Il est des vocations qui naissent tôt. Timothée Dupuy filme depuis ses 6 ans. Etudiant en cinéma à Paris I, il a envie d’être réalisateur. Plus tard. Pour le moment, il veut courir les manifs et filmer. Son coup d’essai ? Il est l’auteur de la vidéo sur la possible bavure du mercredi 9 mai, à la sortie du commissariat de Clignancourt. “J’ai trop la rage, j’ai pas pu filmer le moment où Philippe se fait matraquer.” Philippe Roset est l’ingénieur qui a porté plainte contre la police auprès de l’IGS. La vidéo de Timothée est l’une des pièces du dossier. À tout juste 19 ans, l’étudiant a dû faire preuve d’astuce pour ne pas perdre son film. La police, le prenant pour un journaliste, lui aurait arraché sa caméra pour la lui rendre sans cassette. “J’avais interverti mon film de la manif et une cassette vierge”.
Il raconte son histoire sans fierté particulière. Juste le sentiment d’avoir accompli son devoir citoyen. La plainte collective qu’il envisage de porter contre la police avec quelques manifestants va dans ce sens. “Beaucoup de jeunes ont peur et ne veulent plus manifester. Je les comprend après une nuit au poste”. Quoiqu’il en soit, lui veut continuer à arpenter la France des manifestations avec sa caméra “de professionnel”, son “arme pacifique”, pour traquer les dérives policières. Bonne route !










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Pas besoin d‘« un simple mot de trop ». Il suffit que le policier affirme qu’il a été insulté. Etant assermenté, sa parole est plus forte que celle d’un simple citoyen.
L’augmentation des outrages à agents depuis 5 ans est autant due à une violence réelle contre les policiers, qu’à des abus de la part de la police.
Vous ne lui faciliterez pas la tâche en citant son nom. On imagine le prochain contrôle, bonjour l’ambiance si ils savent qu’il n’est pas journaliste. Les commentaires ne sont pas innocents, les meilleures intentions du monde peuvent prêter à conséquences !! Si réellement elle tient à continuer sur cette voie: une soluttion lui faire obtenir la carte…..à moins que vous ayez utilisé un pseudo ?
Le commentaire vous génait pour n’avoir laissé que le titre ?
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Concernant votre remarque, je ne crois pas qu’avoir précisé que T. Dupuy n’était pas journaliste entraînera les conséquences que vous évoquez. N’importe quel quidam a le droit de filmer ou de photographier une manif sans être ennuyé.
Ne souhaitait pas faire de polémique le sujet et l’info étant intéressant. Je ne me suis pas aperçu que le commentaire était simplement fermé. Néanmoins ayant filmé à travers le monde nombres d’évènements et ayant été réd-chef dans une rédaction de plus de deux cents journalistes, je crois pouvoir vous donner ce conseil fruit d’une très longue expérience.
Bien amicalement
Je comprends et reçois votre conseil. Mais le fait de souligner que T.Dupuy a été ennuyé alors même qu’on le croyait journaliste m’a semblé important. Des CRS qui arrachent sa caméra à un journaliste (c’est ce qu’ils croyaient) n’est pas anodin. J’en ai rendu compte. Voilà tout.
@ offtheroadagain : je pense que le commentaire était simplement « fermé » ?
@tous les vidéastes amateurs et à tous les manifestants :
souvenez-vous de Gandhi, gardez votre maîtrise et faites valoir vos droits …
Peut-être que Rue89 pourrait ouvrir une petite rubrique « Vos droits » pour les journalistes amateurs… Vu que les pros font de moins en moins leur boulot et si les amateurs disparaissent, que restera-t-il de l’info ?
NON, Sarkosy n’a pas été élu démocratiquement.
Il a usurpé le pouvoir par les forces conjugées de l’argent et des médias. Cela s’est passé aussi en Italie avec Berlusconi et aux Etats Unis avec Busch, Tous deux grands amis et modèle de Sarkosy qui ne sera jamais mon président.
Il suffit de voir où ces deux pays ont été amenés et le nombre incalculable de mort que cela a provoqué ainsi que la ruine économique et morale irréparables de leur action pour avoir peur pour la France.
On ne doit jamais rien casser, ce ne sera jamais une solution. Mais les provocations sarkosiennes sont telles aujourd’hui qu’on ne sait même plus qui commence les conflits : la police ou les citoyens ?
Demain il se pourrait que ceux qui critiquent les manifestants d’aujourd’hui ne regrette de ne pas avoir été avec eux hier.
Pour l’avenir un bon vieux conseil : ne mettons pas tous nos oeufs dans le même panier.
J’ai remarqué que pour faire un bon policier, au moins en France, il fallait correspondre à un certain type d’individus, presque caricaturaux.
L’État recrute des abrutis pour la sécurité intérieure du pays, je le confirme par l’expérience que je commence à avoir au contact de notre police. Pas dans cent pour cent des cas bien sûr. Quelques éléments de la police, en effet, sortent du lot. En général les chefs et quelques rares subalternes et officiers de base. Eux sont réellement plus subtils, cultivés et courtois. Ils n’ont rien à voir avec les éléments communs de ce corps étatique.
Je suis bien obligé de me rendre à l’évidence : les policiers sont presque tous de loyaux imbéciles, d’honnêtes brutes, des canailles disciplinées. Pas tous, mais une certaine majorité.
Jusqu’alors je m’étais toujours refusé d’émettre des jugements primaires, à l’emporte-pièce sur la police française. La plupart du temps, seuls les esprits épais, les êtres vulgaires et sans éducation éprouvent ce genre d’opinion sotte et tranchée envers la police. Ceux-là pensent ainsi par ignorance, haine stérile ou simplement par indigence, voire alcoolisme chronique.
Je ne connaissais la police que de loin, sous ses apparences les plus flatteuses, officielles. J’étais alors au contact d’une police bien vêtue, polie, aimable, serviable dans la rue avec les citoyens. Je n’étais jamais entré dans les commissariats.
Aujourd’hui, en toute connaissance de cause, je peux avoir un avis à peu près juste, sain et authentiquement impartial sur les hommes qui composent notre police.
Racisme, analphabétisme, agressivité, violence, bêtise, pauvreté intellectuelle, immoralité : tels sont les vices et tares partagés par la majorité des membres composant la police française. Bref, tout ce qu’il faut éviter pour faire un policier digne de ce nom. A croire que l’État recrute dans les prisons, les maisons de corrections, à la sortie des plus sordides discothèques de province, au bois de Boulogne la nuit ou bien sur les trottoirs les plus mal famés de la capitale…
Je n’ôte pas pour autant à ces policiers que je critique le droit d’être ce qu’ils sont, avec leurs tares et outrances. Je respecte les êtres comme ils sont. Chacun son caractère, ses qualités et défauts, chacun son rythme et son niveau sur le lent chemin de la vie et du progrès. Simplement j’affirme avec vigueur que ces individus certes grands et musclés mais humainement peu évolués n’ont pas leur place dans les rangs de la police.
Je pensais que la jeune génération de policiers allait régénérer la vieille maison, donner un lustre définitif à ce corps en perpétuelle perdition… Las ! Les mauvaises moeurs policières semblent se transmettre entre générations. Cependant je reconnais que certains des jeunes policiers sont irréprochables et ce dans une plus grande proportion que chez les plus anciennes générations. Il y a eu un réel progrès depuis une vingtaine d’années et c’est d’ailleurs très rassurant. Mais les autres, les autres qui forment la grande majorité de la police ne sont encore que le triste écho de leurs prédécesseurs…
Une seule explication à cela, selon moi (et cette explication vaut ce qu’elle vaut) : la police a surtout besoin d’éléments physiquement imposants, au caractère trempé et à l’esprit docile. Or ces critères très stricts ne se trouvent que chez une certaine catégorie d’individus, en général assez primaires sur le plan humain, limités quant aux capacités intellectuelles. Bien sûr la culture, la finesse et l’ouverture d’esprit seraient des qualités supplémentaires pour l’État qui recrute des policiers. Seulement rares sont les postulants répondant à tous ces critères. Alors les recruteurs prennent ce qu’ils trouvent, à défaut de mieux.
Résultat : nous sommes protégés par une majorité d’abrutis finis en uniformes. Et armés. Mais Dieu merci ! sous les ordres de gens plus éclairés qu’eux.
Raphaël Zacharie de Izarra
raphael.de-izarra@wanadoo.fr
2, Escalier de la Grande Poterne
72000 LE MANS
02 43 80 42 98