L’ambiance est paisible jeudi à 12h30 sur la place de la Sorbonne, à Paris, une demi-heure avant le début de l’Assemblée générale. Et elle le restera jusqu’au bout. La seule animation se passe devant les portes d’entrée, où le personnel de l’université, exceptionnellement nombreux, examine scrupuleusement les cartes d’étudiants avant de laisser entrer quiconque. Même les sacs sont fouillés un à un, ce qui provoque un léger embouteillage. La presse, elle, est systématiquement refoulée, à la stupeur de certains étudiants. Les mêmes qui sont peinés d’avoir vu passer tant de cars de police.
Beaucoup se rendent au moins quelques minutes à l’Assemblée générale, dans le Hall des amphis, mais sans grande conviction : "Dans le fond, on n’a rien à revendiquer. On veut juste dénoncer la politique de Sarkozy." Le tract distribué par la CNT est d’ailleurs clair sur ce point : "Dès aujourd’hui, nous devons nous mobiliser contre les attaques qu’il a déjà préparées. (…) Il nous faut réagir immédiatement afin de préparer la résistance".
Certains étudiants évoquent tout de même les événements de l’année passée, mais avec inquiétude plus qu’envie. Ils pensent à leurs partiels. Durant l’Assemblée générale, les intervenants fustigent tour à tour la politique culturelle à venir, l’autonomie des universités, la sélection à l’entrée, et la hausse du coût d’inscription. Puis le vote à main levé se déroule sans surprise : le blocage n’aura pas lieu. A la Sorbonne, on décide de garder son calme, mais de rester vigilant. Quand les réformes arriveront, ils seront prêts.













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Libre à toi de t’expliquer ici. Ce serait d’ailleurs une bonne chose pour expliquer en quoi bloquer les facs est une mesure utile alors que Nicolas Sarkozy vient à peine d’être reconnu officiellement Président de la Republique? Tu ne penses pas que cela peut produire l’inverse de l’effet recherché? Si la résistance doit s’organiser, rien ne sert de la précipiter.
En revanche sur le fait que la parole n’est donnée qu’à une partie de l’opinion, je suis d’accord avec toi! Rue89, en tant que lieu de passage, doit pouvoir offrir des reportages ou la diversité s’exprime. Mais je ne doute pas que cela sera le cas d’ici peu…
Si j’avais rencontré quelqu’un pro-blocage, je lui aurais évidemment donné la parole, ou relayé sa pensée. Cela n’a pas été le cas.
Je n’ai pas été autorisé à entrer dans le hall, et pour savoir ce qu’il s’y disait, j’ai téléphoné à plusieurs reprises à une étudiante qui y assistait(cf. vidéo). Visiblement vous êtes d’accord avec son témoignage: la position durant l’AG était clairement anti-blocage. Aurais-je dû affirmer le contraire?
Vos arguments pro-blocage sont en revanche les bienvenus, c’est la raison d’être de ce site, vous laisser la parole.
Par ailleurs, avez-vous regardé la vidéo de mon confrère Julien Martin sur le déblocage de Tolbiac? La première personne qui s’exprime est pro-blocage.