PARIS, 7 mai (Reuters) - Les socialistes ont tenté tant bien que mal lundi d’effacer le souvenir d’une soirée électorale à couteaux tirés après la défaite présidentielle de Ségolène Royal, dans le souci de préserver une unité - même de façade - en vue des législatives.
Vingt-quatre heures après la victoire de Nicolas Sarkozy, l’ex-candidate du PS, du PRG et du MRC a brandi le "talisman de l’unité".
Glissement sémantique ou temporisation stratégique après ses déclarations de dimanche soir, la présidente de Poitou-Charentes a affirmé que les socialistes seraient "bien sûr tous" engagés "de façon très homogène" dans la bataille électorale à venir, troquant une première personne du singulier pour un "nous" plus collectif.
Devant le Bureau national (BN) du PS, elle a expliqué qu’elle était "disponible pour la suite" auprès des candidats aux législatives.
Au cours de cette réunion, "il y a eu une analyse très sereine et très apaisée des résultats" de la présidentielle, a-t-elle affirmé à sa sortie de la rue de Solférino, se refusant toujours à prononcer le mot "défaite".
"Il y a eu d’abord des applaudissements et des remerciements pour cette belle campagne" mais "pas de critiques", a-t-elle assuré en quittant le siège. L’ensemble du BN a salué "sa détermination, son courage et son courage", a confirmé Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande.
COLLECTIF
Sur le fond, malgré une défaite très nette, Ségolène Royal n’a rien lâché, estimant avoir fait le bon diagnostic de la société française et proposé les bonnes réponses - l’ordre juste ou les rapports "gagnant-gagnant", rapporte un jeune élu ayant assisté aux échanges.
La réunion s’est prolongée sans elle pendant près de deux heures. Ses deux co-directeurs de campagne, François Rebsamen et Jean-Louis Bianco, n’ont pas pris la parole et son "conseiller spécial" Julien Dray n’y a fait qu’une brève apparition.
Le premier secrétaire, qui s’exprimait après sa compagne, a déclaré qu’il prenait toutes ses responsabilités et mènerait la bataille des législatives à la tête d’une équipe collective.
Le PS doit réunir son Conseil national - le parlement du parti - samedi, probablement dans la salle de La Mutualité à Paris, pour décider d’un programme législatif - "quatre ou cinq propositions" tirées du projet présidentiel du PS et du "pacte présidentiel" de Ségolène Royal - créer une équipe collégiale et régler la questions des investitures.
Selon Claude Bartolone, cette direction devrait compter, outre le premier secrétaire, Ségolène Royal, ses deux rivaux malheureux pour l’investiture, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius, et des représentants des courants socialistes - soit une dizaine de personnes.
Se posant une nouvelle fois en rassembleur d’un parti en ébullition, François Hollande avait prévenu dès lundi matin qu’il ne "tolérerait rien" qui puisse ressembler à des "règlements de comptes" afin de ne pas compromettre la création d’une "force d’équilibre" face à l’UMP.
"COUCOU SUISSE"
Le Bureau national, première rencontre des dirigeants socialistes après la troisième défaite présidentielle de suite, a-t-elle été l’occasion d’une autocritique ? "Il y a eu une retenue", a expliqué Stéphane Le Foll au lendemain d’une soirée électorale où plusieurs "éléphants" avaient sévèrement attaqué la candidate, sa campagne et le leadership du PS.
Quelques minutes après l’annonce des résultats, Dominique Strauss-Kahn avait évoqué une "très grave défaite" et s’était déclaré disponible pour lancer la rénovation social-démocrate du PS.
Lundi, l’ancien ministre de l’Economie a assuré ne pas être "dans les questions de personnes" et son entourage s’est attaché à gommer un discours trop abrupt sans renier la critique de fond.
"De temps à autre, il faut parler vrai. On ne peut pas faire comme en 2002 et repartir sans chercher les raisons de la défaite", estime l’un de ses conseillers.
A leur arrivée au BN, plusieurs "éléphants" ont mis en garde l’ex-candidate et la direction du PS sur les alliances à venir.
"La social-démocratie à la française (…) ne peut pas correspondre à courir derrière l’UDF", a prévenu Bernard Poignant, adressant une critique à peine voilée à Ségolène Royal. "Toute distance prise avec le PS est forcément une mauvaise idée", a ajouté le député européen, proche de Lionel Jospin.
Sur l’aile gauche du parti, Jean-Luc Mélenchon ne veut même pas entendre parler de virage social-démocrate - qui revient "comme un coucou suisse" chaque fois que le PS perd une élection.
"Il faut quand même garder ses nerfs et éviter de profiter de la tristesse pour nous refiler une marchandise dont on ne veut pas". /LBR
Par Laure Bretton









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On s’en tape de toutes ces rumeurs sur les nantis du PS ou Partants Sansoucis …
Seul le Populitisme permettra de regagner la confiance du Peuple largement majoritaire à souffrir de tout son être, son mal à être , son mal à l’Etre … le socialisme n’existe plus car l’Homme du XIXéme l’avais inventé pour se rassurer,
le moins qu’on puisse dire c’est qu’c’est mort !
Permettre au peuple de générer sa propre élite grace à des initiative comme la notre (oui j’me sens bien moi ici à Rue89!) voilà une partie de la solution conjuguée à l’acces gratuit à la Culture, littérature, musique, théatre, cinema pour nos djeun’s afin qu’ils decouvrent le vrai plaisir à naître Rebelle, n’être que Rebelle…
On est loin des problèmes de SEGO, pas tou’s’égaux les pauvres gro’s’égos du ps NON ?
Gageons que le cholesterol se substitura aux pics..
Portez vous bien, nos enfants veillerons !
c’était LOoping, Walter LOoping en direct de J+2
« décider d’un programme légilslatif, 4 ou 5 propositions » …
c’est sûr qu’en essayant de se mettre d’accord sur 4 points le lendemain du second tour, le PS avait la bonne stratégie pour les présidentielles.
peut être qu’au lendemain des législatives ils vont pondre un programme commun de 2 ou 3 causes à défendre pour les municipales.
le PS va continuer d’exploser en laissant les électeurs de gauche désolés de tant de nombrilismes.
dommage,
le salut est à gauche pas au centre-mou !
redressez-vous!
Soit Ségolène, alliée à Montebourg et Peillon prend la tête du parti pour le rénover en profondeur, en chassant les éléphants, soit il faudra qu’elle crée son propre parti, plus moderne, plus enthousiaste, plus rassembleur, plus dynamique. Non, la Gauche ne gagnera pas en gardant aux commandes DSH, Hollande et Fabius !
Explications d’une victoire manquée et solutions d’une victoire prochaine :
UNITE DE LA GAUCHE…
17 millions de voix, ce n’est pas rien ! C’est 3 millions de plus pour la gauche qu’en 2002. Mettez sur votre table 17 morceaux de sucre d’un côté et 19 d’un autre côté. La différence est elle énorme ? Non, mais elle donne un vainqueur et un vaincu.
C’est la 3ème défaite de la gauche. Mitterand a gagné la 3ème fois seulement. Pour moi, il est clair que Jospin n’aurait jamais dû abandonner son camp en 2002. Il aurait pu entraîner son camp et éviter le raz de marée aux législatives ou la victoire cette fois ci.
Car, c’est bien un 21 avril à l’envers que nous avons vécu. Le score est honorable et il faut aller aux législatives pour gagner, pas pour participer. Il faut vouloir gagner ! C’est ce que j’attends de mes dirigeants du PS. Ce n’est pas une revanche, car des urnes ne sortiront pas un nouveau président, mais un premier ministre socialiste, j’espère.
SEULE L UNITE REELLE DE LA GAUCHE PERMETTRA LA VICTOIRE COLLECTIVE AUX LEGISLATIVES. Il faut associer les talents de DSK, Ségolène Royal, François Hollande, Laurent Fabius, Benard Kouchner…. pour éviter les conflits internes et destructeurs, pour ne pas dire suicidaire et se concentrer sur la prochaine victoire à remporter.
Dominique Alain.
Pas d’accord avec Battante, d’accord avec Dominique Alain !
Pas un nouveau parti, de grâce… Si Mme Royal faisait ça, j’aurais le sentiment d’une trahison. Les « éléphants » ont -aussi- du bon, il ne faut pas leur jeter la pierre.
Tous ensemble, oui, c’est ce qu’il nous faut… et après les législatives, remettre les choses à plat, redéfinir les objectifs, les rôles, etc…
Des Etats généraux de la gauche… mais de TOUTE la gauche, de tous ceux qui accepteront de jouer le jeu. C’est la gauche toute entière qui doit réaffirmer ses valeurs, car c’est la gauche toute entière qui a pris une claque, pas le PS, pas Mme Royal…
Oui mais la gauche doit se renforcer à gauche, à l’époque d’un PC fort les reports de voix se faisaient sans problème d’un tour à l’autre.
vive l’union de la gauche et que l’on réactive la lutte des classes pour faire revenir les égarés du FN vers un cap à gauche qui leur conviendra mieux.
Mais il ne faut pas oublier que c’est « La diable SARKOZY » qui les a conduits vers l’enfer.
Désormais il faut trouver les moyens de les exorciser.
Il faut tout simplement redynamiser la gauche en réactivant un parti de contestation comme le PC l’était il y a une vingtaine d’années.
En récupérant toutes les brebis égarées qui sont passées du PC au FN parce qu’elles n’avaient plus de vrais points de repère.
Pour ce faire il faudrait réactiver la lutte des classes qui était chère au PCF et qui n’a pas été du tout été évoquée lors de la présidentielle.
l’exemple de l’évasion de notre « petit président » qui veut se prendre pour le « petit caporal » est flagrant.
C’est une provocation vis à vis des classes polulaires qui ont été assez stupides pour lui donner leur suffrage.