Rue89 ouvre le débat sur le souhait de Sarkozy d'en « finir avec la repentance ». Les interviews de Thuram, Besancenot et Taubira • Reportage photos sur la série « Tropiques amers » • L'interview de son réalisateur. • L'historienne Myriam Cottias.
Nouveau : L'historien Benjamin Stora • Louis-George Tin, du Cran
A l'occasion de la Journée pour la mémoire de l'esclavage, jeudi 10 mai, une phrase du discours de Nicolas Sarkozy, prononcée au soir de son élection, vient en résonnance : « Je vais en finir avec la repentance qui est une forme de haine de soi. » Rue89 lance donc le débat : est-ce se renier que de revenir sur les pages noires de son histoire ? Le footballeur Lilian Thuram, les politiques Christiane Taubira et Olivier Besancenot, et l'historienne Myriam Cottias apportent leur point de vue. France 3 se mobilise également avec la diffusion, jeudi, de « Tropiques amers », une saga sur l'esclavage présentée en avant-première lundi soir (voir la vidéo). Les propos de Nicolas Sarkozy étaient inévitablement au cœur des discussions.

A lire :
« Pas d'excuses, mais la reconnaissance des faits »
L'interview de l'historien Benjamin Stora.

A lire :
« Il n'y a jamais eu de repentance de l'Etat français »
L'interview de Louis-George Tin, du Cran.

A voir :
« Analyser l'esclavage sans être victime ou coupable »
Interview de Lilian Thuram.

A voir :
« Tropiques amers » met l'esclavage en images
Plongée photographique au cœur de la saga de France 3.

A voir :
« Un lien entre la métropole et l'Outre-mer »
L'interview du réalisateur de « Tropiques Amers », J.-C. Barny.

A lire :
« Un travail de mémoire plus qu'un devoir »
Le point de vue de l'historienne Myriam Cottias.

A voir :
Le psychanalyste Gérard Miller
commente les propos de Nicolas Sarkozy sur la repentance.

A lire :
L'opinion d'Esther Benbassa
Un mauvais jour à passer pour Nicolas Sarkozy.
► Colloque : « Ecrire l'histoire, l'histoire des noirs », organisé par le Cran, avec une conférence inaugurale de Christiane Taubira, et une lecture publique de textes déclamés par les comédiennes Firmine Richard et Isabelle Micottis. Seront également présents Eric Fassin (sociologue), Anne Lafont (historienne de l'art), Benjamin Stora (historien), Françoise Vergès (politologue).
Salle Maurice Ravel (6, avenue Maurice Ravel, M° Porte de Vincennes) de 9h30 à 18h00.




















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De
16H08 | 09/05/2007 |
Cette Tobira est vraiment excellente… aaah si le PS pouvait s'ouvrir à plus de gens comme elle…
De enediol
01H21 | 10/05/2007 |
Tous les moments sombres ou glorieux de l'histoire de France sont des sujets d'étude également valables. Ils forgent cette identité nationale récemment galvaudée par la rhétorique de Sarkozy. Pourquoi occulter les périodes de l'esclavage et du régime colonial si ce n'est pour refuser d'aller au fond de la résolution des problèmes posés la société d'aujourd'hui ?
à enediol
De Cedrick24
08H06 | 10/05/2007 |
Pour mon avis personnel, je suis pour l'étude de ces périodes de l'Histoire de France, quelles soient sombres ou plus glorieuses de cette histoire qui est la notre.
Tout ce travail permets a tous de savoir les agissements des autorités de l'époque.
L'Histoire de tous les pays sont entachés par des periodes où l'esclavage a une grande part de responsabilité dans la suite des visions de nos concitoyens.
Encore bravo a tous ceux qui se battent pour que de tels evenements ne partent pas dans l'oubli de notre concience.
Félicitations a Mme Taubira, a Lilian Thuram, et aux autres…
De
10H54 | 10/05/2007 |
Cette Tobira est un peu prétentieuse et insultante envers N. Sarkozy. En gros, elle dit d'une manière subtile que Sarko est un gros con inculte qui n'a rien compris et qu'elle connait bien son histoire et qu'elle ne veut pas discuter avec un gros con…
En attendant, C'est Sarko le président, et ce coup ci, elle n'a même pas pu se présenter aux élection… Haha !
De
12H08 | 10/05/2007 |
complètement d'accord ……
De Vigilante
Etudiante à Paris | 16H31 | 09/05/2007 |
Taubira, Thuram et Cottias ! Je suis si heureuse de voir enfin émerger un discours intelligent autour de la question de la mémoire de l'esclavage ; qu'on sorte enfin du clivage qui oppose un discours victimaire à un « c'est pas ma faute, pourquoi ça devrait m'intéresser ? »
C'est important parce que c'est l'Histoire, et plus particulièrement, l'Histoire de la France, de toute la France. Parce que, comme le dit Thuram, cette Histoire explique aussi le présent, notamment les très fortes tensions sociales des Antilles…
Bref ! Bravo à eux et à vous de les relayer !
Merci.
PS : pour précision : suis guadeloupéenne (comme Thuram).
De Shaun
Etudiant | 17H04 | 09/05/2007 |
Le problème de Monsieur Sarkozy, j'en ai bien peur, c'est qu'il fait l'amalgame entre « repentance » et « devoir de mémoire ».
Alors oui, bien sur, ce genre de mélange flatte les bas instincts d'une certaine partie de la population qui pense par exemple que la colonisation fut un bien pour les populations autochtones…
Comme le dit Thuram, la repentance n'est même pas la question. L'essentiel c'est de se souvenir pour apprendre de ses erreurs, et faire avancer la société.
L'histoire n'est pas un tableau noir qu'on efface et que l'on réécrit à coup de lois « historiques ».
Pour moi cette histoire de repentance, ça relève de la manoeuvre démagogique.
De r.t.
Conseil en stratégie et développeme... | 17H08 | 09/05/2007 |
Si j'avais dit la même chose que Monsieur Sarkozy en public ou postés sur le blog que je tiens, je serais probablement en prison pour négationnisme à l'heure qu'il est !
De spoonman and the jam
qui se lève tôt | 18H02 | 09/05/2007 |
Il nous parle de repentance. Je parle plutôt de réflexion, de remise en question ! Réfléchir sur son passé, c'est aussi assumer une histoire commune et permettre à chacun de trouver ses racines, son identité (pas forcèment nationale).
Imaginez-vous un instant amnésique. Rien qui ne vous connecte à vous même et aux autres. Quel est votre place ? Votre histoire ? Votre famille ?
Et la France qui traverse une crise identitaire grave devrait se reconstruire en étant amnésique ?
Il nous parle d'identité nationale. Je parle plutôt d'unité nationale ! Et finalement, tout est lié.
Qu'il m'explique comment dire aux milliers de français kanakis, algériens, tunisiens, ivoiriens, africains (pour l'esclavage)… que tout cela n'a pas existé ou pire, que tout cela n'est pas si grave que ça.
Finalement, tout ça me fait très peur : Après le révisionnisme, le positivisme historique ? Et leur projet de loi, vont-ils nous le ressortir ?
Allez, je vous laisse et je vais appeller ma grand mère pour lui annoncer que finalement elle n'a pas trop souffert pendant la guerre d'Indochine (elle est vietnamienne).
De manu2005
La France tue en Afghanistan, en no... | 19H16 | 09/05/2007 |
Tout cela est très navrant. Ce racisme sous jacent qui remonte à la surface.
Les gens sont ainsi. Blanc, noir, et toutes les nuances. Plus ou moins.
Mais, nous avons été pires. Et c'est en apprenant qui nous avons progressé.
Je trouve ça scandaleux qu'un homme politique, un élu qui plus est, puisse tenir de tels propos sans finir directement en prison.
Aujourd'hui on sanctionne les négationnistes. A priori pas tous.
Thuram est très bien.
Gérard Miller aussi. J'aime bien son analyse du discours de Sarkosy (voir la vidéo).
Quelqu'un parle d'unité nationale plutôt que d'identité nationale. Hélas, cette unité vient d'en prendre un sérieux coup.
Dire que la plupart des électeurs de Sarkosy on voté pour lui pour la sécurité (qui, à mon avis était loin d'être un vrai problème), je pense que la sécurité est aujourd'hui très compromise par le discours de leur favori.
De Palavazouilleux
19H19 | 09/05/2007 |
Repentance ?
Hier 8 mai, ça flonfonnait dans les rues de Palavas.
Marches militaires et drapeaux tricolores.
« On a gagné ! »
8 mai 1945 ?
Les massacres de Sétif.
La barbarie à la française.
Qu'il est plus sage ou plus pertinent de ne pas évoquer ?
De Une.Fabienne
Flaneuse sur le Larzac | 19H25 | 09/05/2007 |
Bonsoir,
Je suis métisse, mon père est noir américain et ma mère est blanche française, j'utilise volontairement ces adjectifs.
Comment pourrais-je nier une partie de mon histoire ?
Ma mère n'a pas à demander pardon à mon père pour les souffrances endurées comme mon père n'a pas à se justifier pour la politique souvent douteuse des Etats-Unis !
Mais sans « haine de soi », Monsieur Sarkosy, ne peut-on pas, ne doit-pas se cultiver ? La compréhension n'aurait aucun lien avec la connaissance ? ! Faut-il se limiter aux gaulois ? N'avez-vous jamais eu d'interet pour l'histoire de la Hongrie ? !
Votre ministère de l'intégration et de l'identité nationale nous réserve bien des surprises si vous ètes le seul à ne pas savoir qu'Hier fait Aujourd'hui et fera Demain !
De bebert
20H25 | 09/05/2007 |
La fin de la repentance…
Soyons sérieux ! A t-elle seulement commencée un jour ?
Monsieur Sarkosy est tout à fait cohérent en évoquant ce sujet… Les droits de l'homme et du citoyen ont été écrits à l'usage exclusif des blancs.
Quand Monsieur Sarkosy évoque la discrimination positive, ce n'est ni plus ni moins qu'un nouveau marché aux esclaves qu'il légalise… Certes la visite médicale sera peut-être moins sommaire qu'en d'autres temps… On ne se contentera paeut-être plus de compter les dents….Mais allez savoir… Faudra rester vigilant.
De
22H11 | 09/05/2007 |
Sans vouloir défendre Sarko il faut tout de même bien dire qu'actuellement ça dépasse un peu la mémoire pour être rendu dans la repentance.
Et quand j'entends évoquer le mot racisme dans cette situation, excusez moi mais on est en plein délire.
La repentance perpétuelle sur le sujet de l'escalavage de cette époque là a bon dos, et permet à toutes et à tous de pouvoir ensuite allé acheter des produits « made in différents pays où des gens sont enfermés dans des usines, … » afin de ne payer moins chers ces produits tout en ayant l'esprit tranquille en se flattant d'être « contre le racisme » car ils font repentance …
De
22H29 | 09/05/2007 |
La repentance concernerait aussi un certain nombre de tabous, sans lesquels une société ne tient plus …En finir avec la repentance, c'est en finir aussi avec la culpabilité européenne née de collaborations honteuses avec le nazisme, ou l'esclavagisme, le colonialisme ….
Je peux être fier d'être français, parce que justement, je vis dans un pays qui affirme sa honte de certaines pages de notre histoire …Et Chirac l'avait fort bien compris qd il a rappelé l'indignité du régime de Vichy..
Une France décomplexée, cela me rappelle le programme de certains en Allemagne en 1933 : il fallait rendre sa place à l'Allemagne, qui devait faire fi de tout préjugé moral et de sa « condamnation morale » par les vainqueurs de 1918…En finir avec la repentance un 8 mai, un signe ?
De
22H31 | 09/05/2007 |
Je trouve bizarre, le procés d'intention qui est immédiatement fait à Sarkozy quand il parle de « fin de la repentance ».
L'esclavagisme a été aboli en France il y a plus de deux cents à l'issue d'une période qui s'est appelé le « Siècle des lumières ». Quel crétin pourrait s'amuser à remettre ca en cause ? Ca ne porte pas à controverse même auprès du plus stupide des adhérents du FN.
La « fin de la repentance » fait plutôt référence à quelque chose d'un peu plus proche de nous… comme le colonialisme, par exemple… et quand même un peu plus d'actualité (intégration des minorités, toussa, toussa).
Enfin, moi ce que j'en dit ^^
Foofur
De
22H59 | 09/05/2007 |
Le malaise s'alourdit encore avec le discours de victoire de N.Sarkozy le 6 Mai. Il y a de nouveau attaqué la « repentance » qui conduit à « la haine de soi ». Cet acharnement témoigne de la volonté de réecrire l'histoire pour une exaltation nationaliste. Ce sont notamment la colonisation et la collaboration des autorités françaises avec l'occupation nazie qui sont révisées.
On comprend dès lors que N. Sarkozy ne tienne pas à figurer le 8 Mai aux côtés de J.Chirac qui avait déclaré le 16 juillet 1995 lors de la commémoration de la rafle du Vel'd'Hiv : « …Ces heures noires souillent à jamais notre histoire et sont une injure à notre passé et à nos traditions. Oui, la folie criminelle de l'occupant a été, chacun le sait, secondée par des Français, secondée par l'État français. La France, patrie des Lumières, patrie des Droits de l'homme, terre d'accueil, terre d'asile, la France, ce jour-là, accomplissait l'irréparable… »
Plus d'analyses ; http://memorial98.over-blog.com
De
00H12 | 10/05/2007 |
La mère de Sarkozy est juive…
De
03H04 | 10/05/2007 |
par Barbara (Rome)
Juste une petite remarque : la phrase en elle-même, utilisée par Sarkozy, « La repentance est une forme de haine de soi », est directement extraite du dernier livre de Pascal Bruckner intitulé « La tyrannie de la pénitence ».
Pascal Bruckner qui, à l'instar de Glucksmann, a récemment retourné sa veste en faveur de Sarkozy : je te donne ma voix, tu mets en avant ma formule. Bruckner qui s'était déjà fait le chantre de la guerre en Irak et qui maintenant croit bon de nous remettre ça avec une insolence gâteuse.
C'est pathétique à voir un philosophe qui vieillit mal.
De dan
20H55 | 10/05/2007 |
Je n'ai pas lu ce livre de Bruckner mais le sens n'était-il pas seulement religieux ?
son l'on prend la définition au sens religieux, cela peut être perçu comme une haine soi… ( je ne suis qu'un vulgaire athée… )
Le mot repentace est passé dans le laîque depuis peu…
Il faudrait mieux utiliser le devoir de mémoire… au moins c'est clair pour tous
De jul.f
03H16 | 10/05/2007 |
[… qui est une forme de haine de soi]
Notre president parle peut-etre en fait de sa haine de lui meme. Ses complexes lies a sa taille, les brimades de ses freres, la « honte » de sa condition sociale trop modeste.
(je ne l'exonere aucunement de tendance neo-colonialistes)
Sarko est un homme completement tourne vers lui-meme donc completement guide par ces frustrations et refoulements.
Maintenant, il peut dire qu'il incarne une droite decomplexee, mais la encore, c'est peut etre de lui qu'il parle.
De
07H19 | 10/05/2007 |
loin d'être d'accord avec toutes les idées et toutes les intentions de Sarko, je ne comprends pas tous ces procès d'intention qui lui sont faits, alors même qu'il n'a pas encore pris ses fonctions, toutes les interprétations très orientées du moindre des ses propos ; non mais, attendez au moins cent jours ! ensuite, faites de la démocratie de rue, si vous pensez qu'elle se justifie, ce qui peut très bien arriver.
En finir avec la repentance, ce n'est pas en finir avec la réflexion critique sur le passé, ce n'est tout de même pas pareil !
raxavier
De ovny1984
futur-ex-retraité ! rempilez qu'ils... | 10H28 | 10/05/2007 |
en réponse à raxavier, je pense, contrairement à vous, qu'il ne faut pas attendre même cent jours pour alerter les passants de Rue 89, car lorsque qu'un homme politique utilise sciemment des mots comme « en finir », ou « liquider » lorsqu'il parlait de l'héritage de 68, il envoie un message dans notre inconscient collectif qui justifiera toutes les politiques répressives à venir. Il nous habitue à penser (comme une pensée unique, avec le fameux « on » de « on va faire ceci, cela ») que c'est inéluctable et déjà écrit… donc accepté.
Or, ce sont des mots très durs, qui tranchent dans le vif et qui font mal… Aussi mal que le nerf de boeuf qui s'abattait sur le dos des esclaves…
C'est comme cela que je le ressens
à ovny1984
De ventrachou-rouge
côte sud Vendee | 14H46 | 11/05/2007 |
Avec des mots stupides , notre président (pour lequel bien entendu je n'ai pas voté) ne cherche pas à apaiser bien au contraire.
68 c'est désormais entré dans l'histoire, et par ses incongruités le petit Nico pourrait bien réveiller le volcan qui someille.
L'esclavage il souhaite le rétablir a mots couverts, l'homme n'est pas fait pour travailler tout le temps.
Et je trouve très simpliste de dire qu'il va donner du travail à tout le monde, plus facile à dire qu'à faire surtout avec les nouvelles délocalisations qui se préparent.
De ovny1984
futur-ex-retraité ! rempilez qu'ils... | 07H26 | 10/05/2007 |
Merci à Lilian Thuram de nous apporter sa lumière.
Son discours éclaire ce « système économique » sous un jour trop rarement présenté. Son analyse semble très juste.
On peut s'interroger, à partir de là, si, pour les pays Nord occidentaux, un fond de complexe de supériorité ne reste pas avéré sur les pays du Sud. Il semblerait alors que la fin de l'esclavage ne soit pas d'actualité, ni en 1960
Une autre forme pernicieuse et moderne de l'esclavage consisterait à penser que ceux qui ont le pouvoir de donner du travail aux gens peu instruits (les « sous-hommes » de la classe laborieuse) possédent eux-mêmes ce complexe de supériorité dont parle Lilian, pour « soutenir » une idée qui autrement n'est pas soutenable : condescendre à leur [aux sous-hommes] donner du travail pour qu'ils vivent, « pour leur bien ».
Sans doute pour cette raison que NS veut nous faire travailler plus pour gagner plus ! : pour notre bien !
De
07H33 | 10/05/2007 |
-Le souvenir implique-t-il le repentir ?
-Peut-on se repentir de ce que l'on n'a pas commis ?
-Se souvenir,presqu'exclusivement,de ce qui désole,révolte,afflige,déprime,n'est-ce pas le symptôme d'un dérèglement mental ?
-La mémoire n'est-elle pas cette machine merveilleuse qui,plutôt que de restituer le passé tel qu'il a été, trie,sélectionne,altère,métamorphose,parfois invente,au gré des humeurs,des intérêts,des désirs du présent ? N'est-ce pas ce que révèle l'expérience intime ? N'est-ce pas ce que montre l'historiographie ?
Et qu'en pensent les historiens ?
« Mon beau navire,o ma mémoire,
Avons-nous assez navigué ?
Dans une onde mauvaise à boire,
Avons-nous assez divagué
De la belle aube au triste soir ? »
Chapotot.franck@wanadoo.fr
De ovny1984
futur-ex-retraité ! rempilez qu'ils... | 11H03 | 10/05/2007 |
Bien que je sois agnostique, je crois à la vertu du pardon. Pour se grandir et avancer, les peuples ont besoin de se réconcilier et d'oublier leurs ressentiments, dans un apaisement retrouvé.
C'est le travail nécessaire de mémoire collective et commune aux peuples jadis en conflit, travail utile et indispensable comme celui fait entre les nations européennes, conduit par des historiens sérieux et légitimés de tous, tous hommes qui ne se sont pas laisser tenter par le révisionnisme.
Au même titre que pour l'esclavage, il faudrait faire ce même travail à propos de notre passé colonial, en particulier avec l'Afrique, pour nous éloigner définitivement des discours sur « l'héritage positif du colonialisme » et ramener toutes choses à l'Histoire, avec l'accord de tous, pour apaiser les séquelles des guerres de colonisation et d'indépendance.
Car, comme le dit Lilian Thuram parlant des causes du complexe de supériorité, je pense que ceux qui diffusent l'idée que le colonialisme a laissé « un héritage positif » veulent perpétuer l'idée de la supériorité de l'homme occidental qui « apporte sa science et sa technologie » aux peuples « sous-développés ». Nous ne sommes plus très loin des sous-hommes dont parlait Lilian…
De
11H47 | 10/05/2007 |
Avec l'arrivée de « notre cher président » j'ai comme la vague impression qu'une autre forme d'esclavage sera rétablie au niveau des entreprises ! Le mot d'ordre sera « marche ou crève ».
Heureusement pour une fois que nous sommes dans l'europe sinon il serait même capable de rétablir la peine de mort.
Encore une crainte : si C Boutin devient ministre quid de la liberté d'avorter !
Enfin les ploucs qui ont voté Sarko l'auront voulu
De
13H50 | 10/05/2007 |
bravo ! donc 53% des français sont des ploucs ! Quelle chance vous avez de faire partie des 47% de purs !
raxavier
De alexandrin
12H00 | 10/05/2007 |
La vidéo et les analyses de Gérard Miller remarquables. A diffuser le plus possible. En effet Sarkosy est obscène.