mais ce n'était pas le ‘bon temps’. Surtout pour ceux qui quittaient l'école à 14 ans, toujours les mêmes. Comme aujourd'hui.
J'ai encore vu, au début des années soixante-dix, des enfants se dresser à l'entrée des professeurs ou aux premières notes d'un hymne national. C'était dans Cuba stalinisée et en Espagne franquiste. Ces enfants portaient l'uniforme. Comme le souhaite cette troïka de députés qui propose de masquer les signes les plus apparents de l'inégalité sous un uniforme ! C'est ainsi que par touches successives nous en arrivons à une cohérence dans l'effrayant : tentative de dépistage systématique des troubles de conduite dès 3 ans, enfants en uniforme qui se dressent, obligation de l'apprentissage d'un chant guerrier sans oublier la note de conduite et la pratique du b-a-ba. Faut-il montrer la cohérence entre le b-a ba et le ‘levez-vous ! ? La voici : ne cherchez pas à comprendre ! Et c'est ainsi que nous en arrivons à l'étouffement de la raison au profit de l'argument d'autorité. Car la première mission d'un enseignant n'est pas de faire preuve d'autorité’ mais de ‘faire autorité’. Faire autorité par son savoir et sa capacité à le partager. Non pas à user de l'autorité que lui confère sa fonction pour assener mais faire autorité par son savoir et son art à gagner l'estime de l'enseigné. Car nul n'apprend véritablement d'un enseignant sans estime pour celui-ci. La mission d'un enseignant ne consiste pas à contraindre sous la férule, mais à aider l'enfant à découvrir ses talents, et pour cela apprendre.
Et s'efforcer. S'efforcer dans cette quête sensée : tenter de se connaître. Se connaître, non pas sur le mode de l'égotisme mais pour, à travers soi, aller à l'universel. Ce qui exclut, on le voit, tout recours à l'argument d'autorité. Le recours à l'autorité en matière d'éducation est toujours un échec de l'éducation, de même que le recours à la force dans la démocratie est toujours un échec de la démocratie. C'est pourquoi, quand des enfants se dressent dans une classe, c'est la raison qui en rabat, l'école qui en frémit et la démocratie qui en vacille.
Nestor Romero (ancien enseignant),
‘L'école des riches, l'école des
pauvres’, éditions Syros, 2001.




















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De
20H22 | 16/05/2007 |
Evidemment que l'autorite des profs se fait grace a leur pedagogie, a leur charisme et a la solidite de leur enseignement. Mais c'est justement parce qu'il faut aussi que les profs « losers » se fasse respecter que remettre au gout du jour quelques marques de respect ne serait pas de trop. En introduisant un signe de respect, on indique a l'enfant que meme si le type en face est moche, barbant et qu'il enseigne une matiere inutile, on doit le respecter par egard pour sa fonction et l'ecole republicaine. C'est donc a mon avis l'ecart de competence des profs qui justifie ce type de propositions. Et j'ajoute qu'il y a un tel fosse entre faire se lever les enfants a l'ecole et en faire des Fils de la Louve bis que votre pseudo-demonstration prend un peu l'eau, noyee dans son partisanisme a oeilleres. Sarko n'a meme pas evoque - ne serait-ce qu'effleure - la notion d'uniforme. Faudrait voir a pas caricaturer les idees adverses pour permettre un debat sain : cette tendance d'une certaine gauche a l'hyperbole ideologique est un peu gonflante. Et dans cette tendance, votre derniere phrase est un peu ridicule.
De Antoine 92
10H47 | 17/05/2007 |
Ce n'est pas parce qu'un élève se lève qu'il respect son prof. Au contraire, mari de prof des écoles, je vois qu'il n'y a pas besoin de ça pour qu'une classe fonctionne parfaitement.
De plus, si vous pensez que les élèves ne font pas la différence entre le paraître et la réalité, vous vous trompez lourdement. Un prof qui essaye de se faire respécter par des salamalecs, mais qui n'assure en rien derrière, ne sera de toute façon pas respecté et sera quand même un loser.
Evidemment, même si c'est un loser, l'enfant ne doit pas manquer de respect et devra être puni si c'est le cas. Mais l'obliger à se lever devant un mauvais prof ne fera que renforcer l'irrespect qu'il aura pour son prof. De plus, cela voudrait dire que peu importe ce que l'on fait, que l'on soit bon ou mauvais, c'est la même chose. Doit-on mettre la même note à un élève s'il est bon ou mauvais ? Non, pour les profs c'est pareil.
Au contraire, permettre à l'enfant de dire ce qui va et ne va pas dans la classe de façon respectueuse, permet à ce dernier de pouvoir prendre en compte ses failles et les combler. Mais il est vrai que certains profs sont à des années lumières de pouvoir faire ce travail, comme de très nombreuses personnes dans la vie de tous les jours.
Le travail de professeur est un travail dur, fatiguant et demandant beaucoup de travail. La majorité font le maximum pour faire ce travail le mieux possible. Car il faut le faire en pensant que l'on fait ce travail pour les enfants, et que la parole de ces derniers apporte des enseignements énormes. Un enfant doit pouvoir dire quand quelque chose ne va pas, où qu'il n'a pas compris. Mettre des distances de forme entre le prof et les élèves entrave cette communication nécessaire pour tout le monde. Après l'obligation de se lever, pourquoi pas, le vouvoyement à la maternelle ?
à Antoine 92
De égo
14H02 | 17/05/2007 |
Responsable de ZEP durant 20 ans, je ne peux qu'adhérer à l'idée que l'autorité ne se gagne pas devant un parterre d'élèves à coups de fausses démonstrations de docilité ou de respect. Elle se gagne au travers de la connaissance et de la capacité de l'enseignant à transmettre ses savoirs. Mais surtout, et ce mot n'a aucunement été mis en avant par les nostalgiques d'une époque révolue, par le plaisir. Toutes les classes que j'ai visitées respiraient et celles où la réussite était au rendez-vous étaient celles où les visages et les attitudes des élèves rayonnaient de la joie d'apprendre et où l'on mettait en évidence les succès des élèves. Non, ce retour à une époque où le bon élève était l'élève obéissant, l'élève modèle n'a rien de réjouissant ni pour les enseignants, ni pour les élèves. Quant à la créativité et l'expérimentation, avec de telles simagrées, a-t-on l'intention de les étouffer ?
à Antoine 92
De
14H22 | 17/05/2007 |
et si tout simplement il fallait voir dans le fait de se lever une marque de politesse ou de courtoisie !
ces 2 notions semblent avoir disparues du quotidien et sont les solutions pourtant à beaucoup de problèmes ; solutions simples, ne nécessitant aucune connaissance particulière, et accessible à tous … sans discrimination.
joeque00
à Antoine 92
De turonuscivis
21H44 | 21/05/2007 |
Pourquoi dites-vous « Bonjours » lorsque vous rentrez dans un magasin ? ? le pensez-vous ? ? avez-vous réellement l'intention de souhaitez aux personnes présentes une bonne journée ? ?
à turonuscivis
De Antoine 92
09H23 | 24/05/2007 |
Oui
De
20H27 | 16/05/2007 |
l'école pourra enfin se moderniser, aller de l'avant, une école de l'excellence, une école du respect de l'adulte , ou l'enfant retrouvera sa place d'enfant ! ! !
quand vous serez à la retraite, nostalgiques de mai 68 et de sa violence, de son anarchie, de l'adulte copain, de l'enfant au centre des apprentissages, du tout ludique, sans règles, de toutes ces réformes idiotes, de ces enseignants qui ne savent pas travailler en équipe, un peu limités, qui ne pensent qu'à leurs petits privilèges, et manquent de souplesse, accrochés à leur méthode, à leur classe qu'ils occupent depuis 20 ans, souvent bacheliés ou bac 2qui ne supportent pas les jeunes plus diplômés qu'eux qui ont des idées pour faire avancer les choses ! ! !
quand vous nous laisserez dépoussiérer vos écoles,
on pourra enfin travailler à ce beau projet d'une école des droits et des devoirs où l'enfant se construit, à des modèles dignes de ce nom où on répondra à la violence et à la maltraitance par de vrais solutions (prévention, soin, et protection) alors qu'aujourd'hui : non -ingérence dans les familles, techniques de l'autruche : si l'enfant est violent c'est de la faute aux enseignants ! ! ! , faire semblant qu'il n'y ait pas de pb, trop de tabous, tt le monde il est gentil ! ! ! !
ras le bol de votre discours irresponsable ! ! !
gil
professeur des écoles à paris
De
22H47 | 16/05/2007 |
N'écoutez pas le monsieur, mais surtout, ne lisez pas Monsieur Gil professeur des écoles certainement sur-diplômé, mais incapable d'écrire trois phrases sans fautes d'orthographe.
Françoise, bachelière, licenciée et professeur des écoles à la retraite.
De mickafrench
Ecossaise, un physique de rêve avec... | 06H34 | 17/05/2007 |
Des nouvelles de Micka French…
http://zorpia.com/frenchmicka
Mon, Dieu ou Moi comme vous voulez !
M.Gil, puisque ce monsieur désire défendre sa position, ce qui est la base de la démocratie, révèle par son poulet, l'un des problèmes les plus importants de l'emploi de personnel enseignant en école primaire et au collège de la République : le chômage aidant, on a repoussé très haut la barre pour accéder au respectable métier d'enseignant, éludant ce qui nous motivait à l'époque : la vocation.
M.Gil et ses pauvres élèves qui doivent se soumettre à son orthographe défaillante et à sa syntaxe approximative, sont des victimes du système éducatif.
Nous étions à notre époque formés à L'Ecole Normale d'Instituteurs, qui a été remplacée par les fameuses « IUFM » (A tes souhaits ! ).
Un must d'incompétence.
Mais, afin de diviser pour mieux régner, on a inventé le « Professeur des écoles », comme vous le dites, chère collègue, bardé de diplômes qui ne servent A RIEN pour enseigner en primaire ou dans le secondaire, qui a détruit (pas tout seul) le système éducatif…
Il nous faut donc aujourd'hui non seulement corriger les fautes des gosses mais aussi celles des « collègues ».
Nos anciens profs, nos anciens instits, nos Maîtres qui nous ont formés, fumaient, picolaient baisaient à bras raccourci, mais quels Maîtres…
Je soulignerai également un autre facteur qui a détruit l'enseignement en France : l'école est morte le jour où le premier parent d'élève est venu y fourrer son nez…
C'était Micka FRENCH, à vous les studieux…
à mickafrench
De
10H16 | 17/05/2007 |
bravo pour votre commentaire
De jourdain
09H35 | 17/05/2007 |
question impertinente à Françoise :
vous arrive-t-il de penser sans faute d'orthographe ?
à jourdain
De mickafrench
Ecossaise, un physique de rêve avec... | 12H49 | 17/05/2007 |
Des nouvelles de Micka FRENCH…
http://zorpia.com/frenchmicka
J'attendais la réponse de Françoise avec impatience.
Cependant, j'aurais répondu à Monsieur Jourdain (juste après les Molières), si la question m'avait été posée, que pour « penser droit », il faut « écrire droit ».
Ce qui hélas manque énormément à nos journalistes, ingénieurs, médecins, philosophes, présentateurs TV, hommes politiques, « décideurs » (je rappellerai qu'un décideur pense dix fois moins qu'un homme normal, c'est un sous-multiple), aujourd'hui à nos nouveaux « enseignants » technocratisés et à tant d'autres catégories « communicantes » malheureusement.
Pour vous en convaincre, parcourez les « blogs » ou suivez les émissions et autres pubs télévisées dont les liaisons « mal t'à propos »
sont le reflet du niveau orthographique et de pensée des con-cernés…
Ce matin sur « Télé mâtins » de la famille « France-Machins » : « on ne sait z'où » par la blonde présentatrice du Festival de Cannes.
Ou encore : « Bravo Christian, vous avez gagné “deux-cent(s) Heuros”.
Car ils ne savent pas s'il faut une “S” ou bien.
En tant que semi-Ecossaise, je puis vous dire que sur la BBC, on aurait joué au golf avec leur tête à St Andrews depuis belle lulure…
Ne vous en faites pas, l'anglais est aussi massacré par les Uessiens, Aussies et autres “anglophones” dans le monde.
Une conclusion assez simpliste : pour savoir lire il faut lire, pour savoir écrire il faut écrire.
La civilisation “je polycopie donc je n'écris plus sur le tableau parce que c'est crevant et il faut venir au bahut à sept heures et donc ils remplissent les trous” a fait pas mal de casse dans le monde de nos “chères petites têtes blondes”…
Ca, c'était là le rôle de l'école primaire.
Vous imaginez : 53% de français qui auraient su lire un bulletin de propagande électoral. Un pur rêve utopique (et colégramme)…
Or aujourd'hui, il est juste nécessaire de savoir compter les bénéfices et “gérer” les économies à réaliser sur le dos du gueux bien sûr, pour “réussir dans la vie”…
C'était Micka FRENCH, à vous les studieux…
à mickafrench
De
13H14 | 17/05/2007 |
Micka vous venez peut être de mettre le doigt sur la clé de cette élection et par là même sur la dérive de notre civilisation….le triomphe de ceux qui savent compter sur ceux qui savent (seulement) lire….
malheureusement ceux qui ne savent que compter ont gagné…aux dépens des autres.
courage….
De
12H13 | 17/05/2007 |
à Gil
Je suis une instit retraitée ; j'ai terminé ma carrière comme prof des écoles (quelle honte, cette promotion à l'ancienneté ! ) J'avais « fait l'Ecole Normale » comme on disait.
A mon époque, on écrivait bachelier ; j'ai été bachelière et j'ai eu 2 ans de formation pédagogique.
Au cours de mes dernières années d'enseignement, j'ai côtoyé des jeunes collègues ayant des maîtrises de droit, de sciences humaines ou autres… J'ai corrigé beaucoup de fautes d'orthographe dans les documents qu'ils (ou elles) laissaient près du photocopieur.
De plus, nous (mes « vieilles » collègues et moi) avons souvent eu du mal à faire comprendre la notion de « service » (surveillance des élèves pendant les récréations)…
Côté « travail en équipe », nous assumions.
Nos élèves avaient plus d'activités sportives et culturelles que ceux des « jeunes »…
Bien sûr, on ne peut pas généraliser et il doit bien y avoir des professeurs des écoles bons en orthographe, conscients de leurs responsabilités…
Mais je m'adresse à vous, Gil :
Où est votre ouverture d'esprit ? Connaissez-vous la tolérance ?
Quelle est votre « école des droits et des devoirs » ?
A la lecture de vos propos, je parie que vous êtes un (ou une) sarkozyste ! ! !
De
18H27 | 17/05/2007 |
C'est bien violent, tout ce verbiage !
1°) Il y a qq idées justes dans votre discours(apprendre à travailler en équipe par exemple), mais l'exagération les dessert.
2°) N'y a-t-il pas une contradiction entre la dénonciation de l'anarchie qui règnerait dans les écoles et celle de « l'enfant au coeur des apprentissages » ?
3°) Croyez-vous que le Bled permette d'acquérir une orthographe correcte ?
Si oui, servez vous en !
Signé : un inspecteur qui a visité durant plus de 25 ans des centaines de collègues enthousiastes bien loin de votre amertume : les réformes passent ; les maîtres de qualité restent.
De christila
16H01 | 22/05/2007 |
Dans cette rue 89 je vais de surprise en surprise.
Voilà j'ai enseigné de 1960 à 2000 en collège et j'ai fait grève en mai 1968. Et voilà que Gil décrit mon passé dans lequel je ne me reconnais nullement. Je suis à la retraite et pas du tout nostalgique de mai 68 qui évoque pour moi un vrai combat et une vraie victoire. J'ai respecté mes élèves et surtout je les ai aimés et ils me l'ont bien rendu. Je les ai toujours tutoyés et ils m'ont toujours vouvoyée. Ces 40 années ont été des années de bonheur. Aujourd'hui j'ai gardé beaucoup de contacts avec mes élèves et certains m'appellent maintenant par mon prénom et me tutoient. Cela m'étonne parfois mais ne me choque absolument pas et même me fait plaisir. gil méprise ses collègues moins diplômés que lui. C'est vrai on rentrait dans l'enseignement avec moins de diplômes qu'aujourd'hui comme dans tous les métiers mais cela prouve-t-il que l'on enseignait moins bien ? Pendant ces quarante ans nous avons toujours oeuvré en équipe contrairement à ce que vous racontez. Et vieux moins diplômés et jeunes plus diplômés nous avons su travailler ensemble, préparant des cours et des contrôles en commun, échangeant nos élèves, emmenant nos scolaires en classe de neige, montant des pièces de théâtre …accueillant les parents… Sortez de Paris. Allez voir ailleurs ! Ne me dites pas que l'école a tellement changé depuis 2000. Ma fille est enseignante, ma petite fille est en terminale S et je bûche les maths avec elle, rien n'a changé. Il est sûr que si vous méprisez les autres vous ne facilitez pas les contacts. Ma fille reçoit ses élèves de Terminale chez elle pour réviser leur bac. Il ne faut pas attendre les privilèges, ni jalouser ceux qui en ont, remuez-vous ou changez de métier. Des problèmes il y en a sans cesse et ce n'est pas en diminuant le nombre de professeurs que l'on pourra les régler. Votre discours ressemble à celui de Nicolas Sarkozy, vous avez choisi le mauvais cheval pour obtenir l'école dépoussiérée que vous souhaitez.
De Flo
Chambres d'hôtes et gîte rural | 20H52 | 16/05/2007 |
Je ne sais pas … c'est un peu difficile, délicat. D'un côté, il est évident que + de respect envers les profs ne ferait certainement pas de mal à notre école, et d'un autre, je crois que le respect doit se faire des 2 côtés.
Les enfants méritent eux aussi le respect de leur professeur et je crois que ce respect mutuel sera atteint lorsque les « grands » montreront l'exemple.
Cela dit, je crois que le système est trop mal fichu … quand la mode du « concours » (capes …etc)passera, peut-être aurons-nous des profs qualifiés et pas seulement diplômés … être enseignant, c'est une vocation( à mon humble avis de jeune maman, qui s'inquiète pour l'école de ses enfants).
à Flo
De
22H16 | 16/05/2007 |
SE lever n'est pas du « respect » , c'est un protocole archaique (comme tout les protocoles ) aboli en 68 (1968 ) par moi-meme et des millions de lycééns et lycéénes.
Maintenant le respect , pour moi c'est devant le savoir ( à transmettre), et le respect de l'autre ( pauvre élève ignorant que je suis)….
Je sais une chose , je sais que je ne sais rien.
Un grec.
gnoti seauton
Un autre grec, peu etre le même…
à Flo
De Sorel
18H49 | 18/05/2007 |
Oui bien sûr tout cela est à reformater….
En revanche le « reformatage » bleu horizon qui se pointe (à l'horizon) n'est certainement pas le bon.
courage !
De
21H17 | 16/05/2007 |
Regardez le film de la guerre des boutons ou zéro de conduite, ou bien encore les 400 coups, vous vous ferez une idée de ce qu'était l'école de mes parents et de mes grands parents (qui ont témoigné dans ce sens) : M. romero a raison ; les enseignants n'étaient pas plus respectés.
De
21H30 | 16/05/2007 |
Bravo, surtout n'ecoutez pas, desobeissez, il vient d'installer le TRIUMVIRA a L'UMP, lui meme etait un « super branleur » qui a obtenu bac a la ristourne ? , qui est devenu avocat grace a une habilitation . Si les eleves et etudiants Actuels suivent son exemple, « on a pas le cul sorti des ronces “
Pierre : Retraité ayant fait Mai 68 dans une garnison Allemande prete a débouler si Massu en avait donné l'ordre ! Pour autant tout n'est pas a jetter dans mai 68 a part les Pompidou, Giscard, Chirac qui ont tout fait a l'époque pour hater le depart de De Gaulle
De
21H41 | 16/05/2007 |
Bonjour, je ne pense pas que le fait de se lever à l'entrée de l'enseigant soit une marque de respect. En effet, travaillant dans ce milieu, je vois souvent des élèves afficher un respect de façade pour les adultes, plutôt qu'une réelle crainte de celui-ci. D'ailleurs, est il normal encore de craindre l'enseignant, parce qu'il représente l'autorité scolaire ? Etant aide-éducateur, puis assistant d'éducation, je me suis toujours fait tutoyer par les élèves, afin d'instaurer une sorte de relation de confiance, tout en posant les limites. Cette année, je suis dans un collège où l'on veut imposer le respect par le vouvoiement des adultes, … et je peux vous assurer que ceux qui me vouvoient ne sont pas forcément les plus respectueux envers moi, au contraire de ceux qui me tutoient.
Et puis bon, vous en connaissez beaucoup des écoles primaires ou des collèges dans lesquels l'enseignant arrive en classe après ses élèves ?
De koakim
21H44 | 16/05/2007 |
le repect, il se gagne par ce que l'on est, plus que par ce que l'on fait. Un enseigant respecté, c'est celui que fixe des cadres et des règles, mais qui les explique surtout. Dans ces conditions, chaque enfant aura le sens de ce qu'on lui demande, et même les plus « rebelles » finiront par l'admettre, même si de temps en temps ils ne peuvent s'empêcher de tester ce cadre. Cette remarque vaut, je le pense,pour tous les élèves, y compris et surtout pour ceux des écoles de Z.E.P ; je les cotois tous les jours.
Peut-être que plus que par le passé, on peut accorder aux élèves le droit de cette explication, de la discussion pour que le cadre ne soit pas arbitraire et sans fondement. On ne peut pas vivre dans une société du tout média, qui pose, de quelque façon que ce soit au questionnement, à l'ouverture, et d'un autre côté décider que les enfants n'ont pas le droit de réfléchir sur ce qu'on leur demande… ils sont souvent demandeur de ce dialogue qui ne peut que les responsabiliser.
C'est à mon sens un signe de l'évolution du rôle de chacun, et le signe d'un société qui s'écoute et se parle entre les générations….une société qui n'a pas peur de ses enfants et ne cherche pas à les baillonner.Si le « père fouétard » revient à la mode, nous avons, je l'espère,encore le droit de s'y opposer.
De Plouf
23H10 | 16/05/2007 |
« Et en plus, avec les chaises qui ne sont plus accrochées aux tables, ils en profiteraient encore pour faire du bruit ! ! » ,de la part d'une collègue pragmatique !
De
23H14 | 16/05/2007 |
Bonjour,
Je m'en souviens, on se levait pour saluer le maître puis le professeur, on gardait les conversations perso pour la récré, on ne mettait pas les pieds sur les tables, on ne fumait pas, et encore bien d'autres horreurs. Croyez-le si vous le pouvez, je n'en suis pas mort, ni mes camarades je pense, et cela ne s'est pas trop mal passé par la suite.
Il faut dire que nous n'avions pas clairement identifié que nous étions victimes de l'étouffement de la raison au profit de l'argument d'autorité. Nous n'avions pas réalisé pas non plus que nous étions staliniens ou franquistes.
Franchement, vous pensez ce que vous écrivez ?
Olivier Delmotte
ancien éleve
De penser.culture
23H51 | 16/05/2007 |
La vraie question est le fait qu'un politique profère une petite phrase « cliché » comme une solution à des maux complexes qui atteignent notre société depuis de très très nombreuses années. ça frappe les esprits mais intéressons nous au sens qu'une telle façon de poser les problèmes de notre société peut avoir.
à penser.culture
De
00H14 | 17/05/2007 |
Décidemment, le sujet invite à la complication :
proférer une petite phrase comme une solution, est-ce une façon de poser un problème ?
Vous pensez vraiment ce que vous écrivez ?
OD
à penser.culture
De jaucohes57
19H51 | 17/05/2007 |
La vraie question, comme vous le dites fort justement, est de comprendre comment les électeurs de Monsieur SARKOZI ont pu croire que ce dernier pouvait résoudre les problèmes que rencontre la société française, juste en l'écoutant les dénoncer à grands renforts de petites « phrases clichées » et de solutions clichées, elles aussi, …
La vraie question est de comprendre pourquoi les Hommes ne peuvent pas admettre que ces problèmes sont inhérents à l'humanité, qu'il n'y a là rien d'extraordinaire…et qu'ensemble, grâce à l'éducation, le sort de chacun peut s'améliorer.
La vraie question est de comprendre pourquoi les sociétés occidentales sont écrasées par la peur, peur de perdre, quoi au juste ?
La victoire du nouveau président de la République n'est que l'illustration de l'échec de l'esprit critique et c'est d'ailleurs très logique…Malheureusement, l'homme est ainsi fait qu'il va toujours vers la facilité et qu'il est, il semblerait, plus facile à certains de mes compatriotes, de haïr plutôt que de tendre la main, d'avoir peur plutôt que de risquer, d'essayer, qu'il en a toujours été ainsi et qu'apparemment, ça ne change pas, pour le moment ; mais il ne faut pas se décourager, le métier d'enseignant est un beau métier, nous rencontrons et travaillons avec des jeunes qui ont des quantités de choses à exprimer, et qui respectent les bons professeurs, ceux qui ont encore la force de se remettre en question et de ne pas prendre leur fonction trop au sérieux ! Et il y a beaucoup de bons enseignants, contrairement à ce que certains croient, qui sont juste un peu déboussolés et surtout pas préparés à ce nouveau métier d'enseignant…Car c'est une profession en pleine mutation, et croyez moi sur parole, je ne pense pas que cela flatte ou rassure la plupart de mes collègues, ou moi même, que nos élèves se lèvent quand nous entrons en classe… Bon, je relis et me rends compte que tout cela est un peu décousu, il y a tant à dire et à faire…Attendons de voir ce qui va se passer ces 5 années, et j'espère pour nous tous que cette mobilisation politique et sociale, que je perçois de plus en plus, accouchera de nouvelles idées, généreuses et de bon sens !
De
00H36 | 17/05/2007 |
Et si tout le monde arrêtait de se sursauter sur chaque nouvelle débilité lancée par Sarkozy cela serait je crois une preuve d'intelligence.
Tout , je dis bien tout est manipulation, occupation des esprits. Cette stratégie Sarkozy la maitrise, la connait depuis ses débuts en politique.
Moment crucial d une réelle intention politique où il fait de la cuisine politicienne en mitonnant son gouvernement. On saupoudre, on balance des petites noisettes au peuple qui s'empresse de détourner son esprit critique sur les faits qui comptent et tergiverse sur des banalités.
Sarkozy veut tourner la page mai 68, il nomme Kouchner ministre ; Sarkozy se bat pour la France qui se lève tot, il se couche tard après une soirée bling-bling au Fouquet's et des vacances bollodorées ; Sarkozy incarne la rupture avec Fillon 1er ministre, Bachelot à l'agriculture, Juppé au développement si la juge Simeoni veut bien le libérer,etc etc. Enfin Sarkozy veut de la morale avec Tapie, Carignon, Longuet, Juppé qui verra de temps en temps Chirac au Palais.
Bref, une France résolument tournée vers l'avenir.
Et vous et moi me direz vous ? Ben pareil que l an dernier à la meme date : boulot, impots, soucis…
De Looping
00H58 | 17/05/2007 |
Même technique que d'habitude : Plutôt que de régler un problème (Manque « d'autorité » de certains profs ,soit dû au manque de compétence, d'expérience soit simplement au manque d'autorité, enfin de tout ce qui fait un bon prof)on pond une règle générale (Ces fainéants de chômeurs, d'intermittent, le coup du médecin référent…)
Peut être faudrait il plutôt régler les problèmes :
Vraiment bien former les enseignants ( ? )
Ne pas faire des classes de 35 élèves, surtout dans les zones « sensibles »
Vous trouvez normal que l'on paye les gens qui « éduques » nos enfants à peine plus qu'une chef caissière ? (Je n'ai rien contre les caissières)
Je crois aussi qu'il est impossible de bien comprendre le métier d'enseignant sans avoir enseigné