Contrairement à d’autres dirigeants d’EADS, Jean-Paul Gut était jusque là un homme très discret. Carrément secret. Directeur général délégué d’EADS, l’ami intime d’Arnaud Lagardère a depuis de nombreuses années la haute main sur les contrats à l’exportation du consortium franco-allemand. Une position hautement stratégique qui nécessite la plus grande réserve et le minimum d’exposition publique.
Pourtant, depuis quelques jours, on ne parle plus que de lui. Jean-Paul Gut incarne désormais "le deuxième scandale EADS". Après le tollé soulevé par le "golden parachute" de 8 millions d’euros versé à Noël Forgeard -l’ex co-président du groupe forcé de partir au mois d’avril dernier-, voici le "pataquès Jean-Paul Gut" : selon Capital.fr, le directeur général délégué réclamerait une indemnité de 12 millions d’euros pour quitter le groupe. Les actionnaires allemands d’EADS lui seraient hostiles, et depuis l’année dernière l’ami d’Arnaud Lagardère -lui aussi sous le coup d’un délit d’initié pour vente de titres EADS avant l’annonce de mauvais résultats en 2006- manifeste son souhait de quitter le groupe pour lequel il travaille depuis qu’il a 22 ans. Il en a 45 aujourd’hui. Son installation à Londres a été maintes fois évoquée, encore très récemment, signifiant un abandon imminent de ses fonctions au sein d’EADS. Mais en chiffrant son départ à 12 millions d’euros, même si l’homme n’a pas démérité au cours de sa carrière auprès des Lagardère père et fils, Jean-Paul Gut, ou son entourage pas forcemment bienveillant, relance le débat encore tout chaud du scandale Forgeard sur la justification des ces parachutes dorés.
La direction d’EADS, qui n’avait pas besoin d’une telle pub -les pressions d’Arnaud Lagardère dans les médias de son groupe suffisent à son bonheur-, a radicalement démenti hier l’information. Sans parler du départ de Jean-Paul Gut, un communiqué du groupe indique que "les montants invoqués sont fantaisistes" et dénonce "l’atteinte porté EADS et à l’un de ses dirigeant". En outre, le texte se fend aussi d’une autre précision qui a son importance : "la société EADS déplore la mise en cause inacceptable et totalement erronée du Qatar, son partenaire"… et si précieux client. Car selon Capital.fr, l’affaire du versement de cette indemnité astronomique implique l’Etat qatari. Le site explique qu’après la communication catastrophique de l’indemnité de Noël Forgeard, le versement de celle de Jean Paul Gut ne se ferait pas directement … mais à la faveur d’un transit par le fonds d’investissement de l’Etat du Qatar, Qatar Investment Authority (QIA) qui embaucherait Gut en lui versant une "prime de bienvenue" ou "golden hello" d’au moins 12 millions d’euros. Réponse d’EADS : "le groupe réserve tous ses droits à cet égard y compris toute action judiciaire afin de faire cesser cette campagne de désinformation"…
Certes, mais en attendant le doute s’est installé. Que veut faire Jean-Paul Gut ? A-t-il vraiment l’intention de quitter EADS, alors que personne ne le lui demande et surtout pas Arnaud Lagardère, agitant un parfum de scandale bien peu approprié dans cette période de mise en cause de PDG parfois peu scrupuleux ? Et si tel était le cas, comment imaginer qu’après l’affaire Forgeard, EADS puisse s’exposer à nouveau sur un registre plus du tout à la mode ? Même le patronat dans ses figures les plus symboliques a immédiatement réagi : d’abord Laurence Parisot à la tête du Medef qui s’est dit » fumasse » contre les pratiques de gouvernance d’EADS, indignée qu’elle est dit-elle de l’absence de transparence du groupe en pleine tourmente. Même Henri de Castries, le patron d’AXA, a indiqué mardi 15 mai dans Le Parisien qu’il était favorable à l’interdiction des parachutes dorés. Ajoutant qu’il renonce à ses stocks-options en 2007… Ce proche de Nicolas Sarkozy, l’un des PDG les mieux payés du CAC 40 estime "qu’il en a déjà reçu en nombre suffisant et que la distribution annuelle des stock-options pour les dirigeants ne doit pas être systématique".









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A ces niveaux de salaires et de stock de stock-option même le caviar devient une denrée comme les autres. Il est quand même sympa le boss d’axa copain du sarko (décidément il a de bon compain notre président, triés sur le volet) personne ne lui a rien demandé et voila qu’il claironne qu’il fait cadeau cette année à la boite de ses stok. Um !! ça cacherai pas quelque chose ça ? quand les requins de la finance font amende honorable ça sent le roussi ….à suivre
S’il s’en va, c’est qu’on veut qu’il s’en aille. On? le patron d’EADS, Gallois, et les allemands sans doute. Gut a dans ses poches, ou dans sa tête, comme on veut, de quoi faire sauter plusieurs fois la République, puisque c’était le grand maître des marchés d’armement. Les sommes avancées pour son départ (ou son silence) sont dérisoires par rapport à celles qu’il a fait distribuer au cours de sa carrière. Je pense par exemple aux frégates de Taiwan. Le démenti d’EADS va aider à faire disparaître cette histoire des journaux, et on trouvera un bon circuit, discret, pour régler cette affaire. Mais peut-être suis-je trop pessimiste, en ce jour de gloire pour la France…
Itinéraire d’un enfant gâté.
Bonne analyse, rappellons que Jean-Paul Gut était le camarade de Lycée D’Arnaud Lafardère, à Janson de Sailly et que dés la fin de ses études, devenu le protégé de Jean-Luc il a vendu ses premier missiles à l’Irak. Lagardère Père contairement à son fils préférait les ventes d’armes aux médias et fut contraint de fermer sa chaîne de télévision (la 5) pour préserver ses marchés secrets et protégés dont l’armement en missiles des fameuses frégates vendues à Taiwan avec la bénédiction de Roland Dumas. Nous retiendrons du dépôt de bilan de la 5 qu’il à grandement favorisé les affaires de Messieurs Bouygues et Rousselet, mais a été désastreux pour des dizaines d’autres acteurs économiques du secteur culturel et artistique et que depuis la France est à la traine de l’audiovisuel Européen. Il est certain que 12 millions par rapport aux enjeux c’est de la monnaie de singe, je pense qu’il a déterminé le prix de son départ uniquement par considération de ce que Breton a donné à Forgeard.
alors que le MEDEF est foncièrement contre…mais qui va défendre les patrons dans ce monde du grand capital, cher camarade.
alors que le MEDEF est foncièrement contre…mais qui va défendre les patrons dans ce monde du grand capital, cher camarade.
Comme le chantait Enrico Macias, le Sarkozysme est un humanisme, et je comprends le ralliement de Besson pour le nouveau guide, comme tant d’autres il a su discerner (avec quelle élégance et hauteur morale) en lui le génie, le génie perce sous l’homme, au langage certes fleuri ( qu’est-ce que T’as di connard?, pardon…) mais à la profondeur de pensée exemplaire : aucun domaine de la connaissance ne lui échappe: du génie génétique à l’économie ou à la geo-politique, et à chaque fois c’est un programme éclairant ( à défaut d’être éclairé ? mais non mais non… mauvais coucheurs) qu’on nous propose .. bouclier fiscal à 60% ( mérite de la simplicité), suppression du CDI ( efficacité)… franchise ( sur les remboursements de sécu, d’accord, mais franchise quand même: et comme disait ma grand-mère c’est la franchise qui compte), j’oublie certe d’autres mesures comme la garantie de l’exercice de la liberté syndicale par le vote (des non-syndiqués certes, et des mauvais esprits penseraient que Sarkozy n’est pas un démocrate? … allons.. allons…), je n’ai pu qu’ébaucher ici ce programme fabuleux .. oui je le répète le sarkozysme est un humanisme. Et là paf, j’ai même plus la force de déconner car j’essaie de rire pour ne pas pleurer.
Cela laisse rêveur……….. 12 millions d’euros pour aller voir ailleurs. Mais où ? chez quel « ami "? Lagardère, Sarkozy, …. tous les mêmes et dire qu’il faut que la " France d’en bas » (ça vous rappelle rien ?) se gave ça…. Si seulement ils étaient plus discrets, personne ne serait écoeuré
On va tous pleurer, pauvre Jean Paul, au chomage comme tous les types qu’il a utilisés puis virés, sans parachute.