Invité dans Inter'activ sur France Inter ce matin 8 mai 2007, Jacques Marseille défendait la thèse selon laquelle les Français ne travaillent pas assez. Un auditeur lui rétorque que les travailleurs français sont parmi les plus productifs au monde. Mr Marseille est d'accord. Un peu après, un autre auditeur cite les chiffres d'Eurostat, selon lesquels les Français travaillent
plus longtemps par semaine que les Allemands ou les Néerlandais (qui sont pourtant en plein essort économique). Et là Mr Marseille explique
sérieusement que, l'auditeur n'a pas bien compris son propos, remettre la France au travail, ce n'est pas faire travailler plus ceux qui travaillent déjà, non non, c'est faire travailler ceux qui ne travaillent pas. Fichtre.
Puis quand la question de la productivité revient ensuite sur le tapis, l'un des chroniqueurs (Bernard Guetta) demande sérieusement à Marseille si, tant qu'on y est, il ne faudrait pas baisser la productivité des Français afin que plus de travailleurs soient nécéssaires pour garder le même niveau de productivité. Et là... il est d'accord. Il précise même que si nous avions la productivité des Britanniques ou des Japonais (bien moindre que la nôtre), ça créerait 3 millions d'emplois.
Et donc, est-ce que, par hasard, pour baisser la productivité d'un travailleur, on ne pourrait pas le faire travailler... moins ?
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Jacques Marseille défend les 35 heures à son corps défendant
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Comme il est difficile de parler sereinement d’économie en France !
Nous devrions déplorer notre taux de productivité, et non le revandiquer, comme le font certains syndicalistes : il est le signe d’un coût du travail tel, qu’il vaut mieux mécaniser qu’embaucher.
Mécaniquement, à production égale, chaque salarié ayant la chance de demeurer salarié produit plus. Mais il y a de moins en moins de salairés.
Les automates sont partout, car le coût du travail (charges, impôts), les rendent plus rentables que le travail du salmarié lui-même.
Certains y voient une forme de progrès, mais c’est le vrai problème de la société française : toujours plus de productivité pour ceux qui conservent un emploi, toujours moins d’emploi pour ceux qui n’en n’ont plus.
Les 35 heures ont amplifié ce phénomène.
Le travail ne se partage pas. Il se crée !
Jacques Marseille a raison de dire qu’une plus faible productivité crérait des emplois. Mais évidemment pas le même niveau de salaire et de prélèvements obligatoires… Au coût britanique du travail, il n’y a pas de raison de ne pas créer autant d’emplois : là est la ligne de choix.
La France a choisi de maintenir un haut niveau de protection d’une partie des salariés, quite à ce que le coût de ces emplois protégés provoque l’exclusion.
Vae victis.
Qui a parlé de faire comme en Angleterre ?
Il s’agit juste d’illustrer le fait que notre fameux modèle français est un modèle d’exclusion.
Au lieu donc de diaboliser les autres modèles, on ferait mieux de se poser quelques bonnes questions.
Dans l’attente, il est évident que nous avons choisi, collectivement, d’exclure, plutôt que de remettre en cause.
Vae victis.
Diminuer les gains de productivité pour augmenter le nombre d’emplois est facile : par exemple, supprimons les moissonneuses-batteuses et faisons la moisson avec des faux, des fléaux et … beaucoup de sueur ! Les ouvriers exténués vivront moins longtemps que maintenant ce qui permettra des économies sur leurs retraites.
En fait la perspective historique constante est inverse, avec même une accélération violente prévisible du gain de productivité : du jour où des « robots » facilement programmables réaliseront 80 % du travail effectué actuellement par les hommes, il faudra bien, pour faire tourner vertueusement la machine économique, donner à chaque citoyen-consommateur un « revenu » de base indépendant de la richesse qu’il produira. Le seul cadre possible pour cette redistribution alimentant sans fin la « pompe » économique sera nécessairement.
Curieux raisonnement qui revient à refuser le progrés. Si il y a des gains de productivité s’est principalement grace à la révolution informatique qui supprime 2 à 300000 emplois par an en France (voir dernier n° Alternatives économiques)Aujourd’hui la direction à prendre est de travailler moins pour vivre mieux et de partager la masse globale de travail entre tous les actifs. Ca coutera moins cher à la sociéte que d’indemniser les chomeurs, payer les coût sociaux mulitiples du chômage aussi bien médicaux, familiaux, que le coût des révoltes multiplesque le chômage engendre.
N’oublions pas quie la premiére des insécurité c’est la chômage!
Il faut imaginer un modéle économique qui prenne le plein emploi des actifs pour objectif.
Désolé je pense que tu as tout faux
A rapprocher de l’article suivant : http://www.liberation.fr/rebonds/252132.FR.php?mode=PRINTERFRIENDLY
Jacques Marseille fait partie du club des declinologues
D un cote les declinologues nous decrivent une france malade, de l autre cote de la photo, les medias de la pensee unique nous montrent la figure de l homme proividentiel.
Le dogme a change de camp depuis la chute du mur de berlin. Le liberalisme va se mettre en place en France. Nous allons abandonner le Modele Francais au lieu de l ameliorer.
Le nouveau systeme qui va dominer les autres va se nommer Modele Ultralibereal de la pensee unique. Comme tout systeme, celui ci produira aussi ses modes de defaillances. Il n y a qu’a attendre. En ce qui me concerne, je survivrai (economiquement parlant) mais je doute que ce soit le cas pour tous ceux qui ont choisit ce modele dimanche dernier.
Quand au travail, je ne pense pas que la quantite soit reelement en jeu. Il faut effectivement voir la qualite du travail. C est sur les chinois trvaillent plus que les francais. Je pense que les francais n ont pas a rougir de leur productivite.
Je ne fais que reprendre les termes employés ce matin par Marseille. Par ailleurs l’idée reste valide, si le Gérard en question travaille moins longtemps, il faudra plus de gens pour produire le même nombre de portraits chromos par semaine.
bonjour,
il me semble que non seulement la productivité ne baisse pas avec les 35h, mais qu’elle a fortement augmenté :
Le Gérard sus-mentionné, pour garder son poste, ses primes, etc, s’est vu obligé de continuer à fournir les 80 portraits/semaine du Charlie Oleg sus-mentionné. Sa productivité est donc passée de 2 chromos/heure à 2.28.
C’est pourquoi les 35h n’ont pas créé autant d’emploi qu’elles auraient pu…
Et à ceux qui disent que défiscaliser et mieux payer les heures supplémentaires va relancer la croissance et donc à plus ou moins long terme faire baisser le chômage, je réponds que c’est prendre le problème à rebours.
Le « travailler plus pour gagner plus » qui semble si simple et plein de bon sens oublie une corrolaire importante : « au détriment de ceux qui n’ont pas de travail ». Le pouvoir d’achat de certains va augmenter, cela va-t-il réellement créer des emplois ? (où est produit ce que nous achetons ?)
Je finis (désolé, quand on commence, c’est dur de s’arrêter)en ajoutant que ce qui est aujourd’hui une proposition « altruiste » (« je vous propose de gagner plus ») va vite se transformer en obligation (« je vous engage si et seulement si vous acceptez les heures sup - payées, certes, mais obligatoires quand même ».) Et la qualité de vie, notion déjà approximative, va encore baisser…
Moi, j’ai peur que cela créé du chômage supplémentaire… Dès que 7 employés acceptent de faire 5 heures supplémentaires chacun, 1 poste peut sauter. (et sans faire de procès d’intention, il sautera effectivement : ca fera plus d’argent aux actionnaires)
A qui profite cette mesure ? A court terme, aux employés (qui resteront mais qui verront leur tâche augmenter). A plus long terme, aux patrons qui pourront produire autant en dépensant moins, au détriment des personnes remerciées.
J’ai l’impression que ca n’arrangera pas le problème.
Quant au contrat d’embauche unique, j’attends pour me prononcer d’en avoir effectivement vu les tenants et les aboutissants (on n’en sait en fait pas grand chose ormis les discours de campagne).
Si cela se passe comme je le préssens, j’ai peur (mais en même temps je suis assez pessimiste de nature)
Je n’ai pour ma part pas du tout la même information concernant le temps de travail en France et cela m’aurait intéressé d’avoir une enquête sérieuse sur ce sujet.
Les statistiques d’Eurostat me semblent claires: et disponibles ici pour un rapport synthétique.
On y voit en particulier que le nombre d’heures effectuées par les salariés à temps plein en France est le plus faible d’Europe à environ 37,5H derrière le Danemark et la Belgique à 39H. La moyenne de L’Europe des 15 est à 40H et le Royaume Uni 43H.
Cette statistique reflète à la fois les durées conventionnelles du travail (35H en France, l’une des plus faibles d’Europe) et les heures supplémentaires effectuées. Elle ne reflète en revanche pas l’activité à temps partiel ni l’absence d’activité qui font baisser la moyenne.
Le plus savoureux dans cette émission c’est qu’il y avait un co-invité en la personne de notre Nénesse national ex patron du MDEF désormais européen. Le patron des patrons des patrons européens a expliqué a un auditeur qu’il fallait faire des gains de productivités pour gagner plus !
Il ne faut donc pas compter sur des heures sup passées à glander pour gagner sa croûte.
Jacques Marseille, spécialiste d’histoire économique, et non économiste, conseiller de Nicolas Sarkosy pendant la présidentielle„ et qui sévit régulièrement, et sans contradicteur, dans l’émission C’dans l’air sur France5, n’en est pas à une contradiction prês. S’il a vraiment dit qu’il fallait remettre ceux qui ne travaillent pas au turf, et non donner plus de travail à ceux qui en ont déjà un, il est en contradiction avec son patron politique. C’est vrai que les petits boulots pas très productifs permettent de faire baisser le nombre de sans emplois. Mais avec quel salaire? Avec quelle protection sociale? avec quelle perspective d’amélioration?
Le Jacquot (pas l’autre, celui-là) enseignait l’économie au Centre de Formation des Journalistes où j’étais élève en 86-88. Résultat des courses : je suis nullisssime dans ce domaine, merci à ce « cador » pontifiant et soporifique.
Récemment, j’ai retrouvé un ouvrage historico-grand-public préfacé par ce professeur « émérite ». Les erreurs, grossières, pullulaient dans son texte, auquel je n’ai trouvé qu’un mérite : il était court !
Dites-moi : travailler plus pour produire pas forcément plus (et oui la demande là dedans?… notre économie est loin d’être en surchauffe!) ça revient en effet à baisser la productivité, qui pourrait alors créer des emplois. Plus assez productifs, nous devrions nous y mettre plus nombreux pour produire autant.
Bref, vous trouvez pas que ça ressemble à un partage du travail ? On produit presque autant, mais avec un plus grand nombre de paires de main… Bizarre ! Le partage du travail n’est peut-être pas finalement celui qui aurait dû l’être (bonne productivité française grâce aux 35 heures… donc moins d’embauches que prévu car demande plus faible en face !).
Si ya erreur vous me le dites, à force d’entendre des historiens qui font de l’économie, à longueur de journée, - d’ailleurs où sont les vrais économistes ?-, j’en perds mon latin…euh mon économie.
Le projet de sarko de faciliter les heures sup en les éxonérants de charges sociales et d’impôts sur le revenu me semble un raccourci exemplaire de la pensée libérale: en clair plus d’impôts, plus de charges sociales, plus d’état.
Economiquement cela va donc réduire les moyens de l’état pour redistribuer et d’un autre coté il va falloir continuer à payer le chomeur à qui on aura pas donné de travail ainsi qu’a financer les coûts sociaux multiples du chômage (délinquance maladie déprîme etc..)
L’amérique quoi! Loi du plus fort,délinquance multipliée par dix! On va rigoler les gars!
Forme moderne de la plus stupide barbarie!
» »« il va falloir continuer à payer le chomeur à qui on aura pas donné de travail ainsi qu’a financer les coûts sociaux multiples du chômage »« »
oui, et comme je le disais plus haut, payer les nouveaux chômeurs (un chômeur de plus par tranche de 7 salariés qui acceptent 5 heures sup chacun)
Travailler plus ? Non travailler mieux !
Le travail ne manque pas ! il suffit de regarder autour de soi…
Partout des maisons à retaper, des enfants à éduquer, des malades à soigner, des anciens à aider, des terrains vague à nettoyer, des découvertes à faire…
Si le travail ne manque pas alors pourquoi tant de gens n’en trouvent pas ?
Parce que l’argent manque pour payer les gens, l’heure de travail coûte trop cher !
Pourtant l’argent coule à flot dans les bourses du monde entier, les banques affichent leurs meilleurs bénéfices et ouvrent des succursales dans tous les coins… le cac40 ne se plaint pas lui non plus !
Pourquoi ?
Quand dans leurs opérations commerciales l’une des deux parties gagne trop parce que l’échange n’est pas équilibré, à terme le perdant n’a plus rien à échanger… et l’échange s’arrête.
Quand les multinationales ou les états prennent plus que leur part, à terme les petites entreprises et les populations ne peuvent plus travailler, plus rien dans leurs poches !
Normalement l’inflation remet les choses à leur place en vidant les coffres pleins et en allégeant les dettes des pauvres. Mais aujourd’hui artificiellement cette inflation est bloquée pour le plus grand bonheur des possédants.
En plus grâce au change monétaire bien des pays n’ont même plus de monnaie crédible. J’ai lu que les Etats Unis et d’autres grands états font assumer leurs déficits via cette logique monétaire.
Ma conclusion : C’est bien la gestion des échanges financiers qui est à revoir, donc la façon de considérer l’économie avant même de bricoler des replâtrages sur le travail. C’est aussi la gestion des aides sociales qui est à revoir quand elles bénéficient à tous mais ne sont prélevées que sur les seuls salariés. ( http://www.trazibule.fr/solution.php )
Quant au travail lui-même, si les objets étaient réellement repensés pour durer le plus longtemps possible avec une vraie utilité nous aurions le même train de vie mais il faudrait beaucoup moins d’heures de travail pour nous le procurer. La vie deviendrait bien plus belle pour chacun de nous.
Quand grâce à la machine l’ouvrier a pu produire mille trucs au lieu d’un seul dans le même temps il aurait du gagner mille (moins le coût d’entretien de la machine) fois plus ou créer un objet mille fois moins cher. Non le propriétaire de la machine n’a guère touché au salaire, un peu baissé les prix (s’aligner sur la machine voisine) et surtout augmenté sa marge. Ainsi l’échange a été faussé et des fortunes incroyables sont nées.
Le capitalisme a un énorme problème : Il peut très bien se passer d’ouvriers, mais il ne pourra jamais se passer de clients. Il en arrive donc à payer des gens à ne rien faire sauf consommer…
Dire qu’avec un peu de logique on pourrait avoir autant de qualité de vie matérielle dans un monde propre avec quelques heures de travail seulement par semaine et le reste pour vivre, créer ce que l’on aime, inventer, décorer, voyager…
Mais l’égoïsme de chacun fait le malheur de tous.
( http://www.trazibule.fr )